Nîmes : 1 497 procédures de violences sexuelles sur mineurs réexaminées d’ici juillet 2026
Le procureur général Xavier Bonhomme détaille dans La Gazette de Nîmes le réexamen prioritaire de près de 1 500 dossiers, ordonné après l'affaire Lyhanna.
Le procureur général près la cour d'appel de Nîmes, Xavier Bonhomme, s'est confié à La Gazette de Nîmes sur le traitement des violences sexuelles sur mineurs. 1 497 procédures doivent être réexaminées d'ici au 14 juillet 2026 sur l'ensemble du ressort. Seules deux affaires font actuellement l'objet d'une enquête active.
L’essentiel
- 1 497 : nombre de procédures de violences sexuelles sur mineurs à réexaminer sur le ressort de la cour d’appel de Nîmes d’ici au 14 juillet 2026.
- 689 : dossiers traités par le parquet de Nîmes, le plus gros contingent devant Privas (271), Avignon (216), Carpentras (180), Alès (82) et Mende (59).
- 2 : seules deux de ces procédures font actuellement l’objet d’une enquête active, selon le procureur général.
- 8 juin 2026 : date de la circulaire du garde des Sceaux Gérald Darmanin après l’affaire Lyhanna, à l’origine de ce réexamen.
Le procureur général près la cour d’appel de Nîmes, Xavier Bonhomme, a accordé une interview à La Gazette de Nîmes sur le traitement des procédures de violences sexuelles sur mineurs. Il détaille les modalités du réexamen massif de 1 497 dossiers, engagé après la circulaire du garde des Sceaux Gérald Darmanin du 8 juin 2026, consécutive à l’affaire Lyhanna.
Un réexamen massif après l’affaire Lyhanna
La circulaire ministérielle demandait un traitement prioritaire des infractions sexuelles sur mineurs. Xavier Bonhomme a convoqué les procureurs de la République des six parquets du ressort - Alès, Avignon, Carpentras, Mende, Nîmes et Privas - pour mettre en œuvre les directives. La répartition des 1 497 procédures est la suivante : 689 à Nîmes, 271 à Privas, 216 à Avignon, 180 à Carpentras, 82 à Alès et 59 à Mende, selon les informations du Réveil du Midi et de la radio ici.
Les critères du réexamen
Le procureur général a précisé les trois axes d’évaluation : la dangerosité présumée de la personne mise en cause, la gravité des faits et le risque de réitération. Seules deux procédures sur les 1 497 font actuellement l’objet d’une enquête active. « L’efficacité de la chaîne pénale est conditionnée aux moyens des parquets et aux capacités des services d’enquête », a souligné Xavier Bonhomme, cité par plusieurs médias locaux.
Ce réexamen massif intervient après plusieurs affaires retentissantes dans la région. À Prémery (Nièvre), un médecin généraliste de 75 ans a été placé en garde à vue pour viol et agression sexuelle sur mineur, tandis qu’à Bastia, deux habitants ont récemment piégé un présumé prédateur sexuel via TikTok. Ces affaires illustrent l’ampleur du phénomène et la nécessité d’un traitement judiciaire renforcé.
Des moyens nécessaires
Xavier Bonhomme insiste sur le besoin de moyens humains et matériels. Les capacités d’enquête des services de police et de gendarmerie sont limitées, et les plaintes en attente de transmission aux parquets seront examinées dans un second temps, une fois le réexamen des procédures déjà enregistrées achevé. Le calendrier est fixé au 14 juillet 2026.
Contexte dans le Gard
Le département du Gard (30) compte 749 000 habitants (INSEE, 2024). Nîmes, préfecture, est le siège de la cour d’appel dont dépendent également les départements de la Lozère, du Vaucluse et de l’Ardèche. Les parquets du ressort traitent chaque année plusieurs centaines d’affaires de violences sexuelles. Avec 689 dossiers à réexaminer, Nîmes concentre près de la moitié des procédures, ce qui représente une charge importante pour un parquet déjà sous tension. Le procureur général a convoqué les procureurs pour calibrer les moyens nécessaires à ce chantier prioritaire.
Prochaine étape : le 14 juillet 2026
L’ensemble des 1 497 dossiers devra être réexaminé d’ici au 14 juillet 2026. Dans un second temps, les plaintes déposées mais non encore transmises aux parquets feront l’objet d’une analyse complémentaire. Xavier Bonhomme a remercié La Gazette de Nîmes pour avoir permis cette mise au point sur un sujet « très sensible ».
Sources
- X (Twitter) : Compte officiel de la cour d'appel de Nîmes
- Le Réveil du Midi : Cour d'appel de Nîmes : 1 497 procédures pour violences sexuelles sur mineurs réexaminées d'ici au 14 juillet
- ici (France Bleu) : Violences sexuelles sur mineurs : près de 1.500 procédures à réexaminer sur le ressort de la cour d'appel de Nîmes
- Midi Libre : Après l'affaire Lyhanna, le procureur général de la cour d'appel de Nîmes indique une réévaluation des dossiers