À Nîmes, la manif du 1er mai cible les profiteurs de guerre et appelle à la paix

Entre 800 et 2 500 personnes dans les rues de Nîmes, selon les sources, pour défendre les droits des travailleurs et dénoncer l'économie de l'armement.

À Nîmes, la manif du 1er mai cible les profiteurs de guerre et appelle à la paix
Illustration Marine Vidal / info.fr

L'intersyndicale nîmoise a mobilisé ce 1er mai 2026 pour défendre le jour férié et les services publics. La colère s'est aussi tournée contre ce que les manifestants nomment les « profiteurs de guerre », dans un contexte de hausse du budget militaire national. La marche s'est conclue par un appel à la solidarité avec le peuple palestinien.

L’intersyndicale nîmoise a mobilisé ce 1er mai 2026 pour défendre le jour férié et les services publics. La colère s’est aussi tournée contre ce que les manifestants nomment les « profiteurs de guerre », dans un contexte de hausse du budget militaire national. La marche s’est conclue par un appel à la solidarité avec le peuple palestinien.

L’essentiel

  • Participation : entre 700 personnes (police), 800 (Midi Libre) et 2 500 (intersyndicale) selon les sources, contre 1 800 à 2 000 en 2025.
  • Revendication centrale : défense du 1er mai comme jour férié, menacé par une proposition de loi rejetée en avril 2026 grâce à la mobilisation syndicale.
  • Budget Défense 2026 : hausse de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2025, seule enveloppe nationale en augmentation, dénoncée par les syndicats.
  • Gard : les crédits nationaux pour l’insertion par l’activité économique ont baissé de 11 % dans le département en 2026.
  • Clôture : appel à la solidarité avec le peuple palestinien prononcé par Malik Aïtamara (AFPS), soutenu par l’intersyndicale.

Entre 700 et 2 500 manifestants : l’habituelle guerre des chiffres

Comme chaque année, les comptages divergent. La police recense 700 participants, Midi Libre estime la foule à environ 800 personnes, l’intersyndicale revendique 2 500 manifestants dans les rues de Nîmes ce 1er mai 2026. Quel que soit le décompte retenu, la participation marque un recul par rapport à 2025, où La Gazette de Nîmes estimait le cortège à 1 800 ou 2 000 personnes selon les syndicats.

La mobilisation nationale reste, elle, stable. Le ministère de l’Intérieur recense 158 000 manifestants en France, la CGT plus de 300 000 - des chiffres quasi identiques à ceux de 2025, selon Ouest-France et Le Monde.

« Profiteurs de guerre » : le slogan qui concentre la colère

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Le cortège nîmois portait un message qui dépasse la défense du droit du travail. Des pancartes dénonçaient l’économie de l’armement et exprimaient leur soutien aux travailleurs en Palestine, en Iran, au Liban et au Soudan, selon le compte @lamarsweb qui couvrait la manifestation.

Eva Alcaniz, pour la CGT, a pris la parole en début de rassemblement. Elle a appelé à « rediriger les richesses vers les services publics, la protection sociale et la transition écologique, plutôt que vers la guerre », et à défendre le droit international pour la paix, toujours selon @lamarsweb.

En toile de fond : le budget de la Défense 2026, en hausse de 6,7 milliards d’euros, constitue la seule enveloppe en augmentation significative dans la loi de finances, au détriment de l’éducation et de l’hôpital, selon L’Humanité. C’est précisément ce redéploiement budgétaire que les syndicats contestent.

Défendre le 1er mai : une victoire récente à confirmer

La présence dans les rues avait aussi une dimension défensive. Une proposition de loi visant à supprimer le caractère chômé du 1er mai a été rejetée en avril 2026, après une mobilisation de la CGT et de l’intersyndicale, selon Midi Libre. Le slogan « On ne touche pas au 1er mai » scandé dans le cortège nîmois en portait la trace.

Pour les organisateurs, maintenir la pression dans la rue reste nécessaire. Nîmes vivait par ailleurs une autre forme de rassemblement ce vendredi soir, avec le gala annuel du Nîmes Olympique au Palais des Congrès - signe d’une ville qui juxtapose mobilisations sociales et événements grand public en ce début de mois de mai.

Clôture sous le signe de la Palestine

La marche s’est terminée par une prise de parole de Malik Aïtamara, représentant de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS). Il a condamné « le génocide et l’occupation israélienne » et appelé à la solidarité avec le peuple palestinien, selon @lamarsweb. Ce discours était soutenu par l’ensemble de l’intersyndicale.

L’articulation entre revendications sociales et prises de position géopolitiques n’est pas nouvelle dans les cortèges du 1er mai. Elle était particulièrement marquée cette année à Nîmes.

Contexte dans le Gard

Les critiques syndicales contre les arbitrages budgétaires trouvent un écho concret dans le département. Le Gard fait face en 2026 à un effet de ciseau financier : recettes en baisse, dépenses en hausse. Les crédits nationaux dédiés à l’insertion par l’activité économique ont reculé de 11 % dans le département, selon le rapport d’orientations budgétaires du Conseil départemental du Gard et le site spécialisé Agence HV.

Ce contexte alimente la perception, exprimée dans le cortège, d’une concurrence entre dépenses militaires et financement des services de proximité. La CGT du Gard n’a pas publié de chiffres complémentaires sur les effectifs locaux à ce stade.

Sur le plan national, d’autres signaux de tension sociale dans la région Occitanie illustrent la pression que subissent les agents du secteur public ces derniers mois.

Prochaine étape

L’intersyndicale n’a pas annoncé de nouvelle mobilisation à Nîmes à ce stade. Au niveau national, la CGT doit tenir un point de bilan de la journée du 1er mai dans les prochains jours.

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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