Villepin et les statuettes de Napoléon : 125 000 euros, deux factures et un règlement de comptes
Robert Bourgi affirme avoir fait livrer au Quai d'Orsay deux bronzes payés par Blaise Compaoré et Gian Angelo Perrucci. L'ancien Premier ministre reconnaît les objets, conteste les factures.
Deux statuettes de Napoléon, 125 000 euros, des factures africaines et italiennes. Robert Bourgi déballe sur France 2 ce que Dominique de Villepin préférait oublier avant 2027.
- Robert Bourgi affirme avoir fait livrer à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon, valeur cumulée 125 000 euros.
- Une facture de 75 000 euros au nom du président du Burkina Faso Blaise Compaoré, une autre de 50 000 euros payée par l'industriel italien Gian Angelo Perrucci.
- Villepin reconnaît avoir reçu les objets, mais conteste les montants et soutient que Bourgi a payé lui-même - une défense qui se contredit.
- L'épisode tombe en plein procès en appel sur le financement libyen de la campagne Sarkozy 2007 et à un an de la présidentielle de 2027.
- Bourgi avait déjà piégé François Fillon en 2017 avec 13 000 euros de costumes Arnys.
Au Quai d’Orsay, au printemps 2002 [1], un buste de bronze trône à côté du ministre des Affaires étrangères. Sur les photos officielles, on le voit derrière l’épaule de Dominique de Villepin [2]. Personne ne se demande qui l’a payé. Vingt-quatre ans plus tard, on a la facture.
Elle est signée galerie de Souzy [3], rue parisienne, et adressée à « Monsieur le président de la République du Burkina Faso » [4]. Montant: 75 000 euros [5]. La pièce, un portrait du général Bonaparte par Charles-Louis Corbet [6], a été livrée dans le bureau du ministre [7].
Bourgi déballe, factures à l’appui
Le récit vient de Robert Bourgi [9], figure de la Françafrique et lobbyiste, longtemps associé aux circuits informels de la Françafrique [10]. Dans Complément d’enquête, diffusé jeudi 30 avril 2026 [11] sur France 2, il raconte sa visite à la galerie de Souzy [12]. « J’avais repéré un beau buste de l’empereur. Comme j’allais à Ouagadougou, j’ai dit à Blaise Compaoré [13] qu’il faudrait faire un geste pour Dominique de Villepin » [12]. Le président burkinabè donne mandat [14]. Bourgi commande, livre, et garde la facture.
Le second bronze, une statuette de Napoléon à Sainte-Hélène, a été acheté pour 50 000 euros [15] par l’industriel italien Gian Angelo Perrucci [16], roi du pétrole en Afrique [17]. Bourgi affirme avoir tenté d’obtenir pour lui la Légion d’honneur [18]. La galerie de Souzy a confirmé hors caméra à France 2 que les factures sont authentiques et qu’elles ont été réglées par les deux hommes [19] [20].
« C’est dix fois plus que les costumes de monsieur Fillon. L’empereur coûte cher » [21], lâche Bourgi. C’est lui, déjà, qui avait fait livrer pour 13 000 euros [22] de costumes Arnys [23] à François Fillon [24] en pleine campagne 2017. Le 7 décembre 2016 [25], dix jours après la primaire de la droite [26]. Réglés le 20 février [27]. Procédure judiciaire conclue par un non-lieu [28], mais la campagne, elle, ne s’en est pas remise.
Villepin reconnaît les objets, conteste tout le reste
Face à France 2, Dominique de Villepin ne nie pas avoir reçu les statuettes [29]. Il en réduit la valeur. La sienne « doit valoir autour de 10 000 euros » [30]. « Je suis surpris qu’elle puisse être facturée à un montant comme ça » [31]. Surtout, il déplace la source: « À aucun moment, il ne m’a été offert par le président du Burkina Faso. Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » [32]. Cadeau d’anniversaire d’un ami, donc [33]. Pas un don d’État.
« Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » [34], répète-t-il. Et finit par lâcher: « Écoutez, je vous les donne, vous en ferez ce que vous voudrez » [35].


