Pérou : 600 ressortissants piégés, 13 morts sur le front russe en Ukraine
Le parquet de Lima enquête pour traite aggravée. Moscou parle d'engagements « volontaires et légaux ».
Le parquet péruvien a ouvert une enquête pour traite d'êtres humains aggravée. Six cents Péruviens recrutés par fausses offres d'emploi, treize morts sur le front ukrainien.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une qualification pénale lourde
La traite aggravée vise pluralité de victimes, transit international et tromperie organisée, avec des peines de réclusion lourdes prévues par le Code pénal péruvien.
Un démenti russe frontal
L'ambassade de Russie à Lima parle d'engagements volontaires et légaux, contredisant les témoignages des familles.
Un modèle industrialisé en cinq étapes
Recrutement en ligne, promesse salariale, contrat en russe, centre d'entraînement, déploiement front : un schéma déjà observé à Cuba, au Népal, au Sri Lanka.
Un consentement juridiquement vicié
Erreur sur la nature de la prestation, dol et contrat en langue inconnue : trois vices classiques qui rendent l'engagement nul.
Le calendrier russe
Le décret signé par Poutine en juillet 2025 selon Euronews a légalisé le recrutement étranger en période de mobilisation, alors que le réseau péruvien était déjà actif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet péruvien a ouvert le 1er mai une enquête pour traite d'êtres humains aggravée.
- Environ 600 Péruviens ont été attirés vers la Russie depuis octobre, treize sont morts au combat.
- Les recrues, anciens militaires et policiers, étaient appâtées par des salaires de 2 000 à 3 000 dollars par mois.
- L'ambassade de Russie à Lima reconnaît les contrats mais affirme qu'ils étaient volontaires.
- Le décret signé par Vladimir Poutine en juillet 2025 selon Euronews a élargi le recrutement d'étrangers dans l'armée russe.
À Lima, vendredi 1er mai [1], le parquet péruvien [2] a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « atteinte à la dignité humaine, sous la forme de traite d’êtres humains et de traite d’êtres humains aggravée » [3]. La cible: un réseau transnational accusé d’avoir attiré environ 600 ressortissants [4] vers la Russie depuis octobre [5], avant de les expédier sur le front ukrainien. Les dépêches d’agence (UPI, Al Jazeera, AFP) qui rapportent l’annonce sont datées d’avril et mai 2026.
Les chiffres viennent de Percy Salinas [6], avocat des familles de victimes. Treize Péruviens [7] sont morts dans le conflit déclenché par l’invasion russe de 2022 [8]. Soixante-treize sont portés disparus selon les rapports familiaux et les dossiers juridiques [9]. Dix se sont réfugiés à l’ambassade péruvienne à Moscou et attendent leurs documents de rapatriement [10][11]. Par soustraction, environ 504 ressortissants ne figurent dans aucune de ces catégories; leur sort n’est pas documenté dans les sources publiques. Les catégories ne sont pas nécessairement étanches, certaines sources pouvant compter les morts parmi les disparus.
La mécanique du piège
Le réseau opérait depuis mi-2025 selon les médias péruviens [12], les premiers départs effectifs vers la Russie étant documentés à partir d’octobre [5]. Selon le ministère public péruvien [13], d’anciens militaires et policiers ont été recrutés sur les réseaux sociaux par des offres d’emploi trompeuses, présentées comme des postes d’agents de sécurité ou de cuisiniers [14][15]. Les salaires promis: entre 2 000 et 3 000 dollars par mois [16]. Certaines annonces évoquaient des emplois civils à plus de 50 000 dollars par an [17], des montants largement supérieurs à la moyenne salariale péruvienne.
Une fois à Moscou, le scénario se referme. Les recrues étaient contraintes de signer des contrats rédigés entièrement en russe avant d’être transférées vers des centres d’entraînement [18]. Puis vers le front. « Les victimes auraient été transférées en Russie et, une fois sur le territoire étranger, contraintes de participer à des actions de combat dans le cadre du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine » [19], précisent les autorités péruviennes [20].
Des vidéos envoyées depuis les tranchées par un Péruvien identifié comme « Morgan » montrent des recrues sous frappes de drones et tirs d’artillerie lourde [21].
