Villepin et les statuettes de Napoléon : 125 000 euros, deux factures et un règlement de comptes
Robert Bourgi affirme avoir fait livrer au Quai d'Orsay deux bronzes payés par Blaise Compaoré et Gian Angelo Perrucci. L'ancien Premier ministre reconnaît les objets, conteste les factures.
Deux statuettes de Napoléon, 125 000 euros, des factures africaines et italiennes. Robert Bourgi déballe sur France 2 ce que Dominique de Villepin préférait oublier avant 2027.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une preuve matérielle inédite
Bourgi sort des factures de la galerie de Souzy de 75 000 et 50 000 euros, contresignées. Une rupture probatoire avec les déclarations orales de 2011, classées sans suite.
La défense Villepin sur le payeur
Villepin reconnaît les objets, conteste les montants et déplace le donateur de Compaoré vers Bourgi. Mais sa double ligne, cadeau d'ami et provenance problématique, se contredit.
Le timing de 2027
Diffusion en plein procès en appel du financement libyen et à un an de la présidentielle. Bourgi assume vouloir empêcher Villepin d'aller à l'Élysée.
La Françafrique au présent
Le triangle Bourgi-Compaoré-Perrucci illustre un mode opératoire que ni la rupture franco-burkinabè de 2022 ni le retrait du Sahel n'ont audité.
Un cadre déontologique apparu après les faits
En 2002, aucun registre, aucun seuil. La règle des 150 euros et l'obligation de déclaration n'ont été codifiées qu'en 2012, puis durcies en 2022.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Robert Bourgi affirme avoir fait livrer à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon, valeur cumulée 125 000 euros.
- Une facture de 75 000 euros au nom du président du Burkina Faso Blaise Compaoré, une autre de 50 000 euros payée par l'industriel italien Gian Angelo Perrucci.
- Villepin reconnaît avoir reçu les objets, mais conteste les montants et soutient que Bourgi a payé lui-même, une défense qui se contredit.
- L'épisode tombe en plein procès en appel sur le financement libyen de la campagne Sarkozy 2007 et à un an de la présidentielle de 2027.
- Bourgi avait déjà piégé François Fillon en 2017 avec 13 000 euros de costumes Arnys.
Au Quai d’Orsay, au printemps 2002 [1], un buste de bronze trône à côté du ministre des Affaires étrangères. Sur les photos officielles, on le voit derrière l’épaule de Dominique de Villepin [2]. Personne ne se demande qui l’a payé. Vingt-quatre ans plus tard, on a la facture.
Elle est signée galerie de Souzy [3], rue parisienne, et adressée à « Monsieur le président de la République du Burkina Faso » [4]. Montant: 75 000 euros [5]. La pièce, un portrait du général Bonaparte par Charles-Louis Corbet [6], a été livrée dans le bureau du ministre [7].
Bourgi déballe, factures à l’appui
Le récit vient de Robert Bourgi [9], figure de la Françafrique et lobbyiste, longtemps associé aux circuits informels de la Françafrique [10]. Dans Complément d’enquête, diffusé jeudi 30 avril 2026 [11] sur France 2, il raconte sa visite à la galerie de Souzy [12]. « J’avais repéré un beau buste de l’empereur. Comme j’allais à Ouagadougou, j’ai dit à Blaise Compaoré [13] qu’il faudrait faire un geste pour Dominique de Villepin » [12]. Le président burkinabè donne mandat [14]. Bourgi commande, livre, et garde la facture.
Le second bronze, une statuette de Napoléon à Sainte-Hélène, a été acheté pour 50 000 euros [15] par l’industriel italien Gian Angelo Perrucci [16], roi du pétrole en Afrique [17]. Bourgi affirme avoir tenté d’obtenir pour lui la Légion d’honneur [18]. La galerie de Souzy a confirmé hors caméra à France 2 que les factures sont authentiques et qu’elles ont été réglées par les deux hommes [19] [20].
« C’est dix fois plus que les costumes de monsieur Fillon. L’empereur coûte cher » [21], lâche Bourgi. C’est lui, déjà, qui avait fait livrer pour 13 000 euros [22] de costumes Arnys [23] à François Fillon [24] en pleine campagne 2017. Le 7 décembre 2016 [25], dix jours après la primaire de la droite [26]. Réglés le 20 février [27]. Procédure judiciaire conclue par un non-lieu [28], mais la campagne, elle, ne s’en est pas remise.
