Paris Est : le marché immobilier se stabilise, une fenêtre pour les primo-accédants

Après une bulle locative marquée par une chute de 67 % du stock d'annonces, les arrondissements est offrent des prix négociables.

Paris Est : le marché immobilier se stabilise, une fenêtre pour les primo-accédants
Illustration Céline Vasseur / info.fr

En 2026, le marché immobilier parisien affiche une stagnation des prix après plusieurs années de tension. Dans les arrondissements est, la baisse cumulée depuis 2022 ouvre des marges de négociation inédites pour les primo-accédants.

Les chiffres sont là. À Paris, les prix immobiliers stagnent autour de 10 100 €/m² en 2026, soit une évolution annuelle de -4,3 % par rapport à 2025, selon le cabinet Marton Immobilier. Dans les arrondissements est et nord-est - 19e et 20e en tête - la baisse cumulée depuis 2022 atteint 10 à 15 %, d’après Viking Immobilier. Le 19e arrondissement descend à 8 300 €/m² en moyenne, un niveau qui le distingue nettement du reste de la capitale.

Une offre locative asphyxiée

Derrière cette stabilisation, une tension structurelle. Le stock d’annonces locatives à Paris a chuté de 67 % depuis 2021, selon Les Echos. Le PLU, qui impose désormais un minimum de 30 m² pour les studios, a contribué à réduire mécaniquement l’offre disponible.

Résultat : les loyers médians atteignent 40 €/m² à Paris en 2026, avec une hausse de 5 % sur un an. Dans le 19e, ils s’établissent à 34 €/m², selon le guide Bediatec. L’indice de référence des loyers (IRL) du premier trimestre 2026 progresse quant à lui de 0,78 % sur un an, à 146,60, permettant des révisions modérées pour les bailleurs (service-public.gouv.fr).

Des opportunités concrètes pour les acheteurs

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L’INSEE confirme un début de reprise : au troisième trimestre 2025, les prix des appartements anciens à Paris ont progressé de 1,1 % par rapport au trimestre précédent, après une baisse de 0,6 %. Sur un an, la hausse atteint 1,9 % à Paris, contre 1,2 % en petite couronne est.

C’est dans ce contexte que les primo-accédants peuvent trouver des marges de manœuvre. Les négociations de 10 à 15 % sous le prix affiché sont désormais documentées dans les arrondissements est. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) reste mobilisable pour des achats en banlieue proche - Montreuil, Vincennes - avec des ajustements attendus pour élargir l’accès, selon le site Vivre dans le neuf.

Le plan « Relance logement », annoncé le 23 janvier 2026 par le gouvernement, vise la construction de 50 000 logements locatifs privés dès cette année via un nouveau dispositif fiscal pour les investisseurs (ecologie.gouv.fr). Le dispositif Jeanbrun, dont la mise en œuvre est prévue courant 2026, devrait compléter ce cadre.

Prochaine étape : l’application effective de ces mesures fiscales et l’ajustement du PTZ en banlieue est. Si la tendance se confirme, les analystes anticipent une hausse modérée des prix de 2 à 3 % d’ici fin 2026 - ce qui réduirait la fenêtre d’opportunité actuelle.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Basée à Paris, elle traite la mairie, les tensions sur le logement, les transports et les débats sur la piétonnisation. Diplômée du CFJ, elle a travaillé en agence avant de s'ancrer à Paris. Ligne de travail : interroger les élus, les associations de riverains, les syndicats de transports, vérifier les budgets municipaux avant de publier.

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