Temps de parole sur X et TikTok : la proposition Midy qui inquiète jusqu’à l’Élysée

Le député Renaissance veut transposer les règles de l'audiovisuel aux algorithmes. Techniquement inapplicable, juridiquement contesté, politiquement isolé.

Temps de parole sur X et TikTok : la proposition Midy qui inquiète jusqu'à l'Élysée
Temps de parole sur X et TikTok : la proposition Midy qui inquiète jusqu'à l'Élysée Illustration Claire Delattre / info.fr

Paul Midy a déposé une proposition de loi pour étendre les règles de temps de parole aux réseaux sociaux. L'Élysée freine, les juristes démolissent, l'opposition crie à la censure.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Proposition de loi n° 2782 déposée le 12 mai 2026 par Paul Midy (Renaissance).
  • Objectif transposer aux réseaux sociaux les règles d'équité et d'égalité de l'audiovisuel.
  • L'Arcom recevrait de nouveaux pouvoirs de contrôle et les données algorithmiques des plateformes.
  • Juristes, opposition et Élysée s'y opposent ou la jugent inapplicable.
  • Le texte n'a jamais été repris par le gouvernement ni par le groupe macroniste.

Paul Midy [1] a déposé mardi 12 mai 2026 [2] la proposition de loi n° 2782 [3] à l’Assemblée nationale. Intitulé officiel: « visant à garantir le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion sur les réseaux sociaux » [4]. Le député Ensemble pour la République de l’Essonne [1] veut transposer aux plateformes comme TikTok, X et Instagram [5] les règles d’équité et d’égalité du temps de parole qui s’appliquent déjà à la télévision et à la radio [6].

LES ENJEUX
Régulation algorithmique inédite
Le texte imposerait aux plateformes de transmettre à l'Arcom les données d'exposition aux contenus politiques recommandés par leurs algorithmes.
Conflit avec le droit européen
Le Digital Services Act, applicable depuis février 2024, préempte une grande partie du champ visé par la proposition.
Faisabilité technique contestée
Juristes et experts jugent la mise en œuvre techniquement impossible sur des plateformes non françaises.
Isolement politique de l'auteur
Ni le groupe Ensemble pour la République ni l'Élysée n'ont repris le texte. Midy est seul.
Timing présidentiel
À un an de l'élection, le RN est crédité de près de 35% au premier tour. La proposition tombe domination algorithmique de la droite et de l'extrême droite.

Le principe: confier à l’Arcom [7] de nouveaux pouvoirs de contrôle. Les plateformes seraient obligées de transmettre au régulateur les données d’exposition de leurs utilisateurs aux contenus politiques recommandés par les algorithmes [8]. En cas de manquement, « mises en demeure » ou « sanctions » [9], sur le modèle audiovisuel. Le texte modifierait l’article 13 de la loi du 30 septembre 1986 [10] relative à la liberté de communication [11].

Le déclencheur: une campagne, des parents, et Bardella

L’origine du texte tient en une anecdote. Lors de la campagne législative de 2024 [12], Paul Midy a été interpellé par des parents inquiets de voir défiler en boucle des vidéos de Jordan Bardella [13] sur les téléphones de leurs adolescents [14]. Le député en tire un constat: « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle » [15]. Et propose un remède: « Quand l’algorithme de TikTok décide de vous envoyer une vidéo, ça doit rentrer dans les temps de parole » [16], expliquait-il sur CNews le 6 mai [17].

Midy cite le baromètre « Les Français et l’information » publié par l’Arcom en janvier 2026 [18]. 44% des Français [19] disent utiliser quotidiennement les réseaux sociaux pour s’informer - sur des plateformes qui n’ont, à ce jour, aucune obligation légale de pluralisme. Chez les moins de 35 ans [20], c’est devenu la première source d’information.

