Sénatoriales 2026 : le 27 septembre, la droite joue sa majorité
178 sièges renouvelés, un RN à l'offensive et une majorité LR fragilisée par les municipales
Le décret est tombé les sénatoriales auront lieu le 27 septembre 2026. La droite craint de perdre 3 à 5 sièges. Le RN rêve d'un groupe.
- Le scrutin sénatorial est fixé au dimanche 27 septembre 2026.
- 178 des 348 sièges du Sénat seront renouvelés dans 63 départements.
- Le groupe LR pourrait perdre 3 à 5 sièges selon Roger Karoutchi.
- Le RN vise sept gains pour former son premier groupe au Sénat - une première sous la Ve République.
- Les nouveaux sénateurs entreront en fonction le 1er octobre 2026.
Le décret est paru au Journal officiel [1]. Les collèges électoraux sont convoqués le dimanche 27 septembre 2026 [2] pour renouveler 178 [3] des 348 sièges [4] du Sénat. La moitié de l’hémicycle bascule. Le calendrier est serré: dépôt des candidatures du lundi 7 [5] au vendredi 11 septembre 2026 à dix-huit heures [6], conseils municipaux convoqués le 5 juin 2026 [7] pour désigner leurs délégués, scrutin clos à onze heures [8] pour le premier tour, à dix-sept heures trente [9] pour le second. Les nouveaux sénateurs entreront en fonction le 1er octobre 2026 [10].
Le scrutin concerne 63 départements [11] de la série 2 [12] et une circonscription des Français de l’étranger [13], plus la Guyane [14], la Polynésie française [15], Saint-Barthélemy [16], Saint-Martin [17] et Wallis-et-Futuna [18]. L’Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais devront attendre 2029 [19]. Le Rhône, la Gironde et l’Alsace votent [20].
Le verrou du collège électoral
Les sénateurs ne sont pas élus par les citoyens. Ils sont désignés par environ 162 000 grands électeurs [21], dont 95 % [22] sont des conseillers municipaux ou des délégués des conseils municipaux. Autrement dit: les élections municipales de mars 2026 [23] ont déjà tranché. Le mandat dure six ans [24], le Sénat se renouvelle par moitié tous les trois ans [25].
Mais ce collège n’est pas un miroir fidèle de la France: il sur-représente massivement les petites communes. Une commune de moins de 1 000 habitants, où la liste municipale a parfois été élue sans concurrence, désigne autant de délégués que ses voisines. À l’inverse, les grandes villes voient leur poids démographique écrasé. À Nice, 358 000 habitants [26] n’envoient que 410 délégués [27], soit un délégué pour 873 habitants. Dans une commune rurale de 800 habitants [28], le ratio peut être dix fois supérieur. Cette mécanique constitue un verrou structurel pour les partis à dominante urbaine. Le RN, longtemps cantonné aux métropoles industrielles déclassées, et surtout La France insoumise, dont l’implantation est presque exclusivement métropolitaine, en font les frais. Le constitutionnaliste Benjamin Morel [29], dans ses travaux sur le bicamérisme français, a maintes fois rappelé que cette sur-représentation est précisément ce qui fait du Sénat la chambre des territoires - et de la droite modérée la première bénéficiaire mécanique du système.
La preuve par l’histoire. En 2011, le Sénat avait basculé à gauche [30], trois ans après la vague rose aux municipales. En 2014, la droite avait repris le contrôle [31]. La chambre haute est l’écho différé du vote local. Elle ne vote jamais en avance, elle vote en retard.
La droite craint, mais résiste
Le groupe Les Républicains domine le Sénat avec 130 membres et apparentés [32], selon la répartition publiée le 7 avril 2026 [33]. L’Union Centriste compte 59 membres [34]. Ensemble avec Les Indépendants, la majorité de Gérard Larcher [35] occupe 210 sièges [36]. Roger Karoutchi [37], président de la commission nationale d’investiture des LR, table désormais sur une perte de 3 à 5 sièges [38]. En début d’année, la projection était de 9 ou 10 [39]. Les municipales ont limité la casse.