La contradiction Villepin
Les deux phrases-clés de la défense Villepin tiennent mal ensemble. D’un côté, l’ancien ministre affirme que Bourgi a payé lui-même: « Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » [32]. De l’autre, il assure: « Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » [34]. Logiquement, l’une des deux affirmations annule l’autre. Si Bourgi a payé de sa poche, la « provenance » est anodine - un cadeau d’anniversaire entre amis [33], rien à signaler. Si la provenance pose problème au point qu’il les aurait refusés, c’est que Villepin admet, en creux, qu’un autre que Bourgi a financé. Le buste ne peut pas être à la fois un cadeau personnel sans enjeu et un objet à provenance toxique.
Cette ligne de crête est étroite. Elle a une fonction: extraire l’objet du registre du don d’État, qui obligerait juridiquement et politiquement, pour le ramener à la sphère privée. Mais elle laisse une question ouverte: pourquoi rendre des statuettes [36] dont la provenance, selon le récit officiel, serait celle d’un ami?
Le cadre légal qui fâche
Un ministre n’est pas un particulier. Selon le rapport de l’Agence française anticorruption [37], « par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions » [38]. Et leur acceptation peut « l’exposer à un risque de sanction pénale » [39].
Sur le plan pénal, selon plusieurs sources, l’article 432-11 du Code pénal réprime la corruption passive d’un dépositaire de l’autorité publique, et l’article 432-12 vise la prise illégale d’intérêts lorsqu’un agent public tire un avantage matériel d’une affaire dont il a la charge. Reste la question de la prescription: pour des faits remontant à 2002 [40], le délai paraît très probablement épuisé, sauf à démontrer une dissimulation continue. Autant dire que le procès se jouera ailleurs que dans une salle d’audience.
2002: un Quai d’Orsay sans registre
Au moment où le buste arrive sur le bureau du ministre, aucune règle écrite n’encadre les cadeaux reçus par un membre du gouvernement français. Pas de registre tenu par les services. Pas de seuil au-delà duquel un objet doit être déclaré. Pas de protocole de remise à l’État. Les usages prévalent: un cadeau diplomatique remarquable rejoint, en théorie, le mobilier de la République lorsqu’il dépasse l’objet symbolique. En pratique, la frontière entre patrimoine personnel et bien public dépend du ministre.
Il faut attendre le texte de bonne conduite signé sous François Hollande en 2012 [41] [42] pour qu’un seuil soit fixé: 150 euros [43], au-delà desquels un cadeau doit être déclaré et, sauf exception, remis à l’administration. Élisabeth Borne reprend et durcit le cadre en 2022 [44] [45]. À ce moment-là, les bronzes du Quai d’Orsay ont déjà vingt ans. Ce vide normatif n’absout pas: il explique simplement pourquoi aucun contrôle a posteriori n’a été possible. Personne, en 2002 [40], ne notait l’arrivée d’un buste de 75 000 euros [5] dans un bureau ministériel. C’est précisément cette opacité que les factures de Bourgi viennent percer, vingt-quatre ans plus tard.
Pourquoi maintenant
Le timing n’est pas innocent. La diffusion tombe en plein procès en appel sur le financement libyen présumé de la campagne Sarkozy de 2007 [46], dans lequel l’ancien chef de l’État est mis en cause. Et Bourgi assume: « Moi, j’en veux personnellement à Dominique de Villepin, parce que dernièrement quand il a dit que Nicolas Sarkozy était un justiciable comme un autre, je ne l’ai pas apprécié » [47]. Il enchaîne: « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée » [48].
Villepin prépare une candidature pour 2027 [2]. Selon le baromètre Odoxa-Mascaret d’avril 2026 [49], il recueille 14 % d’avis favorables [50]. Pas une menace, mais pas un fantôme.
L’écran de fumée, version Villepin
L’entourage de l’ancien Premier ministre a pris l’AFP en témoin. C’est un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy [51] », connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus » [52]. « Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique » [53]. Bourgi, lui, jure que Sarkozy n’a rien à voir [54]. France 2 confirme qu’il dément toute commande venue de l’Élysée [55].
