Mistral AI à l’Assemblée : le réquisitoire d’Arthur Mensch contre l’Europe
Auditionné par la commission d'enquête sur les dépendances numériques, le patron de la licorne française alerte sur le chômage, l'électricité et la bureaucratie.
Arthur Mensch a livré devant les députés le 12 mai 2026 un diagnostic glaçant l'IA pourrait absorber 10% de la masse salariale européenne. Soit mille milliards par an.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Chômage et transfert de valeur
Mensch estime que jusqu'à 10% de la masse salariale européenne pourrait basculer vers les fournisseurs d'IA, principalement américains, avec un risque de hausse du chômage dans certains métiers.
Captation du surplus électrique
Le surplus de 9 GW de la France constitue un atout stratégique qui pourrait être absorbé par les data centers américains faute d'investissements dans les deux ans.
Une bureaucratie qui sert les géants
Vingt-sept organes nationaux pour appliquer l'AI Act, des centaines de documents pour s'implanter en Europe : un cadre que Mensch juge favorable aux acteurs disposant de gros services juridiques.
Souveraineté contre marché
Mistral réalise 70% de son chiffre d'affaires hors de France et travaille avec le ministère des Armées, dans un contexte où Anthropic interdit au Pentagone tout usage militaire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Arthur Mensch a été auditionné le 12 mai 2026 par la commission d'enquête sur les dépendances numériques de l'Assemblée nationale.
- Il chiffre à 10% de la masse salariale européenne, soit environ 1 000 milliards d'euros annuels, le déficit commercial potentiel lié à l'IA.
- Il alerte sur la captation du surplus électrique français de 9 GW par les acteurs américains.
- Il critique frontalement l'AI Act, alors que Mistral a lobbyé contre ce texte ratifié par la France en février 2024.
- Mistral AI valorisée 12 milliards d'euros emploie 1 000 collaborateurs et vise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires fin 2026.
L’avertissement est tombé dans l’enceinte feutrée d’une salle de commission. Arthur Mensch [1], cofondateur et directeur général de Mistral AI [2], a été auditionné le mardi 12 mai 2026 [3] par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale [4] « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » [5]. À ses côtés, Audrey Herblin-Stoop [6], directrice des affaires publiques et de la communication de la licorne française. Présidée par le député Modem Philippe Latombe [7], la commission compte également Cyrielle Chatelain [8] parmi ses membres et Guillaume Kasbarian [9] comme rapporteur.
Le diagnostic livré par les représentants de Mistral AI [10] tient en trois alertes brutales: un risque massif sur l’emploi, une captation imminente du surplus électrique européen, et une bureaucratie qui étouffe les acteurs européens au profit des géants américains.
10% de la masse salariale européenne, soit mille milliards par an
« Vous êtes dans une situation où certains métiers disparaissent presque » [11], a lancé Mensch devant les députés. Chez Mistral AI [12], les ingénieurs « n’écrivent plus de lignes de code » [13]. Le patron a martelé un chiffre vertigineux: « L’IA, c’est des coûts, des dépenses et un déficit commercial potentiel qui est de l’ordre des 10% de la masse salariale européenne, donc on ne parle pas de petits chiffres » [14].
Soit, selon ses propres extrapolations livrées au média suisse onfuture.ch: « 10 % de la masse salariale de l’Europe, c’est à peu près 1 trilliard. Si on importe de la technologie non européenne, c’est 1 trilliard de déficit commercial à rajouter à notre déficit existant » [15]. Mille milliards d’euros [16] annuels susceptibles d’être redirigés vers des fournisseurs d’IA non européens.
Le diagnostic sur l’emploi est tout aussi net: « Il n’est pas exclu que vous ayez dans certains domaines une augmentation du chômage et d’une certaine manière un déplacement de la valeur du travail vers le capital, un capital qui n’est pour le moment largement pas du capital européen » [17]. Mensch a illustré le basculement: « Vous n’êtes plus un artisan, vous êtes un manager et donc vous demandez à des agents d’écrire le code pour vous » [18]. Côté service client, les tâches peuvent désormais être abattues en 20 % du temps initial [19], soit un gain de productivité d’un facteur cinq [20].
Le surplus électrique français, prochaine cible des géants américains
Deuxième alerte: l’énergie. « La monopolisation de la ressource énergétique européenne s’accélère à une vitesse folle » [21]. La France dispose d’un surplus électrique de 9 GW [22], un avantage qui pourrait s’évaporer si des investissements décisifs ne sont pas réalisés dans les deux ans [23]. Mensch craint que ce surplus ne serve majoritairement aux acteurs américains [24]. Sa formule: « Il faut que les électrons soient convertis en token » [25], l’unité de consommation des IA.
