Formation des élues : la question d’Edwige Diaz qui dérange Paris
La députée RN de Gironde interpelle le gouvernement sur un scandale silencieux : des dizaines de milliers d'élues privées de leur droit à la formation.
Entre 50 000 et 100 000 élues françaises sont privées de leur droit à la formation. Edwige Diaz, députée RN de Gironde, exige des comptes au gouvernement.
- Edwige Diaz, députée RN de Gironde, a publié une question écrite le 21 avril 2026 sur la formation des élues.
- Entre 50 000 et 100 000 élues ne voient pas leur compte DIFE s'activer automatiquement.
- La cause : un conflit d'identité entre nom marital dans le Répertoire national des élus et nom de naissance au fisc.
- Seuls 1 % des élus des communes rurales utilisent leurs droits, contre près de 50 % dans les grandes collectivités.
- La loi du 22 décembre 2025 renforce le statut des élus mais ne corrige pas ce bug persistant depuis 2022.
- Ni le ministère ni la Caisse des dépôts n'ont communiqué de calendrier de correction.
Le chiffre tient sur une ligne. Il raconte pourtant un scandale feutré. Entre 50 000 et 100 000 [1] femmes élues en France n’accèdent pas à leur droit individuel à la formation. Pas un droit symbolique: un droit financé, budgétisé, inscrit dans la loi depuis le 1er janvier 2016 [2].
La députée de la 11e circonscription de Gironde [3], Edwige Diaz [4], Rassemblement National [5], a déposé une question écrite [6] au ministère de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation [7]. Publiée le 21 avril 2026 [6], elle somme le gouvernement de s’expliquer sur une défaillance administrative qui dure et qui concerne entre 50 000 et 100 000 femmes élues [1].
Un droit sur le papier, un bug dans la vraie vie
Le dispositif s’appelle le DIF élus. Chaque élu local cotise à hauteur de 1 % [8] de son indemnité de fonction, en application de l’article L. 2123-12 du Code général des collectivités territoriales qui encadre le droit à la formation des élus locaux. En retour, il acquiert 400 € par année de mandat [9], avec un plafond de cumul fixé à 800 € [10] - soit deux années de droits maximum, au-delà desquelles la cagnotte n’augmente plus. La Caisse des dépôts et consignations [11] gère l’ensemble. Les élus doivent activer leur compte sur la plateforme MonCompteFormation [12].
Sauf que. Des dizaines de milliers d’élues ne voient tout simplement pas leur compte s’activer. La cause est connue: elles figurent dans le Répertoire national des élus [13] sous un nom marital, tandis que l’administration fiscale les identifie par leur nom de naissance. Deux bases, deux identités, aucun dialogue. La mécanique administrative française produit ses exclus automatiques.
On se souvient que MonCompteFormation avait déjà été au cœur d’une crise majeure autour du CPF, lorsqu’une vague de démarchages frauduleux avait contraint la Caisse des dépôts à revoir en profondeur ses procédures d’identification, jusqu’à imposer une double authentification via France Identité. Preuve que la plateforme sait évoluer vite - quand la pression politique est suffisante.
L’AMF [14] a été alertée par la Caisse des dépôts après les dernières municipales [15]. Résultat: l’association a dû monter elle-même une « cellule dédiée » [16] pour traiter les cas un par un. Quatre ans [17] après l’ouverture de la plateforme en 2022 [18], le problème persiste.
La Gironde au premier rang
Edwige Diaz [4] n’a pas choisi son angle par hasard. Sur les 535 communes de Gironde, 447 sont rurales [19]. Autrement dit: la quasi-totalité du département entre dans la catégorie où les élus se forment le moins. À peine 1 % [20] des élus des communes rurales utilisent leur droit à la formation, contre près d’un élu sur deux [21] dans les grandes collectivités.
La parité, elle, avance sur le papier. Les femmes représentent près de 42 % [22] des conseillers municipaux, et entre 47 et 48 % [23] du total des élus depuis l’extension du scrutin paritaire. La loi adoptée le 25 mai [24] impose en 2026 [25] un scrutin proportionnel, de liste et paritaire, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants - soit 71 % [26] des communes françaises.
Traduction: plus de femmes élues, moins de moyens pour les former. L’équation est politique.
