Greenwood vendu 42 millions : l’OM sacrifie son meilleur buteur pour éteindre le feu
Après 104 millions de pertes et une amende UEFA, Marseille brade son meilleur joueur et prépare un été de casse
Marseille a vendu Mason Greenwood à Fenerbahçe pour 42 millions d'euros, soit 13 millions de moins que prévu. Le club affiche 104 millions de pertes et une amende UEFA de 10 millions.
- Mason Greenwood vendu 42 millions d'euros à Fenerbahçe, 13 millions de moins que les 55 millions demandés par l'OM.
- Le club affiche 104 millions d'euros de pertes sur la saison 2024-2025 et a écopé d'une amende UEFA de 10 millions.
- Geronimo Rulli est en négociation finale avec un club italien, l'OM a accepté une offre de 9 millions.
- Les supporters accusent la direction de brader les meilleurs joueurs.
La signature se fait à Istanbul. Mason Greenwood pose avec le maillot jaune et bleu de Fenerbahçe. Derrière lui, les dirigeants turcs sourient. L’OM encaisse 42 millions d’euros. Le club en demandait 55. L’OM a consenti une moins-value pour respecter les délais imposés par l’UEFA. Il n’a pas eu le choix.
Les comptes sont dans le rouge depuis des mois. La saison 2024-2025 s’est soldée par 104 millions d’euros de pertes. L’UEFA a ajouté 10 millions d’amende en juin pour non-respect des règles financières. Le club a dépassé le plafond des 70 % du coût salarial sur les revenus. La DNCG surveille. La direction doit vendre.
Le refus du joueur balayé par l’urgence comptable
Greenwood était le meilleur buteur. Il ne voulait pas partir. Sa femme non plus. Pourtant, trois semaines après avoir affiché publiquement son attachement à Marseille, le joueur signait à Istanbul. Cette contradiction entre le refus affiché et la vente effective soulève la colère des supporters. « Le joueur et sa femme ne voulaient pas partir! HONTE AUX DIRIGEANTS » - écrit un fan sur les réseaux. Un autre interpelle la direction: « À combien la clause de rachat? 45 millions le rachat pour une vente au rabais? ». Le club ne répond pas. L’urgence financière a écrasé la volonté du joueur.
Rulli sur le départ
Marseille espère récupérer entre 70 et 80 millions d’euros cet été. Greenwood rapporte 42. Il en manque encore. Geronimo Rulli est en négociation finale avec un club italien. L’OM a accepté une offre de 9 millions pour Rulli.
La direction cherche d’autres acheteurs. Le mercato d’hiver avait déjà vu partir Robinio Vaz à l’AS Rome pour 25 millions. Avec les 42 de Greenwood et les 9 de Rulli - l’OM atteint 51 millions. L’hémorragie continue. Le club construit une équipe pour tenir les comptes, pas pour gagner.
Une saison en dents de scie qui entame la crédibilité
Sur le terrain, les résultats oscillent. Marseille a battu Rennes 3-1 le 17 mai. Une semaine plus tôt, le club s’était imposé 1-0 au Havre. Mais entre-temps, il avait pris une gifle à Nantes, 3-0. Avant ça, un nul contre Nice, 1-1 - et deux matchs contrastés: une défaite 2-0 à Lorient - une victoire 3-1 contre Metz. Les résultats traduisent l’instabilité d’un effectif déjà fragilisé.
Cette alternance érode la crédibilité du projet sportif. Comment convaincre les joueurs de venir à Marseille quand les meilleurs partent à prix cassé? Comment rivaliser en Ligue Europa avec un effectif amputé de ses cadres? Les clubs européens regardent l’OM et voient un vendeur contraint, pas un concurrent sérieux. Le classement reste moyen. L’effectif se vide. La crédibilité aussi.
Ce que personne ne dit
L’UEFA punit les clubs qui dépassent 70 % de coût salarial. Marseille a franchi cette ligne. L’amende de 10 millions ne règle rien: elle aggrave le trou. Pour respecter le plafond, le club doit réduire la masse salariale. Vendre Greenwood à 42 millions au lieu de 55 - c’est accepter une moins-value immédiate pour éviter une sanction plus lourde à terme. Le calcul est simple: mieux vaut perdre sur un transfert que risquer une interdiction de recrutement ou une exclusion des compétitions européennes. Marseille ne choisit pas ses ventes. Il subit un calendrier imposé par les instances.
La colère monte dans les tribunes
Les supporters ne décolèrent pas. Sur les réseaux sociaux, les messages de dépit se multiplient. « Le joueur et sa femme ne voulaient pas partir! HONTE AUX DIRIGEANTS » - écrit l’un d’eux. Un autre interpelle la direction: « À combien la clause de rachat? 45 millions le rachat pour une vente au rabais? ». Ces réactions isolées traduisent un ressentiment collectif plus profond.
L’été du grand débarras
La direction prépare d’autres départs. Les agents tournent. L’OM écoute les offres. Chaque joueur a un prix. Personne n’est intouchable. La consigne est claire: liquider avant septembre.
Les supporters regardent partir les meilleurs. Ils ont vu Vaz s’en aller en janvier. Maintenant Greenwood. Bientôt Rulli. Le projet sportif s’efface derrière les exigences comptables. L’OM ne se reconstruit pas. Il éteint le feu.
Dans les tribunes du Vélodrome, les banderoles restent pliées. Les chants aussi. La saison prochaine commence avec des trous dans l’effectif et des questions sans réponse. Le stade sera plein. L’équipe, elle, sera vide.
Sources
- Marseille brace for massive flash sale
- UEFA hit Marseille with fine, squad restrictions for breaching financial rules
- Mercato OM : 70 M€, 25 M€… les prix de départ déjà fixés
- OM : before DNCG, after UEFA €10m fine, wage bill expected to be capped
- Mercato OM : Accord conclu, tout est ok pour ce gros transfert
- Quatre arrivées, neuf départs cet hiver : l'OM a encore été hyperactif