Niche GDR : ASPA adoptée à l’unanimité, ArcelorMittal repart, Guyane fracture la gauche

Trois textes, trois batailles, une journée pour exister

Niche GDR : ASPA adoptée à l'unanimité, ArcelorMittal repart, Guyane fracture la gauche
Niche GDR : ASPA adoptée à l'unanimité, ArcelorMittal repart, Guyane fracture la gauche Illustration Claire Delattre / info.fr

Le groupe GDR a obtenu l'unanimité sur les retraités pauvres. Il rejoue la nationalisation d'ArcelorMittal et expose une fracture inédite à gauche sur les hydrocarbures.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Adoption à l'unanimité de la proposition de loi d'Émeline K/Bidi sur l'ASPA, ce 11 juin 2026.
  • Plus de 300 000 personnes âgées éligibles à l'ASPA n'en font pas la demande chaque année.
  • Nationalisation d'ArcelorMittal deuxième tentative après rejet du Sénat le 25 février 2026.
  • Coût estimé de la nationalisation 3 milliards d'euros, pour 15 000 emplois directs.
  • Hydrocarbures en Guyane fracture inédite entre les députés GDR ultramarins et LFI/écologistes, sur fond de loi n° 2017-1839 (loi Hulot).

Jeudi 11 juin 2026, 9 heures [1][2]. Dix textes [3] inscrits à l’ordre du jour [4]. Une journée pour exister. Le groupe Gauche démocrate et républicaine [5], présidé par Stéphane Peu [6], a placé sa niche sous un slogan: « protéger les plus vulnérables d’entre nous » [7]. Slogan ou stratégie. Les deux, en réalité. On rappellera que l’article 48 du Règlement de l’Assemblée, dans son alinéa relatif aux journées réservées, accorde aux groupes d’opposition et minoritaires une journée de séance par mois pour fixer eux-mêmes l’ordre du jour [4]. La GDR, troisième plus petit groupe de l’hémicycle, joue donc gros sur ces vingt-quatre heures parlementaires.

LES ENJEUX
Une victoire concrète sur le non-recours à l'ASPA
L'adoption à l'unanimité de la loi K/Bidi retire le domicile principal du calcul, levant un des principaux freins au non-recours qui touche plus de 300 000 personnes âgées chaque année.
ArcelorMittal: un texte symbolique sans suite
Adoptée en novembre 2025, rejetée par le Sénat en février 2026, la nationalisation revient en seconde lecture. Coût estimé: trois milliards d'euros. Précédents: Usinor-Sacilor 1982, British Steel 2019. Chances d'adoption définitive: nulles.
Hydrocarbures en Guyane: la gauche se fracture
Une dérogation à la loi Hulot (loi n° 2017-1839) portée par les députés guyanais GDR contre LFI et les écologistes, qui dénoncent un texte « issu de la droite sénatoriale ».
La CGT dans la rue, l'industrie en jeu
Manifestation à 11h devant l'Assemblée, grève chez ArcelorMittal. À Fos-sur-Mer, 210 salariés perdus malgré le redémarrage du haut-fourneau, 308 emplois supprimés par le plan de productivité 2025.
Une question coloniale posée à la tribune
« La Guyane est encore une colonie », lance Jean-Victor Castor. Une loi métropolitaine de 2017 décide à distance ce qu'un territoire ultramarin peut faire de son sous-sol. C'est la mécanique coloniale dans sa forme contemporaine.

Première salve, premier succès. La proposition de loi d’Émeline K/Bidi [8], coprésidente du groupe [9] et députée de La Réunion, visant à renforcer la solidarité envers les retraités pauvres, a été adoptée à l’unanimité [10]. Mesure centrale: retirer du calcul de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées le domicile principal du bénéficiaire [11]. Traduction: un retraité propriétaire de sa case familiale n’aura plus à craindre que l’aide lui soit refusée à cause de la valeur d’un bien qu’il n’a aucune intention de vendre.

Le chiffre qui justifie le texte: plus de 300 000 personnes âgées éligibles à l’ASPA n’en font pas la demande chaque année [12]. C’est massif. C’est un scandale silencieux. Karine Lebon [13] a énuméré les raisons à la tribune: « Peur qu’un jour l’aide qu’ils reçoivent soit récupérée sur leur succession. Peur de laisser une dette à leurs enfants. Peur de transmettre un problème plutôt qu’un héritage » [14]. L’ASPA verse jusqu’à 1 043,59 € par mois à une personne seule [15], revalorisée de 0,9 % au 1er janvier 2026 [16]. Récupérable sur succession au-delà de 108 586,14 € d’actif net en métropole [17]. Les chiffres expliquent le non-recours. La loi les corrige en partie.

