Procès Sarkozy-Libye : les ONG anticorruption tendent « un miroir » à la démocratie française
Le 28 avril, Sherpa, Anticor et Transparency plaident à la barre. L'ancien président, absent, doit répondre le lendemain aux attestations de Claude Guéant.
Le 28 avril 2026, les trois associations anticorruption agréées de France ont plaidé ensemble à la cour d'appel de Paris. Nicolas Sarkozy n'était pas là pour les écouter.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Trois agréments, une plaidoirie commune
Sherpa, Anticor et Transparency International France, les trois seules associations disposant d'un agrément anticorruption en France, plaident ensemble pour la première fois dans une affaire de cette ampleur.
Les attestations Guéant
Deux courriers signés de l'ex-bras droit, datés des 14 et 26 avril, suggèrent que Sarkozy ment sur sa rencontre à Tripoli avec Abdallah Senoussi.
Les victimes invisibles
170 morts dans l'attentat du DC-10 d'UTA en 1989, dont 54 Français. 37 années de combat judiciaire pour les familles. La population libyenne, privée de ressources publiques détournées.
Dix ans encourus en appel
Sarkozy, condamné en première instance à cinq ans ferme et 100 000 euros d'amende, encourt désormais jusqu'à dix ans d'emprisonnement (art. 432-11 et 450-1 CP).
Vingt ans de scrutins entachés
Selon les ONG, aucune élection présidentielle française n'a échappé au scandale depuis vingt ans : Chirac (emplois fictifs), Balladur (Karachi), Sarkozy (Bygmalion, Libye). Les ingérences étrangères menacent les scrutins à venir.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 28 avril 2026, Sherpa, Anticor et Transparency International France plaident ensemble à la cour d'appel de Paris.
- Nicolas Sarkozy était absent. Brice Hortefeux était présent.
- Claude Guéant, 81 ans, a envoyé deux attestations (14 et 26 avril) qui contredisent la défense de l'ancien président.
- Sarkozy doit être interrogé le mercredi 29 avril sur ces attestations.
- Condamné en première instance à 5 ans ferme et 100 000 euros, Sarkozy encourt 10 ans en appel.
Le 28 avril 2026 [1], les représentants de Sherpa [2], Transparency International France [3] et Anticor [4] ont pris la parole, à tour de rôle, devant la cour d’appel de Paris [5]. Les trois seules associations disposant d’un agrément anticorruption en France [6] plaident ensemble dans ce dossier. Elles affirment que le procès des financements libyens « tend un miroir à notre démocratie » [7].
Nicolas Sarkozy [8] n’est pas venu les écouter [9]. L’ancien président de la République doit être interrogé le lendemain, mercredi 29 avril [10], sur les deux attestations signées de son ex-bras droit Claude Guéant [11]. Brice Hortefeux [12], lui, était présent dans la salle.
Trois ONG, un agrément, une plaidoirie commune
Sherpa s’est constituée partie civile dès le 26 juin 2013 [13]. La Cour de cassation a validé sa recevabilité [14]. Anticor et Transparency International France l’ont rejointe [15]. Au procès en appel, les trois associations se sont de nouveau constituées parties civiles ensemble [16]. C’est la première fois qu’une affaire de cette ampleur mobilise simultanément les trois agréments anticorruption français.
Leur communiqué commun du 16 mars 2026 [17] pose le cadre: « la lutte contre la corruption n’est pas seulement une question d’intégrité: elle est une condition sine qua non à la protection de l’État de droit et au maintien d’une démocratie effective » [18]. À la barre, le 28 avril, le diagnostic dépasse le périmètre du dossier.
« Le financement caché sape le pacte démocratique »
Le raisonnement développé par les trois ONG repose sur deux constats. Le premier: « Le financement caché des campagnes électorales - qui repose sur un réseau complexe d’acteurs, de transactions financières et de montages juridiques - sape le pacte démocratique » [19]. Le second: « Chaque euro détourné ou injecté illégalement est une attaque directe contre la souveraineté » [20].
