Orion 26 : Macron veut transformer la France en chef d’orchestre militaire de l’Europe
Le plus grand exercice militaire sur sol français depuis la guerre froide s'achève à Suippes. Derrière les chiffres, une ambition faire de Paris le pivot d'une défense européenne sans Washington.
Le 30 avril, Macron a clos à Suippes l'exercice Orion 26. Trois mois de manœuvres, 12 500 soldats en phase finale, six alliés européens. Le message tient en deux mots nation cadre.
- Macron a clôturé Orion 26 le 30 avril 2026 à Suippes, dans la Marne.
- Phase finale 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères, 800 drones de combat.
- Six pays européens engagés en phase finale Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas, Luxembourg. Le Royaume-Uni, lui, est absent.
- Sources divergentes sur le total « une vingtaine » (Le Monde) ou 24 pays alliés (état-major) sur l'ensemble de l'exercice.
- Scénario fictif inspiré de la Russie, avec un ennemi nommé Mercure attaquant Arnland.
- La LPM révisée, testée à l'Assemblée le 4 mai, prévoit +400 % pour les munitions téléopérées.
À Suippes, dans la Marne, Emmanuel Macron [1] a coché la case qu’il attendait. Le 30 avril 2026 [2], le président de la République est venu clôturer Orion 26 [3], l’exercice militaire que l’Élysée présente comme le plus important mené sur le sol français depuis la fin de la guerre froide [4]. Verdict présidentiel: un « succès » [5]. Et surtout « un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires » [6].
La formule est calibrée. Elle dit l’essentiel.
Quatre phases de guerre simulée
L’exercice s’est déroulé en quatre phases depuis octobre 2025 [7], jusqu’au 30 avril [8], de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition [9]. Sur l’ensemble du dispositif, plus de 10 000 soldats français [10] ont été engagés depuis janvier 2026 [11]. La phase finale, celle à laquelle Macron a assisté, a mobilisé 12 500 militaires [12], 1 800 véhicules tactiques [13], 30 hélicoptères [14] et 800 drones de combat [15].
Six nations européennes ont engagé des détachements sur cette dernière séquence: Belgique [16], Italie [17], Espagne [18], Grèce [19], Pays-Bas [20] et Luxembourg [21]. Sur l’ensemble de l’exercice, le décompte des pays alliés varie selon les sources: Le Monde évoque une vingtaine de pays [22], tandis que Le Figaro recense 24 nations alliées [23], la différence tenant vraisemblablement à l’inclusion ou non des pays observateurs et des contributions ponctuelles. L’Élysée n’a pas publié de liste consolidée.
Quinze départements concernés [24], du Grand Est au littoral atlantique. Douze ministères mobilisés [25] pour tester la coordination civile-militaire. L’objectif technique tient en une ligne: démontrer la capacité française à diriger une division interalliée OTAN de 25 000 hommes [26] en situation de combat.
Pour mesurer l’ampleur, un repère selon plusieurs sources: à l’échelle alliée, l’exercice OTAN organisé en Norvège à l’automne 2018 avait engagé environ 50 000 militaires de 31 pays - soit le double d’Orion en effectifs. Avec Orion 26, c’est un changement d’échelle politique pour le commandement européen que Paris entend incarner.
L’ennemi s’appelle Mercure. Tout le monde a compris
Le scénario d’Orion 26 met en scène une coalition menée par la France pour défendre un pays fictif, Arnland [27], contre son voisin expansionniste, Mercure [28]. Mercure cherche à empêcher Arnland d’adhérer à l’Union européenne [29]. La fiction n’a pas tenu longtemps. L’adversaire simulé a, selon Le Monde, « toutes les caractéristiques militaires de la Russie » [30].