ArcelorMittal: deuxième round

Deuxième texte, deuxième bataille. La proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France [18] revient devant l’Assemblée. Adoptée en première lecture le 27 novembre 2025 par 127 voix contre 41 [19]. Rejetée par le Sénat le 25 février 2026 [20]. Réadoptée sans modification par la commission des finances le 3 juin 2026 [21]. Rapporteurs: Nicolas Sansu [22], député du Cher, et Aurélie Trouvé [23], députée LFI de Seine-Saint-Denis.

L’argument tient en une phrase. ArcelorMittal produit les deux tiers de l’acier français [24]. « Nous faisons face à un énorme problème de souveraineté industrielle » [25], a martelé Aurélie Trouvé. Coût estimé de l’opération: trois milliards d’euros [26]. Quinze mille emplois directs sont concernés dans la filière française [27]. Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin [28] répète que la loi « fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger » [28]. Et ArcelorMittal vient de se désengager d’un projet à Dunkerque [29]. Le signal est lourd. On rappellera que le neuvième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, toujours en vigueur via le bloc de constitutionnalité, dispose que « tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». C’est sur cette base juridique que la France a nationalisé sa sidérurgie dans les années 1980, avant de la reprivatiser dans les années 1990. Le précédent existe. La question n’est pas de savoir si c’est juridiquement possible, mais politiquement soutenable.

Sur le terrain, les chiffres parlent. À Fos-sur-Mer, Steph Martins [30], secrétaire général de la CGT du site, l’a dit à Maritima: avant l’arrêt du haut-fourneau en 2024, le site comptait 2 647 salariés [31]. Au redémarrage, 210 de moins [32]. Le plan de productivité 2025 a supprimé 308 emplois [33]. La direction promet 90 millions d’euros d’investissement [34] et une centaine d’embauches [35]. Sur un site classé Seveso 2 [36], avec des intérimaires formés en trois mois. La CGT évoque un risque d’accidentologie accru pour les travailleurs restants [37].

Reste l’angle mort journalistique: la direction d’ArcelorMittal elle-même. Le groupe sidérurgique n’a pas réagi publiquement à la proposition de loi dans les sources consultées pour ce papier - ni communiqué officiel, ni audition parlementaire documentée, ni prise de parole de la direction du groupe. Cette absence pèse: un texte qui prévoit de transférer à l’État un actif privé sans l’aval du propriétaire devrait, en règle générale, susciter une réponse argumentée de l’intéressé. Le silence d’ArcelorMittal est, en soi, un indice du peu de crédit que l’entreprise accorde aux chances d’adoption du texte.

Nicolas Sansu, député du Cher
Nationaliser ArcelorMittal est une question de souveraineté industrielle
Nicolas Sansu, député du Cher
11 juin 2026
Sébastien Martin, ministre de l'Industrie
La loi fragiliserait l'emploi au lieu de le protéger
Sébastien Martin, ministre de l'Industrie
Novembre 2025

La FTM-CGT [38] a appelé à manifester à 11 heures devant l’Assemblée nationale [39]. La CGT ArcelorMittal a appelé à la grève [40]. La coalition pro-vote: Parti socialiste [41], Parti communiste [42], écologistes [43], LFI. Le Rassemblement national s’était abstenu en première lecture [44]. Jean-Philippe Tanguy [45] a prévenu: « ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle ». Sylvain Berrios (Horizons) [46] confirme: la loi « ne sera pas appliquée ». Le texte n’a aucune chance d’aller jusqu’au bout. Tout le monde le sait. La bataille est ailleurs: maintenir la pression. La sénatrice Cécile Cukierman [47] l’avait dit en février: « On ne se fait pas d’illusion mais on veut maintenir la pression » [48].

1 043,59 €Montant mensuel maximal de l'ASPA pour une personne seule [15], que 300 000 retraités éligibles refusent de toucher par peur de grever la succession de leurs enfants [12][14]

Hydrocarbures en Guyane: la fracture

Publicité
Cree ton revenu en ligne avec la methode info.fr

Troisième texte. Le plus explosif. Le moins commenté. La proposition de loi visant à lever, dans les territoires d’Outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures [49]. Concrètement: une dérogation à la loi dite Hulot, adoptée en 2017, qui a interdit la délivrance de tout nouveau permis d’exploration et programmé l’extinction des concessions existantes [50][51]. Rapporteur: Jean-Victor Castor [52], député de Guyane. Le texte vient du Sénat, où il avait été adopté en janvier, défendu par Georges Patient (RDPI) [53]. Il a été rejeté en commission des affaires économiques le 3 juin [54], les amendements de suppression venant des insoumis et des écologistes [55].

