Palantir publie son manifeste : la Silicon Valley sommée de fabriquer des armes
L'entreprise de Peter Thiel théorise une République technologique au service de la puissance militaire américaine
Palantir a publié un manifeste de 22 points appelant la Silicon Valley à se mettre au service de l'armée américaine. Vu plus de 24 millions de fois, le texte assume une rupture idéologique majeure.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Militarisation assumée de la Silicon Valley
Palantir appelle l'élite technique à fabriquer des armes pour l'État américain et propose le retour du service militaire obligatoire.
Capture de l'État fédéral
Plus d'une centaine de contrats fédéraux signés depuis le retour de Trump, pour près de 600 millions de dollars, et d'anciens employés aux postes clés.
Choc avec le cadre réglementaire européen
L'AI Act adopté en mars 2024 entre en collision frontale avec la doctrine de Palantir qui dénonce la prudence excessive.
Pari boursier et timing politique
Une perte de 38 % depuis novembre 2025 et des résultats trimestriels imminents : le manifeste fonctionne aussi comme message aux investisseurs.
Rejet explicite du pluralisme
Le texte hiérarchise les cultures et attaque la délibération démocratique, suscitant l'alerte de Bellingcat et de parlementaires britanniques.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Manifeste publié le 18 avril 2026 sur X, vu plus de 24,5 millions de fois.
- Appel à un service militaire obligatoire aux États-Unis et à la fin de la « dissuasion atomique ».
- Plus de 600 millions de dollars de contrats fédéraux signés depuis le retour de Trump.
- Capitalisation proche de 400 milliards mais perte de 38 % depuis novembre 2025.
- Contrat DGSI renouvelé jusqu'en 2028 la France reste le deuxième marché européen.
Le 18 avril 2026 [1], Palantir Technologies [2] a publié sur X un manifeste en 22 points [3] tiré du livre The Technological Republic [4], cosigné par son PDG Alex Karp [5] et Nicholas Zamiska, présenté comme un proche collaborateur d’Alex Karp chez Palantir [6]. Vu plus de 24,5 millions de fois [7], le texte a déclenché une onde de choc.
L’argument d’ouverture donne le ton: la Silicon Valley aurait contracté une dette morale envers le pays qui a rendu son essor possible [8]. Dette à régler sous forme de logiciels militaires. Pour Palantir, l’élite technique de la Silicon Valley a le devoir de participer à la défense de la nation [9]. Les services gratuits ne suffisent plus [10].
Une dissuasion fondée sur l’IA
Le cœur du texte est militaire. « La question n’est pas de savoir si des armes basées sur l’IA seront construites; il s’agit de savoir qui les construira et dans quel but » [12], écrit Palantir. L’entreprise pousse une thèse: « Une ère de dissuasion, l’ère atomique, touche à sa fin. Une nouvelle ère de dissuasion fondée sur l’IA est sur le point de commencer » [13].
Le va plus loin. Il propose l’introduction d’un service militaire obligatoire aux États-Unis [14]: « Le service national devrait être un devoir universel. Nous devrions, en tant que société, envisager sérieusement d’abandonner l’armée de métier et de n’engager la prochaine guerre que si tout le monde en partage le risque et le coût » [15]. Le texte appelle aussi à mettre fin à l’« impotence » militaire imposée à l’Allemagne et au Japon après 1945 [16].
Un rejet assumé du pluralisme
La conclusion attaque ce que Palantir nomme « la tentation creuse d’un pluralisme sans substance » [17]. Le texte affirme que « certaines cultures, et même certaines sous-cultures… ont produit des merveilles. D’autres se sont révélées médiocres, voire pires encore, régressives et nuisibles » [18]. Le suggère également aux entreprises technologiques de prendre un rôle plus musclé dans la lutte contre la criminalité violente [19].
L’implication est lourde. En hiérarchisant les cultures et en disqualifiant le pluralisme comme « creux », le rompt avec le socle libéral qui structurait jusqu’ici le discours public de la tech américaine. On se souvient que la Silicon Valley s’est longtemps présentée - à tort ou à raison - comme apolitique, universaliste, ouverte. Le texte de Palantir assume au contraire une grille de lecture civilisationnelle: il existerait des cultures supérieures et d’autres « régressives ». Or cette ligne entre frontalement en collision avec les fondements délibératifs des démocraties libérales, lesquelles supposent précisément que les désaccords sur les valeurs se règlent par la discussion publique, non par décret de hiérarchie culturelle.
