Paul Seixas entre dans le Top 5 du Tour de France
Le Français de 19 ans grimpe au classement général après sa 3e place au Lioran
Le jeune Français de 19 ans termine troisième de la 10e étape au Lioran et grimpe à la cinquième place du classement général. Il se rapproche du maillot blanc détenu par Juan Ayuso.
- Paul Seixas termine 3e de la 10e étape du Tour de France au Lioran, à 34 secondes du vainqueur Tadej Pogačar.
- Il grimpe au 5e rang du classement général, à 4 min 35 s du maillot jaune.
- À 19 ans, Seixas est le plus jeune coureur au départ du Tour depuis 1937.
- Il devance désormais Del Toro de 33 secondes dans la course au maillot blanc et n'accuse que 13 secondes de retard sur Juan Ayuso.
- Pogačar remporte sa 3e victoire d'étape sur cette édition 2026 et conforte sa position de leader.
La ligne du Lioran, franchie à 34 secondes de Pogačar. Paul Seixas lève le bras. Troisième. Le classement général vient de basculer.
Ce mardi 14 juillet 2026 - jour de fête nationale, la 10e étape du Tour de France a redistribué les cartes. Les 166,6 kilomètres entre Aurillac et Le Lioran ont tenu leurs promesses. Tadej Pogačar s’impose en solitaire pour sa 3e victoire d’étape - la 24e de sa carrière sur le Tour. Remco Evenepoel termine à 32 secondes. Et juste derrière, Seixas.
Le Français de 19 ans intègre le Top 5 du classement général - à 4 min 35 s du maillot jaune. Isaac Del Toro payait 28 secondes de retard au jeune Français pour le maillot blanc avant l’étape. Désormais, c’est Seixas qui le devance de 33 secondes dans la course au meilleur jeune.
Pogačar creuse l’écart au général
Le Slovène domine en 38h 09′ 06 ». Jonas Vingegaard est 2e à 3’36 ». Remco Evenepoel et Juan Ayuso complètent le podium provisoire. Avec trois victoires d’étape déjà - Pogačar a démontré sa supériorité sur tous les terrains. Au Col de Pertus - son attaque en solitaire a fait exploser le groupe de tête. Personne n’a pu suivre.
La bataille pour le podium se joue désormais entre les poursuivants. Seixas n’accuse que 28 secondes de retard sur le podium avant l’étape. Désormais, il n’est plus qu’à 13 secondes de Juan Ayuso. La hiérarchie se dessine, mais les Alpes approchent.
Enchaîner deux terrains, une vraie performance
Seixas ne cache pas sa satisfaction. « J’imagine que toutes les troisièmes places sur le Tour n’ont pas la même saveur mais celle-ci, c’est forcément particulier. L’étape du Tourmalet était vraiment pour les grimpeurs. Aujourd’hui, c’était une étape de mecs forts. Des efforts plus courts, plus chaotiques. Réussir à être présent sur ces deux types de terrain, c’est une très belle réussite » - déclare-t-il.
Au Tourmalet, jeudi dernier, il avait déjà terminé 5e. Une montée longue, régulière, linéaire. Le terrain classique des grimpeurs. Le Lioran, c’est autre chose. Des pentes irrégulières, des relances incessantes, des accélérations brutales. Un parcours qui récompense la puissance autant que l’endurance. Seixas a tenu. Pas d’explosion. Pas d’erreur. La régularité d’un coureur qui débute et qui apprend à enchaîner les efforts.
Le plus jeune depuis 1937
Avant la 10e étape, Seixas occupait la 6e place du classement général, à 3 minutes et 55 secondes du leader. Il est le plus jeune coureur à prendre le départ du Tour de France depuis 89 ans. Depuis 1937 - personne n’avait démarré la Grande Boucle aussi jeune. Pour sa première participation, il grimpe au 5e rang - à seulement 4 min 35 s du maillot jaune.
On se souvient d’Egan Bernal, vainqueur du Tour à 22 ans en 2019, le plus jeune depuis l’après-guerre. Mais intégrer le Top 5 d’un Tour de France relève de l’inédit pour cette génération.
La bataille du maillot blanc s’intensifie
Juan Ayuso porte le maillot blanc. Mais Seixas n’est plus qu’à 13 secondes. Del Toro, lui, a basculé à 33 secondes. Trois coureurs pour un maillot. Trois profils différents. Ayuso, espagnol, grimpe et roule. Del Toro, coéquipier de Pogačar, grimpeur explosif. Seixas, Français, polyvalent et régulier.
Avant l’étape, Del Toro devançait Seixas de 28 secondes. Le Français a tenu. Le classement du meilleur jeune, créé en 1975 - se joue à quelques secondes. Les Alpes vont trancher.
« Ne pas faire n’importe quoi »
Mais Seixas garde la tête froide. « Le Tour est encore long, il faut savoir ne pas faire n’importe quoi » - prévient-il. Une phrase qui résonne. Il n’a jamais fait de Grand Tour. Jamais enchaîné trois semaines de course. Jamais géré un jour de repos. Jamais affronté les Alpes après deux semaines d’efforts.
La fraîcheur physique peut devenir un piège. La fatigue s’accumule. Les jambes se vident. Les défaillances arrivent sans prévenir. Del Toro vient de l’apprendre. Seixas le sait. Il gère. Il dose. Il écoute son corps. Et son équipe veille. Les Alpes approchent. Il reste une semaine de course. L’inconnue demeure.
Derrière lui au classement général, Florian Lipowitz est 6e à 4’44 », Mattias Skjelmose 8e à 5’45 », Lenny Martinez 9e à 6’34 », Thomas Pidcock 10e à 11’49 ».
Le reste du peloton a franchi la ligne. Les premiers coureurs mettent pied à terre. Seixas reste sur son vélo quelques secondes. Il regarde l’écran. Cinquième au général. Il ne dit rien. C’est tout.
Sources
- Le Gruppetto sur X
- France TV Sport sur X
- Cycling News - Paul Seixas passes first Tour mountain test
- Cycling Up To Date - Decathlon urge caution as Seixas enters uncharted territory
- L'Équipe - Paul Seixas 5e de la 6e étape
- Le Tour - Pogacar's grand finale
- Eurosport - Live étape 10
- Wikipédia - 10e étape du Tour de France 2026
- ProCyclingStats - Stage 10 result