Oloron-Sainte-Marie : une cuisine collective inaugurée au cœur du quartier Sègues
L'Espace de vie sociale de Sègues s'est doté d'une cuisine rénovée pour accueillir 200 familles chaque mois autour du partage culinaire.
Une nouvelle cuisine collective a été inaugurée le 9 avril à l'Espace de vie sociale (EVS) du quartier Notre-Dame, rue de Sègues. Le lieu, géré par l'association La Haüt, vise à renforcer le lien entre familles modestes du secteur. Un projet construit sur plusieurs années, avec le soutien de la mairie et d'entreprises locales.
Le 6 bis rue de Sègues accueille depuis le 9 avril une cuisine collective flambant neuve. Inaugurée en présence des usagers de la structure, elle s’inscrit dans la longue rénovation de l’Espace de vie sociale (EVS) installé dans l’ancien Centre Municipal d’Animation - lui-même héritier de l’ex-MJC du quartier Notre-Dame, selon la mairie d’Oloron-Sainte-Marie.
Le chantier a mobilisé plusieurs acteurs. LH Cuisines a fourni et posé le mobilier. La mairie a financé le sol neuf. L’entreprise Laulhe a offert la peinture, avec l’appui bénévole de Michel Thomas, selon La République des Pyrénées. Résultat : un espace fonctionnel, testé une première fois lors de l’omelette pascale du quartier.
Bénédicte Loustaunau, membre de la commission sociale de l’association, ne cache pas sa satisfaction : « une belle réalisation, qu’on a pu tester récemment lors de l’omelette pascale du quartier. Cet espace rénové a été très apprécié. »
200 familles concernées chaque mois
L’EVS de Sègues est géré par l’association La Haüt, présidée par Ginette Vieren. Sa mission : créer un lieu familial et intergénérationnel, ouvert à tous, avec une attention particulière aux ménages modestes du secteur. Quelque 200 familles fréquentent le lieu chaque mois pour partager repas et savoir-faire culinaire, selon les données transmises dans le cadre du projet.
Le projet EVS a une histoire longue. C’est en 2014 qu’un changement réglementaire de la CAF a autorisé les centres sociaux à piloter un EVS sur le même territoire. La phase active, elle, n’a démarré qu’en décembre 2017. Avant l’ouverture, 150 personnes ont participé au processus de concertation, et 80 autres ont été interrogées via des « écoutes larges », avec des comités techniques et de pilotage incluant des habitants tirés au sort, selon le bulletin municipal Inf’Oloron.
Le financement global du projet a reposé à 35 % sur l’État (DETR) et à 23,72 % sur le Département des Pyrénées-Atlantiques, via un appel à projets pour le renforcement des centralités.
Des travaux qui continuent
La cuisine n’est qu’une étape. Des menuiseries ont déjà été remplacées, comme le signale La République des Pyrénées. La présidente Ginette Vieren pointe un autre chantier à venir : « Le toit de notre structure pose aussi problème. Une réfection est dans les tuyaux, même si on ne sait pas encore quand cela sera concrétisé. »
Le calendrier exact de cette rénovation n’a pas été précisé à ce stade.