Bardella ou Mélenchon? L’ambiguïté fondatrice du diagnostic

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L’argumentaire de Midy repose sur deux anecdotes que rien ne raccorde. Sur TikTok, les vidéos de Jordan Bardella envahissent les téléphones d’adolescents qui ne l’ont jamais cherché [13][14]. Ailleurs - Midy ne précise pas sur quelle plateforme - des parents lui rapportent que leurs enfants voient régulièrement des contenus de Jean-Luc Mélenchon « sans suivre ni soutenir La France insoumise » [21]. Deux algorithmes différents, deux camps politiques opposés, un seul remède proposé. Le député ne dit jamais si TikTok et le « fil non identifié » obéiraient à la même grille de comptabilisation, ni si la surexposition d’un camp répond à la même mécanique technique que celle de l’autre. Cette ambiguïté fragilise le diagnostic au moment même où elle prétend en élargir la portée.

Le cadre actuel: ce que l’Arcom fait, et ce qu’elle refuse de faire

Aujourd’hui, l’Arcom encadre le temps de parole des candidats à la télévision et à la radio [22]. Pour les élections ordinaires, principe d’équité, calé sur les résultats antérieurs et les sondages [23]. Pour la présidentielle, stricte égalité [24]. Les réseaux sociaux? Hors champ. En 2024, en amont des européennes, le régulateur a rappelé qu’il n’avait « pas vocation à réguler les réseaux sociaux » [25]. Mieux: « l’Arcom n’a pas vocation à intervenir sur d’éventuels cas particuliers relatifs à des mesures de modération individuelles sur les plateformes en ligne » [26]. Traduction: le gendarme refuse le costume qu’on lui taille.

L’argumentaire Midy: il faut contrôler ce qu’on peut

« Sur TikTok, ce n’est pas un choix éditorial transparent: c’est un algorithme qui décide ce que voient nos enfants » [27], plaide le député. Il veut donc « contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile » [28].

Les juristes: « une très mauvaise réponse à une très bonne question »

Alexandre Archambault, avocat au barreau de Paris spécialisé dans le droit du numérique [29], tranche: « Une nouvelle fois, c’est une très mauvaise réponse à une très bonne question. Désormais, les sujets liés à la régulation des plateformes dépendent de la Commission européenne » [30]. Le Digital Services Act est applicable depuis février 2024 [31]. Il préempte une bonne partie du champ que Midy veut investir nationalement.

Archambault enfonce le clou: « J’ai des réserves sur l’aspect technique et opérationnel, c’est une réflexion prisonnière d’un schéma de pensée digne de l’ORTF » [32]. Alexandre Ducharne, avocat en droit économique et commercial au barreau de Lyon [33], abonde: « D’un point de vue technique, il paraît assez difficile de mettre en œuvre cette proposition » [34]. Verdict croisé: inapplicable.

On se souvient que d’autres démocraties ont, depuis dix ans, tenté de réguler les plateformes sur le terrain des contenus politiques. Aucune n’est jamais allée jusqu’à imposer une comptabilisation du temps de parole algorithmique. Le DSA européen lui-même, dont la rédaction a longuement débattu de la transparence des systèmes de recommandation, s’est arrêté en deçà de la granularité que Midy entend imposer. La PPL 2782 ne s’inscrit dans aucun précédent comparé: elle innove dans le vide.

Paul Midy, député Ensemble pour la République de l'Essonne
Il faut contrôler ce qu'on peut, c'est-à-dire ce qu'on voit quand on ouvre un réseau social.
Paul Midy, député Ensemble pour la République de l'Essonne
Mai 2026
Virginie Joron, eurodéputée RN
Une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique.
Virginie Joron, eurodéputée RN
Mai 2026
près de 35%les intentions de vote créditées au RN au premier tour de la présidentielle, qui hantent en silence la proposition Midy

L’opposition: censure, ORTF, Corée du Nord

À droite et à l’extrême droite, c’est la curée. Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, interpelle Midy sur X: « On ne peut pas être attaché à la liberté et promouvoir cela. Pourquoi l’équité à la TV et pas sur les réseaux sociaux? Tout simplement parce que sur les réseaux sociaux chacun est responsable de ce qu’il dit » [35]. Virginie Joron, eurodéputée Rassemblement National [36], dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » [37]. Et accuse: « derrière le prétexte de bulles algorithmiques, il s’agit surtout de brider la popularité des contenus de droite (notamment Bardella) qui séduisent les jeunes » [38].