Le cadre juridique: ce que la loi oblige, ce qu’elle oublie
Le droit à la formation des élus locaux ne relève pas du bon vouloir administratif. L’article L. 2123-12 du CGCT fait peser sur les communes une obligation budgétaire: consacrer au minimum 2 % [27] du montant total des indemnités de fonction aux dépenses de formation, dans la limite de 20 % [28]. Le même article, complété par l’arrêté du 12 juillet 2021 [29], fixe la cotisation obligatoire à 1 % [30] des indemnités et la gestion à la Caisse des dépôts. Côté salariés élus, l’article L. 3142-79 du Code du travail - renforcé par la loi du 22 décembre 2025 - porte le congé électif à 20 jours [31] contre 10 [32] auparavant, et le droit annuel d’absence à 100 heures [33] contre 72 [34]. La base légale est donc solide: l’État s’est engagé à faire fonctionner le dispositif, la CDC à en assurer la gestion.
La loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025 [35] devait changer la donne. Ce texte de 44 articles [36], divisé en quatre titres [37], refonde le statut de l’élu local. Il instaure sept obligations déontologiques [38] au nouvel article L. 1111-13 du CGCT et six droits et garanties [39] au nouvel article L. 1111-14. On y trouve le droit à une protection fonctionnelle renforcée, à une publication annuelle des indemnités [40], à une meilleure prise en charge des frais de déplacement. Pas une ligne, en revanche, sur l’activation automatique des comptes DIFE. Pas un article pour imposer à la CDC et à la DGFiP la réconciliation des bases RNE et fiscales. L’angle mort est là: le législateur a renforcé les garanties visibles (indemnités, congés, transparence), mais laissé intacte la plomberie numérique qui, en amont, exclut 20 à 40 % [41] des élues de leurs droits.
Un droit monétisé, un fonds il
Le DIFE n’est pas une promesse: c’est un flux financier. 449 574 [42] élus cotisent. À 1 % [43] de leurs indemnités, les sommes collectées chaque année atteignent plusieurs dizaines de millions d’euros. Face à ce flux entrant, le flux sortant reste modeste: le Comité des finances locales [44], réuni le 25 novembre [45] sous la présidence d’André Laignel [46], a dressé le bilan: 26 734 [47] élus formés entre 2022 et 2024, soit environ 6 % [48] des comptes alimentés. Le coût moyen d’une formation commandée s’élève à 482 € [49], pour un crédit annuel de 400 € [50].
À l’échelle des intercommunalités, le chiffre est vertigineux: 94 % des élus locaux ne mobilisent jamais leurs droits. Question mécanique: où va l’argent non consommé? Les cotisations des élues bloquées par le bug d’identité alimentent un fonds dormant, géré par la CDC, dont aucun document public consulté ne détaille la destination finale. Pendant ce temps, le Fonds d’allocation des élus en fin de mandat (FAEFM) n’a versé que 43 400 € [51] en 2024 à l’ensemble des anciens élus en réinsertion - un montant dérisoire, qui sera transféré à France Travail au 1er janvier 2027 [52]. Le système collecte massivement, redistribue faiblement, et laisse les exclues du numérique hors de l’équation.
Pourquoi maintenant
La question de Diaz tombe à l’approche des prochaines municipales de mars 2026 [53]. Le calendrier n’est pas anodin. Le RN, qui prépare ses listes pour le prochain scrutin municipal, a tout intérêt à occuper le terrain du monde rural abandonné. Sur le plan parlementaire, le parti multiplie les questions écrites ciblées: sécurité, ruralité, statut des élus.
L’angle mort de ce dossier: personne, parmi les partis de gouvernement, n’a fait de la formation des élues rurales un cheval de bataille. Le RN s’y engouffre. Le thème est légitime. Il est aussi politiquement rentable.
L’angle que personne ne regarde
Voici ce que les sources ne disent pas. En 2024, 7 814 dossiers [54] ont été validés dans le cadre de l’exercice du mandat, contre 2 186 [55] en reconversion. Les femmes sont légèrement majoritaires parmi les élus formés, 51 à 52 % [56]. Mais les élus en reconversion ont en moyenne 46 ans [57], contre 57 ans [58] pour ceux qui se forment pour leur mandat.
Le paradoxe: plus l’élu est jeune et vulnérable professionnellement, plus il utilise le DIF pour préparer l’après-mandat. Les femmes, majoritaires dans les formations, cumulent double peine: elles arrivent en retard sur leurs droits à cause des bugs d’identité, et elles sont plus nombreuses à devoir se reconvertir après un seul mandat. Le système amplifie les inégalités qu’il prétend corriger.