Le général Philippe de Montenon [31], officier supérieur de l’armée française, a fait tomber le masque devant l’AFP: « Il est clair qu’aujourd’hui, on pense à des Etats puissants qui sont particulièrement menaçants pour nous, et bien sûr, il faut prononcer le nom de la Russie » [32]. Le même officier décrit Orion comme « probablement le plus gros exercice de l’armée française depuis la fin de la Guerre froide » [33].
L’inspiration tactique vient directement du front ukrainien: « les tranchées, la boue, la bataille maison par maison, pièce par pièce » [34]. La guerre dans le Donbass sert de matrice [35].
« Nation cadre »: ce que le mot veut vraiment dire
Toute la communication présidentielle tient dans deux expressions. Première: Orion « nous a montré la crédibilité qu’ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation cadre dans ce contexte » [36]. Deuxième: « C’est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d’armes européens » [37].
Le terme n’est pas anodin. Dans le vocabulaire OTAN, le concept de nation cadre désigne, selon plusieurs sources, une nation pivot capable de fournir l’ossature de commandement, de logistique et de soutien autour de laquelle des contingents alliés plus modestes viennent se brancher. Concrètement: c’est la nation cadre qui planifie, qui commande, qui parle. Avec Orion 26, Paris se positionne explicitement sur ce créneau européen, dans un paysage où l’Allemagne cherche à se doter de la « meilleure armée conventionnelle » en Europe [38].
La friction n’est pas avec Bruxelles, mais avec la chaîne de commandement allié en Europe, traditionnellement tenue par un général américain. Une nation cadre européenne capable de commander 25 000 hommes en autonomie, c’est, en creux, l’embryon d’un commandement opérationnel qui pourrait fonctionner sans Washington. Le président s’est félicité de la capacité française à « agréger autour de nous d’autres armées européennes » [39]. L’Élysée prolonge la ligne: Orion illustre « la capacité de la France à agir comme nation cadre au sein de l’OTAN » [40], en envoyant « un signal dissuasif crédible » [41]. Le « au sein de » est diplomatique. Le « sans » est sous-entendu.
Pourquoi maintenant: le facteur Trump
Le calendrier n’est pas un hasard. L’autonomie défendue par Macron « a pris encore plus de poids depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump » [42]. Depuis 2017 [43], l’exécutif a entamé une importante augmentation du budget des Armées marquée par les lois de programmation successives [44]. La révision en cours intervient dans un contexte budgétaire dégradé par la guerre au Moyen-Orient [45].
En 2025 [46], la France a lancé la « coalition des volontaires » pour préparer un éventuel déploiement d’une force de maintien de la paix en Ukraine à l’issue du conflit [47]. En mars 2026 [48], lors d’une visite à Chypre, Macron déclarait: « lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée » [49]. Quelques jours avant Orion, à Athènes les 24 et 25 avril 2026 [50], il renouvelait avec Kyriákos Mitsotákis [51] l’accord de partenariat franco-grec en défense pour cinq ans [52]. La séquence forme un bloc.
Notre lecture: la posture, et la facture
Macron a passé en revue les troupes après une arrivée par les airs à Mailly-le-Camp à 12h45 [53], assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers et de mitrailleuses depuis une tranchée [54]. Image impeccable. Mais la mise en scène ne suffit pas à masquer une équation simple: sans munitions, pas de nation cadre.
Sébastien Lecornu [55], longtemps ministre des Armées avant sa nomination à Matignon à l’automne 2025, l’a reconnu le 25 mars [56] devant l’Assemblée nationale: « L’urgence, ce sont les munitions » [57]. La nouvelle loi de programmation militaire actualisée prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires [58] par rapport au texte d’août 2023 [59], dont plus de 8 milliards pour les seules munitions [60]. Les hausses sectorielles disent l’ampleur du rattrapage: +400 % pour les munitions téléopérées [61], +240 % pour l’armement air-sol [62], +230 % pour les torpilles [63], +190 % pour l’artillerie [64]. Une hausse de 400 % ne se décrète pas sur un stock plein. Elle se décrète sur un stock vide.
