MGCS : Rheinmetall alerte sur un possible retrait français du char franco-allemand
Cinq jours après l'enterrement du SCAF, le PDG de Rheinmetall pointe une coupe budgétaire française qui menacerait le dernier grand programme terrestre commun avec Berlin.
Armin Papperger affirme que Paris envisagerait de réduire de moitié son budget MGCS. En neuf ans, les quatre industriels n'ont reçu que 25 millions d'euros - soit moins de 700 000 euros par entreprise et par an.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un programme phare étranglé financièrement
Neuf ans après son lancement, le MGCS n'a généré que 25 millions d'euros de commandes pour les quatre industriels - moins de 700 000 € par entreprise et par an - et Paris envisagerait de couper son budget de plus de moitié.
Effet domino après l'abandon du SCAF
Cinq jours après l'enterrement du projet d'avion de combat commun, l'alerte de Rheinmetall sur le MGCS révèle un axe Paris-Berlin de défense en décomposition.
Le Leopard 3, fossoyeur silencieux
L'Allemagne lance son char national pour le début des années 2030, soit quinze ans avant le MGCS. Une fois la Bundeswehr rééquipée, Berlin n'aura plus d'urgence opérationnelle à financer le programme commun.
Le capital de KNDS sous pression allemande
L'industriel franco-allemand prépare son introduction en Bourse avec une valorisation de 20 milliards d'euros ; Berlin plaide pour monter à 40 % du capital quand Rheinmetall vise une majorité à terme.
Du décrochage macro au sous-financement micro
L'Allemagne prévoit 167,8 Md€ de défense en 2029 contre 66,8 en 2024 ; côté français, la LPM plafonne à 2,5 % du PIB contre 3,5 % promis à l'Otan. L'écart budgétaire macro se traduit directement par le sous-financement du MGCS.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le PDG de Rheinmetall n'exclut pas un retrait de la France du programme MGCS.
- Paris envisagerait un budget inférieur à la moitié des prévisions initiales - une affirmation qui émane uniquement du côté allemand.
- Les quatre industriels n'ont reçu que 25 millions d'euros depuis 2017, soit moins de 700 000 € par entreprise et par an.
- L'alerte tombe cinq jours après l'enterrement du SCAF par Macron et Merz.
- Le Leopard 3 entrera en service quinze ans avant le MGCS, supprimant l'urgence allemande de financer le programme commun.
- Ni le ministère des Armées ni l'Élysée n'ont répondu aux sollicitations de la rédaction.
Le patron du géant allemand de l’armement Rheinmetall [1] n’a pas exclu un retrait de la France du projet de char franco-allemand du futur MGCS [2]. « Le danger est toujours présent, mais rien n’est décidé » [3], a affirmé Armin Papperger [4], président du directoire de Rheinmetall, dans un entretien au journal allemand dominical Welt am Sonntag [4]. La France prévoirait déjà de réduire drastiquement le budget du projet MGCS, avec un montant « inférieur à la moitié » des prévisions initiales [5]. Papperger nuance: « Nous n’avons pris aucune décision concernant le budget final » [6].
Le chiffre raconte l’essentiel. Depuis le lancement du programme par Emmanuel Macron [7] et Angela Merkel [8] en 2017 [9], les quatre entreprises impliquées - KNDS France [10], KNDS Allemagne [11], Rheinmetall et Thales [12] - n’ont reçu que 25 millions d’euros [13]. « C’est évidemment très peu d’argent » [14], a ajouté Papperger. « Quand on dispose de moins d’argent, on ne va pas plus vite, et nous sommes déjà très lents » [15]. La conséquence d’un budget réduit serait la suppression de certaines prestations et de nouveaux retards [16].
Sollicités par notre rédaction, le ministère des Armées et l’Élysée n’avaient pas répondu à la date de publication. Aucune source française - politique, militaire ou industrielle - n’a confirmé publiquement la formule « inférieur à la moitié ». Elle vient de Papperger, et de lui seul. Le silence parisien est, à ce stade, le seul fait français disponible.
Le timing: après l’enterrement du SCAF
L’alerte tombe quelques jours après une rupture majeure. Le 8 juin 2026 [17], le gouvernement allemand a annoncé que le chancelier Friedrich Merz [18] et Emmanuel Macron se sont entendus pour « ne plus poursuivre » le développement d’un avion de combat commun [19]. Le Système de combat aérien du futur, en gestation depuis bientôt neuf ans [20], a été enterré sur le constat que Dassault Aviation [21] et Airbus [22] ne parvenaient pas à s’entendre sur le pilier avion. Une annonce était attendue pour l’ouverture du salon ILA 2026 le 10 juin [23]; elle est venue deux jours plus tôt.