Les silences du dossier
Aucune des sources consultées ne mentionne de réponse du ministère de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation [7] à la question écrite du 21 avril 2026 [6]. Aucun calendrier de correction du bug d’identité n’a été communiqué publiquement par la Caisse des dépôts, qui pilote pourtant la plateforme depuis son ouverture en 2022 [18]. La cellule dédiée [16] mise en place par l’AMF [14] continue, quatre ans [17] après, à traiter les dossiers au cas par cas - une rustine, pas une solution.
Unanimisme du diagnostic, silence des responsables: si le problème fait consensus, pourquoi quatre ans sans correction? La réponse tient en une ligne. Les élues rurales ne pèsent rien dans les arbitrages budgétaires et numériques. L’État promet un statut renforcé à ses élus. Il n’est pas capable de faire dialoguer deux fichiers informatiques. Entre le discours et la ligne de code, il y a un gouffre. Edwige Diaz [4] l’a désigné. Le gouvernement devra répondre.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (58)
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entre 50 000 et 100 000 - Nombre d'élues empêchées d'exercer leur droit à la formation
« entre 50 000 et 100 000 élues seraient aujourd'hui empêchées d'exercer ce droit »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
1er janvier 2016 - Date d'entrée en vigueur du nouveau droit individuel à la formation pour les élus locaux
« instaure un nouveau droit individuel à la formation pour les élus locaux à compter du 1er janvier 2016 »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
Gironde (11e circonscription) - Circonscription électorale de l'auteur
« Mme Edwige DiazGironde (11e circonscription) »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Edwige Diaz - Députée de la Gironde
« Edwige Diaz, députée de la Gironde »
edwigediaz.fr ↗ ↩ -
Rassemblement National - Parti politique de l'auteur
« Mme Edwige DiazGironde (11e circonscription) - Rassemblement National »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
21 avril 2026 - Date de publication de la question écrite
« Question publiée le 21 avril 2026 »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Aménagement du territoire et décentralisation - Ministère interrogé et ministère répondant
« Ministère interrogé: Aménagement du territoire et décentralisation »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
1 % - Taux de cotisation obligatoire des élus locaux sur leurs indemnités de fonction pour financer le DIF
« dont le taux est fixé à 1 % »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
400 € - Montant des droits à formation acquis par année de mandat par les élus locaux au titre du DIF
« ce montant a été fixé à 400 € par année de mandat par un arrêté du 12 juillet 2021 »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
800 € - Plafond annuel des droits DIF par élu
« Ces droits sont plafonnés à un montant annuel fixé à 800 € par élu »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
Caisse des dépôts et consignations - Gestionnaire du dispositif DIF des élus locaux
« Caisse des dépôts et consignations (gestionnaire du dispositif) »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
MonCompteFormation - Plateforme gratuite sur laquelle les élus locaux doivent s'inscrire pour mobiliser leurs droits DIF
« les élus locaux doivent s'inscrire puis se connecter sur la plateforme gratuite MonCompteFormation »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
Répertoire national des élus (RNE) - Base de données où figurent les élus avec parfois un nom d'usage différent du nom de naissance
« elles figurent dans le Répertoire national des élus sous un autre nom, notamment marital »
maire-info.com ↗ ↩ -
AMF (Association des maires de France) - Organisation qui a saisi le gouvernement et mis en place une cellule dédiée pour les femmes élues
« l'AMF avait saisi le gouvernement, fin 2022 »
maire-info.com ↗ ↩ -
Élections municipales de cette année - Après lesquelles la CDC a alerté l'AMF sur des retards et problèmes d'activation des droits Dife
« Après les élections municipales de cette année, la Caisse des dépôts et consignation (CDC), qui gère le Dife, a commencé par alerter l'AMF »
maire-info.com ↗ ↩ -
Mise en place d'une cellule dédiée par l'AMF - Pour permettre aux femmes élues d'accéder au Dife en réglant cas par cas
« l'association a finalement été contrainte de mettre elle-même en place une « cellule dédiée » pour permettre aux femmes élues d'accéder au Dife »
maire-info.com ↗ ↩ -
quatre ans - Durée pendant laquelle le problème de reconnaissance des femmes élues persiste
« On pourrait croire que, quatre ans plus tard, le problème serait réglé »
maire-info.com ↗ ↩ -
2022 - Année d'ouverture de la plateforme Mon Compte Élu
« l'ouverture de cette plateforme, en 2022, a été marquée par de nombreux problèmes »
