Nantes : le périphérique perturbé par une opération escargot des ambulanciers
Ce mercredi 1er juillet, une centaine d'ambulances privées bloquent le périphérique nantais pour réclamer une revalorisation des tarifs réglementés, restés inchangés depuis 2020.
Les ambulanciers privés de Loire-Atlantique et des départements voisins mènent ce mercredi 1er juillet une opération escargot sur le périphérique de Nantes. Ils dénoncent le blocage de leurs tarifs et la hausse des charges, et réclament une audience à la préfecture.
L’essentiel
- Quoi : Opération escargot des ambulanciers privés sur le périphérique de Nantes.
- Quand : Ce mercredi 1er juillet 2026, à partir de 9h.
- Qui : Une centaine de véhicules, issus de quatre fédérations nationales (CNSA, FNMS, FNAP, FNAA).
- Pourquoi : Revendication d’une revalorisation des tarifs réglementés, gelés depuis 2020, face à la hausse des charges (carburant, salaires).
Ce mercredi 1er juillet, les automobilistes nantais doivent s’attendre à de fortes perturbations. Une opération escargot menée par des ambulanciers privés bloque le périphérique depuis 9h. Le cortège est parti du parking de la clinique Jules Verne, dans le quartier nord de Nantes.
Le parcours du cortège
Selon les informations de Seven Radio, une centaine de véhicules sanitaires participent à l’action. Le convoi emprunte d’abord le périphérique nord et ouest, avant de se diriger vers le centre-ville dans l’après-midi. Les manifestants prévoient des barrages filtrants aux urgences du CHU de Nantes. Ils comptent ensuite rallier la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) puis l’Agence régionale de santé (ARS). La journée doit se terminer par un rassemblement devant la préfecture de Loire-Atlantique, vers 16h.
Des tarifs bloqués depuis 2020
Ce mouvement est porté par quatre organisations professionnelles du transport sanitaire : la CNSA (Chambre nationale des services d’ambulances), la FNMS (Fédération nationale de la mobilité sanitaire), la FNAP (Fédération nationale des ambulanciers privés) et la FNAA (Fédération nationale des ambulanciers associatifs). Dans un communiqué transmis via Espace Datapresse, elles dénoncent le blocage des tarifs réglementés depuis 2020.
« Les charges augmentent fortement, notamment le carburant et les salaires, alors que les tarifs n’ont pas bougé depuis six ans », expliquent les fédérations. Elles réclament une revalorisation immédiate pour éviter une série de faillites dans le secteur.
L’échec des négociations du 26 juin
Ce durcissement fait suite à l’échec d’une réunion tenue le 26 juin 2026 avec le conseiller au ministère de la Santé, Artus de Cormis. D’après Presse Agence, les discussions n’ont abouti à aucune avancée concrète. Les ambulanciers estiment n’avoir pas été entendus.
Dominique Hunault, président de la CNSA, alerte sur les conséquences. « Sans action rapide de l’État, on se dirige vers une rupture majeure du transport préhospitalier d’urgence », a-t-il déclaré, cité par Presse Agence.
Contexte dans la Loire-Atlantique
Nantes, troisième pôle hospitalier de l’Ouest, concentre de nombreux établissements de soins (CHU, clinique Jules Verne, hôpitaux privés). Le secteur du transport sanitaire y emploie plusieurs centaines de salariés. Des collègues venus du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine ont rejoint le mouvement, selon Espace Datapresse, ce qui renforce l’impact régional. La perturbation du périphérique, artère vitale de l’agglomération, illustre la dépendance du territoire à ces professionnels.
Alors que d’autres crises sollicitent les services d’urgence - comme un incendie dans l’Hérault ou un accident mortel à Sotteville-lès-Rouen - les ambulanciers rappellent leur rôle clé dans la chaîne de soins.
Seuls les transports vitaux assurés
Pendant cette mobilisation, seuls les transports jugés vitaux - dialyses, radiothérapie, urgences absolues - sont maintenus par les entreprises participantes, indique Presse Agence. Les autres déplacements de patients sont reportés ou annulés.
Une délégation syndicale a sollicité une audience auprès du préfet de Loire-Atlantique. Les ambulanciers espèrent obtenir des mesures d’aide d’urgence avant la fin de la journée.
Prochaine étape : la réponse de la préfecture, attendue dans l’après-midi.