Pampelune : 15 hospitalisés dans le troisième encierro, un record depuis 2016
La course de taureaux du 9 juillet a fait le bilan le plus lourd depuis dix ans, avec un Américain corné et un coureur vétéran blessé
Le troisième encierro des fêtes de San Fermín, couru jeudi matin à Pampelune, a viré à l'accident 15 coureurs ont été hospitalisés, un bilan inédit depuis 2016. La Croix-Rouge a comptabilisé 49 interventions sur les 848,6 mètres du parcours.
L’essentiel
- Date : troisième encierro des San Fermín 2026, couru le jeudi 9 juillet à 8h à Pampelune
- Bilan : 11 coureurs hospitalisés à l’Hôpital universitaire de Navarre, le chiffre le plus élevé depuis le 10 juillet 2016
- Secours : le nombre d’interventions de la Croix-Rouge n’est pas spécifié comme étant 49 sur les 848,6 mètres du parcours
- Blessés notables : un coureur de plus de 25 ans corné au bras dans le secteur de Telefónica, et le coureur vétéran local Jokin Zuasti Urbano, 68 ans
- Suite : les six taureaux de l’élevage Victoriano del Río combattus le soir même à 18h30 par Talavante, Roca Rey et De Miranda
Course rapide, mais très accidentée. Le troisième encierro des fêtes de San Fermín 2026, disputé jeudi matin dans les rues de Pampelune, a été bouclé en 2 minutes et 26 secondes par les taureaux de l’élevage madrilène de Victoriano del Río, selon l’agence EFE. Un temps court, presque anodin sur le papier, qui cache pourtant l’une des courses les plus dangereuses de la décennie dans la capitale navarraise.
Une course marquée par les chutes
Le compte @OCRNavarra, spécialisé dans le suivi des encierros, a également signalé plusieurs blessés, dont un touché directement par une corne :
15 hospitalisations, un record depuis 2016
Le bilan médical est le plus lourd relevé lors d’un encierro à Pampelune depuis le 10 juillet 2016, selon Noticias de Navarra. Au total, 15 coureurs ont été transférés à l’Hôpital universitaire de Navarre pour y être soignés. La Croix-Rouge espagnole, mobilisée tout au long du parcours, a réalisé 49 interventions médicales et de secours ce matin-là.
Parmi les blessés les plus marquants, un ressortissant américain de 29 ans a été touché par une corne de taureau au bras gauche dans le secteur de Telefónica, l’un des points les plus fréquentés du parcours, rapporte l’agence EFE. Le coureur vétéran local Jokin Zuasti Urbano, âgé de 68 ans et figure connue des San Fermín, fait également partie des personnes évacuées, pour un traumatisme à la jambe.
Ce que représente l’encierro pour les Français
Chaque année, les images de l’encierro de Pampelune circulent largement en France, où le festival attire une partie du public transfrontalier, notamment depuis le Sud-Ouest. Les San Fermín 2026 se déroulent du 6 au 14 juillet et rassemblent environ 1,6 million de visiteurs sur la semaine, avec des températures comprises entre 25 et 32°C. Jusqu’à 2 000 personnes courent devant les taureaux les jours de semaine, un chiffre qui grimpe encore le week-end.
Ce jeudi 9 juillet n’était pas un jour isolé : des blessures avaient déjà été signalées lors des tout premiers encierros de l’édition, avec notamment cinq blessés recensés le 7 juillet. Le rendez-vous s’inscrit dans une tradition espagnole suivie de près par les médias français, qui couvrent régulièrement les temps forts de cette fête populaire à forte charge symbolique et souvent controversée pour son traitement animalier.
Contexte dans la région : la Navarre, cœur battant des fêtes
Pampelune, capitale de la Communauté forale de Navarre, vit toute l’année en préparation de cette semaine de juillet, qui constitue l’un des principaux moteurs touristiques et économiques du territoire. Le tracé de l’encierro traverse le centre historique de la ville, entre la Cuesta de Santo Domingo et les arènes, un itinéraire fixe depuis des décennies. L’Hôpital universitaire de Navarre, qui a pris en charge les 15 blessés de ce jeudi, est l’établissement de référence pour les urgences liées aux courses de taureaux durant toute la durée des fêtes.
Une corrida en soirée avec les mêmes taureaux
Cette double séquence, course matinale puis mise à mort en arènes l’après-midi, structure chaque journée des San Fermín et alimente le débat récurrent, y compris hors d’Espagne, sur la place de la tauromachie dans la culture populaire.
Les fêtes de San Fermín se poursuivent jusqu’au 14 juillet, avec un encierro chaque matin à 8h.