Cyrille Dalmont, directeur de recherche à l’Institut Thomas More [39], parle de « censure » et de « stratégie des progressistes pour conserver le pouvoir » [40]. Il évoque « cette tentation, sans précédent depuis près d’un siècle, pour le contrôle de l’information » [41]. À gauche, le silence est assourdissant. Aucune voix socialiste, communiste ou écologiste n’émerge dans les sources consultées pour défendre - ou critiquer - le texte.

Le silence de la CNIL: un acteur manquant

Autre absence remarquable: la Commission nationale de l’informatique et des libertés. La PPL 2782 prévoit la transmission à l’Arcom de données d’exposition algorithmique des utilisateurs [8] - c’est-à-dire, en pratique, des comportements individuels de consommation politique. On se souvient que toute collecte de cette nature relève traditionnellement du contrôle de la CNIL au titre du RGPD. Or aucune source consultée ne mentionne de prise de position de la commission sur les obligations prévues par le texte. Cette absence interroge: soit la CNIL n’a pas été saisie, soit elle n’a pas jugé utile de s’exprimer - dans les deux cas, un trou noir au cœur du dispositif.

Seul dans son camp

Voici le détail que les commentaires de plateau ont oublié. Paul Midy avait déjà proposé cette régulation lors des législatives de 2024 [42]. Le texte n’a alors « jamais été repris, ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal [43], ni par le gouvernement » [44]. Deux ans plus tard, rien n’a changé: la macronie regarde ailleurs.

Le rejet se lit à trois étages. Au niveau du groupe, d’abord: aucun co-signataire n’est mis en avant, aucune voix Renaissance ne porte publiquement le texte avec Midy. Au niveau du gouvernement, ensuite: aucun ministre ne s’est exprimé en soutien depuis le dépôt. Au niveau de l’Élysée, enfin: la présidence considère que « d’autres sujets paraissent prioritaires, comme la lutte contre les ingérences étrangères » [45]. La hiérarchisation est explicite. Le député est isolé non par défaut d’argumentation, mais par choix stratégique de sa propre famille politique, qui préfère investir le terrain des ingérences - juridiquement plus solide, diplomatiquement plus porteur - que celui des algorithmes domestiques.

Le député espère faire passer ses idées par amendements lors de l’examen du futur projet de loi sur « la protection des élections » [46], annoncé par le président de la République [47]. Stratégie de contournement. Probabilité de succès: faible.

Pourquoi ce calendrier?

La date du dépôt n’est pas neutre. Le 12 mai 2026 [2] place la PPL 2782 à environ un an de l’élection présidentielle [48]. Ce calendrier verrouille deux choses. D’abord, il laisse à peine la fenêtre législative nécessaire pour qu’un texte soit examiné, amendé, voté, promulgué et appliqué avant l’ouverture de la campagne officielle - ce qui est, en pratique, impossible. Ensuite, il offre à Midy un point d’ancrage pour ses amendements au futur projet de loi sur « la protection des élections » [46], dont l’examen devra, lui, intervenir avant le scrutin.

Autrement dit: la PPL 2782 n’est probablement pas faite pour être adoptée. Elle est faite pour exister, pour occuper le terrain médiatique pendant l’année qui précède la présidentielle, et pour servir de réservoir d’amendements lors du véhicule législatif gouvernemental à venir. Le timing n’est pas une coïncidence: c’est la fonction même du texte.