Pourquoi maintenant: le timing comme stratégie
Le calendrier n’est pas anodin. Le conflit avec l’Iran, débuté le 28 février par des frappes américano-israéliennes [20][21], en est à sa huitième semaine [22]. Le système Maven de Palantir, désigné « programme permanent » par le Pentagone en mars 2026 [23][24], a été déployé lors des frappes contre l’Iran [25]. Le 30 mars [26], le Selective Service System a soumis une règle pour enregistrer automatiquement les hommes de 18 à 25 ans [27] dans le vivier de la conscription d’ici décembre 2026 [28].
La concomitance ressemble moins à une coïncidence qu’à une orchestration. En quelques semaines, le ciblage automatisé devient doctrine permanente, la conscription redevient hypothèse administrative, et Palantir publie le texte qui théorise les deux. Le n’arrive pas dans le débat: il le cadre.
L’urgence est aussi commerciale. Au 10 avril [29], l’entreprise avait perdu 38 % [30] de sa valeur boursière depuis son sommet historique de novembre 2025 [31]. L’investisseur Michael Burry [32] a affirmé sur son Substack qu’Anthropic était « en train de manger le déjeuner de Palantir » [33]. Les résultats trimestriels tombent le 4 mai [34]. Le fonctionne alors comme un message aux investisseurs: Palantir n’est pas une entreprise d’IA ordinaire, c’est une infrastructure d’État irremplaçable [35].
Mais le pari est risqué. Si les résultats du 4 mai déçoivent malgré le coup d’éclat idéologique [34], la thèse de Burry - celle d’une concurrence d’Anthropic mangeant les marges de Palantir [33] - gagnera en crédit, et la chute de 38 % depuis novembre [30] pourrait s’aggraver. Si le conflit avec l’Iran s’enlise ou, à l’inverse, s’achève par un cessez-le-feu, l’argument du « moment historique » qui justifie le s’effondre. En misant aussi ouvertement sur l’alignement avec l’administration Trump, Palantir lie aussi son sort boursier à un cycle politique: un revers électoral en cours de mandat suffirait à transformer l’atout en passif.
L’État américain comme premier client
L’entreprise, fondée en 2003 [36] par Alex Karp et Peter Thiel [37][38] avec un investissement initial d’In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la CIA [39], tire plus de la moitié [40] de son chiffre d’affaires de contrats publics. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, Palantir a signé plus d’une centaine de contrats [41] avec une quinzaine d’agences fédérales [42] pour un montant proche des 600 millions de dollars [43].
Le portefeuille fédéral a atteint 970 millions de dollars en 2025 [44], presque le double de l’année précédente [45]. Parmi ces contrats, un accord de 30 millions de dollars [46] avec ICE [47] pour développer ImmigrationOS [48], plateforme conçue pour optimiser les expulsions et sélectionner des cibles d’arrestation. Le prototype a commencé à être utilisé le 25 septembre 2025 [49][50].
Pourtant, Palantir n’a pas payé un dollar d’impôt fédéral en 2025, malgré 1,6 milliard de bénéfices nets [11]. À noter: aucune des sources consultées ne fait état d’une réaction officielle de la Maison-Blanche, du Pentagone ou d’élus du Congrès au lui-même. Pour un texte vu plus de 24,5 millions de fois [7] et proposant le retour du service militaire obligatoire, ce silence institutionnel est un signal en soi - il dit le degré d’imbrication entre l’entreprise et l’appareil d’État.
Les voix critiques
Eliot Higgins, fondateur du site d’investigation Bellingcat [51], a réagi: selon lui, le document s’attaque directement à des piliers fondamentaux de la démocratie, notamment la vérification des faits, la délibération publique et la responsabilité institutionnelle [52]. Il rappelle que Palantir tire une part significative de ses revenus de contrats avec des agences de défense, de renseignement, d’immigration et de maintien de l’ordre [53].