maire-info.com ↗ ↩ -
447 communes rurales sur 535 - Nombre de communes rurales en Gironde
« Avec 447 communes rurales sur 535, la Gironde est directement touchée »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
1 % - Proportion d'élus des communes rurales bénéficiant de formation
« à peine 1 % des élus des communes rurales en bénéficient »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
près d'un élu sur deux - Proportion d'élus se formant dans les grandes collectivités
« près d'un élu sur deux se forme dans les grandes collectivités »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
près de 42 % - Proportion de femmes parmi les conseillers municipaux
« les femmes représentent près de 42 % des conseillers municipaux »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
47 à 48 % - Pourcentage de femmes parmi le total des élus suite à l'extension de la parité
« entre 47 et 48 % du total des élus sont des femmes »
maire-info.com ↗ ↩ -
25 mai - Date d'adoption de la loi parité
« Adoptée le 25 mai, elle instaure un seul mode de scrutin municipal partout dans le pays »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2026 - Année d'application du nouveau scrutin municipal
« En 2026, quelle que soit la taille de la commune, le scrutin sera proportionnel, de liste et paritaire »
lemonde.fr ↗ ↩ -
71 % - Pourcentage de communes de moins de 1 000 habitants
« dans les communes de moins de 1 000 habitants (71 % des communes) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2 % - Montant prévisionnel minimum des dépenses de formation par rapport aux indemnités de fonction
« Leur montant prévisionnel ne peut être inférieur à 2 % du même montant »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
20 % - Plafond maximum des dépenses de formation par rapport au montant total des indemnités de fonction
« Le montant total des dépenses de formation ne peut excéder 20 % du montant total des indemnités de fonction »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
12 juillet 2021 - Date de l'arrêté fixant le montant des droits DIF à 400 € par année de mandat
« arrêté du 12 juillet 2021 portant diverses mesures applicables au droit individuel à la formation des élus locaux »
collectivites-locales.gouv.fr ↗ ↩ -
1 % - Taux de cotisation prélevée sur l'indemnité de fonction des élus locaux pour financer le Dif
« Financé par une cotisation de 1 % prélevée sur leur indemnité de fonction »
centre-inffo.fr ↗ ↩ -
20 jours - Durée maximale du congé électif pour les salariés candidats à un mandat électif
« L'article L. 3142-79 du Code du travail prévoit dorénavant que dans la limite de 20 jours (contre 10 jours auparavant) »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
10 jours - Durée précédente du congé électif avant la loi du 22 décembre 2025
« dans la limite de 20 jours (contre 10 jours auparavant) »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
100 heures - Droit annuel d'absence pour les salariés élus pour participer aux réunions et missions
« Les salariés élus disposent désormais d'un droit annuel de 100 heures d'absence (au lieu de 72 précédemment) »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
72 heures - Durée précédente du droit annuel d'absence pour les salariés élus
« d'un droit annuel de 100 heures d'absence (au lieu de 72 précédemment) »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
22 décembre 2025 - Date de promulgation de la loi sur le statut des élus locaux
« La loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025[1] marque une étape majeure dans la reconnaissance et la protection des élus locaux en France. »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
44 articles - Nombre total d'articles de la loi du 22 décembre 2025
« ce texte de 44 articles se divise en quatre titres »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
quatre titres - Structure de la loi du 22 décembre 2025
« ce texte de 44 articles se divise en quatre titres »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
sept obligations déontologiques - Nombre d'obligations énoncées dans le nouvel article L. 1111-13 du CGCT
« Le nouvel article L. 1111-13 du CGCT énonce les sept obligations déontologiques et des principes d'exercice du mandat »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
six droits et garanties - Nombre de droits et garanties énoncés dans le nouvel article L. 1111-14 du CGCT
« Le nouvel article L. 1111-14 du CGCT énonce quant à lui le principe des six droits et garanties des élus locaux »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
Publication annuelle d'un état des indemnités perçues par les élus - Obligation de transparence instaurée par la loi du 22 décembre 2025
« Les collectivités doivent désormais publier annuellement un état des indemnités perçues par leurs élus, incluant celles liées à d'autres mandats. »