Diriger une division interalliée de 25 000 hommes en haute intensité, c’est, selon les ratios de consommation observés sur le front ukrainien, brûler en quelques semaines ce que l’industrie française produit en plusieurs mois. La « nation cadre » de 2026 est, pour l’heure, une nation cadre à crédit - celui de la LPM révisée, qui doit encore passer le mur parlementaire.
Le test du 4 mai à l’Assemblée
Le texte de la loi de programmation militaire actualisée arrive à l’Assemblée nationale le 4 mai [65]. Et c’est là que l’unanimisme apparent vacille. Le Rassemblement national, par la voix de Jordan Bardella [66], a reconnu en mars 2026 que « la réaction de la France est plutôt la bonne » [67] sur le dossier moyen-oriental - un satisfecit qui ne vaut pas chèque en blanc sur la LPM. Le contexte est défavorable: la révision intervient « dans un contexte budgétaire dégradé par la guerre au Moyen-Orient » [45], ce qui ouvre mécaniquement la question des compensations - santé, éducation, transition écologique - que personne au gouvernement ne veut nommer publiquement. Sur un texte chiffré à 36 milliards d’euros supplémentaires [58], chaque amendement peut peser lourd dans une Assemblée fragmentée.
L’exécutif dispose d’une majorité relative. L’absence de majorité absolue rend chaque vote potentiellement décisif. Le « signal clair » d’Orion 26 devra, dans les prochains jours, survivre à la mécanique d’un Palais-Bourbon fragmenté.
La voix qui manque
Sur Orion lui-même, l’unanimisme reste presque total dans les sources mainstream consultées. Seule la gauche radicale conteste frontalement: selon Révolution Permanente, plateforme militante d’extrême gauche, la visite présidentielle relève d’une « nouvelle mise en scène militariste » [68] et l’exercice s’inscrit dans « la course à la guerre ». L’état-major lui-même, avant les manœuvres, anticipait les critiques: « La France est belliciste » [69], « l’armée se prépare à un déploiement en Ukraine » [70], la France « n’est pas prête pour un conflit de haute intensité » [71]. Trois rumeurs identifiées, démenties, mais énumérées par l’institution elle-même. C’est un aveu sur l’air du temps.
Une absence frappe. Aucune des sources consultées ne mentionne la position du Royaume-Uni sur Orion 26 ni sur l’ambition française de nation cadre - silence notable pour une puissance nucléaire européenne et concurrent direct de Paris pour le leadership militaire continental. Ni participation à la phase finale, ni commentaire officiel. Cette discrétion britannique, dans un dossier où Londres avait l’habitude de se positionner, est un fait politique en soi.
L’angle mort: ce qu’Orion ne dit pas
Macron a salué « une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise » [72]. La phrase est juste. Elle est aussi incomplète. Trois questions n’ont pas de réponse publique à ce jour: le coût d’Orion 26, l’état réel des stocks de munitions à la fin de l’exercice après plusieurs mois de tirs simulés, et la facture européenne d’une « nation cadre » dont les six partenaires de la phase finale [73] ont chacun leur propre programmation budgétaire.
Macron a tenu la posture. Orion 26 a tenu le calendrier. Reste la suite. Le 4 mai, à l’Assemblée, il faudra des chiffres, pas des signaux.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
-
Emmanuel Macron, président de la République - Fonction et titre d’Emmanuel Macron lors de ses déclarations.
« a déclaré le président de la République à Suippes (Marne) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
30 avril 2026 - Date à laquelle Emmanuel Macron s’est félicité du succès de l’exercice militaire Orion.
« Emmanuel Macron s’est félicité, jeudi 30 avril, du « succès » du vaste exercice militaire Orion »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Emmanuel Macron a assisté à l’exercice militaire Orion dans l’est de la France - Lieu et acteur principal de l’événement.