Sauf que. 45 % du groupe LR sera renouvelé [40] avec 20 % de nouveaux candidats [41]. Le groupe a perdu Abbeville, Aubervilliers et Fontenay-aux-Roses [42] mais gagné Cholet et Cambrai [43]. Au final, la majorité sénatoriale tablerait sur 206 sièges [44]. Suffisant pour conserver le perchoir. Pas pour dicter sa loi.
Le scénario noir: et si la majorité absolue tombait?
La majorité absolue au Sénat se situe à 175 sièges sur 348. La majorité Larcher en compte aujourd’hui 210, et tablerait selon ses propres projections sur 206 [44]. La marge paraît confortable. Elle est en réalité plus étroite qu’il n’y paraît. Karoutchi évoque 3 à 5 sièges perdus côté LR [38], mais aussi une possible érosion de l’Union Centriste, dont une trentaine de membres sont renouvelés [45]. Si la perte cumulée droite-centristes atteignait une quinzaine de sièges - hypothèse jamais évoquée publiquement par les états-majors mais arithmétiquement possible si le RN décroche les 5 ou 6 sièges anticipés par Karoutchi [46] et si la gauche tient ses positions rurales -, la majorité absolue se rapprocherait dangereusement du seuil. La droite ne perdrait pas le Sénat le 27 septembre. Mais elle deviendrait pour la première fois depuis 2014 dépendante d’alliances ponctuelles, y compris sur le budget. C’est là que se joue, en silence, la vraie bataille.
Le RN aux portes du Palais du Luxembourg
Le Rassemblement national compte trois sénateurs [47]: Christopher Szczurek, Aymeric Durox et Joshua Hochart [48] [49] [50]. Le parti revendique plus de 3 000 conseillers municipaux avec ses alliés [51] après les municipales. Objectif annoncé: tripler son nombre d’élus [52] et constituer un groupe au palais du Luxembourg [53]. Il faut dix élus [54].
Le directeur de campagne du RN [55] table sur « la barre des sept sièges » comme « raisonnablement atteignable » [56]. Roger Karoutchi va plus loin: « Je les vois gagner 5-6 sièges » [46]. Avec le ralliement d’Henri Leroy [57], élu LR en 2020 passé chez Ciotti, la marche se rapproche. Les terres de conquête sont identifiées: le Var [58], les Bouches-du-Rhône [59] et surtout les Alpes-Maritimes [60], où la victoire d’Éric Ciotti [61] à Nice a changé l’équation. La ville de Nice compte environ 410 délégués [27] pour 358 000 habitants [26].
Une telle percée serait historique. Jamais, sous la Ve République, un parti classé à l’extrême droite n’est parvenu à constituer un groupe parlementaire au Sénat. Le seuil de dix élus, infranchissable jusqu’ici, deviendrait la première brèche dans la dernière digue institutionnelle française.
Benjamin Morel [62] résume le basculement: « La donne va changer pour beaucoup de sénateurs LR qui incarnaient jusqu’ici le front anti-RN, car ils ne vont plus pouvoir se permettre de négliger leurs grands électeurs RN » [63]. Hervé Marseille [64], chef des sénateurs centristes, alerte: « Il faut se méfier des apparences. Il y a une progression invisible dans la ruralité qui reste l’une des inconnues » [65].
LFI joue son entrée, le PS son maintien
La France insoumise n’a aucun sénateur [66]. Le mouvement vise le Rhône [67] comme cible principale, après les victoires à Saint-Denis [68], Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons [69]. Manuel Bompard [70] compte sur le « millier » de conseillers municipaux insoumis [71] pour décrocher un premier siège. Au mieux: un sénateur en région lyonnaise [72]. Les autres prises devront attendre 2029 [73].