L’angle mort des commentaires

À un an de l’élection présidentielle [48], le Rassemblement National est crédité de près de 35% d’intentions de vote au premier tour [49]. Bardella sature TikTok. Mélenchon sature les fils. Le centre macroniste, lui, peine à exister dans des flux algorithmiques calibrés pour la viralité, pas pour la modération. Ce que personne ne dit: la proposition Midy n’est pas une réponse à un problème démocratique abstrait. C’est une réponse à un problème électoral concret pour son camp. Les sources confirment d’ailleurs que le déclencheur opérationnel fut l’omniprésence de Bardella [13][14], pas celle d’un courant indéterminé.

Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting et spécialiste de l’opinion [50], résume le piège: « Paul Midy a raison sur le fond car le politique ne peut pas laisser passer cela mais ce n’est pas faisable. Ces plates-formes ne sont pas françaises, on ne peut pas les forcer. Il est impossible d’agir sur un fil de réseau social. Et il faudrait mener ce combat à l’échelle européenne ou mondiale » [51]. Bon constat. Mauvais étage de décision.

Les chiffres clés de la proposition de loi Midy sur l'encadrement du temps de parole politique sur les réseaux sociaux.
Les chiffres clés de la proposition de loi Midy sur l'encadrement du temps de parole politique sur les réseaux sociaux.

Notre lecture

La proposition de loi 2782 [3] pose une vraie question: l’algorithme de TikTok n’a aucune obligation de pluralisme, alors qu’il décide ce que voient des millions d’électeurs. Personne ne le conteste sérieusement. Mais le texte y répond par un outil de 1986 [11], piloté par une autorité qui dit elle-même ne pas vouloir du job [26], sur un champ que le DSA européen [31] occupe déjà. L’Élysée le sait, le groupe Renaissance le sait, Midy le sait. Le texte ne passera pas tel quel. Reste un effet collatéral utile: forcer le débat à un an de la présidentielle. C’est peu. C’est peut-être tout ce qui était visé.