« Emmanuel Macron s’est félicité, jeudi 30 avril, du « succès » du vaste exercice militaire Orion, auquel il a assisté dans l’est de la France »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L'exercice Orion est le plus grand exercice militaire sur le territoire national depuis la fin de la guerre froide - Ampleur historique de l'exercice Orion.
« point d’arrivée du plus grand exercice militaire sur le territoire national depuis la fin de la guerre froide, baptisé « Orion » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« succès » - Qualification par Emmanuel Macron de l’exercice militaire Orion.
« Emmanuel Macron s’est félicité, jeudi 30 avril, du « succès » du vaste exercice militaire Orion »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires » - Déclaration d’Emmanuel Macron sur la portée de l’exercice Orion.
« qui constitue, selon lui, « un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L’exercice Orion s’est déroulé en quatre phases depuis octobre 2025 - Période et structure de l’exercice militaire Orion.
« L’exercice s’est déroulé en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Du 8 février au 30 avril 2026 - Période de déroulement de l'exercice militaire Orion 26.
« Du 8 février au 30 avril, les armées françaises vont conduire une série d’opérations visant à tester leur préparation en cas de conflit »
touteleurope.eu ↗ ↩ -
L'exercice Orion s'est déroulé en quatre phases, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition - Déroulement de l'exercice Orion.
« Orion s’est déroulé en quatre phases, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition. »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
plus de 10 000 soldats français - Nombre de soldats français ayant participé à l'exercice Orion.
« ont participé plus de 10 000 soldats français et 20 pays alliés depuis janvier »
lemonde.fr ↗ ↩ -
janvier 2026 - Début de l'exercice militaire Orion.
« ont participé plus de 10 000 soldats français et 20 pays alliés depuis janvier »
lemonde.fr ↗ ↩ -
12 500 militaires - Nombre de militaires mobilisés lors de la dernière phase de l'exercice Orion.
« Lors de cette dernière phase, l'exercice a mobilisé 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
1 800 véhicules tactiques - Nombre de véhicules tactiques mobilisés lors de la dernière phase de l'exercice Orion.
« Lors de cette dernière phase, l'exercice a mobilisé 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
30 hélicoptères - Nombre d'hélicoptères mobilisés lors de la dernière phase de l'exercice Orion.
« Lors de cette dernière phase, l'exercice a mobilisé 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
800 drones de combat - Nombre de drones de combat mobilisés lors de la dernière phase de l'exercice Orion.
« Lors de cette dernière phase, l'exercice a mobilisé 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
Belgique, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Italie, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Espagne, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Grèce, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Pays-Bas, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Luxembourg, pays participant à l’exercice militaire Orion - Pays européen ayant participé à l’exercice Orion.
« Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
20 pays alliés - Nombre de pays alliés ayant participé à l'exercice Orion.
« ont participé plus de 10 000 soldats français et 20 pays alliés depuis janvier »
lemonde.fr ↗ ↩ -
24 pays alliés - Nombre de pays alliés participant à l'exercice Orion aux côtés de la France.
« Plus de 12 000 soldats français, épaulés par des détachements de 24 pays alliés, participent à cet entraînement triennal »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
15 départements - Nombre de départements français où se déroule Orion 26.
« l’exercice Orion 2026 sera organisé dans 15 départements, du Grand Est au littoral atlantique en passant par la Guyane »
touteleurope.eu ↗ ↩ -
12 ministères - Nombre de ministères mobilisés pour Orion 26.
« 12 ministères seront mobilisés pour tester la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires »
touteleurope.eu ↗ ↩ -
25 000 hommes - Effectif d’une division interalliée de l’OTAN que l’armée française vise à diriger.
« faire la démonstration de la capacité de l’armée française à diriger une division interalliée de l’OTAN (soit 25 000 hommes) en situation de combat »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
Arnland, pays fictif voisin de Mercure dans le scénario de l’exercice Orion 2026 - Pays fictif à défendre dans le cadre de l’exercice.