Patrick Kanner [74], président du groupe socialiste (65 sénateurs [75]), tranche: « Les résultats des municipales montrent que l’alliance avec LFI, ça plombe ou ça ne sert à rien. La position que je défendrai sera de ne conclure aucune alliance avec LFI aux sénatoriales » [76]. Le PS a perdu Brest, Tulle et Avignon [77]. Karoutchi y voit une opportunité: LR « a un petit espoir de reprendre 2 ou 3 sièges à la gauche » [78].
Une zone d’ombre subsiste dans les projections disponibles: aucune source consultée ne se risque à pronostiquer l’évolution des groupes minoritaires - le RDSE à dominante radicale et le CRCE-K communiste -, dont plusieurs sièges sont pourtant remis en jeu dans la série 2. Leur arithmétique pèsera sur les marges de la majorité, mais aucune projection publique ne la documente à ce stade.
Le contexte qui change tout: Lecornu et le budget
Pourquoi maintenant? Parce que la convocation tombe en pleine guerre froide entre Sébastien Lecornu [79] et le Sénat. La commission mixte paritaire sur le budget a échoué [80]. Le Premier ministre a dénoncé « la radicalité d’une petite partie du groupe LR du Sénat » [81]. Gérard Larcher a répliqué dans un communiqué: le gouvernement « ait même parfois manqué de considération [envers le Sénat], y compris par des mots excessifs! » [82].


Pourquoi le 27 septembre est un test pour Lecornu
Sans majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis la dissolution, Sébastien Lecornu gouverne déjà à coups de 49.3 et de compromis ad hoc. Le Sénat lui restait, jusqu’ici, une chambre de repli: bougonne, exigeante, mais globalement solidaire du « socle commun ». L’échec de la CMP budgétaire a brisé cette logique. Si le 27 septembre confirme l’érosion de la majorité Larcher et installe sept à dix sénateurs RN, le Premier ministre se retrouvera face à une équation inédite sous la Ve République: aucune majorité fiable dans aucune des deux chambres.
Les options se réduisent. Première hypothèse: nouer un pacte de gouvernement explicite avec LR, ce qui supposerait des concessions sur la fiscalité et l’immigration que la base macroniste refuse. Deuxième hypothèse: multiplier les ordonnances et les procédures accélérées, au prix d’une crise institutionnelle larvée avec un Sénat qui contrôlerait alors méthodiquement chaque texte. Troisième hypothèse, la plus brutale: la démission, ou une dissolution que personne à Matignon ne souhaite. Benjamin Morel, en évoquant des sénateurs LR « qui ne vont plus pouvoir se permettre de négliger leurs grands électeurs RN », décrit en creux la fin du compromis. Larcher, en parlant de « mots excessifs », prépare déjà l’après. Le 27 septembre n’élit pas un Premier ministre. Mais il peut, en une journée, rendre Matignon ingouvernable.
L’angle mort: le RN ne gagne pas, il s’installe
Le récit dominant raconte la « poussée » du RN. Les chiffres racontent autre chose. Aux municipales, le RN n’a remporté que 61 villes [83] contre 17 en 2020 [84]. Mais LFI et le RN cumulés emportent moins de 1 % des communes [85] et restent absents dans les mairies de deux tiers des départements [86]. Dans les communes de plus de 100 000 habitants, hors Marseille et Toulon, le score du RN reste inférieur à 10 % [87].
Autrement dit: le RN gagne des villes moyennes - Vierzon, Orange, Carpentras, La Flèche, Carcassonne, Montargis [88] - mais reste plafonné dans les métropoles. Pour le Sénat, ce maillage suffit. La chambre haute sur-représente la ruralité et les petites villes. Le parti à la flamme n’a pas besoin de séduire les grandes villes: il a juste besoin de tenir les conseils municipaux ruraux. C’est exactement ce qu’il fait.
Le calendrier qui en dit long
Le RN veut investir ses candidats d’ici fin avril [89]. La gauche se déchire sur les alliances. La droite redoute de perdre des sièges sans pouvoir les compenser. Le Sénat de septembre 2026 sera la première lecture grandeur nature de la présidentielle de 2027 [90]. 70 % des Français [91] estiment d’ailleurs que la campagne est déjà lancée.