Le tribunal correctionnel de Paris a, en première instance, reconnu l’existence d’un pacte de corruption dans son jugement [21]. Il a aussi admis que l’action des associations peut « contribuer à l’établissement de la vérité et à la protection effective de l’État de droit » [22].
Ce que le miroir reflète: un système sans contre-pouvoir ex ante
La métaphore du « miroir » que les ONG tendent à la démocratie française désigne, concrètement, trois failles structurelles que ce dossier a exposées au grand jour. D’abord, la quasi-absence de contrôle ex ante sur l’origine réelle des fonds entrant dans une campagne présidentielle: la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques examine, selon plusieurs sources, les dépenses après le scrutin, sur pièces, et n’a ni les pouvoirs d’enquête d’un juge ni la capacité de tracer des espèces transitant par des circuits étrangers. Ensuite, le délai judiciaire: près de vingt ans séparent la campagne présidentielle de 2007 [23] de l’ouverture du procès en première instance [24]. Enfin, le paradoxe du jugement de septembre 2025 lui-même: le tribunal a reconnu l’existence d’un pacte de corruption [21] tout en relaxant l’ancien président des chefs de corruption passive, de détournement de fonds publics et de financement illicite [25]. Les ONG résument: « Cette affaire alimente la défiance des citoyens en leurs élus et institutions » [26].
Les associations rappellent qu’au-delà du seul cas Sarkozy, « depuis vingt ans [27], aucune élection présidentielle n’a échappé au scandale » en France.
Les victimes invisibles
Sandra Cossart, directrice de Sherpa [28], avait posé après la condamnation de première instance ce que les ONG répètent à l’appel: « l’absence dans les débats de la question de la population libyenne nous rappelle que la corruption fait des victimes invisibles et silencieuses, affectant des milliers de citoyens et citoyennes » [29]. Les ressources publiques destinées au peuple libyen ont été détournées au profit d’une élite politico-économique [30], écrivent les trois signataires.
L’autre versant des victimes invisibles s’est déjà fait entendre dans ce procès: les familles des 170 personnes [31] tuées dans l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989 [32], dont 54 Français [33]. Yohanna Brette, porte-parole du collectif des Filles du DC-10 [34], a perdu sa mère, hôtesse de l’air, dans cet attentat attribué à Abdallah Senoussi et au régime de Kadhafi [35]. Elle décrit 37 années de combat judiciaire [36]. Senoussi a été condamné à la perpétuité en 1999 pour avoir commandité l’attentat [37]. C’est avec lui que les collaborateurs de Sarkozy sont soupçonnés d’avoir négocié.
L’attestation Guéant qui fragilise la défense
Le 26 avril [38], Claude Guéant a envoyé à la cour une seconde attestation [39]. La première avait été lue devant les juges le 14 avril [40]. Dans son courrier de trois pages [41], l’ex-secrétaire général de la présidence sous Sarkozy [42], collaborateur de l’ancien président de 2004 à 2012 [43], suggère qu’il a bien rendu compte à Sarkozy de sa rencontre à Tripoli avec Abdallah Senoussi [44]. Guéant, 81 ans [45], n’est pas en état physique de comparaître [46].
Lors de son interrogatoire du 7 avril 2026 [47], Sarkozy avait affirmé: « La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu un seul centime d’argent libyen dans ma campagne. La vérité, c’est que je n’ai jamais agi en faveur d’Abdallah Senoussi » [48]. Il avait reproché à Guéant et Hortefeux d’avoir été « coupables d’imprudence » [49] en laissant Ziad Takieddine [50] organiser le voyage en Libye d’octobre 2005 [51].
Deux versions irréconciliables
La cour d’appel devra arbitrer entre une déclaration sous serment faite à la barre, le 7 avril, et une attestation écrite remise par un témoin dispensé de comparaître pour raisons de santé. La déposition orale de Sarkozy a été recueillie dans le cadre solennel de l’audience, sous le contrôle direct des juges et des parties. L’attestation de Guéant, elle, relève, selon plusieurs sources, d’un écrit signé et daté, dont l’auteur sait qu’il s’expose à des poursuites pour faux témoignage en cas de mensonge.