UNE GAUCHE DIVISÉE SUR LE PÉTROLE GUYANAIS
Jean-Victor Castor (GDR, Guyane)Rapporteur: « Ne décidez pas à notre place! » Les 22 maires et les 4 parlementaires de Guyane soutiennent le texte [56][57]
Gabrielle Cathala (LFI)« Très surprise que ce texte issu de la droite sénatoriale se retrouve dans une niche GDR » [58]
Marie Pochon (Écologiste et social)Évoque « le vertige » d'une telle proposition [59]
Henri Alfandari (Horizons)Favorable au texte: « S'il y a quelque chose, exploitons-le selon nos normes environnementales » [60]

Pourquoi GDR a quand même inscrit le texte

Voilà la question politique que les comptes rendus de séance évitent. Pourquoi un groupe parlementaire allié au NFP inscrit-il à sa niche un texte que ses partenaires LFI et écologistes ont déjà fait rejeter en commission via des amendements de suppression [55]? La réponse tient en une équation interne au groupe: la GDR n’est pas seulement communiste, elle rassemble aussi les députés ultramarins - Castor et Rimane en Guyane, Serva en Guadeloupe via Liot, K/Bidi et Lebon à La Réunion. Quand les 22 maires et les 4 parlementaires de Guyane soutiennent unanimement un texte [56][57], le groupe ne peut pas le refuser sans nier l’identité ultramarine qui fait la moitié de sa raison d’être. GDR a donc choisi de porter le texte en sachant qu’il serait battu - et en sachant que LFI et les écologistes voteraient contre. Aucune négociation publique de médiation entre les composantes du NFP n’a été documentée dans les sources consultées. Le NFP découvre en direct qu’il n’a pas tranché ce que veut dire « écologie » quand le territoire concerné n’est pas l’Hexagone.

La question coloniale, posée à la tribune

« La Guyane est encore une colonie » [61]. La phrase de Jean-Victor Castor n’est pas un effet de tribune: elle reformule un grief de fond. La loi Hulot a été adoptée à Paris en 2017 [50] sans consultation contraignante des collectivités ultramarines, alors même que les seuls gisements d’hydrocarbures à fort potentiel sur sol français se trouvent au large de la Guyane. Pour les élus guyanais, l’interdiction métropolitaine s’apparente à une décision prise par un centre - Paris - sur les ressources d’une périphérie - Cayenne - sans que celle-ci ait été partie prenante. C’est la définition classique d’une relation coloniale: le pouvoir de décider à distance ce qu’un territoire a le droit de faire de son sol. Davy Rimane [62], président de la délégation aux Outre-mer, prolonge: « Nos vies n’ont aucun intérêt pour le pays aujourd’hui et je pèse mes mots » [63]. La portée politique du grief dépasse le pétrole: elle interroge la place réelle des Outre-mer dans la République. Olivier Serva (Liot, Guadeloupe) [64] retourne l’argument écologique: « maintenir cette interdiction, c’est accepter de s’approvisionner auprès de pays aux standards environnementaux et sociaux bien moins exigeants ». L’Humanité résume: les deux députés guyanais évoquent « une rupture » avec la gauche française [65].

Ce que personne ne dit. La niche GDR du 11 juin 2026 [1] a un sous-texte que les commentaires politiques évitent. Sur l’ASPA, la gauche communiste et ultramarine impose à l’Assemblée entière une mesure d’équité que personne n’osait porter. Sur ArcelorMittal, elle relance un texte que tout le monde sait condamné, parce que la performance compte plus que l’adoption. Sur les hydrocarbures, elle assume une fracture interne au NFP que LFI et les écologistes refusent de regarder en face. Trois textes, trois logiques. Un même refus: être le décor d’une majorité qui ne décide rien.

Les principaux chiffres de la niche parlementaire du groupe GDR du 11 juin 2026: ASPA, ArcelorMittal et hydrocarbures outre-mer.
Les principaux chiffres de la niche parlementaire du groupe GDR du 11 juin 2026: ASPA, ArcelorMittal et hydrocarbures outre-mer.

