Nîmes : Les Vers du Ter-Ter, 3e édition d’écologie populaire du 9 au 14 juin
Le festival bénévole et gratuit investit les quartiers populaires nîmois avec débats, ateliers et concerts sur le thème de l'argent et des inégalités.
Du 9 au 14 juin 2026, le festival Les Vers du Ter-Ter tient sa troisième édition à Nîmes. Sans subventions publiques, le collectif bénévole déploie un programme gratuit dans plusieurs quartiers populaires autour du thème « Fauchons le blé, parlons oseille ».
L’essentiel
- 3e édition : festival Les Vers du Ter-Ter, du 9 au 14 juin 2026 à Nîmes.
- Thème 2026 : « Fauchons le blé, parlons oseille » - inégalités, argent et écologie populaire.
- Organisation : collectif bénévole, zéro subvention publique, environ 52 partenaires.
- Quartiers : Gambetta, Richelieu, Pissevin, Valdegour, route d’Arles, Placette, Jean-Jaurès.
- Entrée : 100 % gratuit.
Un festival ancré dans les quartiers depuis 2024
La première édition remonte à juin 2024, portée par le tiers-lieu Le Spot et le Bar du Midi, dans le seul quartier Gambetta, autour de la souveraineté alimentaire. En juillet 2025, la deuxième édition - intitulée « Habiter nos quartiers » - avait étendu la carte à Richelieu, Pissevin et Valdegour, selon Objectif Gard. Cette année, le festival couvre un périmètre encore plus large : route d’Arles, Placette, Jean-Jaurès s’ajoutent aux sites déjà investis.
La Marseillaise a relayé l’événement sur X :
« Fauchons le blé, parlons oseille » : le programme 2026
Le collectif a présenté la programmation le 28 mai au Bar du Midi, avec notamment Lauréline Tellier (co-créatrice), Josefa Fernandez-Valladier, Odessa Bouet-Roussel et Maxime Lauzy, selon Midi Libre.
Le programme, tel que détaillé par Midi Libre et Vivre Nîmes, couvre plusieurs formats :
- Débats : le 12 juin au Puits-Couchoux, Attac et Raphaël Pradeau sur la taxation des riches ; débat sur « l’injuste prix » de l’alimentation.
- Ateliers : rénovation écologique à La Virgule (Richelieu), encres végétales, atelier radio à Pissevin.
- Ciné-débat : La Guerre des centimes à Valdegour.
- Repas partagés : portés notamment par Côté Jardins Solidaires.
- Spectacles et concerts : DJ Sandro, chorale, karaoké en clôture à la Placette.
L’ensemble est gratuit. Le festival se revendique comme alternative à une écologie perçue comme élitiste, selon La Marseillaise. Dans le Gard, d’autres initiatives culturelles de quartier coexistent - le festival This Is Not A Love Song investissait lui aussi Nîmes ce même mois de juin.
Contexte dans le Gard
Pissevin-Valdegour, où se déroulent plusieurs événements du festival, est le plus grand quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) de Nîmes, avec environ 16 000 à 16 500 habitants selon les données INSEE et SIG Ville. Le festival s’y implante comme outil de lien social autant que culturel.
Le collectif fonctionne sans financement public, s’appuyant sur environ 52 partenaires et bénévoles dans une logique horizontale, ouverte aux habitants. Ce modèle reste rare dans le paysage associatif gardois. À titre de comparaison, dans le département voisin, des initiatives citoyennes de long terme comme la restauration du vallon d’Escaunes à Sernhac illustrent aussi cet engagement bénévole ancré dans les territoires.
Le festival a été couvert par La Marseillaise, Midi Libre, Objectif Gard et Vivre Nîmes depuis fin mai.
La clôture est prévue le 14 juin à la Placette avec un karaoké en concert ; le programme complet est consultable sur les pages Facebook et Instagram du festival.
Sources
- La Marseillaise : A Nîmes, les Vers du ter-ter font pousser l'écologie populaire
- Midi Libre : Le festival Les Vers du ter-ter présente sa troisième édition
- Objectif Gard : Le festival du Ter-Ter ancre les quartiers de Nîmes dans l'écologie
- Vivre Nîmes : Festival Les Vers du ter-ter à Nîmes : l'écologie comme moteur