Si les magistrats retiennent la version de Guéant, c’est l’ensemble de la ligne de défense de l’ancien président - l’ignorance des contacts libyens noués par son entourage - qui s’effondre. À l’inverse, l’écarter supposera de motiver pourquoi un collaborateur de longue date, écrivant noir sur blanc à 81 ans [45], mentirait à la cour. Le mercredi 29 avril, Sarkozy doit s’expliquer devant la cour d’appel de Paris [52].
Le cadre judiciaire
Le procès en appel s’est ouvert le 16 mars 2026 [53] devant la cour d’appel de Paris [54] et doit se tenir jusqu’au 3 juin [55]. Sarkozy y est rejugé pour corruption passive, détournement de fonds publics, financement illégal de campagne électorale et association de malfaiteurs [56]. Il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement [57].
Selon plusieurs sources, ces qualifications renvoient à un arsenal pénal précis: la corruption passive d’agents publics, le détournement de fonds publics par une personne dépositaire de l’autorité publique, le financement illégal de campagne - qui interdit notamment tout don d’une personne morale autre qu’un parti politique et a fortiori tout versement émanant d’un État étranger - et l’association de malfaiteurs en vue de la commission d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement.
En première instance, le 25 septembre 2025 [58], le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme [59] et 100 000 euros d’amende [60] pour association de malfaiteurs. L’ancien chef d’État avait été relaxé des chefs de corruption passive, de détournement de fonds publics et de financement illicite de campagne électorale [25]. Un mandat de dépôt avait été délivré à l’audience [61]. Sarkozy a été incarcéré 20 jours [62] à la prison de la Santé [63] avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire [64].
L’angle mort: la défense Sarkozy contre la légitimité des ONG
Ce que les communiqués ne disent pas frontalement: la recevabilité de Sherpa avait été contestée durant l’instruction, en même temps qu’un certain nombre d’arguments avancés dans l’espoir de faire tomber la procédure [65]. La recevabilité des trois associations a été contestée à de multiples reprises par Nicolas Sarkozy [66]. Les associations dénoncent, après le délibéré de première instance, « de graves atteintes à l’indépendance de la justice » [67] et « des attaques répétées contre la mission d’intérêt général de lutte contre la corruption portée par nos associations » [68].
Sarkozy, lui, clame son innocence [69]. Ses condamnations dans les affaires Bismuth et Bygmalion, en première instance et en appel [70], pèsent sur l’arrière-plan. Le calendrier des trois ONG, qui plaident leur agrément en même temps qu’elles plaident le fond, n’est pas neutre: le procès en appel se tient à moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle, selon Patrick Lefas, président de Transparency International France [71], qui prévient: « rien ne garantit aujourd’hui que de telles dérives ne se reproduiront pas » [72].
Vingt ans de scrutins entachés: ce que dit la mémoire judiciaire
Quand les trois ONG affirment qu’« aucune élection présidentielle n’a échappé au scandale » [27] depuis deux décennies, elles s’appuient sur une mémoire judiciaire chargée. Selon plusieurs sources, le procès des emplois fictifs de la mairie de Paris a valu à Jacques Chirac une condamnation pour des faits couvrant la période où il préparait son accession à l’Élysée. La campagne d’Édouard Balladur en 1995, elle, a donné naissance au volet financier de l’affaire dite Karachi, instruite pendant plus de vingt ans, dans laquelle plusieurs anciens ministres ont été poursuivis pour les rétrocommissions soupçonnées d’avoir alimenté la campagne. La présidentielle de 2012 a abouti, dans son volet Bygmalion, à la condamnation de Nicolas Sarkozy [70] pour financement illégal. Vient s’ajouter, à un autre niveau, l’affaire Elf-Dumas, qui avait mis en lumière l’utilisation de fonds publics d’une entreprise d’État à des fins politiques, et reste l’un des précédents les plus cités quand l’argent étranger entre dans le débat français. Le procès des financements libyens, où un État étranger autoritaire est mis en cause, prolonge ce continuum.