► Lire aussi: Le DSA, ce règlement européen qui change déjà la donne

Sources

7 sources vérifiées · 51 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (51)
  1. Paul Midy, député Ensemble pour la République de l’Essonne - Auteur de la proposition de loi sur l'encadrement des temps de parole sur les réseaux sociaux.
    « Paul Midy, député Ensemble pour la République de l’Essonne, entend imposer aux grandes plateformes numériques comme TikTok, X et Instagram les mêmes règles que celles déjà appliquées à la télévision et à la radio. »
    lefigaro.fr ↗
  2. mardi 12 mai 2026 - Date de dépôt de la proposition de loi n° 2782
    « Proposition de loi, n° 2782, déposée le mardi 12 mai 2026. »
    assemblee-nationale.fr ↗
  3. 2782 - Numéro de la proposition de loi
    « Proposition de loi, n° 2782, déposée le mardi 12 mai 2026. »
    assemblee-nationale.fr ↗
  4. proposition de loi intitulée 'visant à garantir le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion sur les réseaux sociaux' - Intitulé officiel de la proposition de loi.
    « Ou, selon l’intitulé de son texte, «visant à garantir le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion sur les réseaux sociaux». »
    lefigaro.fr ↗
  5. TikTok, X et Instagram - Plateformes numériques ciblées par la proposition de loi.
    « le député macroniste entend imposer aux grandes plateformes numériques - telles que TikTok, X et Instagram - des obligations de pluralisme. »
    lefigaro.fr ↗
  6. Paul Midy souhaite transposer les règles applicables aux télévisions et aux radios en période électorale aux plateformes comme X, Instagram ou TikTok - Objectif de la proposition de loi.
    « l’élu souhaite transposer les règles applicables aux télévisions et aux radios en période électorale aux plateformes comme X, Instagram ou TikTok »
    publicsenat.fr ↗
  7. La proposition de loi vise à confier à l’Arcom de nouveaux pouvoirs de contrôle sur les plateformes numériques - Objectif de la proposition de loi concernant l’Arcom.
    « le député propose de confier à l’Arcom de nouveaux pouvoirs de contrôle. »
    lefigaro.fr ↗
  8. Les plateformes seraient obligées de transmettre à l’Arcom des données sur l’exposition des utilisateurs aux contenus politiques recommandés par leurs algorithmes - Obligation imposée aux plateformes par la proposition de loi.
    « les plateformes seraient dans l’obligation de transmettre au gendarme de l’audiovisuel et du numérique de nombreuses données correspondant à l’exposition de leurs utilisateurs aux contenus politiques. »
    lefigaro.fr ↗
  9. En cas de manquement, les plateformes pourraient faire l’objet de 'mises en demeure' ou de 'sanctions' - Sanctions prévues par la proposition de loi.
    « En cas de manquement, elles pourraient faire l’objet de «mises en demeure» ou de «sanctions», toujours sur le modèle des dispositifs déjà prévus pour les chaînes de télévision et les radios. »
    lefigaro.fr ↗
  10. La proposition de loi modifierait l'article 13 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication - Modification législative proposée par la PPL.
    « en modifiant l'article 13 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication »
    bvoltaire.fr ↗
  11. 30 septembre 1986 - Date de la loi relative à la liberté de communication concernée par la PPL.
    « loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication »
    bvoltaire.fr ↗
  12. 2024 - Année de la campagne législative durant laquelle Paul Midy a été interpellé par des parents.
    « Lors de sa campagne législative en 2024, Paul Midy a été frappé par les nombreuses interpellations de parents. »
    leparisien.fr ↗
  13. Jordan Bardella, patron du Rassemblement national - Personnalité politique dont les vidéos inondaient les réseaux sociaux des adolescents.
    «.les contenus le concernant inondaient le réseau social de leurs adolescents. Le patron du Rassemblement national. »
    leparisien.fr ↗
  14. Paul Midy a été alerté par des parents inquiets lors de la campagne législative de 2024 - Contexte ayant motivé la proposition de loi du député.
    « Le député de l'Essonne explique avoir été alerté, lors de la campagne législative de 2024, par des parents inquiets de voir défiler en continu des vidéos de Jordan Bardella sur les téléphones de leurs adolescents. »
    rmc.bfmtv.com ↗