La déclaration de Papperger au Welt am Sonntag intervient peu après. Le calendrier parle. L’effondrement du SCAF avait déjà laissé planer un doute explicite sur le sort du MGCS, « qui, lancé en même temps que le SCAF, ne se porte pas non plus très bien » [24].
25 millions d’euros, zéro char
Le programme est déjà très en retard sur son calendrier initial [25]. Au moment de son lancement, la mise en service était envisagée en 2040 [26]. La production MGCS n’est désormais pas attendue avant 2045 [27]. Le développement accuse « une dizaine d’années » de retard [28]. « C’est un délai fou. Je ne peux pas dire aujourd’hui s’il y aura un jour un MGCS » [29], conclut Papperger.
Le Leopard 3, fossoyeur silencieux du MGCS?
C’est sans doute là que se loge le ressort le plus structurant de la crise. Les premiers exemplaires du Leopard 3 - solution provisoire allemande lancée il y a un peu plus d’un an par Rheinmetall et KNDS Allemagne [30] - devraient être mis en service au début des années 2030 [31]. Le MGCS, lui, ne devrait pas être opérationnel avant les années 2040 [32]. Une dizaine d’années d’écart.
Une fois ses brigades blindées rééquipées en Leopard 3 au tournant des années 2030, la Bundeswehr disposera d’un char moderne, produit sur le sol allemand par les deux co-industriels nationaux du MGCS - et n’aura plus, pendant une décennie au moins, de besoin opérationnel pressant pour son successeur franco-allemand. La pression industrielle qui justifiait, côté allemand, le maintien d’un effort budgétaire soutenu sur le MGCS s’évapore mécaniquement. Le Leopard 3 ne tue pas le MGCS frontalement: il le rend non urgent. Or un programme d’armement coopératif non urgent pour l’un des deux partenaires est un programme qui dérive. C’est cette asymétrie de calendrier - et non la seule question budgétaire française - qui structure désormais le rapport de force.
La position française: un char intérimaire en 2026
Pendant que Berlin avance avec son Leopard 3, Paris instruit plusieurs options de capacités intermédiaires en vue d’un choix en 2026 [33]. Le retrait de service des chars Leclerc est programmé à partir de 2037 [34]. Le général Pierre Schill [35], chef d’état-major de l’armée de Terre, le résume crûment: « Actuellement, j’ai 200 chars. Demain, il faudra à peu près 200 MGCS ou équivalents. Comment faire la transition? » [36].
Trois options sont sur la table: une tourelle française sur un châssis allemand, une construction franco-française ou un achat à l’Allemagne sur étagère [37]. Patrick Pailloux [38], Délégué général pour l’armement, auditionné par la commission sénatoriale des Affaires étrangères le 23 février [39], a estimé que « les trois scénarios […] sont bien envisagés, pour une cible intermédiaire à 200 chars », tout en précisant que « l’arbitrage n’a pas encore eu lieu » [40]. Catherine Vautrin [41], ministre des Armées, a confirmé la philosophie d’ensemble: « L’enjeu de cette capacité intermédiaire est qu’elle soit la première brique du MGCS. […] Nous s aux prémices » [42].
Du décrochage macro au sous-financement micro
La déclaration de Papperger croise une autre actualité. La commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense [43] a proposé d’ajouter 14 milliards d’euros à la trajectoire financière de la LPM [44], pour porter le budget à 83,9 milliards d’euros en 2030 [45]. La LPM 2024-30 prévoit pour l’heure 2,5 % du PIB [46] en 2030. L’engagement pris par la France auprès de l’Otan est de 3,5 % du PIB [47].
En face, l’écart se creuse. Berlin entend porter ses dépenses de défense et de sécurité à 167,8 milliards d’euros en 2029 [48], contre 66,8 milliards d’euros en 2024 [49] - une hausse de 150 % en cinq ans [50]. Au 11 mai [51], devant la commission des Finances du Sénat, le général Fabien Mandon [52], chef d’état-major des armées, a parlé de risque de décrochage: « Si l’Allemagne continue à ce rythme, dans cinq ans, l’argument selon lequel nous bénéficions d’une expérience opérationnelle et d’une certaine culture ne tiendra plus » [53]. Et: « pour les Américains, la référence européenne devient peu à peu l’Allemagne » [54].