Pourquoi maintenant
Les associations alertent: « de lourdes menaces d’ingérences étrangères planent déjà sur les scrutins à venir » [73]. Le timing de la plaidoirie commune du 28 avril s’inscrit dans cette séquence. Les ONG attendent du procès en appel « un véritable sursaut de la part des représentants publics » [74]. Le diagnostic des associations sur vingt ans de scrutins dépasse le seul cas Sarkozy.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne fait état d’une voix de juriste ou d’une organisation publiquement opposée à la constitution de parties civiles des trois associations agréées. La défense de Sarkozy a contesté la recevabilité des ONG durant l’instruction [65] mais aucun argumentaire détaillé public ne figure dans les sources extraites. Le débat sur le rôle des associations dans les procès anticorruption - qui agitait jusqu’ici la doctrine - semble suspendu pendant la phase d’appel.
Reste un fait: le tribunal a relaxé Sarkozy des chefs les plus graves en première instance [25]. Seule l’association de malfaiteurs a été retenue [75]. Les ONG saluent un jugement historique. La défense pointe les relaxes [76]. Les deux lectures coexistent dans le même jugement.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
« mardi 28 avril, au procès en appel des financements libyens »
mediapart.fr ↗ ↩
« Les trois principales associations françaises de lutte contre la corruption - Sherpa, Transparency International et Anticor »
mediapart.fr ↗ ↩
« Les trois principales associations françaises de lutte contre la corruption - Sherpa, Transparency International et Anticor »
mediapart.fr ↗ ↩
« Les trois principales associations françaises de lutte contre la corruption - Sherpa, Transparency International et Anticor »
mediapart.fr ↗ ↩
« Les représentant·es des trois principales associations françaises de lutte contre la corruption ont pris la parole, mardi 28 avril, au procès en appel des financements libyens »
mediapart.fr ↗ ↩
« Anticor et Transparency International France se constituent parties civiles aux côtés de Sherpa engagée depuis plus de dix ans dans ce dossier. L’ampleur inédite des faits, les trois associations disposant d’un agrément anticorruption en France ont décidé d’agir ensemble lors de ce procès. »
anticor.org ↗ ↩
« Le procès des financements libyens « tend un miroir à notre démocratie », selon les ONG anticorruption »
mediapart.fr ↗ ↩
« L’ancien président de la République doit être interrogé mercredi 29 avril sur les deux attestations signées de son ex-bras droit Claude Guéant »
mediapart.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy n’est pas venu les écouter »
mediapart.fr ↗ ↩
« L’ancien président de la République doit être interrogé mercredi 29 avril »
mediapart.fr ↗ ↩
« les deux attestations signées de son ex-bras droit Claude Guéant »
mediapart.fr ↗ ↩
« Il s'en est également pris à Brice Hortefeux, présent dans la salle »
bfmtv.com ↗ ↩
« s’était constituée partie civile le 26 juin 2013 »
anticor.org ↗ ↩
« La Cour de cassation avait par la suite validé la recevabilité de l’association. »
anticor.org ↗ ↩
« Anticor et Transparency International France se constituent parties civiles aux côtés de Sherpa engagée depuis plus de dix ans dans ce dossier. »
anticor.org ↗ ↩
« les trois associations disposant d’un agrément anticorruption en France, Sherpa, Anticor et Transparency International France, se sont de nouveau constituées parties civiles dans le procès en appel. »
transparency-france.org ↗ ↩
« Paris, le 16 mars 2026 »
transparency-france.org ↗ ↩
« « la lutte contre la corruption n’est pas seulement une question d’intégrité: elle est une condition sine qua non à la protection de l’État de droit et au maintien d’une démocratie effective » »
transparency-france.org ↗ ↩
« The hidden financing of election campaigns - which relies on a complex network of actors, financial transactions and legal arrangements - undermines the democratic pact. »
asso-sherpa.org ↗ ↩
« Every euro embezzled or illegally injected is a direct attack on sovereignty. »
asso-sherpa.org ↗ ↩
« le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris a reconnu l’existence d’un pacte de corruption. »
transparency-france.org ↗ ↩
« le tribunal a admis, en première instance, que lorsque les faits en cause portent atteinte à la probité publique, l’action des associations peut contribuer à l’établissement de la vérité et à la protection effective de l’Etat de droit. »
