OM : la DNCG met la pression, douze joueurs sur le marché sans résiliation
L'Olympique de Marseille doit vendre entre 50 et 60 millions d'euros avant le 30 juin. Douze joueurs sont placés sur le marché, mais le club refuse de les brader.
L'OM fait face à une exigence financière de la DNCG 50 à 60 millions d'euros de cessions avant le 30 juin 2026. Douze joueurs sont déclarés transférables, mais les négociations piétinent, entre refus d'offres et absence de résiliations.
L’essentiel
- Fait 1 : La DNCG exige de l’OM entre 50 et 60 millions d’euros de ventes avant le 30 juin 2026 sous peine de sursis à statuer.
- Fait 2 : Douze joueurs sont officiellement sur le marché, sans possibilité de résiliation de contrat, selon Football Club de Marseille.
- Fait 3 : Leonardo Balerdi a refusé une offre de 25 millions d’euros, bloquant son départ.
- Fait 4 : Mason Greenwood n’a reçu aucune offre concrète, malgré un accord verbal avec Fenerbahçe évoqué en juin.
- Fait 5 : Plusieurs cadres (Gigot, Veretout, Mbemba, Lopez) sont écartés par l’entraîneur De Zerbi.
Une pression financière inédite
L’Olympique de Marseille vit un mercato estival sous haute tension. La DNCG, gendarme financier du football français, a imposé au club une condition claire : dégager entre 50 et 60 millions d’euros de cessions avant le 30 juin 2026. Faute de quoi, le budget présenté ne sera pas approuvé et un sursis à statuer sera prononcé, comme cela avait déjà été le cas en juin 2024, selon L’Équipe. Cette exigence fait suite à l’explosion du déficit lors de la saison 2023-2024, un passif que les dirigeants marseillais tentent de résorber.
Pour y parvenir, le club a placé une large partie de son effectif sur le marché. Selon Football Club de Marseille, douze joueurs sont déclarés transférables. Mais la direction a pris une décision radicale : aucune résiliation de contrat ne sera négociée. Les départs devront donc passer par des transferts payants, ce qui complique les discussions avec les clubs intéressés.
Un message posté par le compte Football Club de Marseille résume la situation : « 12 joueurs sur le marché, pas de résiliations ! » Ce ton ferme traduit la volonté des dirigeants de ne pas brader leurs actifs, même sous la pression de l’échéance du 30 juin.
Les cas épineux : Balerdi, Greenwood, Højbjerg
Parmi les douze joueurs concernés, plusieurs cas cristallisent les difficultés. Leonardo Balerdi, défenseur central et capitaine de l’OM, a refusé une offre de 25 millions d’euros, selon Top Mercato. L’Argentin bloquerait ainsi les négociations, alors que son départ permettrait d’alléger sensiblement la masse salariale. De son côté, Mason Greenwood, recruté 31,6 millions d’euros en juillet 2024 en provenance de Manchester United, n’a reçu aucune offre concrète à ce jour. Pourtant, un accord verbal avec Fenerbahçe avait été évoqué en juin, mais l’OM réclamerait 55 millions d’euros, un montant qui refroidit les ardeurs turques.
Pierre-Emile Højbjerg, arrivé de Tottenham pour environ 15 millions d’euros à l’été 2024, fait également partie de la liste. Le milieu danois, cadre de l’équipe, pourrait rapporter une somme intéressante, mais aucun club ne s’est encore manifesté officiellement. Enfin, plusieurs joueurs considérés comme indésirables par l’entraîneur Roberto De Zerbi - Samuel Gigot, Jordan Veretout (déjà parti à Lyon en septembre 2024 pour 4 millions), Chancel Mbemba et Pau Lopez - sont également poussés vers la sortie, compliquant le dégraissage.
Un mercato entre urgence et intransigeance
La stratégie de l’OM est claire : vendre, mais pas à n’importe quel prix. « Le club refuse de brader ses joueurs malgré la pression financière », rapportent RMC Sport et BFM TV en juin 2026. Cette position peut sembler risquée à quelques jours de l’échéance de la DNCG. Mais elle s’explique par la volonté de ne pas reproduire les erreurs du passé, où des départs à bas coût avaient affaibli l’équipe.
Dans le même temps, la direction doit gérer le cas de certains joueurs dont les contrats courent encore plusieurs années. L’absence de clause libératoire ou de résiliation amiable oblige à trouver des acquéreurs prêts à payer le prix fort. C’est le cas de Mason Greenwood, dont le propriétaire Frank McCourt a déjà refusé de libérer gratuitement Pierre-Emerick Aubameyang par le passé, signe d’une ligne dure maintenue.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’OM n’est pas le seul club provençal à connaître des turbulences financières, mais son poids économique dans le département est unique. Avec un budget annuel avoisinant les 300 millions d’euros, le club marseillais est un acteur majeur de l’économie locale, générant des retombées directes et indirectes importantes. La pression de la DNCG sur l’OM a des répercussions sur l’emploi et les filières sportives régionales. À titre de comparaison, le FC Istres (National) ou l’AS Cannes (National 2) n’ont pas la même exposition, mais les difficultés de l’OM alimentent les discussions dans tous les clubs de la région Paca. La course contre la montre pour vendre avant le 30 juin est suivie de près par les passionnés de football azuréens, qui voient dans cette situation un indicateur de la santé du football français.
Prochaine étape : le 30 juin, date butoir
L’OM joue gros dans les prochains jours. Si les ventes ne sont pas réalisées d’ici au 30 juin, la DNCG pourrait imposer un encadrement strict de la masse salariale ou un recrutement entravé. Les dirigeants marseillais misent sur un ou deux transferts significatifs pour débloquer la situation. L’issue de ce mercato estival conditionnera non seulement le budget de la saison à venir, mais aussi l’ambition sportive d’un club qui vise une place en Ligue des champions.