Le lien avec le MGCS est direct, même s’il n’est jamais formulé publiquement. Si la France ne parvient pas à porter ses dépenses militaires de 2,5 % à 3,5 % du PIB d’ici la fin de la décennie, l’arithmétique budgétaire impose des arbitrages capacitaires. La dissuasion, la marine, le segment aéroterrestre piloté (Rafale, Scorpion) et la cyberdéfense ne sont pas négociables. Reste le segment lourd terrestre - précisément celui du MGCS - dont la mise en service lointaine (2045) en fait la variable d’ajustement la plus politiquement supportable à court terme. La formule de Papperger - une enveloppe française « inférieur à la moitié » des prévisions - n’est, dans cette lecture, pas une révélation surprise mais la conséquence comptable d’une trajectoire LPM jugée insuffisante par le Sénat.
L’angle mort: qui contrôlera KNDS demain
Ce que les déclarations de Papperger ne disent pas frontalement, c’est ce qui se joue en parallèle sur le capital de KNDS [55]. Le groupe issu du rapprochement entre Nexter [56] et Krauss-Maffei Wegmann [57] amorcé en 2014 [58], détenu à parts égales par l’État français et la famille Bode-Wegmann [59], est valorisé à 20 milliards d’euros [60] et prépare son introduction en Bourse [61]. Le ministère allemand de la Défense a plaidé pour acquérir jusqu’à 40 % du capital [62].
C’est ici que les versions divergent. Selon Reuters, citant un responsable allemand, « les deux gouvernements devraient réduire leurs participations respectives à 30 % au cours des deux ou trois prochaines années » tout en conservant des droits de vote égaux [63]. Une source française citée par Les Échos affirme exactement l’inverse: « L’idée que Paris puisse, dans un second temps, descendre à 30 % n’est pas du tout d’actualité » [64]. Les deux versions ne concordent pas - et la confrontation des sources éclaire la mécanique: la version Reuters émane du côté allemand, où l’objectif est explicite (Berlin veut monter, Paris doit donc descendre symétriquement pour faire de la place à de nouveaux entrants); la version Les Échos émane d’un acteur français anonyme, vraisemblablement gouvernemental, en position de défense. Sans position officielle française publiée - ni le ministère des Armées ni l’Élysée n’ont répondu à nos sollicitations - l’arbitrage juridique est impossible à établir. Reste un constat: si Berlin verbalise une trajectoire et Paris ne la dément qu’en off, le rapport de force narratif penche déjà côté allemand.
En 2018, Rheinmetall avait indiqué que son objectif serait d’acquérir une « participation majoritaire au capital de KNDS à long terme » [65]. En mars 2025, Armin Papperger l’a rappelé: « Si KNDS entre en Bourse et qu’une opportunité se présente pour faire quelque chose, alors nous la saisirons » [66]. Ce que cela signifie: l’industriel allemand qui alerte aujourd’hui sur le possible retrait français du MGCS est aussi celui qui ambitionne de prendre le contrôle du co-maître d’œuvre français du programme.
Eurodrone: le troisième front
Le tableau industriel franco-allemand se complique encore. Un projet conjoint pour construire un drone européen avancé est également en turbulence [67]. Dassault [68] réclamerait une indemnisation à Airbus [69] dans le cadre de l’Eurodrone, l’entreprise française se voyant attribuer une part moindre dans le projet [70]. Le gouvernement français a décidé de ne pas allouer de fonds pour l’achat des drones d’ici 2035 [71]. L’Eurodrone est développé conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne [72].
Un précédent? Le NH90 et le Tigre, ces survivants
Ce n’est pas la première fois qu’un programme d’armement franco-allemand vacille. On se souvient du NH90, hélicoptère multirôle conjointement développé par plusieurs pays européens, qui a accumulé d’importants retards et des surcoûts considérables avant d’entrer en service, selon plusieurs sources. On se souvient aussi du Tigre, hélicoptère de combat franco-allemand, dont le standard Mk3 a été lourdement remanié après le retrait allemand du programme [73]. Ces deux programmes ont survécu à leurs crises industrielles - mais à un coût politique et financier qui a durablement abîmé la coopération.