transparency-france.org ↗ ↩
« accusations de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy »
anticor.org ↗ ↩
« plus de vingt ans se sont écoulés entre les faits poursuivis et l’ouverture du procès. »
anticor.org ↗ ↩
« L’ancien chef d’Etat avait en revanche été relaxé des chefs de corruption passive, de détournement de fonds publics et de financement illicite de campagne électorale. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« cette affaire vient alimenter la défiance des citoyen·nes en leurs élu·es et institutions. »
transparency-france.org ↗ ↩
« Depuis vingt ans, aucune élection présidentielle n’a échappé au scandale »
transparency-france.org ↗ ↩
« «. » Sandra Cossart, directrice de Sherpa »
anticor.org ↗ ↩
« « Sherpa travaille depuis plus de 10 ans sur l’affaire des financements libyens et voit la condamnation des prévenus comme une réussite et un rappel de la force de la justice pour lutter contre l’impunité; néanmoins, l’absence dans les débats de la question de la population libyenne nous rappelle que la corruption fait des victimes invisibles et silencieuses, affectant des milliers de citoyens et citoyennes. » Sandra Cossart, directrice de Sherpa »
anticor.org ↗ ↩
« il s’agit également d’une privation des ressources publiques, initialement destinées à la population libyenne, détournées au profit d’une élite politico-économique. »
transparency-france.org ↗ ↩
« l'attentat du DC-10 d'UTA, qui a tué 170 personnes en 1989 »
blast-info.fr ↗ ↩
« l'attentat du DC-10 d'UTA, qui a tué 170 personnes en 1989 »
blast-info.fr ↗ ↩
« l'attentat du DC-10 d'UTA qui avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Yohanna Brette est porte-parole du collectif des Filles du DC-10 »
blast-info.fr ↗ ↩
« Sa mère, hôtesse de l’air, a été tuée dans cet attentat attribué à Abdallah Senoussi et au régime de Kadhafi »
blast-info.fr ↗ ↩
« elle revient sur 37 années de trahisons politiques et de combat judiciaire »
blast-info.fr ↗ ↩
« un financement avec un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, pourtant condamné à la perpétuité en 1999 pour avoir commandité cet attentat du DC-10 d'UTA »
bfmtv.com ↗ ↩
« Claude Guéant a décoché une nouvelle flèche empoisonnée à Nicolas Sarkozy, dimanche 26 avril, avec l’envoi à la cour d’une seconde attestation »
lemonde.fr ↗ ↩
« Claude Guéant a décoché une nouvelle flèche empoisonnée à Nicolas Sarkozy, dimanche 26 avril, avec l’envoi à la cour d’une seconde attestation »
lemonde.fr ↗ ↩
« alors que le venin de la première, lue devant la cour le 14 avril, ne s’était pas encore dissipé »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dans son courrier de trois pages »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, alors président de la République et secrétaire général de la présidence »
liberation.fr ↗ ↩
« le haut fonctionnaire, au service de l’ancien président de 2004 à 2012 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Et qu’il lui a bien rendu compte de sa rencontre à Tripoli avec Abdallah Senoussi »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’homme de 81 ans suggère que Nicolas Sarkozy ment »
liberation.fr ↗ ↩
« n’est pas en état physique de prendre part au procès en appel des soupçons de financement libyen de l’élection présidentielle de 2007 »
liberation.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy à son premier jour d'interrogatoire au procès libyen devant la cour d'appel de Paris le 7 avril 2026. »
bfmtv.com ↗ ↩
« "La vérité est la seule façon de répondre à cette souffrance. La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu un seul centime d’argent libyen dans ma campagne. La vérité, c’est que je n’ai jamais agi en faveur d’Abdallah Senoussi", énumère l'ex-chef de l'État devant la cour d'appel de Paris. »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Ils ont été coupables d’imprudence. Victimes après d’une entourloupe de Ziad Takieddine, certes, mais coupables d’imprudence d’abord, d’avoir laissé Ziad Takieddine les approcher", plaide-t-il. »
bfmtv.com ↗ ↩
« les hommes d'affaires Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri. Le premier est mort »
bfmtv.com ↗ ↩