Pourquoi les factures changent la donne
En 2011, quand Bourgi évoquait des « valises de billets » remises entre 1997 et 2005 [56] à Jacques Chirac et Villepin, l’enquête avait été classée sans suite en novembre 2011 [57]. Récit « parfaitement farfelu » [58], avait répondu Villepin. L’épisode Fillon, en 2017 [59], avait basculé pour une raison précise: la facturation chez Arnys, vérifiable, datée, retrouvée par les enquêteurs.
Cette fois, Bourgi a fait ses devoirs en amont. Il sort des factures datées, contresignées par la galerie, adressées nominativement à un chef d’État étranger pour l’une, à un industriel italien pour l’autre. Le buste apparaît sur des photos d’époque, dans le bureau du ministre [1]. Villepin ne nie ni l’objet, ni le donateur intermédiaire. Il conteste un montant et un payeur. La différence avec 2011 est nette: on ne demande plus au public de croire un homme sur parole, on lui présente un document. Trois affaires Bourgi, trois factures de plus en plus précises, et toujours zéro condamnation pénale au bout: le tribunal de l’opinion ne fonctionne pas comme le tribunal correctionnel.
La Françafrique au présent
Blaise Compaoré n’est pas un chef d’État ordinaire. Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 [60] dans un coup d’État au cours duquel Thomas Sankara a été tué [61], il a régné 27 ans [62] avant de fuir en Côte d’Ivoire le 31 octobre 2014 [63]. Le 6 avril 2022 [64], il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État » [65]. C’est ce nom-là qui apparaît sur la facture du Quai d’Orsay.
Au moment où le buste est livré, en 2002 [40], Compaoré préside un Burkina Faso dont la France soigne les réseaux. Le triangle Bourgi-Compaoré-Perrucci décrit dans Complément d’enquête n’est pas un vestige: c’est un mode opératoire. Un avocat-intermédiaire qui circule entre Paris et les capitales africaines, un chef d’État qui finance, un industriel européen présent sur les marchés pétroliers du continent qui complète la mise. Le tout adossé à un ministre dont le bureau accueille les objets sans laisser de trace administrative.
Vingt-quatre ans plus tard, la donne géopolitique a basculé: Ouagadougou a rompu une grande partie de ses liens avec Paris ces dernières années, la France a retiré ses forces du Sahel, et les opinions publiques ouest-africaines réclament des comptes sur l’héritage de la Françafrique. Le paradoxe est là. Au moment où la Françafrique « officielle » se défait, ses factures, elles, refont surface. Ce que l’affaire Villepin met sur la table, ce ne sont pas seulement deux bronzes: c’est l’archive matérielle d’un système que la diplomatie française n’a jamais véritablement audité.
Le précédent existe, selon plusieurs sources. On se souvient des montres offertes par des dirigeants du Golfe à plusieurs ministres français au cours des années 2010, qui avaient nourri une polémique récurrente sur la frontière entre courtoisie diplomatique et avantage indu. Des affaires comparables, en Espagne autour de l’ancien roi Juan Carlos, ou en Allemagne autour de cadeaux d’État reçus par des élus, ont conduit à durcir les règles ailleurs en Europe. La France, elle, a légiféré tard et sans effet rétroactif.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées n’explique pourquoi Bourgi a gardé ces factures pendant vingt-quatre ans. Ni pourquoi la galerie de Souzy accepte aujourd’hui de confirmer, hors caméra, des transactions vieilles de deux décennies. Ni quelle suite judiciaire, le cas échéant, le parquet national financier pourrait donner à des faits dont la prescription paraît acquise. Le procès se tient ailleurs: sur les plateaux, dans les sondages, dans le calendrier de 2027 [66].
À Paris, dans son bureau, Villepin a proposé de rendre les statuettes [36]. La galerie de Souzy n’a pas commenté. Bourgi est rentré chez lui. Le buste, lui, est toujours quelque part.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (66)
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printemps 2002 - Période où le buste de Bonaparte était visible dans le bureau de Dominique de Villepin.
« ce buste de Bonaparte est visible aux côtés du ministre dès le printemps 2002 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre chiraquien - Préparation d'une candidature à l'élection présidentielle de 2027.
« Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l’élection présidentielle de 2027, a reçu en cadeau lorsqu’il était ministre des affaires étrangères deux statuettes valant plusieurs dizaines de milliers d’euros par l’intermédiaire du lobbyiste Robert Bourgi »
lemonde.fr ↗ ↩ -
galerie de Souzy, galerie parisienne - Galerie où le buste de Bonaparte a été repéré et acheté.
« repéré à la galerie parisienne de Souzy »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
75 000 euros - Montant de la facture du buste de Bonaparte payée par le président du Burkina Faso.
« la facture que produit Robert Bourgi pour ce bronze, réglée par "Monsieur le président de la République du Burkina Faso", elle est d'un montant de 75 000 euros »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
75 000 euros - Montant de la facture réglée par Blaise Compaoré pour un buste de Napoléon selon Robert Bourgi.
« L’avocat sort une facture qui aurait été envoyée et réglée par le président du Burkina Faso, d’un montant de 75 000 euros »
parismatch.com ↗ ↩ -
Charles-Louis Corbet, auteur du portrait du général Bonaparte - Identité de l’auteur du buste mentionné par Robert Bourgi.
« « portrait du général Bonaparte », « fait par Charles-Louis Corbet » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Un buste de Napoléon a été livré au Quai d’Orsay, dans le bureau du ministre Dominique de Villepin - Lieu de livraison du buste selon Robert Bourgi.
« « a été livré au Quai d’Orsay, dans le bureau du ministre » »
parismatch.com ↗ ↩ -
125 000 euros - Valeur totale des deux statuettes reçues par Dominique de Villepin en cadeau.
« deux statuettes de luxe reçues [.] pour une valeur de 125 000 euros »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Robert Bourgi, figure de la Françafrique et lobbyiste - Intermédiaire ayant fait parvenir les statuettes à Dominique de Villepin.
« Robert Bourgi, figure de la Françafrique, y affirme avoir fait parvenir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Robert Bourgi, avocat longtemps associé aux circuits informels de la « Françafrique » - Description de la personne au centre des accusations.
« Robert Bourgi, avocat longtemps associé aux circuits informels de la « Françafrique » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
30 avril 2026 - Date de diffusion du numéro de « Complément d’enquête » sur France 2 évoquant Dominique de Villepin.
« Ce jeudi 30 avril 2026, France 2 diffuse à 23h un nouveau numéro de « Complément d’enquête » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Robert Bourgi a repéré un buste de Napoléon à la galerie de Suzy et en a parlé à Blaise Compaoré - Action de Robert Bourgi concernant l’acquisition d’un cadeau pour Dominique de Villepin.
« « Un jour, je suis allé à la galerie de Suzy et j’avais repéré un beau buste de l’empereur. Comme j’allais à Ouagadougou, j’ai dit à Blaise Compaoré qu’il faudrait faire un geste pour Dominique de Villepin. » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso - A offert une des statuettes de Napoléon à Dominique de Villepin.
« l’une offerte en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Blaise Compaoré a donné mandat à Robert Bourgi pour offrir un buste de Napoléon à Dominique de Villepin - Autorisation donnée par Blaise Compaoré à Robert Bourgi.
« « Et il m’a dit qu’il me donnait mandat et que je pouvais le prendre » »
parismatch.com ↗ ↩ -
50 000 euros - Montant de la facture pour une seconde statuette selon Robert Bourgi.
« l’objet aurait été payé pour 50 000 euros »
parismatch.com ↗ ↩ -
Gian Angelo Perrucci, homme d'affaires italien - A offert une des statuettes de Napoléon à Dominique de Villepin.
« l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Gian Angelo Perrucci, industriel italien roi du pétrole en Afrique - Personne ayant financé une statuette de Napoléon pour Dominique de Villepin selon Robert Bourgi.
« cette œuvre aurait été payée, cette fois, par un certain Gian Angelo Perrucci, roi du pétrole en Afrique »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Robert Bourgi a tenté d'obtenir la Légion d'honneur pour Gian Angelo Perrucci - Intention attribuée à Robert Bourgi concernant Gian Angelo Perrucci.