Larcher devrait conserver son perchoir [35]. Le RN devrait obtenir son groupe. La gauche devrait reculer dans les territoires ruraux. Reste un détail: avec un gouvernement Lecornu sans majorité à l’Assemblée et un Sénat qui regimbe, qui fera la loi en 2027? La réponse se lit déjà dans le décret du 27 septembre.
► Lire aussi: Budget 2026: l'échec de la CMP qui fragilise Lecornu
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
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Un décret a été publié mercredi au Journal officiel concernant les élections sénatoriales de 2026 - Publication du décret relatif aux élections sénatoriales de 2026
« selon un décret publié mercredi au journal officiel. »
lcp.fr ↗ ↩ -
dimanche 27 septembre 2026 - Date de convocation des collèges électoraux pour l'élection des sénateurs
« Les collèges électoraux pour l'élection des sénateurs sont convoqués le dimanche 27 septembre 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
178 - Nombre de sièges du Sénat concernés par le renouvellement de 2026.
« Le renouvellement concerne 178 des 348 sièges de la chambre haute. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
348 - Nombre total de sièges au Sénat.
« 178 des 348 sièges de la chambre haute. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
lundi 7 septembre 2026 - Début de la période de réception des déclarations de candidature pour le premier tour
« les déclarations de candidature sont reçues auprès des services du représentant de l'Etat, à partir du lundi 7 septembre 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
vendredi 11 septembre 2026 à dix-huit heures - Fin de la période de réception des déclarations de candidature pour le premier tour
« jusqu'au vendredi 11 septembre 2026 à dix-huit heures »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
vendredi 5 juin 2026 - Date de convocation des conseils municipaux pour désigner leurs délégués et suppléants
« les conseils municipaux sont convoqués le vendredi 5 juin 2026 afin de désigner leurs délégués et suppléants »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
11 heures - Heure de clôture du premier tour de scrutin dans les départements au scrutin majoritaire et territoires concernés
« clos à onze heures »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
17 heures trente - Heure de clôture du second tour de scrutin dans les départements au scrutin majoritaire et territoires concernés
« clos à dix-sept heures trente »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
1er octobre 2026 - Date d'entrée en fonction des nouveaux sénateurs élus en septembre 2026.
« les nouveaux sénateurs entreront en fonction le 1er octobre. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
63 - Nombre de départements concernés par le scrutin sénatorial de 2026.
« Le scrutin aura lieu dans 63 départements »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
départements de la série 2 figurant au tableau n° 5 annexé au code électoral - Départements concernés par le renouvellement des sénateurs
« dans les départements de la série 2 figurant au tableau n° 5 annexé au code électoral »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
une circonscription des Français de l'étranger - Circonscription concernée par le scrutin sénatorial de 2026 en plus des départements.
« et dans une circonscription des Français de l’étranger. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Guyane - Territoire concerné par le renouvellement des sénateurs
« ainsi qu'en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Wallis-et-Futuna »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Polynésie française - Territoire concerné par le renouvellement des sénateurs
« ainsi qu'en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Wallis-et-Futuna »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Saint-Barthélemy - Territoire concerné par le renouvellement des sénateurs
« ainsi qu'en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Wallis-et-Futuna »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Saint-Martin - Territoire concerné par le renouvellement des sénateurs
« ainsi qu'en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Wallis-et-Futuna »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Wallis-et-Futuna - Territoire concerné par le renouvellement des sénateurs
« ainsi qu'en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Wallis-et-Futuna »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
2029 - Prochaine échéance de renouvellement pour certains départements comme l'Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais.
« l’Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais n’entreront dans le prochain renouvellement qu’en 2029. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Gironde, département français - Département concerné par les élections sénatoriales de 2026
« Les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l'Alsace. »
lcp.fr ↗ ↩ -
environ 162 000 - Nombre estimé de grands électeurs pour les sénatoriales.
