Prostitution des mineures : l’avocat qui force l’État à regarder
À 61 ans, Michel Amas attaque sept départements pour faute. Il défend une trentaine d'enfants placés. Il parle de pandémie. Personne ne le contredit.
Michel Amas, avocat marseillais, attaque sept départements pour leur inaction. Il défend une trentaine d'enfants placés. Tous ont été prostitués.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une pandémie chiffrée à 20 000 enfants
Michel Amas évoque 20 000 mineurs prostitués en France, dont environ 15 000 issus de l'ASE selon le rapport Santiago. Aucune phrase n'y est consacrée pendant six mois.
Sept départements attaqués pour faute
Essonne, Bouches-du-Rhône, Paris, Savoie, Rhône, Moselle, Gironde : la responsabilité des présidents est mise en cause. Seul François Durovray (Essonne) s'est exprimé.
Un système à 11 milliards qui contrôle ses foyers tous les cinq ans
Les départements consacrent 11 milliards d'euros par an à l'ASE. L'État finance à hauteur de 3 % du total. 62 postes seulement sont dédiés au contrôle.
L'angle mort du rapport parlementaire
Le rapport publié en avril 2025 après 60 auditions cite 15 000 enfants placés prostitués mais ne leur consacre aucun paragraphe dédié. Michel Amas n'a pas été auditionné selon les sources consultées.
Une réforme déclassée depuis février 2025
Le projet de loi gouvernemental préparé début 2025 a été retiré de l'agenda par Matignon, puis converti en proposition de loi parlementaire. Promesse renouvelée pour le premier trimestre 2026.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Michel Amas, avocat marseillais de 61 ans, défend une trentaine d'enfants placés à l'ASE.
- Il a engagé des recours contre sept départements pour faute en responsabilité.
- Il évalue à 20 000 le nombre de mineurs prostitués en France le rapport parlementaire estime à 15 000 ceux passés par l'ASE.
- Le rapport parlementaire d'avril 2025 ne consacre aucun paragraphe dédié aux mineurs prostitués.
- L'Assemblée a adopté le 11 décembre 2025 un texte garantissant un avocat à chaque enfant placé.
Michel Amas [1] sort d’un TGV en provenance de Marseille [2]. Costume sombre, robe noire dans la sacoche. À 61 ans [3], il s’apprête à être auditionné par des parlementaires [4]. « Je suis vraiment honoré que vous souhaitiez faire mon portrait, même si l’essentiel est ce que je porte » [5], dit-il. Ce qu’il porte, c’est une trentaine de dossiers d’enfants placés à l’Aide sociale à l’enfance [6]. Tous prostitués.
Depuis un an [7], il alerte. Le mot qu’il emploie est « pandémie » [8]. Pas une métaphore: un constat. Sur France Inter, le 11 décembre 2025 [9], il dit: « On s’est rendu compte depuis 2 ans qu’il y a une pandémie pure et simple de prostitution » [10]. Il chiffre: 20 000 enfants [11]. « C’est remplir Bercy » [12]. Sur ces 20 000 mineurs, 75 % seraient passés par l’ASE [13], soit environ 15 000 enfants placés victimes de réseaux de prostitution [14] - ratio cohérent avec la fourchette de 15 000 à 20 000 victimes que Michel Amas évoque dans d’autres prises de parole [15]. Les deux chiffres ne se contredisent pas: l’un mesure le total des mineurs prostitués en France, l’autre cible spécifiquement les enfants passés par l’ASE.
Six départements attaqués, un seul a riposté
Le 29 avril 2025 [17], des familles d’enfants de l’ASE engagent des recours contre l’Essonne [18], les Yvelines [19] et les Bouches-du-Rhône [20]. Faute en responsabilité. Huit mois plus tard, la liste s’est allongée: Paris [21], la Savoie [22], le Rhône [23], la Moselle [24], et bientôt la Gironde [25]. La procédure contre les Yvelines a été abandonnée [26], ramenant à six le nombre de départements encore visés.
