Ndéoudjé forme ses volontaires aux premiers secours
Le 10 avril 2026, des habitants de Ndéoudjé ont suivi une formation PSC1, dans un Mayotte encore marqué par le cyclone Chido.
À Ndéoudjé, une formation aux premiers secours destinée aux volontaires s'est tenue le 10 avril 2026. L'initiative s'inscrit dans un effort plus large de préparation communautaire aux urgences, renforcé depuis le passage du cyclone Chido en décembre 2024.
Gestes face à un arrêt cardiaque, prise en charge d’un traumatisme, réaction à un malaise : les bases du secourisme ont été enseignées à des volontaires de Ndéoudjé lors d’une session PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) le 10 avril 2026. Ce type de formation dure au minimum sept heures et reste accessible à tout habitant volontaire, selon les organismes locaux agréés.
Des structures comme la Croix-Rouge française à Mayotte, la Protection Civile de Mayotte et l’ADSS (Association de Développement du Sauvetage et du Secourisme) proposent régulièrement ces sessions gratuites ou à faible coût pour bénévoles et volontaires communautaires. L’objectif : multiplier le nombre d’acteurs civils capables d’intervenir avant l’arrivée des secours professionnels.
Dans le sillage de Chido
Le contexte mahorais pèse sur cette démarche. En décembre 2024, le cyclone Chido avait frappé l’archipel de plein fouet. La réponse avait mobilisé 335 sapeurs-sauveteurs, selon la Sécurité civile française.
Depuis, les initiatives communautaires se sont multipliées. En 2025, des distributions de secours à domicile avaient été organisées à Pamandzi par les pompiers et les agents municipaux, selon La 1ère.
La loi d’urgence n°2025-176, promulguée le 24 février 2025, a formalisé ce cadre. Le texte, publié au Journal officiel et consultable sur Légifrance, renforce la coordination des secours et prévoit un fonds d’amorçage pour les projets locaux de reconstruction et de résilience.
Des capacités renforcées côté professionnel
Sur le plan institutionnel, le SDIS de Mayotte a reçu cinq nouveaux véhicules de secours en avril 2026, selon Outremers360, augmentant ses capacités d’intervention d’environ 25%.
Les formations civiles comme celle de Ndéoudjé visent à compléter ce dispositif. En novembre 2025, plus de 200 participants ultramarins avaient été formés lors du congrès Samu-Urgences des Outre-Mer, selon le site de l’événement. La Croix-Rouge impose par ailleurs un recyclage PSC1 tous les deux ans à ses bénévoles.
Prochaine étape : l’ARS de Mayotte a annoncé un calendrier d’appels à projets médico-sociaux pour 2025-2026, avec un renforcement des gardes ambulancières prévu depuis janvier 2026. Ces dispositifs pourraient intégrer davantage de volontaires formés aux premiers secours, selon l’agence régionale.