Villepin reconnaît les objets, conteste tout le reste
Face à France 2, Dominique de Villepin ne nie pas avoir reçu les statuettes [29]. Il en réduit la valeur. La sienne « doit valoir autour de 10 000 euros » [30]. « Je suis surpris qu’elle puisse être facturée à un montant comme ça » [31]. Surtout, il déplace la source: « À aucun moment, il ne m’a été offert par le président du Burkina Faso. Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » [32]. Cadeau d’anniversaire d’un ami, donc [33]. Pas un don d’État.
« Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » [34], répète-t-il. Et finit par lâcher: « Écoutez, je vous les donne, vous en ferez ce que vous voudrez » [35].
La contradiction Villepin
Les deux phrases-clés de la défense Villepin tiennent mal ensemble. D’un côté, l’ancien ministre affirme que Bourgi a payé lui-même: « Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » [32]. De l’autre, il assure: « Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » [34]. Logiquement, l’une des deux affirmations annule l’autre. Si Bourgi a payé de sa poche, la « provenance » est anodine - un cadeau d’anniversaire entre amis [33], rien à signaler. Si la provenance pose problème au point qu’il les aurait refusés, c’est que Villepin admet, en creux, qu’un autre que Bourgi a financé. Le buste ne peut pas être à la fois un cadeau personnel sans enjeu et un objet à provenance toxique.
Cette ligne de crête est étroite. Elle a une fonction: extraire l’objet du registre du don d’État, qui obligerait juridiquement et politiquement, pour le ramener à la sphère privée. Mais elle laisse une question ouverte: pourquoi rendre des statuettes [36] dont la provenance, selon le récit officiel, serait celle d’un ami?
Le cadre légal qui fâche
Un ministre n’est pas un particulier. Selon le rapport de l’Agence française anticorruption [37], « par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions » [38]. Et leur acceptation peut « l’exposer à un risque de sanction pénale » [39].
Sur le plan pénal, selon plusieurs sources, l’article 432-11 du Code pénal réprime la corruption passive d’un dépositaire de l’autorité publique, et l’article 432-12 vise la prise illégale d’intérêts lorsqu’un agent public tire un avantage matériel d’une affaire dont il a la charge. Reste la question de la prescription: pour des faits remontant à 2002 [40], le délai paraît très probablement épuisé, sauf à démontrer une dissimulation continue. Autant dire que le procès se jouera ailleurs que dans une salle d’audience.
2002: un Quai d’Orsay sans registre
Au moment où le buste arrive sur le bureau du ministre, aucune règle écrite n’encadre les cadeaux reçus par un membre du gouvernement français. Pas de registre tenu par les services. Pas de seuil au-delà duquel un objet doit être déclaré. Pas de protocole de remise à l’État. Les usages prévalent: un cadeau diplomatique remarquable rejoint, en théorie, le mobilier de la République lorsqu’il dépasse l’objet symbolique. En pratique, la frontière entre patrimoine personnel et bien public dépend du ministre.
Il faut attendre le texte de bonne conduite signé sous François Hollande en 2012 [41] [42] pour qu’un seuil soit fixé: 150 euros [43], au-delà desquels un cadeau doit être déclaré et, sauf exception, remis à l’administration. Élisabeth Borne reprend et durcit le cadre en 2022 [44] [45]. À ce moment-là, les bronzes du Quai d’Orsay ont déjà vingt ans. Ce vide normatif n’absout pas: il explique simplement pourquoi aucun contrôle a posteriori n’a été possible. Personne, en 2002 [40], ne notait l’arrivée d’un buste de 75 000 euros [5] dans un bureau ministériel. C’est précisément cette opacité que les factures de Bourgi viennent percer, vingt-quatre ans plus tard.
Pourquoi maintenant
Le timing n’est pas innocent. La diffusion tombe en plein procès en appel sur le financement libyen présumé de la campagne Sarkozy de 2007 [46], dans lequel l’ancien chef de l’État est mis en cause. Et Bourgi assume: « Moi, j’en veux personnellement à Dominique de Villepin, parce que dernièrement quand il a dit que Nicolas Sarkozy était un justiciable comme un autre, je ne l’ai pas apprécié » [47]. Il enchaîne: « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée » [48].
Villepin prépare une candidature pour 2027 [2]. Selon le baromètre Odoxa-Mascaret d’avril 2026 [49], il recueille 14 % d’avis favorables [50]. Pas une menace, mais pas un fantôme.
