Périgueux : le conseil municipal perturbé par des manifestants contre le banquet du Canon Français
Le conseil municipal de Périgueux a été interrompu le 2 juillet par des dizaines de manifestants hostiles au banquet du Canon Français. Le maire Michel Cadet a fait appel à la police pour évacuer la salle.
Jeudi 2 juillet, des manifestants ont pénétré dans la salle du conseil municipal de Périgueux, perturbant la séance. La contestation visait l'autorisation donnée par le maire Michel Cadet au banquet du Canon Français, association d'extrême droite. La police nationale a été sollicitée pour évacuer les lieux.
L’essentiel
- Jeudi 2 juillet 2026 : le conseil municipal de Périgueux est interrompu par l’irruption de manifestants hostiles au banquet du Canon Français.
- Le maire Michel Cadet sollicite la police nationale pour faire évacuer la salle du conseil.
- Environ 300 personnes se rassemblent devant la mairie ; un précédent rassemblement de 400 personnes avait eu lieu le mardi 30 juin.
- Le banquet est prévu les 24 et 25 octobre 2026, organisé par une société controversée d’extrême droite.
Le conseil municipal interrompu par l’irruption de manifestants
Le conseil municipal de Périgueux a été brutalement interrompu le jeudi 2 juillet 2026. Aux alentours de 20 heures, des dizaines de manifestants ont pénétré dans la salle du conseil, située au rez-de-chaussée de la mairie. Selon les témoignages recueillis sur place, ils scandaient des slogans hostiles à l’autorisation accordée au banquet du Canon Français, association identifiée comme d’extrême droite.
Le maire Michel Cadet (Horizons) a immédiatement suspendu la séance et demandé l’intervention de la police nationale. Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation des manifestants sans incident majeur. La séance a pu reprendre environ une heure plus tard.
Un témoin présent dans la salle a rapporté sur X : « Le Conseil municipal de Périgueux de ce jeudi 2 juillet a été perturbé par des dizaines de manifestants. » La publication, confirmée par plusieurs médias locaux, illustre la tension qui régnait.
Pourquoi la colère ? Le banquet du Canon Français en octobre
L’objet de la contestation est l’autorisation donnée par la mairie de Périgueux au Canon Français, une association controversée, d’organiser un banquet les 24 et 25 octobre 2026. Le groupe, régulièrement classé à l’extrême droite par les observateurs, suscite l’hostilité d’une partie de la population et des associations antifascistes.
La mobilisation ne s’est pas limitée à la soirée du conseil municipal. Dès le mardi 30 juin, près de 400 personnes s’étaient rassemblées devant la mairie pour demander l’annulation de l’événement. Jeudi 2 juillet, environ 300 personnes étaient encore présentes, selon les organisateurs et les forces de l’ordre. Certains manifestants ont forcé l’entrée de la salle du conseil, entraînant l’interruption.
L’opposition municipale dénonce ce qu’elle qualifie de « refuge de l’extrême droite » offert par la ville. Dans un communiqué, plusieurs élus de gauche ont accusé le maire de « duplicité » et de « complicité », comme le rapporte Dordogne Libre.
La réaction du maire Michel Cadet
Interrogé sur France Bleu Périgord, Michel Cadet a justifié sa décision d’autoriser le banquet. « Je n’ai pas à me prononcer sur ce qui va être fait ou dit », a-t-il déclaré, estimant que la mairie ne peut pas filtrer les réunions privées sur la base de leurs orientations politiques. Il a également condamné l’intrusion dans le conseil municipal, parlant d’un « non-respect des institutions ».
Cette position n’a pas désamorcé la polémique. Les associations citoyennes et les syndicats locaux appellent à de nouvelles mobilisations pour les semaines à venir, en amont du banquet d’octobre.
Contexte dans la Dordogne
Périgueux, préfecture de la Dordogne, est une ville d’environ 30 000 habitants. L’affaire du Canon Français y cristallise les tensions entre une partie de la population et la majorité municipale. Des manifestations similaires ont eu lieu dans d’autres villes de la région, comme à Bergerac ou Sarlat, où des groupes d’extrême droite ont tenté d’organiser des événements. La Dordogne, historiquement marquée par la Résistance, voit régulièrement émerger des protestations contre ce type de rassemblement.
Le préfet de la Dordogne, interrogé par Happy Radio, n’a pas commenté l’incident. Aucun débordement grave n’a été signalé pendant l’évacuation du conseil municipal.
La question du maintien du banquet du Canon Français reste entière. Les organisateurs confirment maintenir la date des 24 et 25 octobre. La mairie n’a pas annoncé de nouvelle mesure de sécurité ou d’annulation.