« Ce sont les « grands électeurs » qui tranchent. Ils sont environ 162 000 »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
95% - Part des grands électeurs sénatoriaux issus des élus municipaux ou de leurs délégués.
« 95% de ces grands électeurs sont soit des élus municipaux, soit des délégués désignés par les conseils municipaux »
lcp.fr ↗ ↩ -
mars 2026 - Date des élections municipales précédant les sénatoriales de 2026.
« Les élections locales de mars 2026 ont déjà commencé à dessiner le rapport de force. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
six ans - Durée du mandat sénatorial.
« Le mandat sénatorial dure six ans »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
tous les trois ans - Fréquence du renouvellement par moitié du Sénat.
« le Sénat se renouvelle par moitié tous les trois ans. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
358 000 habitants - Nombre d’habitants à Nice pour le calcul des délégués sénatoriaux.
« une ville comme Nice, qui compte près de 358 000 habitants, dénombre environ 410 délégués »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
410 délégués - Nombre de délégués sénatoriaux pour Nice.
« une ville comme Nice, qui compte près de 358 000 habitants, dénombre environ 410 délégués »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
800 habitants - Tranche de population pour la désignation d’un délégué supplémentaire.
« on désigne un délégué par tranche de 800 habitants au-dessus de 30 000. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Benjamin Morel, constitutionnaliste - Expert cité sur le système électoral sénatorial.
« note le constitutionnaliste Benjamin Morel. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
En 2011, le Sénat avait basculé à gauche, trois ans après le succès de la gauche aux municipales - Impact des municipales sur la composition du Sénat en 2011.
« En 2011, le Sénat avait basculé à gauche, trois ans après le succès de la gauche aux municipales »
lcp.fr ↗ ↩ -
En 2014, la droite avait repris le contrôle du Sénat, pour les mêmes raisons - Impact des municipales sur la composition du Sénat en 2014.
« En 2014, la droite avait repris le contrôle du Sénat, pour les mêmes raisons »
lcp.fr ↗ ↩ -
groupe Les Républicains, le plus nombreux au Sénat avec 130 membres et apparentés - Groupe politique dominant au Sénat en avril 2026.
« Le groupe Les Républicains y est le plus nombreux avec 130 membres et apparentés, selon la répartition publiée le 7 avril 2026. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
7 avril 2026 - Date de publication de la répartition des groupes politiques au Sénat.
« selon la répartition publiée le 7 avril 2026. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
groupe Union Centriste, comptant 59 membres au Sénat - Deuxième groupe politique au Sénat en avril 2026.
« Le groupe Union Centriste compte 59 membres. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Gérard Larcher, président du Sénat (Les Républicains - LR) - Président du Sénat mentionné dans l'article
« S’il rempile, Gérard Larcher (LR) semble en mesure de conserver la mainmise sur la chambre haute »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
210 - Nombre actuel de sièges détenus par la majorité sénatoriale (LR, UC et Les Indépendants).
« Entre LR, l’UC et Les Indépendant (à majorité Horizons, qui vote pour Gérard Larcher pour le plateau, ndlr), on est aujourd’hui à 210 sièges. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine et président de la commission nationale d’investiture (CNI) des LR - Cadre des LR évoquant les projections pour les sénatoriales.
« précise Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, également président de la commission nationale d’investiture (CNI) des LR. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
3 ou 5 sièges - Projection révisée de perte de sièges pour le groupe LR après les municipales.
« « on est plutôt maintenant sur 3 ou 5 sièges perdus », explique le sénateur »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
9 ou 10 sièges - Projection initiale de perte de sièges pour le groupe LR en début d’année 2024.
« « En début d’année, on avait fait une projection avec une réduction du groupe LR de 9 ou 10 sièges », explique Roger Karoutchi. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
45 % - Part du groupe LR renouvelée en septembre 2026.
