Parlement : une session extraordinaire chargée avant la rentrée
Convoqués par décret présidentiel, les députés et sénateurs examinent 9 projets et 14 propositions de loi avant octobre 2026.
Depuis le 1er juillet 2026, le Parlement siège en session extraordinaire sur décision présidentielle. Neuf projets de loi et quatorze propositions de loi figurent au programme, sur des sujets allant de l'agriculture à l'aide à mourir.
L’essentiel
- Convocation : décret présidentiel du 15 juin 2026, complété par un décret du 29 juin 2026
- Ouverture : session extraordinaire depuis le mercredi 1er juillet 2026
- Ordre du jour : 9 projets de loi et 14 propositions de loi
- Ajout tardif : le texte sur la relance et la décentralisation du logement, inscrit par le décret du 29 juin
- International : sept accords soumis à ratification
Le Parlement a repris ses travaux le 1er juillet 2026 en session extraordinaire, comme l’a fixé un décret présidentiel du 15 juin dernier, selon Légifrance. Un second décret, signé le 29 juin, est venu compléter et ajuster l’ordre du jour initial. C’est ce texte complémentaire qui a permis d’ajouter au calendrier le projet de loi sur la relance et la décentralisation du logement, précise Légifrance.
Un agenda estival particulièrement dense
Selon Vie-publique.fr, l’ordre du jour de cette période comprend l’examen de 9 projets de loi et de 14 propositions de loi, auxquels s’ajoutent sept projets de loi autorisant la ratification d’accords internationaux. Cette accumulation de textes s’explique par la volonté d’avancer sur un calendrier législatif chargé avant la rentrée d’octobre 2026, plutôt que de reporter ces dossiers à l’automne.
Les textes qui structurent la session
Parmi les projets de loi inscrits figurent un texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, ainsi qu’un projet actualisant la loi de programmation militaire pour la période 2024-2030, tous deux mentionnés par Vie-publique.fr. Le projet de loi sur la protection des enfants et le texte relatif à l’ordre public comptent également parmi les dossiers phares de la session.
Côté propositions de loi, le programme aborde des sujets de société sensibles : le droit à l’aide à mourir, une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions, et la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, selon la même source. Des sessions de questions au Gouvernement et de contrôle parlementaire se poursuivent en parallèle : le décret prévoit pour le Sénat une séance hebdomadaire de questions au Gouvernement et une séance de questions orales sans débat, précise Légifrance.
Contexte institutionnel
La convocation d’une session extraordinaire en dehors des périodes ordinaires de séance est une procédure prévue par la Constitution et régulièrement utilisée lorsque le calendrier ne permet pas d’épuiser les textes en attente. Elle mobilise l’Assemblée nationale et le Sénat sur un rythme resserré, en plein été, avec un volume de textes qui dépasse ici la vingtaine de projets et propositions confondus. Aucune source ne permet à ce stade de préciser un calendrier détaillé d’examen par assemblée pour chacun de ces textes.
La suite des débats déterminera lesquels de ces textes seront effectivement votés avant la rentrée parlementaire d’octobre.