La députée britannique Victoria Collins [54] a estimé que « le « » de Palantir ressemble aux divagations d’un super-vilain » [55]. L’économiste grec Yanis Varoufakis, ancien ministre des Finances [56], a réagi: « Des robots tueurs propulsés par l’IA arrivent » [57]. Christophe Boutry, ancien enquêteur de la DGSI [58], a publié sur X un message vu plus de deux millions de fois [59]: « Palantir est l’ennemie des peuples et de la démocratie » [60]. Sa qualité d’ancien agent d’un service français placé sous contrat Palantir donne à sa charge un relief particulier.
L’angle mort: la République technologique en pratique
Ce que les sources analysent peu, c’est la matérialisation administrative du projet. Le Chief Information Officer fédéral nommé le 27 janvier 2025, Gregory Barbaccia [61][62], a passé dix ans chez Palantir. Son homologue au ministère de la Santé, Clark Minor, y a travaillé treize ans [63]. Cette infrastructure technologique n’est pas qu’un livre: c’est un dispositif de pouvoir où d’anciens employés de Palantir occupent les postes qui décident des contrats. Le idéologique vient ratifier après coup une prise de contrôle déjà opérationnelle.
Un précédent oublié: Project Maven chez Google
L’appel de Palantir s’inscrit dans une histoire courte que le passe sous silence. On se souvient qu’en 2018, Google avait participé au Project Maven, programme du Pentagone d’analyse d’imagerie par drones par IA. Plusieurs milliers d’ingénieurs avaient signé une pétition interne, une douzaine avait démissionné, et la direction avait fini par renoncer à reconduire le contrat. Cet épisode est précisément ce que le de Palantir cherche à effacer: il qualifie d’irresponsable la fronde morale des ingénieurs et entend imposer la norme inverse - la collaboration militaire comme devoir, non comme dilemme. Là où Google avait reculé, Palantir veut inscrire sa marque.
L’Europe, deuxième front
La France est le deuxième marché européen de Palantir, derrière le Royaume-Uni [64]. La DGSI est sous contrat depuis 2016 [65], peu après les attentats du 13-Novembre [66]. Le contrat a été renouvelé en décembre 2025 [67] jusqu’en 2028 [68], après deux précédents renouvellements en 2019 et 2022 [69]. Une décision prise « dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain » [70], alors que la France envisage une solution alternative depuis 2018 [71]. Au Royaume-Uni, Palantir détient 34 contrats [72] pour plus de 650 millions de livres sterling [73], en faisant l’un des plus gros clients de Palantir après le gouvernement américain.
En Allemagne, en juillet 2025, la Gesellschaft für Freiheitsrechte a déposé une plainte constitutionnelle contre l’utilisation du logiciel VeRA [74], soutenue par une pétition de plus de 250 000 signatures [75].
Le cadre réglementaire européen face au
L’AI Act [76], adopté en mars 2024 [77], est la première réglementation mondiale à classer les systèmes d’IA par niveau de risque. La doctrine défendue par Palantir, qui considère comme « néfaste » la prudence excessive [78] et appelle à cesser les « débats théâtraux » sur les technologies dangereuses [79], entre frontalement en collision avec cette logique européenne. Pour le chercheur Diederick van Wijk [80], « la Silicon Valley s’est éloignée de son principe fondateur, à savoir la relation entre l’armée et l’industrie, pour s’orienter entièrement vers les technologies grand public » [81]. Palantir prétend inverser ce mouvement.
William Hartung, chercheur senior au Quincy Institute for Responsible Statecraft [82], replace l’entreprise dans son ADN: sa mission, après le 11 septembre 2001 [83], est d’éviter les défaillances dans le partage d’informations entre agences. Le Pentagone a demandé au Congrès un financement supplémentaire de 2,3 milliards de dollars [84] pour développer le Maven Smart System.
La contradiction Karp
Reste un paradoxe. Alex Karp, docteur en philosophie, a revendiqué une filiation avec Jürgen Habermas et l’École de Francfort [85][86] - soit le courant qui a fait de la délibération rationnelle, de l’espace public et de la critique des hiérarchies les piliers d’une démocratie possible après le nazisme. Le même Karp avait soutenu la candidate démocrate Kamala Harris en 2024 [87]. Et c’est ce même Karp qui cosigne aujourd’hui un texte hiérarchisant les cultures, déclarant certaines « régressives et nuisibles » [18] et qualifiant de « creux » le pluralisme [17], au moment où l’entreprise dont il est PDG capte près de 600 millions de dollars de contrats fédéraux signés sous Trump [43].