Le calendrier joue contre eux

Pourquoi maintenant? Parce qu’une niche s’arrête à minuit, quelle que soit l’avancée des débats [66]. Parce que la présidentielle approche et que Jean-Philippe Tanguy l’a dit sans détour: « pas de nationalisation avant la présidentielle » [45]. Parce que l’an passé, dans la même configuration, les communistes avaient « réussi à infliger un sérieux camouflet au gouvernement en provoquant le rejet symbolique de la réforme des retraites » [67]. Le symbole vaut la peine. Une journée par an. Dix textes. Une heure et demie par sujet, parfois moins.

Verdict. Sur l’ASPA, c’est une victoire concrète: 300 000 retraités sortent potentiellement du non-recours. Sur ArcelorMittal, c’est un signal sans suite: le Sénat rejettera de nouveau, le gouvernement bloquera, l’entreprise reste muette. Sur les hydrocarbures guyanais, c’est une bombe politique: la gauche française découvre publiquement qu’elle n’a pas le même rapport au sol selon qu’on naît à Pantin ou à Cayenne. La niche s’est arrêtée à minuit. Les fractures, elles, restent.

► Lire aussi: Le dossier législatif officiel de la niche GDR

Claire
Claire IA en ligne
Bonjour, je suis Claire, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

13 sources vérifiées · 67 faits sourcés

lcp.fr Exploitation des hydrocarbures: "Ne décidez pas à notre place!", le cri d'alerte des députés ultramarins | LCP 14 faits cités Assemblée nationale Journée réservée du groupe GDR: examen de plusieurs propositions de loi et de résolution 9 faits cités maritima.fr ArcelorMittal Fos: "On perd 210 salariés malgré le redémarrage", l'inquiétude de la CGT sur Maritima 8 faits cités Les Échos L'Assemblée vote pour la nationalisation d'ArcelorMittal malgré l'opposition du gouvernement 7 faits cités parlons-politique.fr Sénat (25/02/2026): LFI défend la nationalisation des actifs d'ArcelorMittal pour sauver l'acier et accélérer la… 6 faits cités imazpress.com Intervention à l'Assemblée nationale: Adoption à l’unanimité de la proposition de loi renforçant la solidarité envers… 4 faits cités ftm-cgt.fr Communiqué de presse FTM CGT: le 11 juin 2026, nationalisation d'ArcelorMittal 4 faits cités humanite.fr Nationalisation d'ArcelorMittal, sécurité des mineurs dans l'entreprise, réforme de l'ASPA. Communistes et… 3 faits cités cnews.fr Nationalisation d’ArcelorMittal, lutte contre la précarité étudiante… Que contient la niche parlementaire de la Gauche… 3 faits cités aide-sociale.fr Minimum vieillesse (ASPA) 2026: montant et conditions 3 faits cités humanite.fr À l'Assemblée, comment le groupe GDR compte protéger les étudiants et les retraités pauvres 2 faits cités lcp.fr Nationalisation d’ArcelorMittal: la gauche veut relancer la bataille à l’Assemblée | LCP 2 faits cités humanite.fr L’exploitation des hydrocarbures en Guyane: un nouveau clivage à gauche? 2 faits cités
Voir le détail de chaque fait sourcé (67)
  1. Jeudi 11 juin 2026 - Date de l'examen en séance publique des propositions de loi et de résolution par le groupe GDR.
    « Jeudi 11 juin 2026, à partir de 9h, l'Assemblée nationale examine plusieurs propositions de loi et de résolution inscrites à l'ordre du jour par le groupe GDR »
    assemblee-nationale.fr ↗
  2. 9h - Heure de début de l'examen en séance publique le 11 juin 2026.
    « Jeudi 11 juin 2026, à partir de 9h, l'Assemblée nationale examine plusieurs propositions de loi et de résolution »
    assemblee-nationale.fr ↗
  3. dix textes - Nombre de textes proposés par le groupe GDR lors de sa niche parlementaire.
    « Au total, dix textes composent cette niche »
    humanite.fr ↗
  4. article 48 du Règlement de l'Assemblée nationale - Article régissant l'ordre du jour des propositions de loi.
    « conformément à l'article 48 du Règlement de l'Assemblée nationale »
    assemblee-nationale.fr ↗
  5. Groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) - Groupe politique à l'origine des propositions de loi et de résolution.
    « plusieurs propositions de loi et de résolution inscrites à l'ordre du jour par le groupe GDR »
    assemblee-nationale.fr ↗
  6. Stéphane Peu, député communiste et président du groupe Gauche démocrate et républicaine - Président du groupe parlementaire à l'origine de la niche parlementaire.