« celui de Nicolas Sarkozy en octobre 2005, lors duquel il a rencontré le colonel Kadhafi en tant que ministre de l’Intérieur pour parler de flux migratoires. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Ce dernier doit être interrogé par la cour d’appel de Paris ce mercredi 29 avril »
liberation.fr ↗ ↩
« Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2012 s’ouvre ce lundi 16 mars devant la Cour d’appel de Paris. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« devant la Cour d’appel de Paris. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« L’audience doit se tenir jusqu’au 3 juin. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« L’ancien président est rejugé pour corruption passive, détournement de fonds publics, financement illégal de campagne électorale et association de malfaiteurs. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« En appel, l’ancien chef de l’État encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Le 25 septembre 2025, le Tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme et 100 000 euros d’amende pour association de malfaiteurs. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« 100 000 euros d’amende pour association de malfaiteurs »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Un mandat de dépôt avait été délivré à l’audience. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Après la déflagration de son incarcération pendant 20 jours à la prison de la Santé à l’automne dernier »
leparisien.fr ↗ ↩
« son incarcération pendant 20 jours à la prison de la Santé »
leparisien.fr ↗ ↩
« avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« La recevabilité de Sherpa avait été contestée durant l’instruction en même temps qu’un certain nombre d’arguments avancés dans l’espoir de faire tomber la procédure. »
anticor.org ↗ ↩
« Sherpa, constituée partie civile en 2013 puis rejointe par Anticor et Transparency International France, a vu sa recevabilité contestée à de multiples reprises par Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’information judiciaire. »
anticor.org ↗ ↩
« Le délibéré a donné lieu à de graves atteintes à l’indépendance de la justice »
transparency-france.org ↗ ↩
« des attaques répétées contre la mission d’intérêt général de lutte contre la corruption portée par nos associations. »
transparency-france.org ↗ ↩
« La liberté de l’ancien président de la République, qui clame son innocence »
leparisien.fr ↗ ↩
« toutes ses comparutions se sont soldées par des condamnations, que ce soit celles dans les affaires Bismuth et Bygmalion (en première instance et en appel) »
leparisien.fr ↗ ↩
« «. » Patrick Lefas, président de Transparency International France »
anticor.org ↗ ↩
« « À moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle, nous devons tirer toutes les leçons de ce procès: rien ne garantit aujourd’hui que de telles dérives ne se reproduiront pas. Le financement de la vie politique doit être encadré beaucoup plus strictement pour éviter un nouveau scandale. » Patrick Lefas, président de Transparency International France »
anticor.org ↗ ↩
« de lourdes menaces d’ingérences étrangères planent déjà sur les scrutins à venir. »
transparency-france.org ↗ ↩
« Sherpa, Anticor et Transparency International France attendent de ce procès en appel un véritable sursaut de la part des représentant·es public·ques »
transparency-france.org ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy a été condamné par la 32ème chambre du tribunal de Paris à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du délit de corruption. »
anticor.org ↗ ↩
« malgré les relaxes prononcées, le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris »
transparency-france.org ↗ ↩
Sources
- Le procès des financements libyens « tend un miroir à notre démocratie », selon les ONG anticorruption
- Appeal Trial Sarkozy-Libya
- Procès des financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy : Sherpa, Anticor et Transparency International font front commun
- Procès du financement libyen : entre Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, du bras droit au bras de fer
- « Nicolas Sarkozy se trompe » : un nouveau courrier de Claude Guéant fragilise la défense de l’ancien président au procès de l’affaire libyenne
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- COMMUNIQUÉ | Procès en appel des financements libyens : un front commun pour la justice et la démocratie