Deux différences toutefois avec le MGCS. D’abord, le NH90 et le Tigre disposaient, à leurs heures les plus sombres, d’un financement public substantiel - sans commune mesure avec les 25 millions d’euros du MGCS [13]. Ensuite, ni la Bundeswehr ni l’Armée de terre française ne disposaient à l’époque d’une solution nationale concurrente prête à entrer en service. Le Leopard 3 change cette équation. Pour la première fois dans l’histoire récente de la coopération franco-allemande d’armement, l’un des deux partenaires a déjà la main sur une alternative crédible.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise le montant exact que Paris envisagerait pour le MGCS - seulement la formule « inférieur à la moitié » [5] attribuée à Papperger, et à lui seul. Aucune ne donne le calendrier précis de l’arbitrage français sur la capacité intermédiaire au-delà de l’échéance 2026 [33]. Et, à la date de publication, ni le ministère des Armées ni l’Élysée n’avaient répondu aux sollicitations de notre rédaction concernant l’entretien du Welt am Sonntag.
Les faits, eux, sont posés. 25 millions d’euros versés depuis 2017. Production repoussée à 2045 minimum. Un Leopard 3 allemand opérationnel une dizaine d’années plus tôt. Le SCAF enterré quelques jours avant l’alerte. Le calendrier raconte une histoire.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« German defence giant Rheinmetall’s boss is worried that France could pull out of a Franco-German tank programme »
euractiv.com ↗ ↩
« Le patron du géant allemand de l'armement Rheinmetall n'a pas exclu un retrait de la France du projet de char franco-allemand du futur MGCS »
france24.com ↗ ↩
« « Le danger est toujours présent, mais rien n'est décidé », a affirmé Armin Papperger »
france24.com ↗ ↩
« a affirmé Armin Papperger, président du directoire de Rheinmetall, dans un entretien au journal allemand dominical Welt am Sonntag. »
france24.com ↗ ↩
« la France prévoirait déjà de réduire drastiquement le budget du projet MGCS. Il serait question d’un montant « inférieur à la moitié » des prévisions initiales »
france24.com ↗ ↩
« « Nous n’avons pris aucune décision concernant le budget final », a-t-il aussi nuancé. »
france24.com ↗ ↩
« avaient été lancés en 2017 par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. »
france24.com ↗ ↩
« avaient été lancés en 2017 par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. »
france24.com ↗ ↩
« avaient été lancés en 2017 par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. »
france24.com ↗ ↩
« les quatre entreprises impliquées (KNDS France, KNDS Allemagne, Rheinmetall et Thales) »
france24.com ↗ ↩
« les quatre entreprises impliquées (KNDS France, KNDS Allemagne, Rheinmetall et Thales) »
france24.com ↗ ↩
« les quatre entreprises impliquées (KNDS France, KNDS Allemagne, Rheinmetall et Thales) »
france24.com ↗ ↩
« Jusqu’à présent, les quatre entreprises impliquées [.] n’ont reçu que 25 millions d’euros dans le cadre de ce programme »
france24.com ↗ ↩
« « C’est évidemment très peu d’argent », a ajouté M. Papperger. »
france24.com ↗ ↩
« « Quand on dispose de moins d’argent, on ne va pas plus vite, et nous sommes déjà très lents », a souligné le patron du groupe de Düsseldorf. »
france24.com ↗ ↩
« La conséquence d’un budget réduit serait la suppression de certaines prestations et, de ce fait, de nouveaux retards dans le projet. »
france24.com ↗ ↩
« le gouvernement allemand a annoncé, ce 8 juin, que le chancelier Merz et le président Macron se sont entendus pour «ne plus poursuivre» le développement d’un avion de combat commun »
opex360.com ↗ ↩
« le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ouvertement remis en cause la participation de son pays au SCAF »
opex360.com ↗ ↩
« le chancelier Merz et le président Macron se sont entendus pour «ne plus poursuivre» le développement d’un avion de combat commun »
opex360.com ↗ ↩
« Cela fera bientôt neuf ans que le Système de combat aérien du futur [SCAF] fait l’objet de dissensions entre Dassault Aviation et Airbus »
opex360.com ↗ ↩