« Robert Bourgi aurait tenté de la lui obtenir pour avoir "beaucoup aidé les compagnies françaises en Afrique à obtenir des puits de pétrole, des concessions" »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La direction de la galerie de Souzy garantit l'authenticité des factures et leur règlement par le président du Burkina Faso et Gian Angelo Perrucci - Déclaration de la galerie de Souzy sur les factures des œuvres.
« La direction de la galerie de Souzy [.] garantit hors caméra à "Complément d'enquête" que les factures sont authentiques, qu'elles correspondent aux œuvres… et qu'elles ont été réglées par le président du Burkina Faso et Gian Angelo Perrucci »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La galerie de Suzy confirme que la facture de 50 000 euros est vraie et a été réglée par Gianangelo Perrucci - Confirmation par la galerie de Suzy de la transaction.
« Cette dernière fait savoir que la facture est vraie, au prix du marché à l’époque et bien réglée par l’industriel »
parismatch.com ↗ ↩ -
C’est dix fois plus que les costumes de monsieur Fillon. L’empereur coûte cher - Déclaration de Robert Bourgi comparant le coût du buste à d’autres affaires.
« « C’est dix fois plus que les costumes de monsieur Fillon. L’empereur coûte cher » »
parismatch.com ↗ ↩ -
13 000 euros - Valeur des costumes offerts à François Fillon par Robert Bourgi.
« M. Bourgi lui avait offert pour 13 000 euros de costumes »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Arnys, tailleur parisien - Nom de la boutique où les costumes ont été achetés.
« deux costumes de chez Arnys, un tailleur parisien »
lemonde.fr ↗ ↩ -
François Fillon, ancien candidat à la présidentielle de 2017 - Personne ayant reçu des costumes de luxe de Robert Bourgi.
« l’affaire des costumes de luxe qui avait contribué à couler la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
7 décembre 2016 - Date de la commande des costumes Arnys par Robert Bourgi.
« c’est bien lui qui a commandé, le 7 décembre 2016 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
François Fillon a remporté la primaire de la droite - Événement précédant la commande des costumes.
« neuf jours après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite »
lemonde.fr ↗ ↩ -
20 février - Date du règlement des costumes Arnys par Robert Bourgi.
« puis réglé le 20 février, les vêtements sur-mesure du candidat Les Républicains »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La procédure judiciaire sur les costumes offerts à François Fillon s’était conclue par un non-lieu - Issue de l’affaire des costumes.
« même si la procédure judiciaire s’était conclue par un non-lieu »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Dominique de Villepin nie avoir connu la provenance des statuettes et affirme être prêt à les rendre - Déclaration de Villepin dans l’émission *Complément d’Enquête*.
« Dominique de Villepin ne nie pas avoir reçu les statuettes. Mais il assure qu’il s’agissait selon lui de cadeaux payés par Robert Bourgi en personne [.] Et il se dit prêt à les rendre. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩ -
10 000 euros - Estimation par Dominique de Villepin de la valeur d’une statuette.
« la statue concernée « doit valoir autour de 10 000 euros » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Je suis surpris qu’elle puisse être facturée à un montant comme ça - Réaction de Dominique de Villepin sur le montant d’une facture.
« « Je suis surpris qu’elle puisse être facturée à un montant comme ça. » »
parismatch.com ↗ ↩ -
À aucun moment, il ne m’a été offert par le président du Burkina Faso. Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi - Déclaration de Dominique de Villepin contestant la version de Robert Bourgi.
« « À aucun moment, il ne m’a été offert par le président du Burkina Faso. Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Il avait un buste de Napoléon qui lui avait été donné pour son anniversaire par Robert Bourgi - Déclaration de Dominique de Villepin sur l’origine du buste.
« Dominique de Villepin répond qu’il avait un buste de Napoléon qui lui avait « été donné pour son anniversaire par Robert Bourgi » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance - Déclaration de Dominique de Villepin sur les cadeaux reçus.
« « Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Ecoutez, je vous les donne, vous en ferez ce que vous voudrez. - Proposition de Dominique de Villepin concernant les cadeaux reçus.