« 45 % du groupe sera renouvelé en septembre »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
20 % - Part de nouveaux candidats au sein du groupe LR pour les sénatoriales de 2026.
« avec « 20 % de nouveaux candidats », précise Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Les LR ont perdu Abbeville, Aubervilliers et Fontenay-aux-Roses lors des municipales - Pertes électorales des LR influençant les sénatoriales.
« Mais on a perdu Abbeville dans la Somme, Aubervilliers en Seine-Saint-Denis ou Fontenay-aux-Roses dans les Hauts-de-Seine »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Les LR ont gagné Cholet et Cambrai lors des municipales - Gains électoraux des LR influençant les sénatoriales.
« On a gagné Cholet, Cambrais aussi. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
206 - Projection du nombre de sièges pour la majorité sénatoriale après 2026.
« Et franchement, peut-être qu’on sera 206. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
30 - Nombre de sièges du groupe Union centriste renouvelés en 2026.
« 30 des 59 sièges du groupe UC, soit près de 51 %, sont renouvelés. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
5-6 sièges - Projection de gains de sièges pour le RN selon Roger Karoutchi.
« « Je les vois gagner 5-6 sièges », affirme le sénateur LR. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
trois sénateurs - Nombre actuel de sénateurs du Rassemblement national au Sénat.
« une chambre où il ne dispose aujourd’hui que de trois sénateurs »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Christopher Szczurek, sénateur RN - Nom d'un sénateur RN actuel
« Christopher Szczurek, Aymeric Durox et Joshua Hochart. »
lopinion.fr ↗ ↩ -
Aymeric Durox, sénateur RN - Nom d'un sénateur RN actuel
« Christopher Szczurek, Aymeric Durox et Joshua Hochart. »
lopinion.fr ↗ ↩ -
Joshua Hochart, sénateur RN - Nom d'un sénateur RN actuel
« Christopher Szczurek, Aymeric Durox et Joshua Hochart. »
lopinion.fr ↗ ↩ -
3.000 - Nombre de conseillers municipaux revendiqués par le RN et ses alliés.
« Le parti à la flamme, en progression partout dans l'Hexagone, revendique plus de 3.000 conseillers municipaux avec ses alliés »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Le Rassemblement national a annoncé vouloir tripler son nombre de sénateurs - Objectif du RN pour les élections sénatoriales de 2026.
« le Rassemblement national a déjà annoncé vouloir tripler son nombre de sénateurs »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le RN rêve de créer un groupe au palais du Luxembourg - Ambition du RN concernant sa représentation au Sénat.
« rêvant de créer un groupe au palais du Luxembourg »
lcp.fr ↗ ↩ -
dix - Nombre d'élus nécessaires pour que le RN constitue un groupe parlementaire au Sénat
« Le parti à la flamme a besoin de dix élus pour pouvoir constituer un groupe »
lcp.fr ↗ ↩ -
le directeur de campagne des futures sénatoriales (RN) - Responsable de la campagne sénatoriale du RN
« « La barre des sept sièges est raisonnablement atteignable », assure le directeur de campagne des futures sénatoriales »
lopinion.fr ↗ ↩ -
« La barre des sept sièges est raisonnablement atteignable » - Déclaration du directeur de campagne des sénatoriales RN
« « La barre des sept sièges est raisonnablement atteignable » »
lopinion.fr ↗ ↩ -
Henri Leroy, élu sous l’étiquette LR en 2020, a annoncé quitter les LR pour rejoindre Eric Ciotti - Transfert d’un sénateur LR vers le RN.
« le sénateur Henri Leroy, élu sous l’étiquette LR en 2020, vient d’annoncer qu’il quittait les LR pour rejoindre Eric Ciotti. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Var, département français - Département ciblé par le RN pour les élections sénatoriales de 2026
« vise surtout le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Bouches-du-Rhône, département français - Département ciblé par le RN pour les élections sénatoriales de 2026
« vise surtout le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Alpes-Maritimes, département français - Département ciblé par le RN pour les élections sénatoriales de 2026
« vise surtout le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Éric Ciotti, allié UDR et maire de Nice - Maire de Nice dont l’élection pourrait augmenter le nombre de grands électeurs pour le RN.
