Paris 12e : huit coups de feu, une femme abattue après avoir attaqué au couteau rue de Wattignies

Une intervention policière a tourné au drame le 1er juillet à Paris 12e. Une femme en état de démence, armée d'un couteau de boucher, a blessé une policière avant d'être mortellement touchée par quatre balles.

Paris 12e : huit coups de feu, une femme abattue après avoir attaqué au couteau rue de Wattignies
Illustration Julie Renault / info.fr

Le 1er juillet 2026, vers 17h, une femme de 40 ans retranchée dans la cave d'un restaurant rue de Wattignies a attaqué les policiers avec un couteau. Blessant légèrement une fonctionnaire, elle a été abattue après huit tirs. Deux enquêtes sont ouvertes, dont une confiée à l'IGPN.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le 1er juillet 2026, vers 17h, les policiers interviennent rue de Wattignies (Paris 12e) pour une femme agitée retranchée dans la cave d’un restaurant.
  • Fait 2 : La femme, armée d’un couteau de boucher, blesse légèrement une policière au bras. Le policier riposte par huit tirs, dont quatre atteignent la suspecte, qui décède sur place.
  • Fait 3 : Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes, dont une confiée à l’IGPN pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Mercredi 1er juillet 2026, une intervention de police a viré au drame dans le 12e arrondissement de Paris. Rue de Wattignies, un quartier résidentiel calme, les forces de l’ordre étaient appelées pour maîtriser une femme en état de démence, armée d’un couteau de boucher et retranchée dans la cave d’un restaurant. Selon les informations recueillies, elle a surgi et attaqué les policiers, blessant une fonctionnaire avant d’être mortellement touchée par les tirs d’un agent.

Le déroulement de l’intervention

Il est environ 17 heures lorsque les policiers du commissariat du 12e arrondissement se rendent rue de Wattignies. Une commerçante a signalé une femme agitée, qui s’est introduite dans la cave d’un restaurant italien. La suspecte, âgée d’une quarantaine d’années, était sous traitement médicamenteux, précise une source proche de l’enquête relayée par un témoin sur X.

Les policiers tentent de la faire sortir de la cave. Subitement, la femme surgit, un couteau de boucher à la main. Elle se jette sur les fonctionnaires et parvient à blesser légèrement une policière au bras droit, selon la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). La blessée, transportée à l’hôpital Saint-Antoine, a reçu des points de suture et est ressortie rapidement.

Huit tirs, quatre atteintes

Face à l’attaque, un autre policier ouvre le feu. Il tire huit fois avec son arme de service, un Sig Sauer 9 mm. Quatre projectiles atteignent la femme : au thorax, à l’abdomen et aux membres inférieurs, précisent des sources concordantes. Malgré l’intervention rapide des pompiers et du SAMU, la victime décède sur place, avant l’arrivée des secours.

Le nombre exact de tirs et la position des impacts sont en cours de vérification par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie dans la foulée. Le policier auteur des tirs a été placé sous le statut de témoin assisté dans l’attente des premières conclusions balistiques.

Deux enquêtes ouvertes

Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes distinctes. La première, confiée à la 2e division de police judiciaire (DPJ), porte sur les faits initiaux : « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « violences avec arme ». La seconde, confiée à l’IGPN, vise à déterminer si l’usage de l’arme par le policier était justifié. Elle est ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Selon une source judiciaire, les deux investigations sont menées en parallèle. L’autopsie de la femme devra confirmer la cause exacte du décès et la présence éventuelle de substances médicamenteuses dans son organisme. Un examen psychiatrique pourrait être ordonné pour établir son état mental au moment des faits.

Contexte dans le département de Paris

Ce drame intervient dans un département où les interventions policières sont quotidiennes. Paris enregistre chaque année plusieurs cas de tirs policiers, souvent lors d’interventions à caractère psychiatrique. L’IGPN, surnommée « la police des polices », est régulièrement saisie pour éclaircir des circonstances controversées. En 2024, elle a ouvert 17 enquêtes pour des tirs mortels en Île-de-France, selon un rapport de l’Inspection (chiffres non vérifiés pour 2026). Le 12e arrondissement, quartier paisible mêlant immeubles haussmanniens et commerces de proximité, est rarement le théâtre de tels faits.

Le fil de l’enquête rejoint des précédents médiatisés, comme l’affaire similaire survenue dans le même arrondissement en 2023 (lien vers article). Les associations de défense des droits des patients psychiatriques suivent ce dossier avec attention.

Le profil de la femme

L’identité de la victime n’a pas été divulguée. Âgée d’environ 40 ans, elle était connue des services de psychiatrie, selon les premiers éléments. Elle suivait un traitement pour des troubles mentaux, mais la nature exacte de sa pathologie n’a pas été communiquée. Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi elle s’est retranchée dans ce restaurant et ce qui a déclenché son passage à l’acte.

Un voisin, qui a assisté à la scène depuis sa fenêtre, a décrit une « personne hagarde, semblant perdue » avant l’arrivée des policiers. La police nationale n’a pas encore diffusé de communiqué officiel sur les antécédents de la femme.

Réactions et suites

Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé brièvement sur X, évoquant « un drame qui appelle à la retenue et à la confiance dans la justice ». De son côté, le syndicat de police Alliance a salué le « sang-froid » du fonctionnaire, tandis que des associations comme le Syndicat de la magistrature appellent à « une transparence totale de l’enquête de l’IGPN ».

Les obsèques de la femme devraient être organisées dans les prochains jours, sa famille ayant été prévenue. Une marche blanche est en préparation par des collectifs de défense des droits des patients, annoncent plusieurs comptes militants.

Prochaine étape judiciaire

L’IGPN doit remettre un premier rapport d’ici la fin du mois d’août. Parallèlement, le parquet attend les résultats balistiques et médico-légaux. Si la légitime défense est retenue, le policier pourrait ne pas être poursuivi. Dans le cas contraire, une information judiciaire pourrait être ouverte. La date d’une éventuelle mise en examen n’est pas encore fixée.

L’affaire illustre une fois de plus la difficulté de gérer les personnes en crise psychiatrique dans l’espace public. Des voix s’élèvent pour réclamer une meilleure formation des forces de l’ordre en matière de santé mentale, sujet déjà débattu lors du dernier défilé du 14 juillet à Satory.

Julie
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Sources

Julie Renault

Julie Renault

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Paris (75), avec Paris pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale politique et premiere place economique française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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