Temps de parole sur X et TikTok : la proposition Midy qui inquiète jusqu’à l’Élysée
Le député Renaissance veut transposer les règles de l'audiovisuel aux algorithmes. Techniquement inapplicable, juridiquement contesté, politiquement isolé.
Paul Midy a déposé une proposition de loi pour étendre les règles de temps de parole aux réseaux sociaux. L'Élysée freine, les juristes démolissent, l'opposition crie à la censure.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Régulation algorithmique inédite
Le texte imposerait aux plateformes de transmettre à l'Arcom les données d'exposition aux contenus politiques recommandés par leurs algorithmes.
Conflit avec le droit européen
Le Digital Services Act, applicable depuis février 2024, préempte une grande partie du champ visé par la proposition.
Faisabilité technique contestée
Juristes et experts jugent la mise en œuvre techniquement impossible sur des plateformes non françaises.
Isolement politique de l'auteur
Ni le groupe Ensemble pour la République ni l'Élysée n'ont repris le texte. Midy est seul.
Timing présidentiel
À un an de l'élection, le RN est crédité de près de 35% au premier tour. La proposition tombe dans un contexte de domination algorithmique de la droite et de l'extrême droite.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Proposition de loi n° 2782 déposée le 12 mai 2026 par Paul Midy (Renaissance).
- Objectif transposer aux réseaux sociaux les règles d'équité et d'égalité de l'audiovisuel.
- L'Arcom recevrait de nouveaux pouvoirs de contrôle et les données algorithmiques des plateformes.
- Juristes, opposition et Élysée s'y opposent ou la jugent inapplicable.
- Le texte n'a jamais été repris par le gouvernement ni par le groupe macroniste.
Paul Midy [1] a déposé mardi 12 mai 2026 [2] la proposition de loi n° 2782 [3] à l’Assemblée nationale. Intitulé officiel: « visant à garantir le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion sur les réseaux sociaux » [4]. Le député Ensemble pour la République de l’Essonne [1] veut transposer aux plateformes comme TikTok, X et Instagram [5] les règles d’équité et d’égalité du temps de parole qui s’appliquent déjà à la télévision et à la radio [6].
Le principe: confier à l’Arcom [7] de nouveaux pouvoirs de contrôle. Les plateformes seraient obligées de transmettre au régulateur les données d’exposition de leurs utilisateurs aux contenus politiques recommandés par les algorithmes [8]. En cas de manquement, « mises en demeure » ou « sanctions » [9], sur le modèle audiovisuel. Le texte modifierait l’article 13 de la loi du 30 septembre 1986 [10] relative à la liberté de communication [11].
Le déclencheur: une campagne, des parents, et Bardella
L’origine du texte tient en une anecdote. Lors de la campagne législative de 2024 [12], Paul Midy a été interpellé par des parents inquiets de voir défiler en boucle des vidéos de Jordan Bardella [13] sur les téléphones de leurs adolescents [14]. Le député en tire un constat: « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle » [15]. Et propose un remède: « Quand l’algorithme de TikTok décide de vous envoyer une vidéo, ça doit rentrer dans les temps de parole » [16], expliquait-il sur CNews le 6 mai [17].
Midy cite le baromètre « Les Français et l’information » publié par l’Arcom en janvier 2026 [18]. 44% des Français [19] disent utiliser quotidiennement les réseaux sociaux pour s’informer - sur des plateformes qui n’ont, à ce jour, aucune obligation légale de pluralisme. Chez les moins de 35 ans [20], c’est devenu la première source d’information.
Bardella ou Mélenchon? L’ambiguïté fondatrice du diagnostic
L’argumentaire de Midy repose sur deux anecdotes que rien ne raccorde. Sur TikTok, les vidéos de Jordan Bardella envahissent les téléphones d’adolescents qui ne l’ont jamais cherché [13][14]. Ailleurs - Midy ne précise pas sur quelle plateforme - des parents lui rapportent que leurs enfants voient régulièrement des contenus de Jean-Luc Mélenchon « sans suivre ni soutenir La France insoumise » [21]. Deux algorithmes différents, deux camps politiques opposés, un seul remède proposé. Le député ne dit jamais si TikTok et le « fil non identifié » obéiraient à la même grille de comptabilisation, ni si la surexposition d’un camp répond à la même mécanique technique que celle de l’autre. Cette ambiguïté fragilise le diagnostic au moment même où elle prétend en élargir la portée.