« "Ecoutez, je vous les donne, finit-il par lâcher, vous en ferez ce que vous voudrez." »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Dominique de Villepin se dit prêt à rendre les statuettes - Position de Dominique de Villepin sur la restitution des statuettes.
« il se dit prêt à les rendre »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Agence française anticorruption, organisme public chargé de la lutte contre la corruption - Organisme auteur d'un rapport cité sur les règles applicables aux cadeaux pour les agents publics.
« "Par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions, note un rapport de l’Agence française anticorruption. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
"Par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions." - Déclaration extraite d'un rapport de l'Agence française anticorruption.
« "Par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions, note un rapport de l’Agence française anticorruption. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
"Leur acceptation peut en effet, dans certaines circonstances, l’exposer à un risque de sanction pénale." - Déclaration extraite d'un rapport de l'Agence française anticorruption.
« "Leur acceptation peut en effet, dans certaines circonstances, l’exposer à un risque de sanction pénale." »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
2002 - Année où la première statuette aurait été offerte à Dominique de Villepin.
« Le premier aurait été offert en 2002 par Blaise Compaoré »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
2012 - Année où François Hollande a fait signer un texte de bonne conduite aux ministres.
« En 2012, François Hollande, qui souhaitait rompre avec les années Sarkozy, avait fait signer à ses ministres un texte de bonne conduite. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
François Hollande a fait signer un texte de bonne conduite aux ministres en 2012 - Action de François Hollande concernant les règles déontologiques pour les ministres.
« En 2012, François Hollande, qui souhaitait rompre avec les années Sarkozy, avait fait signer à ses ministres un texte de bonne conduite. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
150 euros - Seuil de valeur au-delà duquel les ministres doivent déclarer et remettre les cadeaux à l'État.
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022, précisent que les ministres doivent déclarer et remettre à l’État les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
2022 - Année où Elisabeth Borne a rappelé les règles sur les cadeaux aux membres du gouvernement.
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
Elisabeth Borne a rappelé les consignes sur les cadeaux aux membres du gouvernement en 2022 - Action d'Elisabeth Borne concernant les règles sur les cadeaux pour les ministres.
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩ -
Un procès en appel se tient sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, dans lequel Nicolas Sarkozy est mis en cause - Contexte judiciaire parallèle aux accusations.
« le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, dans lequel l’ancien chef de l’État est mis en cause »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Moi, j’en veux personnellement à Dominique de Villepin, parce que dernièrement quand il a dit que Nicolas Sarkozy était un justiciable comme un autre, je ne l’ai pas apprécié - Motivation personnelle de Robert Bourgi pour ses déclarations.
« « Moi, j’en veux personnellement à Dominique de Villepin, parce que dernièrement quand il a dit que Nicolas Sarkozy était un justiciable comme un autre, je ne l’ai pas apprécié » »
parismatch.com ↗ ↩ -
Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée - Déclaration de Robert Bourgi sur ses intentions politiques vis-à-vis de Dominique de Villepin.
« « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée. » »
parismatch.com ↗ ↩ -
avril 2026 - Date du baromètre Odoxa-Mascaret citant Villepin.
« Selon le baromètre Odoxa-Mascaret d’avril 2026, réalisé pour Public Sénat »
letribunaldunet.fr ↗ ↩ -
14 % - Pourcentage d’avis favorables à Villepin dans le baromètre Odoxa-Mascaret.
« Villepin pointe à la 20e place des personnalités politiques suscitant le plus d’adhésion, avec 14 % d’avis favorables. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩ -
Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française - Rivalité avec Dominique de Villepin.
« l’ancien président étant un éternel rival de Dominique de Villepin »
lemonde.fr ↗ ↩ -
écran de fumée propagé par un fidèle relais de Nicolas Sarkozy, connu pour ses récits changeants et ses coups tordus - Réaction de l'entourage de Dominique de Villepin auprès de l'AFP.
« un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy », connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique - Réaction de l'entourage de Dominique de Villepin sur les révélations.
« « Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L’ancien président [Nicolas Sarkozy] n’a rien à voir avec ces nouvelles révélations. - Déclaration de Robert Bourgi dans « Complément d’enquête ».
