Noyade à la base olympique de Vaires-Torcy : le décès de l’adolescent confirmé
Un adolescent de 17 ans originaire de Bagnolet s'est noyé vendredi 19 juin dans une zone interdite de la base nautique de Vaires-Torcy, à Chelles. Son décès a été constaté lundi 22 juin.
Un drame de plus sur les plans d'eau de Seine-et-Marne. Malgré l'intervention rapide des secours et une réanimation cardiaque, l'adolescent n'a pas survécu. Les élus locaux rappellent les dangers de la baignade hors des zones surveillées.
L’essentiel
- Fait 1 : Un adolescent de 17 ans originaire de Bagnolet s’est noyé le vendredi 19 juin 2026 sur la base nautique olympique de Vaires-Torcy, à Chelles.
- Fait 2 : Il se baignait avec des amis dans une zone interdite, non surveillée. Immergé environ 15 minutes, il a été sorti par les plongeurs du Sdis 77 vers 15h30.
- Fait 3 : Après une réanimation cardiaque sur place et une héliportation vers La Pitié-Salpêtrière, son décès a été constaté le lundi 22 juin.
- Fait 4 : Le maire de Chelles, Brice Rabaste, et le président de l’île de loisirs, Pascal Collado, ont déploré le non-respect des interdictions de baignade.
Ce qui s’est passé
Vendredi 19 juin 2026, en début d’après-midi, un groupe d’amis âgés d’une vingtaine d’années a pénétré sur la base nautique olympique de Vaires-Torcy, située sur la commune de Chelles (Seine-et-Marne). Le site, qui avait accueilli les épreuves d’aviron et de canoë-kayak des Jeux Olympiques de 2024, est aujourd’hui un espace de loisirs ouvert au public mais strictement réglementé. La baignade y est formellement interdite en dehors des plages surveillées de l’île de loisirs.
Selon les informations recueillies par Le Parisien et Actu.fr, un adolescent de 17 ans, originaire de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), a plongé dans les eaux du bassin olympique. Rapidement, il a disparu sous la surface. Ses amis ont donné l’alerte vers 15h15. Les pompiers du Sdis 77 ont dépêché des plongeurs sur place. La victime a été sortie de l’eau après environ quinze minutes d’immersion, en arrêt cardiorespiratoire.
Les secours ont pratiqué un massage cardiaque et une réanimation avancée. Vers 17h, l’activité cardiaque a repris, mais le pronostic vital restait engagé. L’adolescent a été héliporté vers l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris. Malgré les soins intensifs, il est décédé dans le week-end. Son décès a été officiellement constaté le lundi 22 juin, selon une information confirmée par plusieurs sources locales.
La réaction des élus
Le maire de Chelles, Brice Rabaste, s’est rendu sur place dès vendredi après-midi. Il a rappelé, dans une déclaration rapportée par Le Parisien, que le bassin olympique est une zone « dangereuse et non surveillée », et que la baignade y est interdite depuis l’ouverture du site au public. « Nous avons installé des panneaux très visibles et des médiateurs sillonnent le site, mais certains persistent à ignorer les consignes », a-t-il regretté.
Pascal Collado, président de la société qui gère l’île de loisirs de Vaires-Torcy, a lui aussi exprimé sa peine et sa colère. « Ce sont des drames que l’on ne cesse de redouter chaque été. Les jeunes viennent ici pour se rafraîchir, mais ils ne mesurent pas les risques. L’eau est froide, les courants peuvent surprendre, et il n’y a aucun maître-nageur. » Il a rappelé que des zones de baignade surveillées existent à quelques centaines de mètres, sur la plage de l’île de loisirs.
Contexte dans le département
Ce nouveau drame survient dans un département déjà marqué par une série de noyades. Fin mai 2026, un épisode caniculaire avait provoqué quatre noyades en Seine-et-Marne, toutes dans des zones interdites à la baignade (lacs, canaux, carrières). Le phénomène est récurrent : chaque été, les plans d’eau du département attirent des baigneurs imprudents, malgré les campagnes de prévention.
La base nautique olympique de Vaires-Torcy, située à cheval sur les communes de Vaires-sur-Marne et Chelles, est un site emblématique hérité des Jeux de Paris 2024. Elle comprend un bassin d’aviron de 2 200 mètres de long, des installations sportives et une base de loisirs. Depuis sa réouverture au public en 2025, les autorités multiplient les avertissements sur les risques de baignade hors des zones autorisées. Selon Mesinfos, une vingtaine d’interventions de secours ont déjà eu lieu cette saison pour des baignades sauvages.
Une baignade interdite et dangereuse
Les lieux où l’adolescent a perdu la vie ne sont pas équipés de dispositifs de surveillance. Aucun poste de secours, aucune bouée, aucun maître-nageur. Les panneaux d’interdiction sont pourtant nombreux, comme l’a indiqué la mairie de Chelles. Mais la tentation est forte, surtout lors des fortes chaleurs. « Le bassin est large, l’eau semble calme, mais elle peut être traître », explique un agent de la base de loisirs joint par Actu.fr. « Il y a des différences de température, des courants liés au système de pompage, et surtout aucune visibilité sous l’eau. »
Les associations de prévention des noyades alertent régulièrement sur le phénomène des « baignades sauvages » dans les plans d’eau non surveillés. En France, près de 60 % des noyades accidentelles surviennent dans des lieux non aménagés. « Chaque année, des jeunes perdent la vie pour une baignade de quelques minutes. Il faut absolument rappeler que seuls les sites déclarés et surveillés sont sûrs », souligne le président de l’île de loisirs.
La mairie de Chelles n’a pas encore annoncé de mesures supplémentaires. Une réunion de sécurité pourrait être organisée dans les prochains jours avec les gestionnaires de la base et les forces de l’ordre. En attendant, les élus appellent à la plus grande vigilance et renouvellent leur message : ne pas se baigner en dehors des zones encadrées.