Le cadre actuel: ce que l’Arcom fait, et ce qu’elle refuse de faire
Aujourd’hui, l’Arcom encadre le temps de parole des candidats à la télévision et à la radio [22]. Pour les élections ordinaires, principe d’équité, calé sur les résultats antérieurs et les sondages [23]. Pour la présidentielle, stricte égalité [24]. Les réseaux sociaux? Hors champ. En 2024, en amont des européennes, le régulateur a rappelé qu’il n’avait « pas vocation à réguler les réseaux sociaux » [25]. Mieux: « l’Arcom n’a pas vocation à intervenir sur d’éventuels cas particuliers relatifs à des mesures de modération individuelles sur les plateformes en ligne » [26]. Traduction: le gendarme refuse le costume qu’on lui taille.
L’argumentaire Midy: il faut contrôler ce qu’on peut
« Sur TikTok, ce n’est pas un choix éditorial transparent: c’est un algorithme qui décide ce que voient nos enfants » [27], plaide le député. Il veut donc « contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile » [28].
Les juristes: « une très mauvaise réponse à une très bonne question »
Alexandre Archambault, avocat au barreau de Paris spécialisé dans le droit du numérique [29], tranche: « Une nouvelle fois, c’est une très mauvaise réponse à une très bonne question. Désormais, les sujets liés à la régulation des plateformes dépendent de la Commission européenne » [30]. Le Digital Services Act est applicable depuis février 2024 [31]. Il préempte une bonne partie du champ que Midy veut investir nationalement.
Archambault enfonce le clou: « J’ai des réserves sur l’aspect technique et opérationnel, c’est une réflexion prisonnière d’un schéma de pensée digne de l’ORTF » [32]. Alexandre Ducharne, avocat en droit économique et commercial au barreau de Lyon [33], abonde: « D’un point de vue technique, il paraît assez difficile de mettre en œuvre cette proposition » [34]. Verdict croisé: inapplicable.
On se souvient que d’autres démocraties ont, depuis dix ans, tenté de réguler les plateformes sur le terrain des contenus politiques. Aucune n’est jamais allée jusqu’à imposer une comptabilisation du temps de parole algorithmique. Le DSA européen lui-même, dont la rédaction a longuement débattu de la transparence des systèmes de recommandation, s’est arrêté en deçà de la granularité que Midy entend imposer. La PPL 2782 ne s’inscrit dans aucun précédent comparé: elle innove dans le vide.
L’opposition: censure, ORTF, Corée du Nord
À droite et à l’extrême droite, c’est la curée. Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, interpelle Midy sur X: « On ne peut pas être attaché à la liberté et promouvoir cela. Pourquoi l’équité à la TV et pas sur les réseaux sociaux? Tout simplement parce que sur les réseaux sociaux chacun est responsable de ce qu’il dit » [35]. Virginie Joron, eurodéputée Rassemblement National [36], dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » [37]. Et accuse: « derrière le prétexte de bulles algorithmiques, il s’agit surtout de brider la popularité des contenus de droite (notamment Bardella) qui séduisent les jeunes » [38].
Cyrille Dalmont, directeur de recherche à l’Institut Thomas More [39], parle de « censure » et de « stratégie des progressistes pour conserver le pouvoir » [40]. Il évoque « cette tentation, sans précédent depuis près d’un siècle, pour le contrôle de l’information » [41]. À gauche, le silence est assourdissant. Aucune voix socialiste, communiste ou écologiste n’émerge dans les sources consultées pour défendre - ou critiquer - le texte.
