Pas-de-Calais : le préfet préside le 2e comité de pilotage de Verrerie Arc 1825, suivi du PSE
Deuxième comité de pilotage sur la restructuration d'ARC France, rebaptisée Verrerie Arc 1825. Élus, syndicats et partenaires ont fait le point sur le PSE et les perspectives industrielles.
Le préfet du Pas-de-Calais a réuni élus, syndicats et partenaires pour le deuxième comité de pilotage sur la restructuration d’ARC France, rebaptisée Verrerie Arc 1825. Au menu suivi du plan de sauvegarde de l’emploi, accompagnement des 650 salariés licenciés et perspectives industrielles.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet François-Xavier Lauch a présidé mi-juin 2026 le 2e comité de pilotage sur la restructuration d’ARC France / Verrerie Arc 1825.
- Fait 2 : Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoit 704 suppressions de postes, dont 250 licenciements secs.
- Fait 3 : Un 3e comité de pilotage est prévu en septembre 2026.
Ce qui s’est passé
Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a présidé la semaine dernière le deuxième comité de pilotage (COPIL) consacré à la restructuration d’ARC France, devenue Verrerie Arc 1825. La réunion s’est tenue en présence d’élus locaux, de représentants syndicaux, de chambres consulaires et de partenaires institutionnels, a indiqué la préfecture sur X.
Ce COPIL fait suite au premier, présidé par la sous-préfète de Saint-Omer le 7 avril dernier. Il s’inscrit dans le suivi du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mis en œuvre après la reprise de l’entreprise par Timothée Durand, validé par le tribunal de commerce de Lille le 20 mars 2026.
Un PSE de grande ampleur
Le PSE, validé en mars 2026, prévoit la suppression de 704 postes sur le site historique d’Arques, selon France 3 Hauts-de-France. Environ 650 départs sont effectifs à ce stade, dont environ 250 licenciements secs sur un effectif initial de près de 3 500 salariés. La reprise a permis le maintien d’environ 2 800 emplois sous la nouvelle entité Verrerie Arc 1825.
Lors du COPIL, un point a été fait sur l’accompagnement des salariés licenciés par France Travail. L’État a mobilisé un fonds de 4,7 millions d’euros via la mission Rebond industriel pour soutenir le bassin de l’Audomarois, selon l’ANCT.
Perspectives industrielles
Timothée Durand, PDG depuis avril 2026, a présenté l’activité industrielle en cours. La réorganisation se poursuit après les départs. Il a maintenu des perspectives malgré un contexte géopolitique tendu, notamment sur les coûts de l’énergie. Un plan d’investissement de 50 millions d’euros est prévu pour moderniser l’outil de production et engager la décarbonation du site, a indiqué le ministère de l’Industrie.
Contexte dans le Pas-de-Calais
Avec environ 3 500 emplois directs avant la crise, la verrerie d’Arques était l’un des plus grands sites industriels du Pas-de-Calais. Le département, qui compte 1,5 million d’habitants, est marqué par un taux de chômage structurellement élevé (9,2 % au 1er trimestre 2026, selon l’Insee). La restructuration d’Arc France représente un choc social majeur pour le territoire de l’Audomarois, où l’industrie du verre et du cristal est historiquement implantée.
La mission Rebond industriel, déployée par l’État, vise à accompagner la reconversion du bassin d’emploi et à attirer de nouvelles activités. Le COPIL est un outil de suivi régulier de ces mesures.
Prochaine étape
Un troisième comité de pilotage est programmé en septembre 2026. Il permettra de faire un nouveau point sur le reclassement des salariés et l’avancement du plan industriel de Verrerie Arc 1825.