« Avec Nice, désormais aux mains de l’allié UDR Éric Ciotti, le nombre de grands électeurs acquis à l’extrême droite devrait logiquement augmenter. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Benjamin Morel, constitutionnaliste - Constitutionnaliste analysant l'impact du RN sur les sénateurs LR.
« analyse Benjamin Morel, pour qui la droite "s'en sort plutôt bien" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
La donne va changer pour beaucoup de sénateurs LR qui incarnaient jusqu'ici le front anti-RN, car il ne vont plus pouvoir se permettre de négliger leurs grands électeurs RN - Analyse de Benjamin Morel sur l'évolution des rapports entre LR et le RN.
« "La donne va changer pour beaucoup de sénateurs LR qui incarnaient jusqu'ici le front anti-RN, car il ne vont plus pouvoir se permettre de négliger leurs grands électeurs RN" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Hervé Marseille, chef des sénateurs centristes - Chef des sénateurs centristes alertant sur la progression invisible du RN.
« alerte le chef des sénateurs centristes Hervé Marseille »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Il faut se méfier des apparences. Il y a une progression invisible dans la ruralité qui reste l'une des inconnues - Déclaration d'Hervé Marseille sur la progression du RN.
« "Il faut se méfier des apparences. Il y a une progression invisible dans la ruralité qui reste l'une des inconnues" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
zéro - Nombre actuel de sénateurs La France insoumise.
« et les insoumis aucun. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Rhône, département français - Département ciblé par La France insoumise pour les élections sénatoriales de 2026
« avec le Rhône en cible principale. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis - Personnalité politique faisant une entrée remarquée dans le classement de popularité.
« le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko fait une entrée remarquée, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La France insoumise cible le Rhône pour obtenir son premier sénateur après les victoires à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons - Département visé par LFI pour son entrée au Sénat.
« le dirigeant Insoumis a érigé le Rhône en cible principale, après les victoires à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI) - Coordinateur de LFI exprimant ses attentes pour les sénatoriales.
« s'est réjoui le coordinateur LFI Manuel Bompard »
bfmtv.com ↗ ↩ -
1.000 - Nombre de conseillers municipaux Insoumis sur lequel LFI compte pour obtenir un sénateur.
« qui compte sur le "millier" de conseillers municipaux Insoumis pour obtenir le premier sénateur du mouvement à la rentrée »
bfmtv.com ↗ ↩ -
région lyonnaise - Zone où La France insoumise pourrait obtenir un sénateur.
« Au mieux, ils auront peut-être un sénateur en région lyonnaise »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
2029 - Année où La France insoumise pourrait envoyer des élus au Sénat.
« la formation de Jean-Luc Mélenchon pourrait avoir à attendre encore jusqu’en 2029 avant d’envoyer une poignée d’élus à la Chambre haute. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat - Président du groupe socialiste au Sénat exprimant sa position sur les alliances avec LFI.
« plaide auprès de l'AFP le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner »
bfmtv.com ↗ ↩ -
65 sénateurs - Nombre de sénateurs socialistes formant le premier groupe d’opposition.
« les socialistes, qui sont bien implantés dans les grandes villes et les métropoles, forment le premier groupe d’opposition au Palais du Luxembourg avec 65 sénateurs. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Les résultats des municipales montrent que l'alliance avec LFI, ça plombe ou ça ne sert à rien. La position que je défendrai sera de ne conclure aucune alliance avec LFI aux sénatoriales - Déclaration de Patrick Kanner sur les alliances avec LFI.
« "Les résultats des municipales montrent que l'alliance avec LFI, ça plombe ou ça ne sert à rien. La position que je défendrai sera de ne conclure aucune alliance avec LFI aux sénatoriales" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Brest, Tulles, Avignon - Villes moyennes où le PS a subi une défaite lors des municipales.
