OM sous contrôle : la DNCG encadre la masse salariale du club marseillais

Le gendarme financier du foot français a prononcé un encadrement strict des dépenses de l'OM, plombé par un déficit record de 105 millions d'euros.

OM sous contrôle : la DNCG encadre la masse salariale du club marseillais
Illustration Guillaume Charpentier / info.fr

La DNCG a officiellement annoncé le 26 juin 2026 l'encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert de l'Olympique de Marseille. Le club doit désormais réduire son train de vie et générer entre 50 et 60 millions d'euros de plus-values sur les ventes de joueurs.

L’essentiel

  • Fait 1 : La DNCG a encadré la masse salariale et les indemnités de transfert de l’OM le 26 juin 2026.
  • Fait 2 : Le club affiche un déficit de 105 millions d’euros pour l’exercice clos en juin 2025.
  • Fait 3 : L’UEFA a infligé une amende de 10 millions d’euros à l’OM le 17 juin 2026.
  • Fait 4 : Stéphane Richard prendra officiellement la présidence du club le 2 juillet 2026.
  • Fait 5 : Le stade sera rebaptisé « CEPAC Vélodrome » à compter du 2 juillet grâce à un accord de naming.

L’été s’annonce chaud sur la Canebière, mais pas pour les raisons habituelles. L’Olympique de Marseille, l’un des clubs les plus populaires de Ligue 1, vient de passer sous la coupe du gendarme financier du football français. La DNCG a officialisé ce vendredi 26 juin 2026 un encadrement strict de sa masse salariale et de ses indemnités de transfert. Une décision lourde de conséquences pour un club dont les comptes sont dans le rouge.

Ce que la DNCG a décidé

Selon les informations de L’Équipe, confirmées par la LFP, la DNCG a prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert de l’OM. Le club ne pourra plus dépenser librement. Chaque recrutement et chaque revalorisation de contrat devront être validés par le gendarme financier. La décision fait suite au passage du club en sursis à statuer le 23 juin dernier, date à laquelle la DNCG avait demandé des justificatifs complémentaires. Stéphane Richard, futur président (il prend ses fonctions le 2 juillet), a personnellement défendu le budget présenté. En contrepartie, Frank McCourt, le propriétaire américain, a apporté des garanties financières mais impose une baisse drastique de la masse salariale.

Les causes : un déficit abyssal et une amende UEFA

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’OM a enregistré un déficit de 105 millions d’euros pour l’exercice clos en juin 2025. Un trou béant qui a immédiatement attiré l’attention de la DNCG. Mais ce n’est pas tout : l’UEFA a condamné le club le 17 juin 2026 à une amende de 10 millions d’euros pour non-respect de ses règles financières. Double peine pour l’Olympique de Marseille, qui voit ses marges de manœuvre se réduire comme peau de chagrin.

Pour remettre les compteurs à zéro, le club devra dégager entre 50 et 60 millions d’euros de plus-values sur les ventes de joueurs lors de ce mercato estival. Une pression immense sur les épaules du directeur sportif Grégory Lorenzi, chargé d’opérer des cessions lucratives tout en maintenant un effectif compétitif.

La contrepartie : ventes obligatoires et nouveau naming

Pour accroître ses revenus sans vendre trop d’âmes, l’OM a signé un contrat de naming qui rebaptisera son enceinte « CEPAC Vélodrome » à partir du 2 juillet 2026. Cette rentrée d’argent frais est une bouffée d’oxygène, mais elle ne suffira pas à combler le gouffre. Le club doit vendre. Et vite. Les noms des joueurs susceptibles de rapporter gros circulent déjà. Mason Greenwood, meilleur buteur du club en Ligue 1 la saison passée avec 16 réalisations, pourrait être l’une des principales sources de plus-value. Mais Lorenzi devra aussi gérer les départs de cadres pour alléger la masse salariale.

Pendant que l’OM serre sa ceinture, d’autres clubs n’ont pas les mêmes contraintes. Le PSG, par exemple, a trouvé un accord record pour Gonçalo Ramos, tandis que le basket français sauvait l’honneur à la NBA Draft avec Narcisse Ngoy. Deux mondes qui illustrent les écarts de moyens dans le sport professionnel français.

Le mercato sous tension pour Grégory Lorenzi

Le directeur sportif de l’OM marche sur des œufs. Privé de la possibilité de recruter librement, il doit composer avec un marché entravé par les mesures de la DNCG. Chaque négociation sera scrutée, chaque dépense contrôlée. « C’est un mercato de gestion, pas de séduction », résume un observateur marseillais. L’OM va devoir recruter malin, probablement des joueurs libres ou à bas coût, tout en espérant que les cibles prioritaires ne soient pas attirées par la concurrence. La marge est infime.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

L’Olympique de Marseille est bien plus qu’un club dans le département des Bouches-du-Rhône. Il en est le principal ambassadeur sportif, avec une ferveur populaire sans équivalent. Depuis son installation au stade Vélodrome en 1937, le club a tissé un lien viscéral avec le territoire. Mais les difficultés financières ne sont pas nouvelles : déjà en 2023, l’OM avait été contraint de vendre plusieurs joueurs pour assainir ses comptes. La situation actuelle, aggravée par des sanctions multiples, rappelle que même les plus grands clubs ne sont pas à l’abri des règles comptables.

Le département, qui compte près de deux millions d’habitants, suit avec inquiétude cette nouvelle page. Les supporters, habitués à voir leur club dans le rouge, espèrent que les sacrifices consentis cet été permettront de repartir sur des bases saines. Mais en attendant, l’heure est à l’austérité.

Prochaine étape

La prochaine échéance importante est fixée au 2 juillet 2026. Ce jour-là, Stéphane Richard sera officiellement installé à la présidence, et le stade sera rebaptisé. L’OM devra également présenter un plan de redressement détaillé à la DNCG avant la reprise du championnat. Le mercato refermé, on saura si les 50 à 60 millions de plus-values ont été atteints. D’ici là, chaque sortie sera scrutée.

Pour les supporters, le message est clair : patience et rigueur. L’été promet d’être long sur la Canebière.

Guillaume
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Sources

Guillaume Charpentier

Guillaume Charpentier

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le sport et la culture. Il refuse le commentaire de match ou la promotion déguisée, et décortique les enjeux structurels : économie réelle, arbitrages calendrier, voix critiques attribuées, inégalités de traitement.

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