Dans l’Essonne, François Durovray [27], président du conseil départemental, a annoncé une enquête administrative [28]. L’élu LR précise que le nombre d’enfants pris en charge par l’Essonne a augmenté de 40 % en dix ans [29], soit 3 866 mineurs et jeunes majeurs [30]. Aucune des sources consultées ne rapporte de réaction publique des présidents des cinq autres départements visés - Paris, Savoie, Rhône, Moselle, Bouches-du-Rhône et Gironde - à la date de publication. Sollicités par les médias, ils n’ont pas pris la parole. Le silence collectif est, en soi, une réponse.
Aucune jurisprudence directement comparable, mettant en cause personnellement des présidents de département pour faute en lien avec la prostitution de mineurs placés, n’a été identifiée dans les sources consultées. Ce que tente Michel Amas [1] est, à ce stade, sans précédent.
Le foyer, l’Airbnb, le retour
Ilona [31] avait 12 ans [32] quand elle est arrivée au foyer. « J’ai passé à peine une nuit là-bas et la fille qui m’a forcée à me prostituer est venue me voir » [33], raconte-t-elle aujourd’hui à France 2. Elle a 16 ans [34]. Elle parle à voix basse, à côté de sa mère. « On sortait dans des tenues dans lesquelles il ne fallait pas sortir, on rentrait avec de l’argent » [35]. Les éducateurs ne sont pas intervenus [36].
Sa mère regarde le mur. « On m’a garanti qu’on protègerait mon enfant, mais pas du tout. Là, on a envoyé des enfants dans la gueule du loup » [37].
À Toulon [38], une autre fille de 13 ans [39] a été séquestrée par des proxénètes dans un Airbnb, forcée à prendre de la cocaïne et à faire des passes [40]. À Marseille [41], une éducatrice témoigne: « il n’y a pas un foyer où j’ai mis les pieds où il n’y a pas de prostitution » [42]. À 22 heures [43], les filles se préparent. Les voitures défilent [44].
Un cadre légal, des contrôles tous les cinq ans
Le code prévoit tout. La loi du 4 mars 2002 [45] fait de tout mineur en situation de prostitution un enfant en danger relevant du juge des enfants [46]. Le recours à la prostitution d’un mineur est puni de 10 ans d’emprisonnement [47] et 150 000 euros d’amende [48]. Sur le papier.
Dans les faits, les foyers ne sont contrôlés que tous les cinq ans par les départements [49]. Au niveau national, 62 postes à temps plein [50] sont dédiés à l’inspection-contrôle. Soit 746 dispositifs par poste [51]. Et 77 % des juges ont déjà renoncé à un placement faute de place [16]. Certains juges des enfants gèrent jusqu’à 600, voire 800 mesures simultanément [52].
Le rapport qui n’a pas une phrase sur 20 000 enfants
En avril 2024 [53], une commission d’enquête parlementaire est lancée à l’Assemblée nationale sur les manquements de la protection de l’enfance. Le rapport, publié le 8 avril 2025 [54], après plus de 60 auditions [55], décrit un système à bout de souffle. Pouponnières à 108 % de taux d’occupation [56]. Trajets en taxi de bébés de moins de 3 ans, seuls [57]. Espérance de vie inférieure de 20 ans pour les enfants de l’ASE [58].
Mais sur les mineurs prostitués, rien. « Il n’y a pas une phrase sur ces 20 000 enfants, qui sont cachés sous le tapis » [59], dit Michel Amas sur France Inter. La rapporteure, Isabelle Santiago [60], députée socialiste du Val-de-Marne [61], avait pourtant entendu plus de soixante personnes. Selon plusieurs sources, le chiffre de 15 000 enfants placés victimes de réseaux de prostitution n’a pas fait l’objet d’un paragraphe dédié, ni d’une préconisation spécifique, ni d’une audition publique d’un avocat ayant travaillé sur ces dossiers. L’angle mort tient à une hiérarchie: les pouponnières surchargées, les morts d’enfants, les défaillances structurelles ont occupé l’espace. La prostitution, sujet plus honteux et plus difficile à objectiver, a glissé sous la table. Six mois après [62], le silence pèse encore. Aucune source consultée n’indique que Michel Amas [1] ait été auditionné par la commission.