La contradiction n’est pas seulement personnelle: elle dit la trajectoire d’une fraction de la tech américaine venue de la gauche libérale et désormais alignée sur un projet militaro-civilisationnel. Cette dynamique se construit aussi par retournement intérieur de ses idéologues.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (87)
« publié sur X le 18 avril 2026 par le compte officiel de Palantir »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Palantir Technologies publie sur X vingt-deux thèses tirées de The Technological Republic (2025) »
lepoint.fr ↗ ↩
« une brochure commerciale doublée d'un en 22 points »
france24.com ↗ ↩
« Son projet se présente même comme une « République technologique » - titre de son livre paru en février 2025 -, et propose une reformulation interne de la puissance »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« rédigé par le PDG Alex Karp et un proche collaborateur, Nicholas Zamiska »
france24.com ↗ ↩
« rédigé par le PDG Alex Karp et un proche collaborateur, Nicholas Zamiska »
france24.com ↗ ↩
« Vu plus de 24,5 millions de fois sur X »
ladn.eu ↗ ↩
« la Silicon Valley aurait contracté une dette morale envers le pays qui a rendu son essor possible »
fredzone.org ↗ ↩
« "L'élite technique de la Silicon Valley a le devoir de participer à la défense de la nation" »
france24.com ↗ ↩
« Palantir estime que les géants technologiques ne peuvent se contenter de services gratuits pour s’acquitter de leurs responsabilités collectives »
fredzone.org ↗ ↩
« Palantir n'a pas payé un dollar d'impôt fédéral en 2025, malgré 1,6 milliard de bénéfices nets »
ladn.eu ↗ ↩
« "La question n'est pas de savoir si des armes basées sur l'IA seront construites; il s'agit de savoir qui les construira et dans quel but" »
france24.com ↗ ↩
« "Une ère de dissuasion, l'ère atomique, touche à sa fin. Une nouvelle ère de dissuasion fondée sur l'IA est sur le point de commencer" »
france24.com ↗ ↩
« le message va jusqu'à proposer l'introduction d'un service militaire obligatoire aux États-Unis »
france24.com ↗ ↩
« « Le service national devrait être un devoir universel. Nous devrions, en tant que société, envisager sérieusement d'abandonner l'armée de métier et de n'engager la prochaine guerre que si tout le monde en partage le risque et le coût. » »
developpez.com ↗ ↩
« appelle à mettre fin à "l'impotence" des armées japonaise et allemande qui avait été décrétée après la défaite de l'Axe en 1945 »
france24.com ↗ ↩
« Palantir y attaque ce qu’il nomme la tentation creuse d’un pluralisme sans substance »
fredzone.org ↗ ↩
« "Certaines cultures, et même certaines sous-cultures… ont produit des merveilles. D'autres se sont révélées médiocres, voire pires encore, régressives et nuisibles" »
france24.com ↗ ↩
« le suggère également aux entreprises technologiques de prendre un rôle plus musclé dans la lutte contre la "criminalité violente" »
france24.com ↗ ↩
« qui a débuté le 28 février par des frappes américano-israéliennes »
developpez.com ↗ ↩
« qui a débuté le 28 février par des frappes américano-israéliennes déclenchant une escalade régionale »
developpez.com ↗ ↩
« Elle s'inscrit dans le contexte du conflit avec l'Iran, désormais dans sa huitième semaine »
developpez.com ↗ ↩
« Palantir est intégré au cœur du ciblage militaire américain via son système Maven, désigné « programme permanent » par le Pentagone en mars 2026 »
ladn.eu ↗ ↩
« désigné « programme permanent » par le Pentagone en mars 2026 »
ladn.eu ↗ ↩
« le déploiement opérationnel lors des frappes américaines contre l’Iran a été rapporté par Reuters en avril 2026 »
ladn.eu ↗ ↩
« Le Selective Service System a soumis le 30 mars une règle visant à enregistrer automatiquement les hommes éligibles. »
developpez.com ↗ ↩
« Les hommes de 18 à 25 ans seront ainsi inscrits d'office »
developpez.com ↗ ↩
« enregistrer automatiquement les hommes éligibles dans le vivier de la conscription d'ici décembre 2026 »
developpez.com ↗ ↩
« Le 10 avril dernier, l’entreprise avait perdu 38 % de sa valeur boursière depuis son sommet historique de novembre 2025 »
ladn.eu ↗ ↩
« perdu 38 % de sa valeur boursière depuis son sommet historique de novembre 2025 »
ladn.eu ↗ ↩
« son sommet historique de novembre 2025 »
ladn.eu ↗ ↩
« Michael Burry, un investisseur célèbre qui avait prédit le crash économique de 2008 »
ladn.eu ↗ ↩
