Morne-à-l’Eau : la mairie renonce à fouiller le caveau, le cercueil reste introuvable

Un cercueil et un défunt disparus depuis le 18 mai, une plainte déposée et une fouille municipale bloquée par la famille l'affaire reste entière.

Morne-à-l'Eau : la mairie renonce à fouiller le caveau, le cercueil reste introuvable
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Au cimetière de Morne-à-l'Eau, un cercueil et le défunt inhumé en 2010 ont été constatés disparus le 18 mai 2026. La mairie a tenté d'organiser une fouille du caveau le 4 juin, mais le fils du défunt s'y est opposé. Une enquête préliminaire est en cours.

L’essentiel

  • 18 mai 2026 : ouverture d’un caveau familial au cimetière de Morne-à-l’Eau ; cercueil et défunt constatés disparus, seuls des débris de béton retrouvés à l’intérieur.
  • 26 mai 2026 : le fils du défunt dépose plainte à la gendarmerie de Morne-à-l’Eau pour vol et violation de sépulture ; enquête préliminaire ouverte.
  • 4 juin 2026 : la délégation municipale, conduite par le maire Jean Bardail, renonce à la fouille programmée du caveau après l’opposition formelle du fils.
  • 28 mai 2026 : la famille signale par courrier au maire des failles de sécurité - absence de mur à l’arrière du cimetière, accès possible par véhicule.

Un caveau vide, des débris de béton

Le 18 mai 2026, des membres d’une famille font ouvrir leur caveau au cimetière municipal de Morne-à-l’Eau. Ce qu’ils découvrent à l’intérieur les laisse sans voix : ni cercueil, ni dépouille. Le défunt, inhumé dans ce caveau le 28 novembre 2010, a disparu. Il ne reste que des débris de béton, selon Guadeloupe La 1ère, qui a couvert l’affaire avec des images de terrain.

La famille alerte les autorités. Les circonstances exactes de la disparition - date, mode opératoire - n’ont pas été précisées à ce stade par les enquêteurs.

Plainte pour vol et violation de sépulture

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Le 26 mai 2026, le fils du défunt se présente à la gendarmerie de Morne-à-l’Eau. Il dépose plainte pour vol et violation de sépulture. Une enquête préliminaire est ouverte et confiée aux militaires, sous l’autorité du Parquet.

Le même jour, ou peu après, la famille adresse un courrier au maire Jean Bardail. Elle y pointe des failles de sécurité identifiées autour du cimetière : absence de mur ou d’enceinte à l’arrière du site, permettant selon elle un accès facilité, y compris par véhicule. Ce courrier est daté du 28 mai 2026, toujours selon Guadeloupe La 1ère.

La fouille municipale bloquée le 4 juin

La mairie de Morne-à-l’Eau décide d’agir. Une fouille - ou ouverture approfondie - du caveau est programmée, sur la base d’une hypothèse : le corps pourrait se trouver dans les soubassements. La délégation municipale, conduite par le maire Jean Bardail, se rend sur place le 4 juin 2026.

L’opération n’aura pas lieu. Le fils du défunt s’y oppose. Son argument : l’enquête du Parquet est en cours, et toute intervention extérieure risque de compromettre les investigations judiciaires. Face à ce refus, la mairie renonce.

La mairie n’a pas encore communiqué sur les suites qu’elle entend donner à cette situation, ni sur d’éventuelles mesures de sécurisation du cimetière.

Contexte en Guadeloupe

Morne-à-l’Eau est une commune du nord de la Grande-Terre, peuplée d’environ 16 000 habitants. Elle est connue notamment pour son cimetière en damier noir et blanc, site touristique classé. Ce cimetière est l’un des plus visités de l’île.

Les faits de violation de sépulture restent rares dans le département, mais l’affaire rejoint une préoccupation plus large sur la sécurisation des espaces funéraires communaux en Guadeloupe. La disparition récente de figures locales rappelle l’attachement fort des familles guadeloupéennes à la mémoire des défunts. Par ailleurs, d’autres dossiers institutionnels occupent actuellement les collectivités de l’archipel, comme l’inauguration de l’atelier agroalimentaire de la CANGT à Anse-Bertrand.

L’enquête préliminaire ouverte par le Parquet est à ce stade conduite par la gendarmerie locale. Ses conclusions n’ont pas été rendues publiques.

La suite dépend du Parquet

Le cercueil et la dépouille demeurent introuvables à la date du 7 juin 2026. Toute nouvelle fouille ou investigation sur le site est désormais subordonnée aux décisions de l’autorité judiciaire. La famille, par la voix du fils, a clairement signifié qu’elle entend laisser la justice conduire les opérations.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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