Monistrol-sur-Loire : l’eau des hameaux au cœur du débat municipal

Lors des municipales 2026, l'accès à l'eau potable dans les hameaux ruraux a cristallisé les échanges entre candidats.

Monistrol-sur-Loire : l'eau des hameaux au cœur du débat municipal
Illustration Valérie Roche / info.fr

Le 6 mars 2026, les quatre candidats aux élections municipales de Monistrol-sur-Loire se sont affrontés publiquement à la MJC. L'accès à l'eau potable dans les hameaux figurait parmi les sujets centraux. Un enjeu d'équité territoriale que le transfert récent de compétence à l'intercommunauté rend plus concret.

Le débat s’est tenu à la Maison des Jeunes et de la Culture, le 6 mars 2026, organisé en partenariat avec La Commère 43 et FM43. Face à face : Christine Petiot, Christelle Michel, Fabrice Farison et Annie Mangiaracina. Parmi les thèmes soumis par les habitants, la question de l’eau dans les hameaux a occupé une place notable.

Un transfert de compétence comme toile de fond

Depuis 2025, la compétence eau et assainissement n’appartient plus à la commune. Elle a été transférée à la communauté de communes Les Marches du Velay/Rochebaron, selon Le Progrès. L’objectif affiché : garantir un service public unifié et équitable, y compris dans les secteurs ruraux les plus isolés. Ce changement de gouvernance a rebattu les cartes pour les candidats, dont la marge de manœuvre directe sur le réseau est désormais réduite.

La liste Agir et Vivre Ensemble à Monistrol a néanmoins inscrit dans son programme la surveillance de la qualité de l’eau potable et des ruisseaux. Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du Lignon du Velay, applicable à Monistrol-sur-Loire, identifie la protection de la ressource en eau comme enjeu principal, avec des altérations ponctuelles aux nitrates et phosphores, selon le diagnostic complet du PLU publié par la mairie.

Un réseau sous pression depuis plusieurs années

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Les défis ne sont pas nouveaux. En 2023, la réhabilitation de deux réservoirs d’eau potable - au Calvaire et à Beaux - avait nécessité des coupures nocturnes affectant 1 400 habitants, dans le cadre d’un schéma directeur d’eau potable, selon La Commère 43. Des problèmes de qualité aux nitrates ont par ailleurs été identifiés depuis 2018 dans les captages d’Uveyres et Rochemaure, à proximité de la commune, d’après L’Éveil.

Côté consommation, la moyenne atteignait 83 m³ par abonné en 2024, gérée par le SYMPAE, avec des efforts engagés pour réduire les fuites et améliorer le rendement du réseau, selon les données publiées sur linternaute.com. Le Plan Local d’Urbanisme impose par ailleurs le raccordement au réseau public pour toute nouvelle construction, la ressource étant jugée suffisante et sécurisée sur l’ensemble du territoire.

Prochaine étape : le nouveau conseil municipal aux commandes

Le second tour des municipales a débouché sur une triangulaire. Fabrice Farison avait terminé deuxième au premier tour avec 27% des voix. Le conseil municipal s’est réuni le 27 mars 2026 pour élire le maire et ses adjoints, selon le site de la mairie. C’est donc la nouvelle équipe qui devra porter les dossiers eau auprès de la communauté de communes, désormais seule décisionnaire sur le réseau.

Sources

Valérie Roche

Valérie Roche

Correspondante au Puy-en-Velay, elle suit le tourisme religieux, l'élevage, les tensions sur les services publics et les débats sur l'éolien. Diplômée de l'IFP Paris 2, elle a commencé en PQR auvergnate. Ligne de travail : interroger les agriculteurs, les hôteliers, les élus, croiser les données de pèlerinage avant de publier.

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