Le silence de la CNIL: un acteur manquant
Autre absence remarquable: la Commission nationale de l’informatique et des libertés. La PPL 2782 prévoit la transmission à l’Arcom de données d’exposition algorithmique des utilisateurs [8] - c’est-à-dire, en pratique, des comportements individuels de consommation politique. On se souvient que toute collecte de cette nature relève traditionnellement du contrôle de la CNIL au titre du RGPD. Or aucune source consultée ne mentionne de prise de position de la commission sur les obligations prévues par le texte. Cette absence interroge: soit la CNIL n’a pas été saisie, soit elle n’a pas jugé utile de s’exprimer - dans les deux cas, un trou noir au cœur du dispositif.
Seul dans son camp
Voici le détail que les commentaires de plateau ont oublié. Paul Midy avait déjà proposé cette régulation lors des législatives de 2024 [42]. Le texte n’a alors « jamais été repris, ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal [43], ni par le gouvernement » [44]. Deux ans plus tard, rien n’a changé: la macronie regarde ailleurs.
Le rejet se lit à trois étages. Au niveau du groupe, d’abord: aucun co-signataire n’est mis en avant, aucune voix Renaissance ne porte publiquement le texte avec Midy. Au niveau du gouvernement, ensuite: aucun ministre ne s’est exprimé en soutien depuis le dépôt. Au niveau de l’Élysée, enfin: la présidence considère que « d’autres sujets paraissent prioritaires, comme la lutte contre les ingérences étrangères » [45]. La hiérarchisation est explicite. Le député est isolé non par défaut d’argumentation, mais par choix stratégique de sa propre famille politique, qui préfère investir le terrain des ingérences - juridiquement plus solide, diplomatiquement plus porteur - que celui des algorithmes domestiques.
Le député espère faire passer ses idées par amendements lors de l’examen du futur projet de loi sur « la protection des élections » [46], annoncé par le président de la République [47]. Stratégie de contournement. Probabilité de succès: faible.
Pourquoi ce calendrier?
La date du dépôt n’est pas neutre. Le 12 mai 2026 [2] place la PPL 2782 à environ un an de l’élection présidentielle [48]. Ce calendrier verrouille deux choses. D’abord, il laisse à peine la fenêtre législative nécessaire pour qu’un texte soit examiné, amendé, voté, promulgué et appliqué avant l’ouverture de la campagne officielle - ce qui est, en pratique, impossible. Ensuite, il offre à Midy un point d’ancrage pour ses amendements au futur projet de loi sur « la protection des élections » [46], dont l’examen devra, lui, intervenir avant le scrutin.
Autrement dit: la PPL 2782 n’est probablement pas faite pour être adoptée. Elle est faite pour exister, pour occuper le terrain médiatique pendant l’année qui précède la présidentielle, et pour servir de réservoir d’amendements lors du véhicule législatif gouvernemental à venir. Le timing n’est pas une coïncidence: c’est la fonction même du texte.
L’angle mort des commentaires
À un an de l’élection présidentielle [48], le Rassemblement National est crédité de près de 35% d’intentions de vote au premier tour [49]. Bardella sature TikTok. Mélenchon sature les fils. Le centre macroniste, lui, peine à exister dans des flux algorithmiques calibrés pour la viralité, pas pour la modération. Ce que personne ne dit: la proposition Midy n’est pas une réponse à un problème démocratique abstrait. C’est une réponse à un problème électoral concret pour son camp. Les sources confirment d’ailleurs que le déclencheur opérationnel fut l’omniprésence de Bardella [13][14], pas celle d’un courant indéterminé.
Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting et spécialiste de l’opinion [50], résume le piège: « Paul Midy a raison sur le fond car le politique ne peut pas laisser passer cela mais ce n’est pas faisable. Ces plates-formes ne sont pas françaises, on ne peut pas les forcer. Il est impossible d’agir sur un fil de réseau social. Et il faudrait mener ce combat à l’échelle européenne ou mondiale » [51]. Bon constat. Mauvais étage de décision.
Notre lecture
La proposition de loi 2782 [3] pose une vraie question: l’algorithme de TikTok n’a aucune obligation de pluralisme, alors qu’il décide ce que voient des millions d’électeurs. Personne ne le conteste sérieusement. Mais le texte y répond par un outil de 1986 [11], piloté par une autorité qui dit elle-même ne pas vouloir du job [26], sur un champ que le DSA européen [31] occupe déjà. L’Élysée le sait, le groupe Renaissance le sait, Midy le sait. Le texte ne passera pas tel quel. Reste un effet collatéral utile: forcer le débat à un an de la présidentielle. C’est peu. C’est peut-être tout ce qui était visé.