« la mission est de défendre le pays Arnland face aux actions hostiles de son voisin expansionniste Mercure. »
defense.gouv.fr ↗ ↩ -
Mercure, pays expansionniste fictif dans le scénario de l’exercice Orion 2026 - Pays fictif agresseur dans le cadre de l’exercice.
« Mercure, un pays expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin Arnland afin de maintenir son influence dans la région »
defense.gouv.fr ↗ ↩ -
Des milices soutenues par l'État hostile Mercure s'en prennent à Arnland pour l'empêcher d'adhérer à l'Union européenne dans le scénario d'Orion-26. - Scénario fictif de l'exercice Orion-26.
« des milices soutenues par un Etat hostile, "Mercure", s'en prennent à son voisin, "Arnland", pour l'empêcher d'adhérer à l'Union européenne »
rts.ch ↗ ↩ -
L'exercice Orion simule un affrontement contre un adversaire ayant toutes les caractéristiques militaires de la Russie - Scénario de l'exercice militaire Orion.
« ces quatre mois d’affrontements simulés contre un adversaire ayant toutes les caractéristiques militaires de la Russie »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Philippe de Montenon, général et haut gradé de l'armée française - Personne citée dans le cadre de l'exercice Orion-26.
« déclarait en mars le général Philippe de Montenon, un haut gradé de l'armée française »
rts.ch ↗ ↩ -
Il est clair qu'aujourd'hui, on pense à des Etats puissants qui sont particulièrement menaçants pour nous, et bien sûr, il faut prononcer le nom de la Russie. - Déclaration du général Philippe de Montenon sur les menaces perçues.
« "Il est clair qu'aujourd'hui, on pense à des Etats puissants qui sont particulièrement menaçants pour nous, et bien sûr, il faut prononcer le nom de la Russie" »
rts.ch ↗ ↩ -
Il s'agit probablement du "plus gros exercice" de l'armée française depuis la fin de la guerre froide - Déclaration du général Philippe de Montenon sur l'ampleur d'Orion-26.
« Il s'agit probablement du "plus gros exercice" de l'armée française depuis la fin de la guerre froide, a déclaré à l'AFP le général Philippe de Montenon »
bfmtv.com ↗ ↩ -
L'exercice Orion 26 s'inspire des observations en Ukraine, mêlant guerre technologique et éléments archaïques comme les tranchées et la bataille maison par maison - Inspiration et scénario de l'exercice militaire.
« ce « laboratoire grandeur nature » s’inspire de ce qui s’observe en Ukraine, où les caractéristiques de la guerre technologique se mêlent aux « éléments les plus archaïques de la guerre », comprenant « les tranchées, la boue, la bataille, maison par maison, pièce par pièce » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
La guerre dans le Donbass inspire les simulations de combats à haute intensité de l'exercice Orion-26. - Source d'inspiration pour les simulations militaires.
« La guerre dans le Donbass est une source d'inspiration pour les simulations de combats à haute intensité »
rts.ch ↗ ↩ -
« nous a montré la crédibilité qu’ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation cadre dans ce contexte » - Déclaration d’Emmanuel Macron sur la crédibilité des Européens et de la France.
« Il « nous a montré la crédibilité qu’ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation cadre dans ce contexte » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« C’est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d’armes européens » - Déclaration d’Emmanuel Macron sur le message adressé aux partenaires ukrainiens et européens.
« « C’est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d’armes européens » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L’Allemagne cherche à se doter de la « meilleure armée conventionnelle » en Europe - Objectif militaire affiché par l’Allemagne rivalité avec la France.
« celle-ci cherche en effet à se doter de la « meilleure armée conventionnelle » en Europe »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
agréger autour de nous d’autres armées européennes - Déclaration d'Emmanuel Macron sur la coopération militaire européenne.
« Emmanuel Macron s’est félicité de la capacité à « agréger autour de nous d’autres armées européennes » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
la capacité de la France à agir comme nation cadre au sein de l'OTAN - Rôle de la France dans l'OTAN selon l'Élysée.