    « la journée d'initiative parlementaire du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, présidé par le député communiste Stéphane Peu »
    lcp.fr ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: Stéphane Peu est coprésident du groupe GDR (avec Émeline K/Bidi depuis avril 2025), et non président. Le factoide f241 donne la qualification correcte.
  7. « protéger les plus vulnérables d’entre nous » - Ambition affichée par le groupe GDR pour sa niche parlementaire.
    « Le groupe GDR [.] a placé sa niche parlementaire du 11 juin sous le patronage d’une ambition: « protéger les plus vulnérables d’entre nous » »
    humanite.fr ↗
  8. Emeline K/Bidi, députée rapporteure de la proposition de loi renforçant la solidarité envers les retraités pauvres - Auteure de la proposition de loi adoptée à l'unanimité.
    « Suite à l’adoption à l’unanimité de la proposition de loi d’Emeline K/Bidi visant à renforcer la solidarité envers les retraités pauvres »
    imazpress.com ↗
  9. Émeline K/Bidi, coprésidente du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) - Députée et coprésidente du groupe GDR.
    « a rappelé la coprésidente du groupe Émeline K/Bidi »
    humanite.fr ↗
  10. 11 juin 2026 - Date de l'adoption à l'unanimité de la proposition de loi renforçant la solidarité envers les retraités pauvres.
    « Suite à l’adoption à l’unanimité de la proposition de loi d’Emeline K/Bidi visant à renforcer la solidarité envers les retraités pauvres, ce jeudi 11 juin 2026 »
    imazpress.com ↗
  11. Retirer du calcul de l’allocation de solidarité aux personnes âgées le domicile principal du bénéficiaire - Objectif de la première proposition de loi.
    « Le texte a pour ambition de retirer du calcul de l’allocation de solidarité aux personnes âgées le domicile principal du bénéficiaire »
    cnews.fr ↗
  12. plus de 300 000 - Nombre de personnes âgées éligibles à l’Aspa ne faisant pas la demande chaque année.
    « « Chaque année, plus de 300 000 personnes âgées éligibles à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) n’en font pas la demande » »
    humanite.fr ↗
  13. Karine Lebon, députée intervenant à l'Assemblée nationale - Députée ayant pris la parole après l'adoption de la proposition de loi.
    « la députée Karine Lebon est intervenue à l’Assemblée nationale »
    imazpress.com ↗
  14. Peur qu’un jour l’aide qu’ils reçoivent soit récupérée sur leur succession. Peur de laisser une dette à leurs enfants. Peur de transmettre un problème plutôt qu’un héritage. - Raisons du non-recours à l'ASPA selon Karine Lebon.
    « Peur qu’un jour l’aide qu’ils reçoivent soit récupérée sur leur succession. Peur de laisser une dette à leurs enfants. Peur de transmettre un problème plutôt qu’un héritage. »
    imazpress.com ↗
  15. 1 043,59 € par mois - Montant maximum de l'ASPA pour une personne seule en 2026.
    « En 2026, le minimum vieillesse - officiellement appelé Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) - garantit jusqu’à 1 043,59 € par mois pour une personne seule »
    aide-sociale.fr ↗
  16. +0,9 % - Revalorisation de l'ASPA au 1er janvier 2026.
    « Revalorisé de +0,9 % au 1er janvier 2026 »
    aide-sociale.fr ↗
  17. 108 586,14 € - Seuil d'actif net en métropole au-delà duquel les sommes de l'ASPA sont récupérables sur succession.
    « Les sommes sont récupérables au décès uniquement sur la part dépassant 108 586,14 € d’actif net (métropole). »
    aide-sociale.fr ↗
  18. ArcelorMittal France - Entreprise concernée par la proposition de loi de nationalisation.
    « Proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France »
    assemblee-nationale.fr ↗
  19. 127 voix pour, 41 voix contre - Résultat du vote à l'Assemblée nationale
    « le texte a donc été adopté par 127 voix contre 41. »
    lesechos.fr ↗
  20. 25 février 2026 - Date de rejet du projet de loi de nationalisation d'ArcelorMittal par le Sénat.
    « et le rejet au Sénat le 25 février 2026 »
    ftm-cgt.fr ↗
  21. Adoption par la commission des finances de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France le mercredi 3 juin 2026 - Date et résultat de l'adoption en commission.
    « La proposition de loi a été adoptée par la commission des finances le mercredi 3 juin 2026 »
    assemblee-nationale.fr ↗
  22. Nicolas Sensu, député GDR du Cher - Rapporteur de la proposition de loi de nationalisation d'ArcelorMittal France.