► Lire aussi: Le DSA, ce règlement européen qui change déjà la donne
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (51)
« Paul Midy, député Ensemble pour la République de l’Essonne, entend imposer aux grandes plateformes numériques comme TikTok, X et Instagram les mêmes règles que celles déjà appliquées à la télévision et à la radio. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Proposition de loi, n° 2782, déposée le mardi 12 mai 2026. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Proposition de loi, n° 2782, déposée le mardi 12 mai 2026. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Ou, selon l’intitulé de son texte, «visant à garantir le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion sur les réseaux sociaux». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le député macroniste entend imposer aux grandes plateformes numériques - telles que TikTok, X et Instagram - des obligations de pluralisme. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’élu souhaite transposer les règles applicables aux télévisions et aux radios en période électorale aux plateformes comme X, Instagram ou TikTok »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le député propose de confier à l’Arcom de nouveaux pouvoirs de contrôle. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les plateformes seraient dans l’obligation de transmettre au gendarme de l’audiovisuel et du numérique de nombreuses données correspondant à l’exposition de leurs utilisateurs aux contenus politiques. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En cas de manquement, elles pourraient faire l’objet de «mises en demeure» ou de «sanctions», toujours sur le modèle des dispositifs déjà prévus pour les chaînes de télévision et les radios. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« en modifiant l'article 13 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication »
bvoltaire.fr ↗ ↩
« loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication »
bvoltaire.fr ↗ ↩
« Lors de sa campagne législative en 2024, Paul Midy a été frappé par les nombreuses interpellations de parents. »
leparisien.fr ↗ ↩
«.les contenus le concernant inondaient le réseau social de leurs adolescents. Le patron du Rassemblement national. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le député de l'Essonne explique avoir été alerté, lors de la campagne législative de 2024, par des parents inquiets de voir défiler en continu des vidéos de Jordan Bardella sur les téléphones de leurs adolescents. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle, déplore-t-il. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on n’ait besoin d’effectuer une recherche. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Quand l’algorithme de TikTok décide de vous envoyer une vidéo, ça doit rentrer dans les temps de parole », expliquait Paul Midy sur CNews le 6 mai »
publicsenat.fr ↗ ↩
« expliquait Paul Midy sur CNews le 6 mai »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Citant le baromètre «Les Français et l’information» publié par l’Arcom en janvier 2026, Paul Midy pointe que. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «jusqu’à 44% des Français déclarent utiliser quotidiennement les réseaux sociaux pour s’informer». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« qui constituent désormais «la première source d’information chez les moins de 35 ans». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Des parents m’alertent: leurs enfants ne suivent pas Jean-Luc Mélenchon, ne soutiennent pas La France insoumise, et pourtant son contenu revient très régulièrement dans leur fil.» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’Arcom encadre strictement le temps de parole des candidats et de leurs représentants durant les périodes officielles de campagne électorale. Ces règles concernent uniquement la télévision et la radio »
publicsenat.fr ↗ ↩
« les médias concernés doivent respecter le principe d’équité entre les candidats, c’est-à-dire allouer un temps de parole équitable aux candidats et leurs représentants, en fonction de leurs résultats lors des dernières échéances électorales »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Dans le cadre de l’élection présidentielle, le principe de stricte égalité du temps de parole entre les candidats s’impose »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En 2024, en amont des élections européennes, l’Arcom a rappelé qu’elle n’avait pas vocation à réguler les réseaux sociaux »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Dans tous les cas, que l’Arcom n’a pas vocation à intervenir sur d’éventuels cas particuliers relatifs à des mesures de modération individuelles sur les plateformes en ligne » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« «Sur TikTok, ce n’est pas un choix éditorial transparent: c’est un algorithme qui décide ce que voient nos enfants», avait-il souligné. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « La mécanique de l’algorithme enferme dans une bulle, déplore-t-il. Donc il faut contrôler ce qu’on peut, c’est-à-dire ce qu’on voit quand on ouvre un réseau social, le fil linéaire qui défile sans qu’on ait besoin d’effectuer une recherche » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« explique Alexandre Archambault, avocat au barreau de Paris spécialisé dans le droit du numérique »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Une nouvelle fois, c’est une très mauvaise réponse à une très bonne question. Désormais, les sujets liés à la régulation des plateformes dépendent de la Commission européenne » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Applicable depuis février 2024, le DSA renforce les obligations des grandes plateformes numériques »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « J’ai des réserves sur l’aspect technique et opérationnel, c’est une réflexion prisonnière d’un schéma de pensée digne de l’ORTF », déplore Alexandre Archambault »
publicsenat.fr ↗ ↩
« abonde Alexandre Ducharne, avocat en droit économique et commercial au barreau de Lyon »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « D’un point de vue technique, il paraît assez difficile de mettre en œuvre cette proposition », constate également Alexandre Ducharne »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « On ne peut pas être attaché à la liberté et promouvoir cela. Pourquoi l’équité à la TV et pas sur les réseaux sociaux? Tout simplement parce que sur les réseaux sociaux chacun est responsable de ce qu’il dit. Confondre médias et réseaux, c’est so 2000! » »
lejdd.fr ↗ ↩
« L’eurodéputée Virginie Joron dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » »
lejdd.fr ↗ ↩
« Virginie Joron dénonce « une tentative de censure algorithmique déguisée en régulation démocratique » »
lejdd.fr ↗ ↩
« Selon elle, « derrière le prétexte de “bulles algorithmiques”, il s’agit surtout de brider la popularité des contenus de droite (notamment Bardella) qui séduisent les jeunes » »
lejdd.fr ↗ ↩
« Le directeur de recherche à l’Institut Thomas More Cyrille Dalmont, spécialiste des enjeux éthiques du numérique, parle même de «censure». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« parle même de «censure» et de «stratégie des progressistes pour conserver le pouvoir». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Ce qui explique selon lui «cette tentation, sans précédent depuis près d’un siècle, pour le contrôle de l’information». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le député n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà proposé une telle régulation au moment des élections législatives de 2024 »
publicsenat.fr ↗ ↩
«.ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Ce texte n’a jamais été repris, ni par son groupe (Ensemble pour la République) dirigé par Gabriel Attal, ni par le gouvernement. »
leparisien.fr ↗ ↩
« L’Élysée considère qu’au-delà de la difficulté de mise en application d’une telle mesure, d’autres sujets paraissent prioritaires, comme la lutte contre les ingérences étrangères. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le député souhaiterait convaincre ses collègues de soutenir son initiative en déposant des amendements allant dans ce sens lors de l’examen du projet de loi sur « la protection des élections » »
publicsenat.fr ↗ ↩
«.le projet de loi sur « la protection des élections », annoncé par le président de la République. »
leparisien.fr ↗ ↩
« À un an de l’élection présidentielle, certains s’inquiètent du rôle que pourraient jouer les réseaux sociaux »
lejdd.fr ↗ ↩
« alors que celui-ci est crédité de près de 35% d'intentions de vote au premier tour »
lejdd.fr ↗ ↩
« « Paul Midy a raison sur le fond. Juge Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting et spécialiste de l’opinion. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Paul Midy a raison sur le fond car le politique ne peut pas laisser passer cela mais ce n’est pas faisable, juge Véronique Reille-Soult. Il est impossible d’agir sur un fil de réseau social. Et il faudrait mener ce combat à l’échelle européenne ou mondiale. » »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Proposition de loi, n° 2782
- Encadrer les temps de parole sur les réseaux sociaux, la proposition explosive d’un député macroniste à un an de la présidentielle
- Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question »
- Un député macroniste veut contrôler le temps de parole sur les réseaux sociaux
- « L’algorithme enferme dans une bulle » : un député veut encadrer les temps de parole sur les réseaux sociaux
- "Ca manquait un peu de censure": un député macroniste veut limiter le temps de parole sur les réseaux
- «Tentative de censure» : un député macroniste veut encadrer les temps de parole sur les réseaux sociaux