L’enjeu dépasse Mistral. Internet serait déjà, à l’échelle mondiale, le troisième consommateur d’électricité [26] derrière la Chine et les États-Unis [27]. Les projets d’investissement dans les data centers sont quatre à cinq fois plus importants que ceux de l’industrie automobile [28]. À Bruyères-le-Châtel, en Essonne [29], Mistral fait tourner 13 800 puces Nvidia [30] pour une puissance de 44 MW [31], avec l’ambition d’atteindre 200 MW d’ici fin 2027 [32].
La bureaucratie européenne, alliée objective des GAFAM
Troisième charge: la réglementation. Mensch a critiqué une réglementation européenne « lourde » [33] et manquant d’harmonisation. Son verdict est cinglant: « réglementer pour défendre, en général, ça ne marche pas » [34]. Pire, « ça favorise les plus gros » [35], c’est-à-dire les géants américains, mieux armés pour faire valoir leurs intérêts à Bruxelles [36].
Les chiffres illustrent le propos: 27 organes de mise en œuvre différents en Europe [37] pour l’AI Act, une équipe compliance de cinq personnes [38] chez Mistral, des centaines de documents signés [39] et des dizaines de comptes en banque ouverts [40] pour déployer l’entreprise dans plusieurs pays européens. « Vous ne pouvez pas avoir de marché unifié si vous n’avez pas une forme de fiscalité unifiée, si vous n’avez pas une forme de droit social unifié » [41]. On se souvient que des constats similaires avaient déjà été dressés lors d’auditions précédentes au sujet des géants du numérique, selon plusieurs sources, sans qu’aucune conclusion structurante ne soit mise en œuvre.
L’angle mort: Mistral a lobbyé contre la régulation qu’il dénonce
Ce que le récit officiel ne dit pas: Mensch et Mistral AI ont activement combattu cette réglementation qu’ils décrivent aujourd’hui comme un boulet européen. Lors des négociations finales sur l’AI Act, la jeune licorne française s’est imposée comme une voix offensive d’une coalition de start-up d’IA exigeant l’exclusion des « modèles de fondation » [42], ces grands logiciels capables de créer du texte ou de l’image [43], du champ des obligations contraignantes du règlement. Cette pression est documentée par Le Monde: la France, sous l’influence de ses start-up d’IA [44], a tenté jusqu’au dernier jour d’obtenir des concessions [45] et a finalement ratifié l’AI Act le 2 février 2024 [46] après plus de sept mois d’opposition [47].
Le contraste entre ce travail d’influence et le discours tenu mardi devant les députés est saisissant: Mensch dénonce désormais à l’Assemblée un texte que son entreprise a contribué à façonner, ou plutôt à amputer. Il faut noter qu’aucune source consultée ne précise si les autres acteurs européens de l’IA partagent ce diagnostic, ou si ce cadrage est propre à la position concurrentielle de Mistral.
À l’opposé du discours de Mensch, Thierry Breton [48], alors commissaire européen au marché intérieur, avait salué une réglementation « historique, une première mondiale » [49], soulignant « l’équilibre parfait trouvé par les négociateurs entre l’innovation et la sécurité » [50]. L’AI Act [51] est entré en vigueur le 1er août 2024 [52]. Pour ses défenseurs, il s’inscrit dans un arsenal cohérent aux côtés du RGPD [53], du DSA, du DMA, du DGA et du Data Act [54], dont l’objectif est précisément de limiter la domination des géants américains du numérique.
Souveraineté contre marché: la contradiction commerciale de Mistral
Le réquisitoire souverainiste de Mensch se heurte à une réalité chiffrée qui dérange: Mistral AI réalise 70 % de son chiffre d’affaires hors de France [55], dont une part « principalement aux États-Unis et en Asie » [55]. Le marché public français, malgré les appels répétés de Mensch à la commande publique, ne représente que 10 % des revenus de la licorne [56]. Autrement dit, l’entreprise qui s’érige en bouclier contre la dépendance numérique européenne dépend elle-même, pour les trois quarts de son activité commerciale, de clients qu’elle dit vouloir aider l’Europe à émanciper.