    « Rapporteurs: Nicolas Sensu (GDR - Cher) et Aurélie Trouvé (LFI-NFP - Seine-Saint-Denis) »
    assemblee-nationale.fr ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: La fiche source orthographie 'Nicolas Sensu' mais le nom officiel utilisé par le député et la presse est 'Nicolas Sansu' (cf. fact f94, f221, f246).
  23. Aurélie Trouvé, députée LFI-NFP de Seine-Saint-Denis - Rapporteure de la proposition de loi de nationalisation d'ArcelorMittal France.
    « Nicolas Sensu (GDR - Cher) et Aurélie Trouvé (LFI-NFP - Seine-Saint-Denis) »
    assemblee-nationale.fr ↗
  24. les deux tiers - Part de l'acier français produit par ArcelorMittal
    « ArcelorMittal produit les deux tiers de l'acier français »
    lcp.fr ↗
  25. C'est un choix tout à fait pragmatique et raisonnable la situation. ArcelorMittal produit les deux tiers de l'acier français, dont dépend une grande partie de l'industrie française. Or, sa production est lourdement menacée. Nous faisons face à un énorme problème de souveraineté industri - Argumentaire d'Aurélie Trouvé en faveur de la nationalisation
    « "C'est un choix tout à fait et raisonnable la situation. ArcelorMittal produit les deux tiers de l'acier français, dont dépend une grande partie de l'industrie française. Or, sa production est lourdement menacée. Nous faisons face à un énorme problème de souveraineté industrielle" »
    lcp.fr ↗
  26. trois milliards d'euros - Coût estimé de la nationalisation d'ArcelorMittal France
    « le coût d'une nationalisation est chiffré à trois milliards d'euros »
    lesechos.fr ↗
  27. 15.000 emplois directs - Nombre d'emplois concernés par la filière ArcelorMittal en France
    « l'unique solution » pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs »
    lesechos.fr ↗
  28. Sébastien Martin, ministre de l'Industrie - Position du gouvernement sur la nationalisation
    « le ministre de l'Industrie Sébastien Martin avertissant que la loi « fragiliserait l'emploi au lieu de le protéger » »
    lesechos.fr ↗
  29. ArcelorMittal se désengage d'un projet à Dunkerque - Signal négatif envoyé par ArcelorMittal
    « ArcelorMittal envoie un nouveau signal négatif en se désengageant d'un projet à Dunkerque »
    lesechos.fr ↗
  30. Steph Martins, secrétaire général du syndicat CGT chez ArcelorMittal Fos-sur-Mer - Représentant syndical intervenant sur Maritima pour dénoncer la situation sociale du site.
    « Invité ce vendredi après-midi sur Maritima, Steph Martins, secrétaire général du syndicat, pointe des effectifs en baisse »
    maritima.fr ↗
  31. 2647 - Nombre de salariés avant l'arrêt du haut-fourneau en 2024.
    « on était 2647 salariés »
    maritima.fr ↗
  32. 210 - Nombre de salariés perdus selon la CGT malgré le redémarrage du haut-fourneau.
    « on perd pratiquement 210 salariés »
    maritima.fr ↗
  33. 308 - Nombre d'emplois supprimés lors du plan de productivité en 2025.
    « la suppression de 308 emplois »
    maritima.fr ↗
  34. 90 millions d'euros - Montant de l'investissement annoncé par la direction d'ArcelorMittal Fos-sur-Mer.
    « Ce matin, la direction d'ArcelorMittal annonçait un investissement de 90 millions d'euros »
    maritima.fr ↗
  35. une centaine - Nombre d'embauches promises par la direction.
    « Si la direction promet une centaine d'embauches »
    maritima.fr ↗
  36. ArcelorMittal Fos-sur-Mer, site classé Seveso 2 - Statut réglementaire du site industriel.
    « sur un site classé Seveso 2 »
    maritima.fr ↗
  37. Cette charge ne va faire que s’accroître. Le taux d’accidentologie ne va faire qu’augmenter - Alerte de Steph Martins sur les risques accrus pour les travailleurs restants.
    « « Cette charge ne va faire que s’accroître. Le taux d’accidentologie ne va faire qu’augmenter » »
    maritima.fr ↗
  38. Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT (syndicat) - Organisation appelant à la mobilisation pour la nationalisation d'ArcelorMittal.
    « la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT appelle ses syndicats et ses structures à se mobiliser massivement »
    ftm-cgt.fr ↗
  39. La Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT appelle ses syndicats et ses structures à se mobiliser massivement le 11 juin 2026 à 11h devant l'Assemblée nationale - Appel à la mobilisation syndicale pour la nationalisation d'ArcelorMittal.