« Robert Bourgi assure dans « Complément d’enquête » que l’ancien président n’a rien à voir avec ces nouvelles révélations »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Robert Bourgi dément que son opération contre Dominique de Villepin ait été demandée par Nicolas Sarkozy - Déclaration de Robert Bourgi sur l’origine de ses actions.
« Robert Bourgi dément à France 2 que son opération actuelle contre l’ancien proche de Jacques Chirac a été demandée par Nicolas Sarkozy »
parismatch.com ↗ ↩ -
entre 1997 et 2005 - Période des financements occultes évoqués par Robert Bourgi.
« des valises de billets en provenance de pays africains entre 1997 et 2005 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
novembre 2011 - Date de classement sans suite de l'enquête sur les valises de billets.
« Une enquête avait été ouverte puis classée sans suite en novembre 2011 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Ce récit parfaitement farfelu est l’œuvre d’un merveilleux conteur. - Réaction de Dominique de Villepin aux déclarations de Robert Bourgi sur les valises de billets.
« Dominique de Villepin affirme dans « Complément d’enquête » que ce récit « parfaitement farfelu » est l’œuvre d’un « merveilleux conteur » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2017 - Année de la campagne présidentielle de François Fillon.
« la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
15 octobre 1987 - Date du coup d'État contre Thomas Sankara.
« Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite du coup d'État contre le père de la Revolution burkinabè Thomas Sankara. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
Blaise Compaoré a pris le pouvoir lors d'un coup d'État sanglant au cours duquel Thomas Sankara a été tué - Circonstances de l'accession au pouvoir de Blaise Compaoré.
« Après ses études militaires en Algérie, Blaise Compaoré a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d'un coup d'État sanglant au cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l'État, a été tué. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
27 ans - Durée de la présidence de Blaise Compaoré.
« Il démissionne en 2014, après 27 ans au pouvoir. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
31 octobre 2014 - Date de la démission et de l'exil de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire.
« Blaise Compaoré trouve refuge, avec le soutien du président français François Hollande, en Côte d'Ivoire le 31 octobre »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
6 avril 2022 - Date de la condamnation par contumace de Blaise Compaoré à la prison à perpétuité.
« Le 6 avril 2022, alors qu'il est toujours réfugié en Côte d'Ivoire, il est condamné par contumace, dans ce procès, à Ouagadougou, à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
Blaise Compaoré est condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État » - Condamnation de Blaise Compaoré dans l'affaire Thomas Sankara.
« Le 6 avril 2022, alors qu'il est toujours réfugié en Côte d'Ivoire, il est condamné par contumace, à Ouagadougou, à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État ». »
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2027 - Année de la prochaine élection présidentielle en France.
« Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l'élection présidentielle de 2027 »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- Dominique de Villepin a reçu en cadeau deux statuettes lorsqu’il était au Quai d’Orsay, selon l’émission « Complément d’enquête »
- Après l’affaire Fillon, Robert Bourgi évoque de luxueux cadeaux à Dominique de Villepin
- « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée » : les cadeaux piégés de Robert Bourgi à Dominique de Villepin
- Dominique de Villepin aurait reçu en cadeau deux statuettes à 125 000 euros lorsqu’il était ministre : il reconnaît les faits et se dit prêt à les rendre
- Épinglé par « Complément d’enquête » pour des statuettes reçues en cadeau, Dominique de Villepin contre
- "Complément d'enquête" affirme que Dominique de Villepin a reçu en cadeau deux statuettes lorsqu'il était au Quai d'Orsay, son entourage dénonce des "manœuvres" de proches de Nicolas Sarkozy
- L’avocat Robert Bourgi a bien réglé les costumes Arnys de François Fillon
- Villepin et deux statuettes de Napoléon à 125 000 € : Robert Bourgi balance dans Complément d'Enquête
- Quels cadeaux les ministres ont le droit d’accepter ou non ?
- ENQUETE. "C'est dix fois plus que les costumes de François Fillon" : dans "Complément d'enquête", les révélations de Robert Bourgi sur des cadeaux qu'aurait reçus Dominique de Villepin
- Blaise Compaoré