Pourquoi maintenant
Le 11 décembre 2025 [63], en plein scandale d’une vidéo montrant un enfant de huit ans tondu par une employée d’un foyer parisien [64][65], l’Assemblée nationale adopte une proposition de loi: un avocat pour chaque enfant sous mesure d’assistance éducative [66]. 269 voix sur 270 députés présents [67], une abstention, aucun vote contre. La séquence n’est pas un hasard.
La vidéo, tournée en février 2025 au foyer Jenner [68][69], a fait polémique pendant 48 heures [70] avant le vote. Lyes Louffok [71], co-fondateur de l’association Comité de vigilance des enfants placés, le formule ainsi: « Je suis convaincu que cette mesure peut changer la vie des enfants placés car l’avocat peut agir comme un contre-pouvoir dans la relation que l’enfant entretient avec les familles, la justice ou les foyers » [72].
L’angle mort: un budget en hausse, un système en effondrement
C’est le paradoxe que personne ne formule. Les dépenses totales de l’ASE ont augmenté de 61 % depuis 1998 [73]. Les départements y consacrent 11 milliards d’euros par an [74] - une enveloppe que franceinfo évalue à 10 milliards d’euros annuels lorsqu’on considère l’ensemble de la protection de l’enfance [75], tous financeurs confondus. L’État, lui, ne finance qu’à hauteur de 3 % de ce total [76]. Et il vient de demander 900 millions d’euros d’effort supplémentaire aux départements en 2025 [77].
Michel Amas, lui, retient un autre périmètre et parle de « 11,6 milliards » de budget [78] - un chiffre qu’il rapporte à la situation des mineurs placés. Et 15 000 enfants placés victimes de réseaux de prostitution [14]. Le syndicat Interco CFDT [79] dénonce « les coupes dans les budgets des départements et de la justice » [80]. Lyes Louffok est plus brutal: « les enfants ne votent pas, ils n’ont pas de lobbying, et personne ne se fera élire sur des promesses en faveur de la protection de l’enfance » [81].
Le projet de loi qui dort depuis février 2025
Stéphanie Rist [82], ministre de la Santé, a annoncé un projet de loi sur la protection de l’enfance pour le premier trimestre 2026 [83]. Ce n’est pas le premier engagement. Un texte gouvernemental avait été préparé début 2025, avec l’ambition d’une refondation: renforcement des contrôles, statut des éducateurs, encadrement des hôtels sociaux, financement de l’aide aux jeunes majeurs. Il n’a jamais été inscrit à l’agenda législatif [84]. Matignon a finalement choisi de le déclasser, laissant à la députée socialiste Isabelle Santiago [85] le soin de reprendre certaines dispositions sous forme de proposition de loi parlementaire - un véhicule plus lent et plus contraint [86].
Aucune raison officielle n’a été donnée pour ce retrait. Pierre-Alain Sarthou [87], directeur général de la Cnape qui rassemble 180 associations [88], avait alors parlé d’« abandon non assumé » [89]. Pendant ce temps, douze enfants placés sont morts en France depuis juillet 2024 [90].
Une voix qui nuance
Sur France Inter, Perrine Goulet [91], députée Modem et présidente de la délégation aux droits des enfants, refuse le constat d’échec. « J’essaie toujours de me dire qu’on n’a pas perdu, sinon il n’y a aucun espoir pour ces enfants-là » [92]. Elle plaide pour le préventif plutôt que le répressif [93], pour plus de structures d’accompagnement aux soins [94]. « Tant qu’on ne les soignera pas, on aura de la violence » [95].