« la défaite sèche du PS dans plusieurs communes moyennes, je pense à Brest, Tulles ou Avignon »
publicsenat.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source publicsenat.fr écrit 'Tulles' mais l'orthographe correcte de la ville (Corrèze) est 'Tulle' sans s. ↩ -
2 ou 3 sièges - Nombre de sièges que les LR espèrent reprendre à la gauche grâce à ses divisions.
« « a un petit espoir de reprendre 2 ou 3 sièges à la gauche » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu, Premier ministre - Fonction de Sébastien Lecornu au moment des déclarations
« le Premier ministre a ainsi rejeté la responsabilité de l’échec des tractations budgétaires »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Échec de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de finances - Tensions entre le gouvernement et le Sénat sur le budget 2026
« Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de finances ce vendredi matin »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu dénonce « la radicalité d’une petite partie du groupe LR du Sénat » - Accusation portée par le Premier ministre contre la droite sénatoriale
« Comme il l’avait fait quelques jours plus tôt en dénonçant « la radicalité d’une petite partie du groupe LR du Sénat » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« ait même parfois manqué de considération [envers le Sénat], y compris par des mots excessifs! » - Critique de Gérard Larcher envers Sébastien Lecornu
« ait même parfois manqué de considération [envers le Sénat], y compris par des mots excessifs! » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
61 villes - Nombre de villes conquises par le RN en 2026
« le Rassemblement national a gagné 61 villes (contre 17 en 2020) »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
17 en 2020 - Nombre de villes conquises par le RN en 2020
« le Rassemblement national a gagné 61 villes (contre 17 en 2020) »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
moins de 1 % - Part des communes remportées par le RN et LFI
« LFI et le RN emportent moins de 1 % des communes »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
deux tiers - Part des départements où le RN et LFI sont absents des mairies
« restent absents dans les mairies de deux tiers des départements »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
moins de 10 % - Score du RN dans les communes de plus de 100 000 habitants (hors Marseille et Toulon)
« son score reste inférieur à 10 % dans les communes de plus de 100 000 habitants (Marseille et Toulon exceptées) »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
Le RN conquiert des villes moyennes comme Vierzon, Orange, Carpentras, La Flèche, Carcassonne ou Montargis - Villes remportées par le RN lors des élections municipales de 2026
« Le Rassemblement national a conquis de nombreuses villes petites et moyennes (comme Vierzon, Orange, Carpentras, La Flèche, Carcassonne ou Montargis) »
geoconfluences.ens-lyon.fr ↗ ↩ -
fin avril - Date limite souhaitée pour l'investiture des candidats RN aux sénatoriales
« le directeur de campagne des futures sénatoriales, qui souhaiterait investir les candidats d’ici fin avril. »
lopinion.fr ↗ ↩ -
2027 - Année de la prochaine élection présidentielle en France.
« l'élection présidentielle de 2027 »
lcp.fr ↗ ↩ -
70% - Part des Français estimant que la campagne présidentielle 2027 est déjà lancée.
« 70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. »
publicsenat.fr ↗ ↩
Sources
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- Élections sénatoriales 2026 : vote des grands électeurs, enjeu de majorité
- 2027, alliances, sénatoriales : les trois enjeux nationaux du scrutin des municipales | LCP
- Les élections municipales de 2026, un scrutin local d’importance nationale ? Entre fragmentation politique et nouveaux ancrages locaux
- Comment les trois mille grands électeurs RN issus des municipales pèseront-ils sur les sénatoriales ?
- Élections sénatoriales 2026: le scrutin fixé au 27 septembre, calendrier et modalités | LCP
- Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre
- Elections sénatoriales : après les municipales, le RN défie la droite
- Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN
- Vers un petit chamboulement au Sénat: les victoires du RN et de LFI pourraient légèrement redessiner la chambre haute
- Échec de la CMP sur le budget : Gérard Larcher dénonce le « manque de considération » de Sébastien Lecornu à l’égard du Sénat