Apparente contradiction avec la donnée selon laquelle 75 % des revenus de Mistral sont générés en Europe [57]? Les deux chiffres sont en réalité compatibles: « hors de France » au sens de [55] désigne à la fois le reste de l’Europe et le monde, tandis que [57] agrège l’Europe au sens large. Lecture combinée: environ 30 % de revenus français, 45 % en Europe hors France, et 25 % hors d’Europe, principalement aux États-Unis et en Asie. La structure géographique demeure: Mistral est une entreprise européenne dont les marges se font majoritairement à l’export.
Cette asymétrie se prolonge dans le domaine stratégique. Si Anthropic a interdit au Pentagone d’utiliser son IA à des fins militaires en mars dernier [58], Mistral travaille de son côté avec le ministère des Armées français [59], une posture inverse que la commission n’a pas creusée publiquement. La souveraineté, dans le discours de Mensch, est avant tout un argument de vente pour les acheteurs publics européens, plus qu’une doctrine appliquée à l’ensemble de l’activité.
Une licorne sous tension
Fondée en avril 2023 [60] avec une quinzaine de personnes [61], Mistral AI compte aujourd’hui 1 000 collaborateurs [62] pour une valorisation de 12 milliards d’euros [63] et un objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires fin 2026 [64]. La start-up a levé 830 millions d’euros [65] sous forme de dette pour financer son infrastructure. Elle est l’une des seules entreprises européennes [66] à concurrencer ChatGPT (OpenAI) [67], Gemini (Google) [68] et Claude (Anthropic) [69].
Le contexte du timing n’est pas anodin. La commission Latombe a aussi auditionné le mercredi 13 mai 2026 [5] les représentants des GAFAM en France [70], Microsoft France via Corine de Bilbao [71], Google France via Sébastien Missoffe [72], AWS via Julien Lépine [73], ainsi que Cédric O [74], ancien secrétaire d’État au numérique et soutien historique de Mistral. La séquence permet à Mensch d’imposer son cadrage avant les géants américains.
Ce que les sources ne disent pas
Plusieurs angles restent dans l’ombre. Aucune source consultée ne détaille la liste précise des interlocuteurs de Mistral à Bruxelles pendant le trilogue de l’AI Act, ni les notes techniques transmises aux négociateurs français. Aucun document public ne permet non plus de mesurer l’écart entre les engagements souverainistes affichés par Mistral et la nationalité réelle de ses fonds propres, la licorne ayant levé en partie auprès d’investisseurs américains. Comme rappelé plus haut, la position des concurrents européens directs reste également non documentée. La voix dissonante, elle, viendra peut-être de la commission elle-même: sa raison d’être, mesurer les dépendances numériques [75], n’exclut pas que ses conclusions s’écartent du cadrage proposé par les acteurs auditionnés.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de Mistral AI, sur lequel repose « beaucoup d’espoir » »
latribune.fr ↗ ↩
« Arthur Mensch, à la tête de la société d’intelligence artificielle Mistral AI (.) a poursuivi le cofondateur et directeur général de la licorne française. »
01net.com ↗ ↩
« Vulnérabilités dans le secteur du numérique [.] - Mardi 12 mai 2026 »
videos.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« la commission d'enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Mardi 12 et mercredi 13 mai 2026, la commission d'enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France a poursuivi ses travaux. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« audition d'Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de Mistral AI, et d'Audrey Herblin-Stoop, directrice des affaires publiques et de la communication »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« la commission d’enquête présidée par le député Modem Philippe Latombe »
01net.com ↗ ↩
« et Cyrielle Chatelain (Ecologistes) »
latribune.fr ↗ ↩
« Guillaume Kasbarian, député, rapporteur »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Représentants de Mistral AI »
videos.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« "Vous êtes dans une situation où certains métiers disparaissent presque", a déclaré Arthur Mensch »
lcp.fr ↗ ↩
« Mistral AI, entreprise française spécialisée dans les modèles de langage de grande taille »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« qui explique par exemple que les ingénieurs au sein de son entreprise "n'écrivent plus de lignes de code" »
lcp.fr ↗ ↩
« "L'IA, c'est des coûts, des dépenses et un déficit commercial potentiel qui est de l'ordre des 10% de la masse salariale européenne, donc on ne parle pas de petits chiffres." »