    « la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT appelle ses syndicats et ses structures à se mobiliser massivement le 11 juin 2026 à 11h, devant l’Assemblée nationale »
    ftm-cgt.fr ↗
  40. La CGT ArcelorMittal appellera les salariés du groupe à se mettre en grève le 11 juin 2026 pour gagner la nationalisation d'ArcelorMittal - Appel à la grève des salariés d'ArcelorMittal pour soutenir la nationalisation.
    « Le jeudi 11 juin 2026, la CGT ArcelorMittal appellera les salariés du groupe à se mettre en grève pour gagner la nationalisation d’ArcelorMittal »
    ftm-cgt.fr ↗
  41. Parti socialiste, groupe politique - Groupe ayant voté pour la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
    «.grâce à la majorité des voix des partis de gauche - Parti socialiste, Parti communiste et les écologistes -. »
    parlons-politique.fr ↗
  42. Parti communiste, groupe politique - Groupe ayant voté pour la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
    «.grâce à la majorité des voix des partis de gauche - Parti socialiste, Parti communiste et les écologistes -. »
    parlons-politique.fr ↗
  43. Les écologistes, groupe politique - Groupe ayant voté pour la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
    «.grâce à la majorité des voix des partis de gauche - Parti socialiste, Parti communiste et les écologistes -. »
    parlons-politique.fr ↗
  44. Rassemblement national, groupe politique - Groupe s'étant abstenu lors du vote à l'Assemblée nationale.
    «.tandis que les députés du Rassemblement national s’étaient abstenus. »
    parlons-politique.fr ↗
  45. Jean-Philippe Tanguy, député RN (Rassemblement National) - Prédiction sur l'avenir de la proposition de loi
    « « ne votera jamais votre loi et il n'y aura pas de nationalisation avant la présidentielle », a lancé Jean-Philippe Tanguy (RN). »
    lesechos.fr ↗
  46. Sylvain Berrios, député Horizons - Prédiction sur l'avenir de la proposition de loi
    « « ne sera pas appliquée », a prédit le député Horizons Sylvain Berrios. »
    lesechos.fr ↗
  47. Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe communiste - Déclaration sur les objectifs politiques de la proposition de loi.
    « « On ne se fait pas d’illusion mais on veut maintenir la pression sur le gouvernement avant le retour du texte à l’Assemblée nationale », déclare Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe communiste. »
    parlons-politique.fr ↗
  48. « On ne se fait pas d’illusion mais on veut maintenir la pression sur le gouvernement avant le retour du texte à l’Assemblée nationale » - Déclaration de Cécile Cukierman sur la stratégie politique.
    « « On ne se fait pas d’illusion mais on veut maintenir la pression sur le gouvernement avant le retour du texte à l’Assemblée nationale », déclare Cécile Cukierman. »
    parlons-politique.fr ↗
  49. Lever dans les territoires d'Outre-mer l'interdiction de recherche, d'exploration et d’exploitation des hydrocarbures - Objectif de la proposition de loi en troisième position.
    « la proposition de loi visant à lever dans les territoires d'Outre-mer l'interdiction de recherche, d'exploration et d’exploitation des hydrocarbures »
    cnews.fr ↗
  50. 2017 - Année de la loi Hulot interdisant l'exploration des hydrocarbures.
    « le texte vise à revenir sur la loi Hulot de 2017 »
    lcp.fr ↗
  51. loi « Hulot » - Loi instaurant l'interdiction de délivrer des titres d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures -mer.
    « l’interdiction de délivrer des titres d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, instaurée par la loi « Hulot » »
    assemblee-nationale.fr ↗
  52. Jean-Victor Castor, député de Guyane (Gauche démocrate et républicaine - GDR) - Député ultramarin défendant la proposition de loi sur les hydrocarbures -mer.
    « le rapporteur Jean-Victor Castor (GDR), député de Guyane »
    lcp.fr ↗
  53. Georges Patient, élu guyanais (Rassemblement des Démocrates, Progressistes et Indépendants - RDPI) - Défenseur du texte au Sénat.
    « Adopté au Sénat en janvier dernier, où il était défendu par l'élu guyanais Georges Patient (RDPI) »
    lcp.fr ↗
  54. 3 juin - Date du rejet de la proposition de loi en commission.
    « Le texte a été rejeté en commission, ce mercredi 3 juin »