L’écran de fumée, version Villepin
L’entourage de l’ancien Premier ministre a pris l’AFP en témoin. C’est un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy [51] », connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus » [52]. « Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique » [53]. Bourgi, lui, jure que Sarkozy n’a rien à voir [54]. France 2 confirme qu’il dément toute commande venue de l’Élysée [55].
Pourquoi les factures changent la donne
En 2011, quand Bourgi évoquait des « valises de billets » remises entre 1997 et 2005 [56] à Jacques Chirac et Villepin, l’enquête avait été classée sans suite en novembre 2011 [57]. Récit « parfaitement farfelu » [58], avait répondu Villepin. L’épisode Fillon, en 2017 [59], avait basculé pour une raison précise: la facturation chez Arnys, vérifiable, datée, retrouvée par les enquêteurs.
Cette fois, Bourgi a fait ses devoirs en amont. Il sort des factures datées, contresignées par la galerie, adressées nominativement à un chef d’État étranger pour l’une, à un industriel italien pour l’autre. Le buste apparaît sur des photos d’époque, dans le bureau du ministre [1]. Villepin ne nie ni l’objet, ni le donateur intermédiaire. Il conteste un montant et un payeur. La différence avec 2011 est nette: on ne demande plus au public de croire un homme sur parole, on lui présente un document. Trois affaires Bourgi, trois factures de plus en plus précises, et toujours zéro condamnation pénale au bout: le tribunal de l’opinion ne fonctionne pas comme le tribunal correctionnel.
La Françafrique au présent
Blaise Compaoré n’est pas un chef d’État ordinaire. Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 [60] dans un coup d’État au cours duquel Thomas Sankara a été tué [61], il a régné 27 ans [62] avant de fuir en Côte d’Ivoire le 31 octobre 2014 [63]. Le 6 avril 2022 [64], il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État » [65]. C’est ce nom-là qui apparaît sur la facture du Quai d’Orsay.
Au moment où le buste est livré, en 2002 [40], Compaoré préside un Burkina Faso dont la France soigne les réseaux. Le triangle Bourgi-Compaoré-Perrucci décrit dans Complément d’enquête n’est pas un vestige: c’est un mode opératoire. Un avocat-intermédiaire qui circule entre Paris et les capitales africaines, un chef d’État qui finance, un industriel européen présent sur les marchés pétroliers du continent qui complète la mise. Le tout adossé à un ministre dont le bureau accueille les objets sans laisser de trace administrative.
Vingt-quatre ans plus tard, la donne géopolitique a basculé: Ouagadougou a rompu une grande partie de ses liens avec Paris ces dernières années, la France a retiré ses forces du Sahel, et les opinions publiques ouest-africaines réclament des comptes sur l’héritage de la Françafrique. Le paradoxe est là. Au moment où la Françafrique « officielle » se défait, ses factures, elles, refont surface. Ce que l’affaire Villepin met sur la table, ce ne sont pas seulement deux bronzes: c’est l’archive matérielle d’un système que la diplomatie française n’a jamais véritablement audité.
Le précédent existe, selon plusieurs sources. On se souvient des montres offertes par des dirigeants du Golfe à plusieurs ministres français au cours des années 2010, qui avaient nourri une polémique récurrente sur la frontière entre courtoisie diplomatique et avantage indu. Des affaires comparables, en Espagne autour de l’ancien roi Juan Carlos, ou en Allemagne autour de cadeaux d’État reçus par des élus, ont conduit à durcir les règles ailleurs en Europe. La France, elle, a légiféré tard et sans effet rétroactif.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées n’explique pourquoi Bourgi a gardé ces factures pendant vingt-quatre ans. Ni pourquoi la galerie de Souzy accepte aujourd’hui de confirmer, hors caméra, des transactions vieilles de deux décennies. Ni quelle suite judiciaire, le cas échéant, le parquet national financier pourrait donner à des faits dont la prescription paraît acquise. Le procès se tient ailleurs: sur les plateaux, dans les sondages, dans le calendrier de 2027 [66].