bfmtv.com ↗ ↩
« « 10 % de la masse salariale de l’Europe, c’est à peu près 1 trilliard. Si on importe de la technologie non européenne, c’est 1 trilliard de déficit commercial à rajouter à notre déficit existant. » »
onfuture.ch ↗ ↩
« les dépenses IA des entreprises atteindront à court terme environ 10 % de leur masse salariale. Appliqué à l’Europe, cela représente environ 1 000 milliards d’euros par an. »
onfuture.ch ↗ ↩
« "Il n'est pas exclu que vous ayez dans certains domaines une augmentation du chômage et d'une certaine manière un déplacement de la valeur du travail vers le capital, un capital qui n'est pour le moment largement pas du capital européen", a expliqué le cofondateur de Mistral AI »
lcp.fr ↗ ↩
« « Vous n’êtes plus un artisan, vous êtes un manager et donc vous demandez à des agents d’écrire le code pour vous. » »
onfuture.ch ↗ ↩
« les tâches de service client peuvent être réalisées en 20 % du temps initial grâce à l’IA. »
onfuture.ch ↗ ↩
« Un gain de productivité de l’ordre de 5x sur des fonctions entières. »
onfuture.ch ↗ ↩
« « La monopolisation de la ressource énergétique européenne s’accélère à une vitesse folle », alerte-t-il »
latribune.fr ↗ ↩
« La France dispose d’un surplus électrique de 9 GW. »
onfuture.ch ↗ ↩
« des investissements décisifs ne sont pas faits dans les deux ans. »
onfuture.ch ↗ ↩
« mais qui ne doit pas servir majoritairement aux acteurs américains »
latribune.fr ↗ ↩
« « Il faut que les électrons soient convertis en token (l'unité de consommation des IA, qui équivaut à un bout de texte) » »
latribune.fr ↗ ↩
« il serait le troisième plus gros consommateur d’électricité au monde »
lefigaro.fr ↗ ↩
« derrière la Chine et les États-Unis »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les projets d’investissements en cours sont quatre à cinq fois plus importants que ceux de l’industrie automobile »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le premier centre de données de Mistral à Bruyères-le-Châtel, en Essonne »
01net.com ↗ ↩
« le centre fera tourner 13 800 puces Nvidia pour une puissance de 44 MW »
01net.com ↗ ↩
« le centre fera tourner 13 800 puces Nvidia pour une puissance de 44 MW »
01net.com ↗ ↩
« Mistral ambitionne d’atteindre 200 MW d’ici la fin de 2027 »
01net.com ↗ ↩
« Arthur Mensch a, critiqué la "réglementation" européenne, qu'il juge "lourde" et manquant d'harmonisation »
lcp.fr ↗ ↩
« Mais en pratique, « réglementer pour défendre, en général, ça ne marche pas », a-t-il taclé. »
01net.com ↗ ↩
« Pire, « ça favorise les plus gros » comme les géants américains »
01net.com ↗ ↩
« plus à même de faire valoir leur point de vue via leurs très nombreux lobbyistes à Bruxelles »
01net.com ↗ ↩
« 27 organes de mise en œuvre différents en Europe »
01net.com ↗ ↩
« on se retrouve avec une équipe de compliance qui fait cinq personnes »
01net.com ↗ ↩
« l’ouverture de plusieurs entités dans différents pays européens, qui a nécessité la signature « de centaines de documents » »
01net.com ↗ ↩
« l’ouverture de « dizaines de comptes en banque » »
01net.com ↗ ↩
« « vous ne pouvez pas avoir de marché unifié si vous n’avez pas une forme de fiscalité unifiée, si vous n’avez pas une forme de droit social unifié » »
01net.com ↗ ↩
« Ces points portaient sur la régulation des « modèles de fondation » »
lemonde.fr ↗ ↩
« les grands logiciels capables de créer du texte ou de l’image »
lemonde.fr ↗ ↩
« au nom de la protection de ses start-up d’IA »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ainsi, la France a tenté, jusqu’au dernier jour et en vain, d’obtenir des concessions supplémentaires »
lemonde.fr ↗ ↩
« la France a finalement décidé, vendredi 2 février, de ratifier l’AI Act »
lemonde.fr ↗ ↩
« Après plus de sept mois d’opposition et de suspense »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il a salué une réglementation « historique, une première mondiale » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La loi sur l’IA a déchaîné les passions, et à juste titre! Aujourd’hui, les Etats membres ont approuvé l’accord politique de décembre, reconnaissant l’équilibre parfait trouvé par les négociateurs entre l’innovation et la sécurité » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la première réglementation générale au monde sur l’intelligence artificielle: le RIA »
theconversation.com ↗ ↩
« au sein du marché européen depuis son entrée en vigueur le 1er août 2024 »
theconversation.com ↗ ↩