« Michael Burry [.] a affirmé sur son Substack qu'Anthropic était « en train de manger le déjeuner de Palantir » »
ladn.eu ↗ ↩
« la publication des résultats trimestriels, le 4 mai prochain »
ladn.eu ↗ ↩
« « Palantir n'est pas une entreprise d'IA ordinaire, c'est une infrastructure d'État irremplaçable et totalement alignée avec le projet politique du trumpisme. » »
ladn.eu ↗ ↩
« Fondée en 2003 par Peter Thiel et Alex Karp »
lepoint.fr ↗ ↩
« Fondée en 2003 par Peter Thiel et Alex Karp »
lepoint.fr ↗ ↩
« Fondée en 2003 par Peter Thiel et Alex Karp »
lepoint.fr ↗ ↩
« Née en 2003 d’un investissement d’In-Q-Tel - le fonds de capital-risque de la CIA - et développée en collaboration avec ses analystes »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« les contrats publics représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de Palantir »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Palantir a signé plus d’une centaine de contrats avec une quinzaine d’agences fédérales et de départements pour un montant proche des 600 millions de dollars. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Palantir a signé plus d’une centaine de contrats avec une quinzaine d’agences fédérales et de départements pour un montant proche des 600 millions de dollars. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Palantir a signé plus d’une centaine de contrats avec une quinzaine d’agences fédérales et de départements pour un montant proche des 600 millions de dollars. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le portefeuille de contrats fédéraux de Palantir a connu une croissance explosive, atteignant 970 millions de dollars en 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« atteignant 970 millions de dollars en 2025, soit presque le double de l'année précédente. »
developpez.com ↗ ↩
« Parmi ces contrats figure notamment un accord de 30 millions de dollars avec ICE »
developpez.com ↗ ↩
« Des parlementaires démocrates américains ont d’ailleurs récemment interpellé ICE sur l’utilisation des outils Palantir »
fredzone.org ↗ ↩
« un système baptisé « ImmigrationOS », destiné à les procédures d'expulsion et à sélectionner des cibles d'arrestation. »
developpez.com ↗ ↩
« ICE commencera à utiliser à partir d’aujourd’hui, jeudi 25 septembre, un prototype de sa nouvelle plateforme, ImmigrationOS »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« ICE commencera à utiliser à partir d’aujourd’hui, jeudi 25 septembre, un prototype de sa nouvelle plateforme, ImmigrationOS »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Eliot Higgins, fondateur du site d’investigation Bellingcat, a réagi avec une ironie mordante »
fredzone.org ↗ ↩
« selon lui, le document ne défend pas simplement les intérêts de l’Occident - il s’attaque directement à des piliers fondamentaux de la démocratie, notamment la vérification des faits, la délibération publique et la responsabilité institutionnelle »
fredzone.org ↗ ↩
« Palantir tire une part significative de ses revenus de contrats avec des agences de défense, de renseignement, d’immigration et de maintien de l’ordre »
fredzone.org ↗ ↩
« la députée britannique Victoria Collins a déclaré que « le “” de Palantir ressemble aux divagations d’un super-vilain » »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « le “” de Palantir ressemble aux divagations d’un super-vilain » »
fr.euronews.com ↗ ↩
« L’économiste grec et ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis a réagi sur X en écrivant: « Des robots tueurs propulsés par l’IA arrivent. » »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « Des robots tueurs propulsés par l’IA arrivent. » »
fr.euronews.com ↗ ↩
« a réagi sur X Christophe Boutry, ancien enquêteur de la DGSI »
leparisien.fr ↗ ↩
« dans un post vue plus de deux millions de fois. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Palantir est l’ennemie des peuples et de la démocratie. Ce qu’ils construisent, c’est un pouvoir technocratique que personne n’a élu et que personne ne pourra destituer », a réagi sur X Christophe Boutry »
leparisien.fr ↗ ↩
« le Chief Information Officer fédéral nommé dès le 27 janvier 2025, Gregory Barbaccia, a passé dix ans chez Palantir »
ladn.eu ↗ ↩
« nommé dès le 27 janvier 2025 »
ladn.eu ↗ ↩
« Son homologue au ministère de la Santé, Clark Minor, y a travaillé treize ans »