À Paris, dans son bureau, Villepin a proposé de rendre les statuettes [36]. La galerie de Souzy n’a pas commenté. Bourgi est rentré chez lui. Le buste, lui, est toujours quelque part.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (66)
« ce buste de Bonaparte est visible aux côtés du ministre dès le printemps 2002 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l’élection présidentielle de 2027, a reçu en cadeau lorsqu’il était ministre des affaires étrangères deux statuettes valant plusieurs dizaines de milliers d’euros par l’intermédiaire du lobbyiste Robert Bourgi »
lemonde.fr ↗ ↩
« repéré à la galerie parisienne de Souzy »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la facture que produit Robert Bourgi pour ce bronze, réglée par "Monsieur le président de la République du Burkina Faso", elle est d'un montant de 75 000 euros »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L’avocat sort une facture qui aurait été envoyée et réglée par le président du Burkina Faso, d’un montant de 75 000 euros »
parismatch.com ↗ ↩
« « portrait du général Bonaparte », « fait par Charles-Louis Corbet » »
parismatch.com ↗ ↩
« « a été livré au Quai d’Orsay, dans le bureau du ministre » »
parismatch.com ↗ ↩
« deux statuettes de luxe reçues [.] pour une valeur de 125 000 euros »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Robert Bourgi, figure de la Françafrique, y affirme avoir fait parvenir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon »
lemonde.fr ↗ ↩
« Robert Bourgi, avocat longtemps associé aux circuits informels de la « Françafrique » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Ce jeudi 30 avril 2026, France 2 diffuse à 23h un nouveau numéro de « Complément d’enquête » »
parismatch.com ↗ ↩
« « Un jour, je suis allé à la galerie de Suzy et j’avais repéré un beau buste de l’empereur. Comme j’allais à Ouagadougou, j’ai dit à Blaise Compaoré qu’il faudrait faire un geste pour Dominique de Villepin. » »
parismatch.com ↗ ↩
« l’une offerte en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Et il m’a dit qu’il me donnait mandat et que je pouvais le prendre » »
parismatch.com ↗ ↩
« l’objet aurait été payé pour 50 000 euros »
parismatch.com ↗ ↩
« l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci »
lemonde.fr ↗ ↩
« cette œuvre aurait été payée, cette fois, par un certain Gian Angelo Perrucci, roi du pétrole en Afrique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Robert Bourgi aurait tenté de la lui obtenir pour avoir "beaucoup aidé les compagnies françaises en Afrique à obtenir des puits de pétrole, des concessions" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La direction de la galerie de Souzy [.] garantit hors caméra à "Complément d'enquête" que les factures sont authentiques, qu'elles correspondent aux œuvres… et qu'elles ont été réglées par le président du Burkina Faso et Gian Angelo Perrucci »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Cette dernière fait savoir que la facture est vraie, au prix du marché à l’époque et bien réglée par l’industriel »
parismatch.com ↗ ↩
« « C’est dix fois plus que les costumes de monsieur Fillon. L’empereur coûte cher » »
parismatch.com ↗ ↩
« M. Bourgi lui avait offert pour 13 000 euros de costumes »
lemonde.fr ↗ ↩
« deux costumes de chez Arnys, un tailleur parisien »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’affaire des costumes de luxe qui avait contribué à couler la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« c’est bien lui qui a commandé, le 7 décembre 2016 »
lemonde.fr ↗ ↩
« neuf jours après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite »
lemonde.fr ↗ ↩
« puis réglé le 20 février, les vêtements sur-mesure du candidat Les Républicains »
lemonde.fr ↗ ↩
« même si la procédure judiciaire s’était conclue par un non-lieu »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Dominique de Villepin ne nie pas avoir reçu les statuettes. Mais il assure qu’il s’agissait selon lui de cadeaux payés par Robert Bourgi en personne [.] Et il se dit prêt à les rendre. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« la statue concernée « doit valoir autour de 10 000 euros » »
parismatch.com ↗ ↩
« « Je suis surpris qu’elle puisse être facturée à un montant comme ça. » »
parismatch.com ↗ ↩
« « À aucun moment, il ne m’a été offert par le président du Burkina Faso. Ce n’est pas lui qui a réglé la facture, c’est Robert Bourgi » »
parismatch.com ↗ ↩
« Dominique de Villepin répond qu’il avait un buste de Napoléon qui lui avait « été donné pour son anniversaire par Robert Bourgi » »
parismatch.com ↗ ↩
« « Je n’aurais jamais accepté ces objets si j’avais su quelle était leur provenance » »
parismatch.com ↗ ↩
« "Ecoutez, je vous les donne, finit-il par lâcher, vous en ferez ce que vous voudrez." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il se dit prêt à les rendre »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "Par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions, note un rapport de l’Agence française anticorruption. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« "Par principe, un agent public n’a pas à accepter de cadeau ou d’invitation dans l’exercice de ses missions, note un rapport de l’Agence française anticorruption. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« "Leur acceptation peut en effet, dans certaines circonstances, l’exposer à un risque de sanction pénale." »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Le premier aurait été offert en 2002 par Blaise Compaoré »