« « la capacité de la France à agir comme nation cadre au sein de l’OTAN » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
adresser un signal dissuasif crédible, en imposant à l'adversaire un choix clair entre désescalade ou franchissement d'un seuil critique - Objectif de l'exercice Orion 26 selon le texte.
« « adresser un signal dissuasif crédible, en imposant à l’adversaire un choix clair entre désescalade ou franchissement d’un seuil critique » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Donald Trump, président des États-Unis durant son deuxième mandat - Président des États-Unis mentionné pour le contexte géopolitique.
« l’autonomie défendue par le chef de l’Etat a pris encore plus de poids depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
2017 - Année de début de l'augmentation du budget des Armées.
« l’exécutif a entamé, depuis 2017, une importante augmentation du budget des Armées »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Augmentation du budget des Armées marquée par les lois de programmation successives - Mesure prise par l'exécutif concernant le budget militaire.
« une importante augmentation du budget des Armées marqué par les lois de programmation successives »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
la révision de la loi de programmation militaire intervient dans un contexte budgétaire dégradé par la guerre au Moyen-Orient - Contexte de la révision de la loi de programmation militaire.
« La révision de la loi de programmation militaire intervient dans un contexte budgétaire dégradé par la guerre au Moyen-Orient. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
2025 - Année de lancement de la coalition des volontaires.
« Cette initiative, lancée en 2025 »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Préparation du déploiement d’une éventuelle force de maintien de la paix en Ukraine à l’issue du conflit - Objectif de la coalition des volontaires.
« cette coalition a également été développée pour préparer le déploiement d’une éventuelle force de maintien de la paix en Ukraine à l’issue du conflit »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
mars 2026 - Période où Emmanuel Macron a prononcé une déclaration depuis le porte-avions Charles de Gaulle.
« prononcée depuis le porte-avions Charles de Gaulle en mars 2026 »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée - Message central d'Emmanuel Macron lors de sa visite à Chypre.
« Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". »
france24.com ↗ ↩ -
24 et 25 avril 2026 - Dates de la visite d'Emmanuel Macron à Athènes.
« la visite du président français à Athènes les 24 et 25 avril »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
Kyriákos Mitsotákis, Premier ministre grec - Participant au débat public avec Emmanuel Macron.
« Kyriákos Mitsotákis »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
cinq ans - Durée du renouvellement de l'accord de partenariat stratégique.
« Le prochain renouvellement, d'une durée de cinq ans »
fr.euronews.com ↗ ↩ -
Emmanuel Macron arrive par les airs à Mailly-le-Camp à 12h45 - Horaire et modalité d'arrivée du président pour l'exercice.
« Le chef de l'État est attendu à 12h45 à Mailly-le-Camp où il arrivera par les airs »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Emmanuel Macron a assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers et de mitrailleuses de l’infanterie - Types de matériels militaires observés par Emmanuel Macron.
« Il a également assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers entrés en service ces dernières années, puis à des tirs de mitrailleuses de l’infanterie à partir d’une tranchée. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu, ministre des Armées avant sa nomination à Matignon à l'automne 2025 - Déclaration sur l'urgence des munitions.
« avait reconnu le 25 mars devant l’Assemblée nationale Sébastien Lecornu, longtemps ministre des Armées avant sa nomination à Matignon à l’automne 2025 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
25 mars - Date de la déclaration de Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale.
« avait reconnu le 25 mars devant l’Assemblée nationale Sébastien Lecornu »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
L'urgence, ce sont les munitions - Déclaration de Sébastien Lecornu sur les priorités militaires.
« « L’urgence, ce sont les munitions », avait reconnu le 25 mars devant l’Assemblée nationale Sébastien Lecornu »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
36 milliards d'euros - Montant supplémentaire prévu par la loi de programmation militaire par rapport à la précédente.