  15. La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on n’ait besoin d’effectuer une recherche. - Déclaration de Paul Midy sur les algorithmes des réseaux sociaux.
    « « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle, déplore-t-il. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on n’ait besoin d’effectuer une recherche. » »
    leparisien.fr ↗
  16. « Quand l’algorithme de TikTok décide de vous envoyer une vidéo, ça doit rentrer dans les temps de parole » - Déclaration de Paul Midy sur CNews concernant l’application des règles de temps de parole aux algorithmes.
    « « Quand l’algorithme de TikTok décide de vous envoyer une vidéo, ça doit rentrer dans les temps de parole », expliquait Paul Midy sur CNews le 6 mai »
    publicsenat.fr ↗
  17. 6 mai - Date de l’intervention de Paul Midy sur CNews.
    « expliquait Paul Midy sur CNews le 6 mai »
    publicsenat.fr ↗
  18. janvier 2026 - Date de publication du baromètre cité par Paul Midy.
    « Citant le baromètre «Les Français et l’information» publié par l’Arcom en janvier 2026, Paul Midy pointe que. »
    lefigaro.fr ↗
  19. 44% - Part des Français déclarant utiliser quotidiennement les réseaux sociaux pour s’informer.
    « «jusqu’à 44% des Français déclarent utiliser quotidiennement les réseaux sociaux pour s’informer». »
    lefigaro.fr ↗
  20. moins de 35 ans - Tranche d’âge pour laquelle les réseaux sociaux sont la première source d’information.
    « qui constituent désormais «la première source d’information chez les moins de 35 ans». »
    lefigaro.fr ↗
  21. Des parents m’alertent: leurs enfants ne suivent pas Jean-Luc Mélenchon, ne soutiennent pas La France insoumise, et pourtant son contenu revient très régulièrement dans leur fil. - Déclaration de Paul Midy illustrant son propos.
    « «Des parents m’alertent: leurs enfants ne suivent pas Jean-Luc Mélenchon, ne soutiennent pas La France insoumise, et pourtant son contenu revient très régulièrement dans leur fil.» »
    lefigaro.fr ↗
  22. L’Arcom encadre strictement le temps de parole des candidats et de leurs représentants durant les périodes officielles de campagne électorale pour la télévision et la radio - Rôle actuel de l’Arcom en période électorale.
    « l’Arcom encadre strictement le temps de parole des candidats et de leurs représentants durant les périodes officielles de campagne électorale. Ces règles concernent uniquement la télévision et la radio »
    publicsenat.fr ↗
  23. Les médias audiovisuels doivent respecter le principe d’équité entre les candidats en allouant un temps de parole équitable en fonction de leurs résultats lors des dernières échéances électorales - Règle appliquée par l’Arcom pour les élections autres que présidentielle.
    « les médias concernés doivent respecter le principe d’équité entre les candidats, c’est-à-dire allouer un temps de parole équitable aux candidats et leurs représentants, en fonction de leurs résultats lors des dernières échéances électorales »
    publicsenat.fr ↗
  24. Pour l’élection présidentielle, le principe de stricte égalité du temps de parole entre les candidats s’impose - Règle spécifique appliquée par l’Arcom pour l’élection présidentielle.
    « Dans le cadre de l’élection présidentielle, le principe de stricte égalité du temps de parole entre les candidats s’impose »
    publicsenat.fr ↗
  25. En 2024, l’Arcom a rappelé qu’elle n’avait pas vocation à réguler les réseaux sociaux en amont des élections européennes - Position de l’Arcom sur la régulation des réseaux sociaux.
    « En 2024, en amont des élections européennes, l’Arcom a rappelé qu’elle n’avait pas vocation à réguler les réseaux sociaux »
    publicsenat.fr ↗
  26. « Dans tous les cas, que l’Arcom n’a pas vocation à intervenir sur d’éventuels cas particuliers relatifs à des mesures de modération individuelles sur les plateformes en ligne » - Déclaration de l’Arcom sur son champ d’action limité concernant les réseaux sociaux.
    « « Dans tous les cas, que l’Arcom n’a pas vocation à intervenir sur d’éventuels cas particuliers relatifs à des mesures de modération individuelles sur les plateformes en ligne » »
    publicsenat.fr ↗
  27. Sur TikTok, ce n’est pas un choix éditorial transparent: c’est un algorithme qui décide ce que voient nos enfants - Déclaration de Paul Midy sur CNews.
    « «Sur TikTok, ce n’est pas un choix éditorial transparent: c’est un algorithme qui décide ce que voient nos enfants», avait-il souligné. »