ladepeche.fr ↗ ↩
« En 2012, François Hollande, qui souhaitait rompre avec les années Sarkozy, avait fait signer à ses ministres un texte de bonne conduite. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« En 2012, François Hollande, qui souhaitait rompre avec les années Sarkozy, avait fait signer à ses ministres un texte de bonne conduite. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022, précisent que les ministres doivent déclarer et remettre à l’État les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Ces règles, en vigueur depuis et rappelées par Elisabeth Borne en 2022. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, dans lequel l’ancien chef de l’État est mis en cause »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« « Moi, j’en veux personnellement à Dominique de Villepin, parce que dernièrement quand il a dit que Nicolas Sarkozy était un justiciable comme un autre, je ne l’ai pas apprécié » »
parismatch.com ↗ ↩
« « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée. » »
parismatch.com ↗ ↩
« Selon le baromètre Odoxa-Mascaret d’avril 2026, réalisé pour Public Sénat »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« Villepin pointe à la 20e place des personnalités politiques suscitant le plus d’adhésion, avec 14 % d’avis favorables. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« l’ancien président étant un éternel rival de Dominique de Villepin »
lemonde.fr ↗ ↩
« un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy », connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Robert Bourgi assure dans « Complément d’enquête » que l’ancien président n’a rien à voir avec ces nouvelles révélations »
lemonde.fr ↗ ↩
« Robert Bourgi dément à France 2 que son opération actuelle contre l’ancien proche de Jacques Chirac a été demandée par Nicolas Sarkozy »
parismatch.com ↗ ↩
« des valises de billets en provenance de pays africains entre 1997 et 2005 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une enquête avait été ouverte puis classée sans suite en novembre 2011 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dominique de Villepin affirme dans « Complément d’enquête » que ce récit « parfaitement farfelu » est l’œuvre d’un « merveilleux conteur » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite du coup d'État contre le père de la Revolution burkinabè Thomas Sankara. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Après ses études militaires en Algérie, Blaise Compaoré a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d'un coup d'État sanglant au cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l'État, a été tué. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Il démissionne en 2014, après 27 ans au pouvoir. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Blaise Compaoré trouve refuge, avec le soutien du président français François Hollande, en Côte d'Ivoire le 31 octobre »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le 6 avril 2022, alors qu'il est toujours réfugié en Côte d'Ivoire, il est condamné par contumace, dans ce procès, à Ouagadougou, à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le 6 avril 2022, alors qu'il est toujours réfugié en Côte d'Ivoire, il est condamné par contumace, à Ouagadougou, à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinats » et « atteinte à la sûreté de l’État ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l'élection présidentielle de 2027 »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- Dominique de Villepin a reçu en cadeau deux statuettes lorsqu’il était au Quai d’Orsay, selon l’émission « Complément d’enquête »
- Après l’affaire Fillon, Robert Bourgi évoque de luxueux cadeaux à Dominique de Villepin
- « Je ferai tout pour l’empêcher d’aller à l’Élysée » : les cadeaux piégés de Robert Bourgi à Dominique de Villepin
- Dominique de Villepin aurait reçu en cadeau deux statuettes à 125 000 euros lorsqu’il était ministre : il reconnaît les faits et se dit prêt à les rendre
- Épinglé par « Complément d’enquête » pour des statuettes reçues en cadeau, Dominique de Villepin contre
- "Complément d'enquête" affirme que Dominique de Villepin a reçu en cadeau deux statuettes lorsqu'il était au Quai d'Orsay, son entourage dénonce des "manœuvres" de proches de Nicolas Sarkozy
- L’avocat Robert Bourgi a bien réglé les costumes Arnys de François Fillon
- Villepin et deux statuettes de Napoléon à 125 000 € : Robert Bourgi balance dans Complément d'Enquête
- Quels cadeaux les ministres ont le droit d’accepter ou non ?
- ENQUETE. "C'est dix fois plus que les costumes de François Fillon" : dans "Complément d'enquête", les révélations de Robert Bourgi sur des cadeaux qu'aurait reçus Dominique de Villepin
- Blaise Compaoré