« Désigné maître d’œuvre pour le pilier n° 1 du SCAF, c’est-à-dire celui du NGF, Dassault Aviation »
opex360.com ↗ ↩
« Airbus avait été bien servi lors du montage industriel du SCAF, avec la responsabilité des piliers n° 3 [drones et effecteurs] et n° 4 [cloud de combat] »
opex360.com ↗ ↩
« une annonce était attendue pour l’ouverture du salon de l’aéronautique et de l’espace de Berlin [ILA 2026], le 10 juin »
opex360.com ↗ ↩
« Reste à voir le sort qui sera fait au Système principal de combat terrestre [Main Ground Combat System, MGCS], qui, lancé en même temps que le SCAF, ne se porte pas non plus très bien… »
opex360.com ↗ ↩
« It is already behind schedule. »
euractiv.com ↗ ↩
« Au moment de son lancement, il était question de le mettre en service en 2040. »
opex360.com ↗ ↩
« la production MGCS n’est pas attendue avant 2045 »
meta-defense.fr ↗ ↩
« dont le développement est en train de prendre une «dizaine d’années» de retard en raison de la décision allemande de lancer le programme Leopard 3 »
opex360.com ↗ ↩
« « C'est un délai fou. Je ne peux pas dire aujourd'hui s'il y aura un jour un MGCS », a conclu M. Papperger. »
france24.com ↗ ↩
« Il y a un peu plus d'un an, les entreprises allemandes impliquées dans le MGCS, Rheinmetall et KNDS Allemagne, avaient lancé, à titre de solution provisoire, le développement d'un Leopard 3. »
france24.com ↗ ↩
« Les premiers exemplaires devraient être mis en service au début des années 2030 »
france24.com ↗ ↩
« le char MGCS, qui ne devrait pas être opérationnel avant les années 2040. »
france24.com ↗ ↩
« le ministère des Armées […] instruit plusieurs options de capacités intermédiaires en vue d’un choix en 2026 »
opex360.com ↗ ↩
« le retrait de service des chars Leclerc est programmé à partir de 2037 »
opex360.com ↗ ↩
« le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre »
opex360.com ↗ ↩
« «Actuellement, j’ai 200 chars. Demain, il faudra à peu près 200 MGCS ou équivalents. Comment faire la transition? Nous l’avons engagée en modernisant les Leclerc. À un moment donné, j’aurai les 200 engins du système futur. Entre les deux, comment faire?» »
opex360.com ↗ ↩
« trois options étaient alors sur la table pour trouver un successeur au Leclerc dans l’attente de la mise en service du MGCS, à savoir «une tourelle française sur un châssis allemand, une construction franco-française ou un achat à l’Allemagne sur étagère» »
opex360.com ↗ ↩
« Délégué général pour l’armement [DGA], Patrick Pailloux »
opex360.com ↗ ↩
« lors d’une audition du Délégué général pour l’armement [DGA], Patrick Pailloux, par la commission sénatoriale des Affaires étrangères, le 23 février dernier »
opex360.com ↗ ↩
« «Pour la capacité ‘char intermédiaire’ dans la perspective du MGCS, les trois scénarios que vous avez mentionnés sont bien envisagés, pour une cible intermédiaire à 200 chars. L’arbitrage n’a pas encore eu lieu. Toutefois, le choix d’une tourelle française sur un châssis allemand est sans doute le plus rationnel et le plus rapide» »
opex360.com ↗ ↩
« Catherine Vautrin, la ministre des Armées »
opex360.com ↗ ↩
« «L’enjeu de cette capacité intermédiaire est qu’elle soit la première brique du MGCS. Elle sera non pas le dernier char d’ancienne génération mais le premier char de nouvelle génération. Nous s aux prémices» »
opex360.com ↗ ↩
« Pour la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, cette hausse est insuffisante. »
opex360.com ↗ ↩
« en proposant d’ajouter 14 milliards d’euros à cette trajectoire financière »
opex360.com ↗ ↩
« porter le niveau des dépenses militaires à 83,9 milliards d’euros en 2030 »
opex360.com ↗ ↩
« soit l’équivalent de 2,5 % du PIB »
opex360.com ↗ ↩
« l’engagement pris par la France auprès de l’Otan de consacrer 3,5 % de son PIB à sa défense »
opex360.com ↗ ↩
« Berlin entend porter ses dépenses de défense et de sécurité à 167,8 milliards d’euros en 2029 »
opex360.com ↗ ↩
« celles-ci s’élevaient « à 66,8 milliards d’euros en 2024 » »
opex360.com ↗ ↩
« Soit une hausse de 150 % en cinq ans. »
opex360.com ↗ ↩
« Auditionné [.] par la commission des Finances du Sénat, le 11 mai dernier »