    lefigaro.fr ↗
  28. « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle, déplore-t-il. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on ait besoin d’effectuer une recherche » - Déclaration de Paul Midy sur la nécessité de réguler les algorithmes des réseaux sociaux.
    « « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle, déplore-t-il. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on ait besoin d’effectuer une recherche » »
    publicsenat.fr ↗
  29. Alexandre Archambault, avocat au barreau de Paris spécialisé dans le droit du numérique - Expert critiquant la proposition de loi de Paul Midy.
    « explique Alexandre Archambault, avocat au barreau de Paris spécialisé dans le droit du numérique »
    publicsenat.fr ↗
  30. « Une nouvelle fois, c’est une très mauvaise réponse à une très bonne question. Désormais, les sujets liés à la régulation des plateformes dépendent de la Commission européenne » - Avis d’Alexandre Archambault sur la proposition de loi de Paul Midy.
    « « Une nouvelle fois, c’est une très mauvaise réponse à une très bonne question. Désormais, les sujets liés à la régulation des plateformes dépendent de la Commission européenne » »
    publicsenat.fr ↗
  31. Le Digital Services Act (DSA) est applicable depuis février 2024 et renforce les obligations des grandes plateformes numériques - Cadre réglementaire européen mentionné par les experts.
    « Applicable depuis février 2024, le DSA renforce les obligations des grandes plateformes numériques »
    publicsenat.fr ↗
  32. « J’ai des réserves sur l’aspect technique et opérationnel, c’est une réflexion prisonnière d’un schéma de pensée digne de l’ORTF » - Critique d’Alexandre Archambault sur la faisabilité de la proposition de loi.
    « « J’ai des réserves sur l’aspect technique et opérationnel, c’est une réflexion prisonnière d’un schéma de pensée digne de l’ORTF », déplore Alexandre Archambault »
    publicsenat.fr ↗
  33. Alexandre Ducharne, avocat en droit économique et commercial au barreau de Lyon - Expert partageant l’avis d’Alexandre Archambault sur la proposition de loi.
    « abonde Alexandre Ducharne, avocat en droit économique et commercial au barreau de Lyon »
    publicsenat.fr ↗
  34. « D’un point de vue technique, il paraît assez difficile de mettre en œuvre cette proposition » - Déclaration d’Alexandre Ducharne sur la faisabilité technique de la proposition de loi.
    « « D’un point de vue technique, il paraît assez difficile de mettre en œuvre cette proposition », constate également Alexandre Ducharne »
    publicsenat.fr ↗
  35. On ne peut pas être attaché à la liberté et promouvoir cela. Pourquoi l’équité à la TV et pas sur les réseaux sociaux? Tout simplement parce que sur les réseaux sociaux chacun est responsable de ce qu’il dit. Confondre médias et réseaux, c’est so 2000! - Réaction de Jonas Haddad à la proposition de Paul Midy.
    « « On ne peut pas être attaché à la liberté et promouvoir cela. Pourquoi l’équité à la TV et pas sur les réseaux sociaux? Tout simplement parce que sur les réseaux sociaux chacun est responsable de ce qu’il dit. Confondre médias et réseaux, c’est so 2000! » »
    lejdd.fr ↗
  36. Virginie Joron, eurodéputée (Rassemblement National) - Eurodéputée du RN critiquant la proposition de Paul Midy.
    « L’eurodéputée Virginie Joron dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » »
    lejdd.fr ↗
  37. une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique - Déclaration de Virginie Joron sur la proposition de Paul Midy.
    « Virginie Joron dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » »
    lejdd.fr ↗
  38. derrière le prétexte de “bulles algorithmiques”, il s’agit surtout de brider la popularité des contenus de droite (notamment Bardella) qui séduisent les jeunes - Accusation de Virginie Joron concernant les motivations de la proposition de loi.
    « Selon elle, « derrière le prétexte de “bulles algorithmiques”, il s’agit surtout de brider la popularité des contenus de droite (notamment Bardella) qui séduisent les jeunes » »
    lejdd.fr ↗
  39. Cyrille Dalmont, directeur de recherche à l’Institut Thomas More, spécialiste des enjeux éthiques du numérique - Expert critiquant la proposition de loi.
    « Le directeur de recherche à l’Institut Thomas More Cyrille Dalmont, spécialiste des enjeux éthiques du numérique, parle même de «censure». »