« le RGPD dont la finalité est de protéger les données à caractère personnel (les informations concernant une personne physique identifiée ou identifiable, comme un numéro de téléphone ou une adresse postale) »
theconversation.com ↗ ↩
« Ceux-ci comprennent le DSA, le DMA, le DGA, le Data Act et visent notamment à limiter la domination des géants du numérique et organiser le partage et l’accès de certaines données »
theconversation.com ↗ ↩
« et à 70 % ailleurs (principalement « aux États-Unis et en Asie ») »
01net.com ↗ ↩
« la part d’achats publics est de 20 % environ, dont 10 % française »
01net.com ↗ ↩
« 75 % de ses revenus sont générés en Europe. »
onfuture.ch ↗ ↩
« Anthropic, la start-up américaine à l’origine de Claude, a décidé d’interdire au Pentagone de se servir de son IA générative à des fins militaires »
01net.com ↗ ↩
« Mistral AI travaille en effet avec « le ministère des Armées français » »
01net.com ↗ ↩
« Mistral AI n’est pas une start-up parmi d’autres. Fondée en avril 2023. »
onfuture.ch ↗ ↩
« fondée en 2023 « avec une quinzaine de personnes en France et en Angleterre, dont essentiellement des chercheurs » »
01net.com ↗ ↩
« elle compte aujourd’hui 1 000 collaborateurs. »
onfuture.ch ↗ ↩
« affiche une valorisation de 12 milliards d’euros. »
onfuture.ch ↗ ↩
« vise 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici fin 2026. »
onfuture.ch ↗ ↩
« la start-up française annonce un nouveau financement massif de 830 millions d'euros sous forme de dette »
01net.com ↗ ↩
« la start-up d’IA française (.) Sa start-up, fondée en 2023 « avec une quinzaine de personnes en France et en Angleterre, dont des chercheurs », est l’une des seules entreprises européennes à être dans la course de l’IA. »
01net.com ↗ ↩
« les trois chatbots d’intelligence artificielle (IA) générative les plus utilisés sont ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et Claude (Anthropic), tous développés par des sociétés outre-Atlantique. »
01net.com ↗ ↩
« les trois chatbots d’intelligence artificielle (IA) générative les plus utilisés sont ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et Claude (Anthropic) »
01net.com ↗ ↩
« les trois chatbots d’intelligence artificielle (IA) générative les plus utilisés sont ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et Claude (Anthropic) »
01net.com ↗ ↩
« - à 15 heures: table ronde réunissant des représentants en France des Gafam: »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Corine de Bilbao, présidente de Microsoft France, et Philippe Limentour, directeur technologie et cybersécurité »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Sébastien Missoffe, directeur général de Google France et Frédéric Geraud de Lescazes, directeur des affaires publiques de Google Cloud »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Julien Lépine, représentant en France d’Amazon Web Services Europe, Moyen-Orient, Afrique (AWS EMEA), et Arnaud David, directeur des affaires publiques France et Union européenne de AWS. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« audition de Cédric O, ancien secrétaire d’État chargé du numérique. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« La commission d’enquête qui l’a reçu a été créée par l’Assemblée nationale pour mesurer les dépendances numériques des administrations et des entreprises françaises vis-à-vis des acteurs extra-européens. »
onfuture.ch ↗ ↩
Sources
- Arthur Mensch s’inquiète d’une Europe cantonnée à la fourniture d’énergie dans la course à l’IA
- Intelligence artificielle: le patron de Mistral AI, Arthur Mensch, "n'exclut pas" une hausse du chômage | LCP
- Réglementer pour se défendre face aux États-Unis, ça ne marche pas, estime Arthur Mensch à la tête de Mistral AI
- Vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique : Représentants de Mistral AI ; M. Fabrice Coquio, pdg de Digital Realty
- Vulnérabilités du secteur du numérique en France : auditions de Mistral AI, de représentants des Gafam en France et de Cédric O
- Mistral lève 830 millions d'euros pour financer un gros projet en France
- «Stratos», ce méga-projet de data center d’un investisseur star de la télé qui sème la zizanie aux États
- Europe: actualité internationale et vidéos en continu
- Compte rendu de réunion n° 2 - Commission d'enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l'indépendance de la France
- Audition Mistral AI: 10 % de la masse salariale captée par l'IA
- Intelligence artificielle : quels sont les apports concrets de la régulation européenne ?
- Intelligence artificielle : la France accepte de valider l’AI Act après sept mois d’opposition