opex360.com ↗ ↩
« le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Fabien Mandon »
opex360.com ↗ ↩
« « Le décrochage est possible », lui a répondu le général Mandon. « Si l’Allemagne continue à ce rythme, dans cinq ans, l’argument selon lequel nous bénéficions d’une expérience opérationnelle et d’une certaine culture ne tiendra plus » »
opex360.com ↗ ↩
« « pour les Américains, la référence européenne devient peu à peu l’Allemagne » »
opex360.com ↗ ↩
« la création du groupe KNDS, détenu à parts égales par l’État français [via Giat Industries] et la famille Bode-Wegmann »
opex360.com ↗ ↩
« le rapprochement entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann »
opex360.com ↗ ↩
« le rapprochement entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann »
opex360.com ↗ ↩
« Amorcé en 2014, le rapprochement entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann s’est concrétisé par la création du groupe KNDS »
opex360.com ↗ ↩
« KNDS, détenu à parts égales par l’État français [via Giat Industries] et la famille Bode-Wegmann »
opex360.com ↗ ↩
« la valorisation de l’industriel est estimée à 20 milliards d’euros »
opex360.com ↗ ↩
« l’introduction en Bourse de KNDS, prévue, a priori, en juin prochain »
opex360.com ↗ ↩
« Un niveau insuffisant aux yeux du ministère allemand de la Défense, qui a plaidé pour monter jusqu’à 40 % »
opex360.com ↗ ↩
« «Les deux gouvernements devraient réduire leurs participations respectives à 30 % au cours des deux ou trois prochaines années. Mais tous deux conserveraient des droits de vote égaux, quelle que soit la taille de chaque participation», a-t-il expliqué »
opex360.com ↗ ↩
« «L’idée que Paris puisse, dans un second temps, descendre à 30 % n’est pas du tout d’actualité», a-t-elle affirmé »
opex360.com ↗ ↩
« En 2018, son comité de direction avait indiqué que son objectif serait d’acquérir une «participation majoritaire au capital de KNDS à long terme» »
opex360.com ↗ ↩
« « Si KNDS entre en Bourse et qu’une opportunité se présente pour faire quelque chose, alors nous la saisirons », avait-il en effet assuré »
opex360.com ↗ ↩
« a joint project to build an advanced European drone is also facing turbulence »
euractiv.com ↗ ↩
« Dassault réclamerait une indemnisation à Airbus »
france24.com ↗ ↩
« Dassault réclamerait une indemnisation à Airbus »
france24.com ↗ ↩
« Dassault réclamerait une indemnisation à Airbus, car l'entreprise française se verrait attribuer une part moindre dans le projet. »
france24.com ↗ ↩
« la décision du gouvernement français de ne pas allouer de fonds pour l'achat des drones d'ici 2035 »
france24.com ↗ ↩
« l'Eurodrone est développé conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. »
france24.com ↗ ↩
« le standard Mk3 de l’hélicoptère de reconnaissance et de combat Tigre »
opex360.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source qualifie le Standard Mk3 du Tigre de projet 'abandonné'. En réalité, l'Allemagne s'est retirée du programme Mk3 en 2023, mais la France et l'Espagne poursuivent le programme (contrat OCCAR signé en mars 2022, livraisons à partir de 2029 pour la France, 2030 pour l'Espagne). Le programme a été réduit dans ses ambitions (passage vers un Mk2+ pour la France) mais n'a pas été purement et simplement abandonné. ↩
Sources
- German defence giant warns on future of European tank
- Face aux incertitudes de MGCS, La France envisage un char de generation intermédiaire pour 2037
- LPM : Sans attendre le MGCS, un char intérimaire devrait remplacer le Leclerc, dont le retrait est prévu en 2037
- Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco
- MGCS : La Direction générale de l’armement a aussi envisagé l’achat de 200 chars intermédiaires auprès de l’Allemagne
- SCAF : Berlin et Paris conviennent de mettre un terme à leur projet conjoint d’avion de combat de 6e génération
- Armement terrestre : La France va-t-elle être obligée de réduire sa participation au capital de KNDS à 30 % ?
- Capacités militaires : Le général Mandon évoque le risque d’un «décrochage» de la France par rapport à l’Allemagne