    lefigaro.fr ↗
  40. censure et de stratégie des progressistes pour conserver le pouvoir - Critique de Cyrille Dalmont sur la proposition de loi.
    « parle même de «censure» et de «stratégie des progressistes pour conserver le pouvoir». »
    lefigaro.fr ↗
  41. cette tentation, sans précédent depuis près d’un siècle, pour le contrôle de l’information - Critique de Cyrille Dalmont sur la régulation de l’information.
    « Ce qui explique selon lui «cette tentation, sans précédent depuis près d’un siècle, pour le contrôle de l’information». »
    lefigaro.fr ↗
  42. Paul Midy avait déjà proposé une régulation du temps de parole sur les réseaux sociaux lors des élections législatives de 2024 - Antécédent de la proposition de loi actuelle.
    « Le député n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà proposé une telle régulation au moment des élections législatives de 2024 »
    publicsenat.fr ↗
  43. Gabriel Attal, dirigeant du groupe Ensemble pour la République - Dirigeant du groupe politique auquel appartient Paul Midy.
    «.ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal. »
    leparisien.fr ↗
  44. La proposition de loi de Paul Midy n'a jamais été reprise par son groupe ni par le gouvernement - Statut de la proposition de loi de Paul Midy.
    « Ce texte n’a jamais été repris, ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal, ni par le gouvernement. »
    leparisien.fr ↗
  45. L'Élysée considère que d'autres sujets, comme la lutte contre les ingérences étrangères, sont prioritaires par rapport à la proposition de loi de Paul Midy - Position de l'Élysée sur les priorités législatives.
    « L’Élysée considère qu’au-delà de la difficulté de mise en application d’une telle mesure, d’autres sujets paraissent prioritaires, comme la lutte contre les ingérences étrangères. »
    leparisien.fr ↗
  46. Paul Midy souhaite déposer des amendements pour soutenir son initiative lors de l’examen du projet de loi sur « la protection des élections » - Stratégie du député pour faire avancer sa proposition de loi.
    « le député souhaiterait convaincre ses collègues de soutenir son initiative en déposant des amendements allant dans ce sens lors de l’examen du projet de loi sur « la protection des élections » »
    publicsenat.fr ↗
  47. Projet de loi sur 'la protection des élections' - Projet de loi annoncé par le président de la République.
    «.le projet de loi sur « la protection des élections », annoncé par le président de la République. »
    leparisien.fr ↗
  48. à un an de l’élection présidentielle - Période mentionnée pour l'inquiétude sur le rôle des réseaux sociaux.
    « À un an de l’élection présidentielle, certains s’inquiètent du rôle que pourraient jouer les réseaux sociaux »
    lejdd.fr ↗
  49. près de 35% - Intentions de vote créditées au RN au premier tour de l'élection présidentielle.
    « alors que celui-ci est crédité de près de 35% d'intentions de vote au premier tour »
    lejdd.fr ↗
  50. Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting et spécialiste de l'opinion - Experte citée pour son avis sur la proposition de loi de Paul Midy.
    « « Paul Midy a raison sur le fond. Juge Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting et spécialiste de l’opinion. »
    leparisien.fr ↗
  51. Paul Midy a raison sur le fond car le politique ne peut pas laisser passer cela mais ce n’est pas faisable. Ces plates-formes ne sont pas françaises, on ne peut pas les forcer. Il est impossible d’agir sur un fil de réseau social. Et il faudrait mener ce combat à l’échelle européenne ou mondiale. - Déclaration de Véronique Reille-Soult sur la faisabilité de la proposition de loi.
    « « Paul Midy a raison sur le fond car le politique ne peut pas laisser passer cela mais ce n’est pas faisable, juge Véronique Reille-Soult. Il est impossible d’agir sur un fil de réseau social. Et il faudrait mener ce combat à l’échelle européenne ou mondiale. » »
    leparisien.fr ↗

Sources

Claire Delattre

Claire Delattre

Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la politique nationale française. Elle décortique les rapports de force institutionnels, les arbitrages de l'exécutif, les recompositions partisanes. Sourçage à la phrase, croisement gauche-droite-centre, distinction des temps politiques.

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