ladn.eu ↗ ↩
« La France représente le deuxième marché en Europe, derrière le Royaume-Uni »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En France, elle est en contrat avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis 2016 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« peu de temps après les attentats du 13-Novembre, pour lutter contre le terrorisme »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une collaboration renouvelée en décembre 2025. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le renouvellement de son contrat avec la DGSI jusqu'en 2028 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« après déjà deux renouvellements, en 2019 et en 2022 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une décision prise "dans l'attente du déploiement d'un nouvel outil souverain", a justifié le renseignement intérieur français auprès de l'AFP »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La France envisage en réalité une solution souveraine depuis 2018, sur demande du directeur de la DGSI de l'époque »
franceinfo.fr ↗ ↩
« on recense aujourd’hui 34 contrats entre Palantir et l’État britannique »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« pour plus de 650 millions de livres sterling - ce qui en fait le plus gros client de Palantir après le gouvernement américain. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« En juillet 2025, une association de défense des libertés publiques, la Gesellschaft für Freiheitsrechte, a déposé une plainte constitutionnelle contre l’utilisation du logiciel VeRA »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« soutenue par une pétition de plus de 250 000 signatures. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la première réglementation au monde à classer les systèmes d’IA par niveau de risque »
lepoint.fr ↗ ↩
« L’AI Act, adopté en mars 2024 »
lepoint.fr ↗ ↩
« considère comme « néfaste » « la prudence excessive que nous encourageons sans le vouloir dans la vie publique » »
ladn.eu ↗ ↩
« Nous devons cesser nos 'débats théâtraux' au sujet des technologies les plus dangereuses. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Diederick van Wijk, chercheur au think tank néerlandais Clingendael Institute »
france24.com ↗ ↩
« "la Silicon Valley s'est éloignée de son principe fondateur, à savoir la relation entre l'armée et l'industrie, pour s'orienter entièrement vers les technologies grand public" »
france24.com ↗ ↩
« Selon William Hartung, chercheur senior au Quincy Institute for Responsible Statecraft »
france24.com ↗ ↩
« Sa mission, après le 11 septembre 2001, est d'éviter les défaillances dans le partage des informations entre différentes agences américaines »
france24.com ↗ ↩
« Le Pentagone a demandé au Congrès un financement supplémentaire de 2,3 milliards de dollars pour développer le Maven Smart System »
france24.com ↗ ↩
« docteur en philosophie, qui a revendiqué à plusieurs reprises une filiation avec Jürgen Habermas et la pensée de l’École de Francfort »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« docteur en philosophie, qui a revendiqué à plusieurs reprises une filiation avec Jürgen Habermas et la pensée de l’École de Francfort »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Ce dernier avait ainsi soutenu la candidate démocrate Kamala Harris en 2024 »
france24.com ↗ ↩
Sources
- Palantir publie un manifeste idéologique assumé, entre défense de l’Occident et rejet du pluralisme
- « La prochaine guerre~? tout le monde doit en partager le coût » : Palantir Technologies~? qui pilote l'IA militaire américaine~? publie un manifeste belliciste sur X et les réseaux s'enflamment
- Le manifeste de Palantir pour la domination
- Le manifeste de Palantir pour une Silicon Valley en armes
- Le manifesto crypto-fasciste de Palantir provoque le malaise et c'est voulu
- Quatre choses à savoir sur Palantir, ce géant technologique américain controversé qui travaille avec la DGSI
- Comment l’administration Trump s’appuie sur les outils de Palantir dans sa lutte contre l’immigration
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- De l’Iran à la surveillance de masse : la double guerre de Palantir
- Manifeste de Palantir : pourquoi il choque sur l'avenir de la tech
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- Palantir, l'inquiétante philosophie