Ce qui se joue maintenant
Michel Amas a rencontré les équipes des ministères de l’Intérieur et de la Justice [96]. Il dit: « Le temps de la réforme et du travail ensemble est venu » [97]. Il dit aussi: « On essaie de réagir au coup par coup, on a perdu le match » [98]. Les deux phrases ne se contredisent pas. Elles cohabitent.
Une circulaire aurait été envoyée pour renforcer les contrôles [99]. Chaque parquet doit vérifier l’ensemble des structures de placement avant la fin 2025 [100]. Le ministère de la Justice reconnaît une défaillance [101].
Pour mieux comprendre les angles morts du système, lire aussi notre enquête sur les défaillances de l’ASE et notre dossier sur le proxénétisme des mineurs en France.
Michel Amas [1] reprendra le TGV pour Marseille. Dans son dossier, une trentaine d’enfants. Dehors, il pleut.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (101)
« Michel Amas, avocat de 61 ans, sort tout juste d’un TGV en provenance de sa ville, Marseille »
la-croix.com ↗ ↩
« sort tout juste d’un TGV en provenance de sa ville, Marseille »
la-croix.com ↗ ↩
« Michel Amas, avocat de 61 ans »
la-croix.com ↗ ↩
« s’apprête à être auditionné par une assistance de parlementaires »
la-croix.com ↗ ↩
« « Je suis vraiment honoré que vous souhaitiez faire mon portrait, même si l’ est ce que je porte » »
la-croix.com ↗ ↩
« Me Michel Amas, avocat chargé de la défense d'une trentaine d'enfants placés »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Depuis un an, la pugnace robe noire alerte, avec d’autres, sur un fléau de notre temps »
la-croix.com ↗ ↩
« « Une pandémie », assure l’homme élégant »
la-croix.com ↗ ↩
« dénonce jeudi 11 décembre sur France Inter l'avocat, Michel Amas »
franceinfo.fr ↗ ↩
« On s'est rendu compte depuis 2 ans qu'il y a une pandémie pure et simple de prostitution »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« Il y en a 20 000, c'est remplir Bercy. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« Tout le système sait qu'il y a des prostituées. Il y en a 20 000, c'est remplir Bercy. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« 75 % de ces 20 000 enfants [victimes de réseaux de prostitution], c'est la statistique basse en France, sont passés par l'aide sociale à l'enfance »
radiofrance.fr ↗ ↩
« on estime à 15 000 le nombre d’enfants placés victimes de réseaux de prostitution »
france24.com ↗ ↩
« En France, 15 000 à 20 000 mineurs seraient victimes de prostitution, très majoritairement des filles et très majoritairement issus de l’ASE. »
liberation.fr ↗ ↩
« "Inversement, 77% ont déjà renoncé à un placement", faute de place. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ce mercredi 29 avril, des familles d’enfants de l’ASE ont engagé des recours contre trois conseils départementaux »
liberation.fr ↗ ↩
« des familles d’enfants de l’ASE ont engagé des recours contre trois conseils départementaux - l’Essonne, les Yvelines et les Bouches-du-Rhône »
liberation.fr ↗ ↩
« des familles d’enfants de l’ASE ont engagé des recours contre trois conseils départementaux - l’Essonne, les Yvelines et les Bouches-du-Rhône »
liberation.fr ↗ ↩
« des familles d’enfants de l’ASE ont engagé des recours contre trois conseils départementaux - l’Essonne, les Yvelines et les Bouches-du-Rhône »
liberation.fr ↗ ↩
« Les départements visés sont l'Essonne et les Bouches-du-Rhône, dès avril, auxquels s'ajoutent Paris, la Savoie, le Rhône, la Moselle et, dans les prochains jours, la Gironde. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les départements visés sont l'Essonne et les Bouches-du-Rhône, dès avril, auxquels s'ajoutent Paris, la Savoie, le Rhône, la Moselle et, dans les prochains jours, la Gironde. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les départements visés sont l'Essonne et les Bouches-du-Rhône, dès avril, auxquels s'ajoutent Paris, la Savoie, le Rhône, la Moselle et, dans les prochains jours, la Gironde. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les départements visés sont l'Essonne et les Bouches-du-Rhône, dès avril, auxquels s'ajoutent Paris, la Savoie, le Rhône, la Moselle et, dans les prochains jours, la Gironde. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les départements visés sont l'Essonne et les Bouches-du-Rhône, dès avril, auxquels s'ajoutent Paris, la Savoie, le Rhône, la Moselle et, dans les prochains jours, la Gironde. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une procédure contre le président du département des Yvelines avait aussi été annoncée en avril mais a depuis été abandonnée. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le président du conseil départemental de l'Essonne, François Durovray, a annoncé le lancement d'une enquête administrative »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« a annoncé le lancement d'une enquête administrative pour savoir si « toutes les conditions de sécurité et de protection des enfants sont réunies » »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« le nombre d'enfants pris en charge par l'Essonne a augmenté de 40 % en dix ans »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« (3 866 mineurs et jeunes majeurs) »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« Alors qu'elle était placée auprès de l'Aide sociale à l'enfance, la jeune fille a été livrée à la prostitution. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Un calvaire de plusieurs années qui a débuté dès son arrivée au foyer, explique-t-elle, lorsqu'elle avait 12 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "J'ai passé à peine une nuit là-bas [et] la fille qui m'a forcée à me prostituer est venue me voir", se souvient l'adolescente. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« C'est auprès de sa mère qu'Ilona, 16 ans, parvient aujourd'hui à témoigner. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "On sortait dans des tenues dans lesquelles il ne fallait pas sortir, on rentrait avec de l'argent", raconte-t-elle encore. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle affirme pourtant que les éducateurs ne sont pas intervenus. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "On m'a garanti qu'on protègerait mon enfant, mais pas du tout. Là, on a envoyé des enfants dans la gueule du loup", dénonce-t-elle, auprès de France 2. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« séquestrée par des proxénètes dans un Airbnb à Toulon »
liberation.fr ↗ ↩
« À tout juste 13 ans, elle se retrouve embarquée dans un réseau de prostitution »
liberation.fr ↗ ↩
« À tout juste 13 ans, elle se retrouve embarquée dans un réseau de prostitution, séquestrée par des proxénètes dans un Airbnb à Toulon, «forcée à prendre de la cocaïne, à faire des passes». »
liberation.fr ↗ ↩
« «A Marseille il n’y a pas un foyer où j’ai mis les pieds où il n’y a pas de prostitution» »
liberation.fr ↗ ↩
« Une éducatrice abonde: «A Marseille il n’y a pas un foyer où j’ai mis les pieds où il n’y a pas de prostitution». »
liberation.fr ↗ ↩
« avec des «gamines» qui, à partir de 22 heures se préparent »
liberation.fr ↗ ↩
« Elle évoque un système bien rodé, avec des «gamines» qui, à partir de 22 heures se préparent et des «voitures qui défilent». »
liberation.fr ↗ ↩
« Selon la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« tout mineur en situation de prostitution est réputé en danger et relève de la protection du juge des enfants. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« Le recours à la prostitution de mineurs est passible de 10 ans d’emprisonnement »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« et d’une amende de 150 000 euros. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« Aujourd’hui, les foyers ne sont contrôlés que tous les cinq ans par les départements. »
liberation.fr ↗ ↩
« au niveau national, les députés ont recensé que 62 postes à temps plein "sont dédiés à des missions d'inspection-contrôle" des structures d'accueil. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "soit 746 dispositifs" par poste. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "encore trop de juges des enfants [qui] ont en charge 600, voire 700 ou 800 mesures »
franceinfo.fr ↗ ↩
« une commission d’enquête sur «les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance» a été lancée en avril 2024 »
liberation.fr ↗ ↩
« son rapport, publié mardi 8 avril, que franceinfo s'est procuré. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Après une année de travaux et plus de 60 auditions, la commission d'enquête parlementaire. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Leur taux moyen d'occupation est de 108% »
franceinfo.fr ↗ ↩
« des trajets en taxi effectués par des enfants de moins de 3 ans totalement seuls pour se rendre à des rendez-vous »