« Il prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires par rapport à la loi programmatique promulguée en août 2023 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
août 2023 - Date de promulgation de la précédente loi de programmation militaire.
« la loi programmatique promulguée en août 2023 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
plus de 8 milliards d'euros - Augmentation prévue pour le volet munitions dans la loi de programmation militaire.
« une augmentation de plus de 8 milliards d’euros sur le seul volet munitions »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
400 % - Hausse prévue pour les munitions téléopérées.
« une hausse de 400 % pour les munitions téléopérées »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
240 % - Hausse prévue pour l'armement air-sol.
« 240 % pour l’armement air-sol »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
230 % - Hausse prévue pour les torpilles.
« 230 % pour les torpilles »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
190 % - Hausse prévue pour l'artillerie (obus 155 mm).
« 190 % pour l’artillerie (obus 155 mm entre autres) »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
4 mai - Date d'examen de la loi de programmation militaire à l'Assemblée nationale.
« le texte sera étudié dans l’hémicycle ce lundi 4 mai »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Jordan Bardella, président du Rassemblement national - Opposant politique reconnaissant la réaction française.
« a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. »
france24.com ↗ ↩ -
Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne - Déclaration de Jordan Bardella sur BFMTV.
« "Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. »
france24.com ↗ ↩ -
Emmanuel Macron a assisté aux manœuvres finales de la phase 4 d’Orion 2026 - Présence du président français lors de la clôture de l’exercice militaire Orion 2026.
« en présence d’Emmanuel Macron, qui a tenu, dans une nouvelle mise en scène militariste, à assister aux manoeuvres finales de la phase 4 d’Orion 2026 »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
« La France est belliciste » - Rumeur démentie par l’état-major avant les manœuvres d’Orion.
« « La France est belliciste », « l’armée se prépare à un déploiement en Ukraine » ou encore la France « n’est pas prête pour un conflit de haute intensité », énumère-t-il. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« l’armée se prépare à un déploiement en Ukraine » - Rumeur démentie par l’état-major avant les manœuvres d’Orion.
« « La France est belliciste », « l’armée se prépare à un déploiement en Ukraine » ou encore la France « n’est pas prête pour un conflit de haute intensité », énumère-t-il. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« n’est pas prête pour un conflit de haute intensité » - Rumeur démentie par l’état-major avant les manœuvres d’Orion.
« « La France est belliciste », « l’armée se prépare à un déploiement en Ukraine » ou encore la France « n’est pas prête pour un conflit de haute intensité », énumère-t-il. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (…) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres » - Déclaration d’Emmanuel Macron sur la modernisation de l’armée française.
« « Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (…) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg, nations alliées participant à l'exercice Orion 26 - Pays impliqués dans l'exercice militaire aux côtés de la France.
« cette simulation implique des détachements de six nations alliées (Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg). »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
Sources
- Orion : Emmanuel Macron loue le « signal clair » envoyé par les Européens après un exercice militaire d’une ampleur jamais vue depuis la guerre froide
- La France et ses alliés simulent une guerre contre un ennemi fictif aux allures de Russie
- Orion 26 : la France lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide
- L’armée de Terre au cœur de la deuxième phase de l’exercice Orion 2026
- Emmanuel Macron se félicite du "succès" de l'exercice militaire Orion
- La France et la Grèce testent un nouveau modèle de défense européenne
- Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit
- Avec Orion, l’armée française achève un exercice d’une ampleur jamais vue depuis la guerre froide
- Les messages cachés derrière cet exercice militaire « inédit » auquel participe Macron
- Orion 26 : l’exercice militaire est « un signal clair adressé à nos alliés comme à nos adversaires », juge Emmanuel Macron
- Orion-26: en quoi va consister l'exercice militaire de haute intensité auquel va assister Emmanuel Macron?
- Exercice Orion : la France se prépare à une guerre de haute intensité
- Orion 2026 : une démonstration militariste et un appel à lutter contre la course à la guerre !