actu-juridique.fr ↗ ↩ -
20 à 40 % - Pourcentage des élues qui ne verront pas automatiquement leur droit Dife activé
« il y a donc entre 20 et 40 % des élues qui ne verront pas automatiquement leur droit individuel à la formation activé »
maire-info.com ↗ ↩ -
449 574 - Nombre d'élus conseillers municipaux, intercommunaux, départementaux, régionaux ou de collectivités spécifiques concernés par le Dif
« il concerne les 449 574 élus conseillers municipaux, intercommunaux, départementaux, régionaux ou de collectivités spécifiques »
centre-inffo.fr ↗ ↩ -
1 % - Taux de cotisation au fonds Dife pour les élus percevant des indemnités
« tout élu qui perçoit des indemnités contribuent au financement du fonds Dife par une cotisation de 1 % »
maire-info.com ↗ ↩ -
Comité des finances locales - Organisme ayant rendu un rapport de gestion sur le Dif des élus locaux
« Le Comité des finances locales a rendu un rapport de gestion sur la question »
centre-inffo.fr ↗ ↩ -
25 novembre - Date de la séance plénière du Comité des finances locales
« Le Comité des finances locales (CFL) a tenu le 25 novembre une séance plénière »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
André Laignel - Président du Comité des finances locales
« L'instance présidée par André Laignel »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
26.734 - Nombre d'élus formés dans le cadre du DIFE sur la période 2022-2024
« 26.734 élus ont été formés dans le cadre du dispositif sur la période 2022-2024. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
6% - Pourcentage que représentent les 26.734 élus formés par rapport à l'ensemble des élus locaux disposant d'un compte DIFE
« Cela représente environ 6% de l'ensemble des élus locaux disposant d'un compte DIFE alimenté. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
482 euros - Coût moyen des formations commandées par les élus locaux au titre du DIFE
« Le coût moyen des formations commandées par les élus locaux au titre du DIFE (sans compter d'éventuels financements complémentaires) s'élève à 482 euros. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
400 euros - Montant annuel crédité sur le compte de chaque élu au titre du DIFE
« Un montant à comparer à celui de 400 euros annuels crédités sur le compte de chaque élu »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
43.400 euros - Montant des aides versées par le FAEFM en 2024 aux anciens élus locaux en réinsertion
« Le fonds d'allocation des élus en fin de mandat (FAEFM) a versé 43.400 euros d'aides en 2024 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
1er janvier 2027 - Date prévue du transfert de la gestion du FAEFM de la Caisse des Dépôts à France Travail
« la gestion du fonds devrait être transférée à partir du 1er janvier 2027 de la Caisse des Dépôts à l'opérateur France Travail. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
mars 2026 - Date prévue d'application de la mesure de simplification du recouvrement des créances
« Elle serait applicable aussitôt après les élections municipales de mars 2026. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
7.814 - Nombre de dossiers validés par des élus en 2024 dans le cadre de l'exercice de leur mandat
« l'an dernier, 7.814 dossiers ont été validés par des élus dans le cadre de l'exercice de leur mandat »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
2.186 - Nombre de dossiers validés en 2024 dans le contexte d'une reconversion
« tandis que 2.186 dossiers se sont inscrits dans le contexte d'une reconversion. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
51 à 52% - Pourcentage de femmes parmi les élus suivant une formation dans le cadre du DIFE
« Les femmes sont légèrement majoritaires (51 à 52%) parmi les élus suivant une formation dans le cadre du DIFE. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
46 ans - Âge moyen des élus en reconversion utilisant le DIFE
« les élus en reconversion et utilisant le DIFE (un peu moins de 20% du total) sont plus jeunes (46 ans en moyenne) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩ -
57 ans - Âge moyen des élus se servant du DIFE pour leur mandat
« que les élus se servant du dispositif pour leur mandat (57 ans en moyenne). »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
Sources
- Archives des Questions au gourvernement
- La loi du 22 décembre 2025 : vers un statut renforcé et sécurisé pour les élus locaux ?
- Le CFL se penche sur la simplification du recouvrement des créances et le bilan du DIF des élus
- Municipales 2026 : les candidats doivent faire une place aux femmes dans les villages
- Question écrite n° 14443
- 50 000 à 100 000 femmes élues pour l'instant privées de leur droit individuel à la formation !
- Droit à la formation
- Le droit individuel à la formation des élus locaux