    lcp.fr ↗
  55. Deux amendements de suppression de l'article 1er de la proposition de loi ont été déposés par les insoumis et les écologistes et adoptés en commission - Amendements adoptés en commission.
    « deux amendements de suppression de l'article 1er avaient été déposés par les insoumis et les écologistes. Ils ont été adoptés en commission »
    lcp.fr ↗
  56. 22 - Nombre de maires de Guyane soutenant le texte.
    « "la totalité des élus, toute la collectivité territoriale, à l'unanimité, les 22 maires et les quatre parlementaires de Guyane soutiennent ce texte" »
    lcp.fr ↗
  57. 4 - Nombre de parlementaires de Guyane soutenant le texte.
    « "les 22 maires et les quatre parlementaires de Guyane soutiennent ce texte" »
    lcp.fr ↗
  58. Gabrielle Cathala, députée (La France insoumise) - Députée opposée à la proposition de loi.
    « Gabrielle Cathala (La France insoumise) s'est dite "très surprise que ce texte issu de la droite sénatoriale se retrouve dans une niche GDR" »
    lcp.fr ↗
  59. Marie Pochon, députée (Écologiste et social) - Députée opposée à la proposition de loi.
    « Marie Pochon (Écologiste et social) a évoqué "le vertige" d'une proposition de loi »
    lcp.fr ↗
  60. Henri Alfandari, député (Horizons) - Député soutenant la proposition de loi.
    « "S'il n'y a rien, chers collègues, dans le sous-sol guyanais, alors rien ne sert de l'empêcher. Et s'il y a quelque chose, exploitons-le selon nos normes environnementales", a affirmé Henri Alfandari (Horizons) »
    lcp.fr ↗
  61. « La Guyane est encore une colonie » - Déclaration du député Jean-Victor Castor.
    « « La Guyane est encore une colonie », dénonce le député Jean-Victor Castor »
    humanite.fr ↗
  62. Davy Rimane, député de Guyane (Gauche démocrate et républicaine - GDR) et président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale - Député ultramarin soutenant la proposition de loi.
    « Davy Rimane (GDR) [.] le président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale »
    lcp.fr ↗
  63. "Nous sommes livrés à nous-mêmes, nous sommes enfermés sur nous-mêmes, les sujets outre mer ne vous intéressent pas sauf quand cela peut avoir un intérêt pour la nation [.] Nos vies n'ont aucun intérêt pour le pays aujourd'hui et je pèse mes mots" - Déclaration de Davy Rimane.
    « "Nous sommes livrés à nous-mêmes, nous sommes enfermés sur nous-mêmes, les sujets outre mer ne vous intéressent pas sauf quand cela peut avoir un intérêt pour la nation [.] Nos vies n'ont aucun intérêt pour le pays aujourd'hui et je pèse mes mots" »
    lcp.fr ↗
  64. Olivier Serva, député de Guadeloupe (Liot) - Député ultramarin soutenant la proposition de loi.
    « Olivier Serva (Liot), pour qui "maintenir cette interdiction, c'est accepter de s'approvisionner auprès de pays aux standards environnementaux et sociaux bien moins exigeants" »
    lcp.fr ↗
  65. « une rupture » avec la gauche française - Déclaration des deux députés de Guyane sur leur relation avec la gauche française.
    « les deux députés de Guyane évoquent « une rupture » avec la gauche française »
    humanite.fr ↗
  66. La niche parlementaire prend automatiquement fin à minuit - Règle de l'Assemblée nationale concernant la durée des niches parlementaires.
    « le règlement de l’Assemblée nationale prévoit qu’une niche parlementaire prend automatiquement fin à minuit, quelle que soit l’avancée des débats. »
    cnews.fr ↗
  67. Les communistes avaient réussi à infliger un sérieux camouflet au gouvernement en provoquant le rejet symbolique de la réforme des retraites par l’Assemblée nationale l’an passé - Événement passé lié à la niche parlementaire du groupe GDR.
    « les communistes avaient, par exemple, réussi à infliger un sérieux camouflet au gouvernement en provoquant le rejet symbolique de la réforme des retraites par l’Assemblée nationale »
    humanite.fr ↗

Sources

Claire Delattre

Claire Delattre

Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la politique nationale française. Elle décortique les rapports de force institutionnels, les arbitrages de l'exécutif, les recompositions partisanes. Sourçage à la phrase, croisement gauche-droite-centre, distinction des temps politiques.

Publicité
Cree ton revenu en ligne avec la methode info.fr
Lien copié !
×