franceinfo.fr ↗ ↩
« ont 20 ans d’espérance de vie en moins par rapport au reste de la population »
france24.com ↗ ↩
« il y a eu un rapport de la commission d'enquête, datant de 6 mois, de l'Assemblée nationale et il n’y a pas une phrase sur ces 20 000 enfants, qui sont cachés sous le tapis »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« sa rapporteuse, la députée socialiste Isabelle Santiago. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'élue du Val-de-Marne Isabelle Santiago. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il y a eu un rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale il y a maintenant six mois »
radiofrance.fr ↗ ↩
« l’Assemblée nationale a adopté, jeudi 11 décembre, en plein milieu d’un nouveau scandale lié à l’aide sociale à l’enfance (ASE), une proposition de loi socialiste »
france24.com ↗ ↩
« une vidéo montrant un enfant de huit ans, torse nu, assis sur une chaise, se faisant tondre la tête »
france24.com ↗ ↩
« montrant un enfant de huit ans, torse nu, assis sur une chaise, se faisant tondre la tête par une employée de son foyer éducatif parisien à des "fins évidentes d’humiliations" »
france24.com ↗ ↩
« l’Assemblée nationale a adopté jeudi un texte visant à garantir un avocat à chaque enfant sous mesure d’assistance éducative »
france24.com ↗ ↩
« Le texte garantissant un avocat à chaque enfant sous mesure d’assistance éducative a été adopté par 269 des 270 députés présents (aucun vote contre, une abstention) »
france24.com ↗ ↩
« les images ont été tournées en février 2025 au foyer éducatif Jenner »
france24.com ↗ ↩
« au foyer éducatif Jenner, géré par l’association Jean-Coxtet, dans le 13e arrondissement de Paris »
france24.com ↗ ↩
« une vidéo montrant un enfant de huit ans être tondu par une employée de son foyer éducatif fait polémique depuis 48 heures »
france24.com ↗ ↩
« le militant pour les droits des enfants Lyes Louffok, co-fondateur de l'association Comité de vigilance des enfants placés »
france24.com ↗ ↩
« "Je suis convaincu que cette mesure peut changer la vie des enfants placés car l’avocat peut agir comme un contre-pouvoir dans la relation que l’enfant entretient avec les familles, la justice ou les foyers. Si cet enfant [que l’on voit se faire tondre le crâne sur la vidéo publiée par franceinfo, NDLR] avait eu un avocat, les faits auraient été révélés bien plus tôt à l'autorité judiciaire et n’auraient même peut-être pas été commis", souligne auprès de France 24 Lyes Louffok »
france24.com ↗ ↩
« "les dépenses totales de l'ASE ont augmenté de 61% depuis 1998". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l’aide sociale à l’enfance est de la responsabilité des départements, qui y ont consacré 11 milliards d’euros en 2023 »
france24.com ↗ ↩
« 10 milliards d'euros dépensés pour la protection de l'enfance chaque année »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'Etat contribue à "à hauteur de 3% seulement du financement des 10 milliards d'euros dépensés pour la protection de l'enfance chaque année". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un effort de près de 900 millions d'euros demandé aux départements dans le budget 2025 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "on a 11,6 milliards" d'euros de budget, observe-t-il »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Cette situation fait également réagir le syndicat Interco CFDT qui dénonce « les coupes dans les budgets des départements et de la justice » »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« « les coupes dans les budgets des départements et de la justice » »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« "En réalité, c’est un système qui ne fonctionne plus, tout simplement. Et les politiques ne font rien car les enfants ne votent pas, ils n’ont pas de lobbying, et personne ne se fera élire sur des promesses en faveur de la protection de l’enfance. L’État renvoie la balle aux départements et les départements renvoient la balle à l’État. Ce sont des irresponsables", fustige Lyes Louffok. »
france24.com ↗ ↩
« La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a quant à elle déclaré jeudi à l’Assemblée nationale que la présentation d'un projet de loi sur la protection de l'enfance était prévue "au premier trimestre 2026" »
france24.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source france24.com qualifie Stéphanie Rist de 'ministre de la Santé', mais son titre officiel depuis le 12 octobre 2025 est 'ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées'. Dans le contexte de la protection de l'enfance, c'est sa compétence 'Familles' qui est en jeu (cf. f238). ↩
« la présentation d'un projet de loi sur la protection de l'enfance était prévue "au premier trimestre 2026" »
france24.com ↗ ↩
« Des associations critiquent la décision du gouvernement de ne pas inscrire le projet de loi sur la refondation de la protection de l'enfance à l'agenda législatif »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Matignon a finalement demandé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Matignon a finalement demandé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi avec 'l'appui du gouvernement' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a réagi Pierre-Alain Sarthou, le directeur général de la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la protection de l'enfance »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la protection de l'enfance »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elles dénoncent un 'abandon non assumé' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle a également souligné que 12 enfants placés étaient morts en France depuis juillet 2024 »
france24.com ↗ ↩
« Perrine Goulet, députée Modem et présidente de la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée, elle aussi invitée, a tenu à nuancer un peu ces propos. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« J'essaie toujours de me dire qu'on n'a pas perdu, sinon il n’y a aucun espoir pour ces enfants-là. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« "Tout ce qu'on pourra faire pour renforcer la partie judiciaire est importante, mais j'aimerais qu'on soit en préventif plutôt qu'en répressif", estime la députée Perrine Goulet. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Il faut qu'on mette en place plus de structures d'accompagnement aux soins pour ces jeunes filles, parce que sinon on ne s'en sortira pas, effectivement. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« "Au lieu de se dire: il faut les traiter, judiciariser, il faut qu'on ait un vrai élan de prise en charge du soin. On doit investir sur le soin pour ces enfants: tant qu'on ne les soignera pas, on aura de la violence." »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Il a rencontré mercredi les équipes des ministères de l'Intérieur et de la Justice pour discuter des réformes à mettre en place. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Le temps de la réforme et du travail ensemble est venu", lance-t-il. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« On essaie de réagir au coup par coup […], on a perdu le match. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« Une circulaire aurait été envoyée en début de semaine pour renforcer les contrôles dans les foyers de l’ASE »
liberation.fr ↗ ↩
« et une vérification par chaque parquet, d’ici la fin de l’année, de l’ensemble des structures de placement. »
liberation.fr ↗ ↩
« Selon France info, le ministère de la Justice reconnaît une situation critique, évoquant une défaillance. »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- Contre « le scandale de la prostitution des mineures », Michel Amas, un avocat en première ligne
- Prostitution de mineures confiées à l'Aide sociale à l'enfance : "Ils n'ont pas su protéger mon enfant", dénonce une mère qui a saisi la justice
- Lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs
- Prostitution de mineurs de l'ASE : recours en responsabilité contre trois départements
- Aide sociale à l'enfance : "Il y a une pandémie pure et simple de prostitution", dénonce l'avocat Michel Amas, qui lance des procédures en justice contre sept départements
- Prostitution d’enfants de l’ASE : trois présidents de département accusés de ne pas avoir protégé des mineurs placés
- "On est face à une pandémie" : le constat alarmant de cet avocat spécialiste sur la prostitution dans les foyers de l'Aide sociale à l'enfance
- Aide sociale à l’enfance : un scandale français enfin pris en considération par les politiques ?
- Aide sociale à l'enfance : ce qu'il faut retenir du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'accueil des enfants placés
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