Un modèle industrialisé en cinq étapes
Le mécanisme péruvien n’est pas une improvisation: il reproduit une chaîne déjà documentée à Cuba, au Népal, au Sri Lanka et dans plusieurs pays africains. Cinq étapes structurent le piège. Étape 1: annonce sur les réseaux sociaux ciblant d’anciens militaires ou policiers, présentée comme un emploi civil [14]. Étape 2: promesse salariale calibrée pour le pays-cible, 2 000 à 3 000 dollars mensuels au Pérou [16], 1 700 francs en Somalie [22], contre 600 francs de revenu mensuel moyen au Népal [23]. Étape 3: signature à Moscou d’un contrat rédigé exclusivement en russe, langue inconnue de la recrue [18]. Étape 4: transfert vers un centre d’entraînement militaire. Étape 5: déploiement en première ligne, principalement sur le front du Donbass [19]. Le précédent cubain de septembre 2023 [24][25] suit le même séquençage. L’issue judiciaire de cette affaire (recruteurs poursuivis, ressortissants rapatriés, qualification pénale retenue) n’est pas documentée dans les sources disponibles, ce qui prive Lima d’une jurisprudence comparable directement utilisable.
Le démenti russe et le consentement vicié
Jeudi [26], l’ambassade de Russie à Lima [27] a reconnu que des Péruviens avaient signé des contrats pour servir dans les forces armées russes [28]. Elle affirme qu’« il s’agissait de décisions volontaires » [29]. La version russe est limpide: « the concerned individuals did so voluntarily and legally » [30].
La contradiction n’est pas seulement morale, elle est juridique. En droit civil péruvien comme en droit international des contrats, le consentement n’est valable que s’il est éclairé, libre et exempt de dol. Or les éléments du dossier réunissent les trois vices classiques: l’erreur sur la nature de la prestation (la recrue croit signer pour un poste de cuisinier ou d’agent de sécurité, elle se retrouve combattante); le dol, c’est-à-dire la tromperie active organisée par le recruteur via de fausses offres d’emploi [15]; l’impossibilité de comprendre l’objet du contrat, rédigé dans une langue que le signataire ne lit pas [18]. À cela s’ajoute, dans le cas péruvien, l’absence d’autorisation préalable du ministère des Affaires étrangères, exigence constitutionnelle qui rend l’engagement irrégulier au regard du droit interne [31]. Un consentement vicié sur autant de paramètres ne peut juridiquement valoir engagement « volontaire et légal ». Le parquet péruvien a tranché en qualifiant les faits de traite aggravée.
Le cadre légal: traite aggravée et mercenariat
La qualification retenue par Lima n’est pas anodine. On se souvient que le Code pénal péruvien réprime la traite des êtres humains et prévoit, dans sa version aggravée, des peines de réclusion lourdes, notamment lorsque la victime décède ou que le réseau est constitué en organisation criminelle. La forme aggravée s’applique typiquement quand la traite implique pluralité de victimes, transit international et tromperie organisée, soit la configuration de ce dossier.
La Constitution du Pérou [32] exige que les citoyens obtiennent une autorisation préalable du ministère des Affaires étrangères avant de servir dans des forces armées étrangères [31]. Aucune des recrues n’avait suivi cette procédure. Óscar Schiappa Pietra, secrétaire exécutif de la Société péruvienne de droit international [33], a déclaré que « using mercenaries constitutes an international crime and also may violate several provisions of Peru’s criminal code » [34]. Les recrues elles-mêmes, qu’il qualifie de « compatriots in an extremely vulnerable situation » [35], pourraient être poursuivies par l’Ukraine ou par d’autres pays parties à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’entraînement de mercenaires [36]. Adoptée par l’ONU en 1989 et entrée en vigueur en 2001, cette convention prohibe le recrutement de combattants étrangers en échange d’une rémunération substantielle.
La réponse diplomatique de Lima
Le ministère des Affaires étrangères péruvien [37] a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade russe à Lima [38] et lui a remis une liste officielle de Péruviens enregistrés [39]. La déclaration officielle est sèche: « The government of Peru will not tolerate the illegal recruitment of its citizens under schemes that violate their fundamental rights » [40]. Aucune des sources consultées ne mentionne de réponse officielle de Moscou à cette liste: le parquet ouvre son enquête, le silence russe sur le sort individuel des ressortissants reste entier. Une task force associant police nationale et procureurs a été créée pour démanteler les réseaux de recrutement locaux [41].
Pourquoi maintenant: le décret russe
Le calendrier mérite attention. Un lundi [42], Vladimir Poutine [43] a signé un décret autorisant les ressortissants étrangers à servir dans l’armée russe non seulement en cas d’état d’urgence ou de loi martiale, mais aussi pendant la période de mobilisation [44]. Selon Euronews, qui a relayé le texte le 8 juillet 2025, le service des étrangers était jusque-là cantonné aux situations exceptionnelles [45]. Le texte ouvre légalement la voie à un recrutement de masse à l’étranger.
Une tension chronologique mérite cependant d’être soulignée: le réseau opérait dès mi-2025 selon les médias péruviens [12], soit potentiellement avant la signature du décret. Deux lectures sont possibles. Soit le réseau a anticipé un texte annoncé, soit le recrutement avait déjà commencé sur la base juridique antérieure (état d’urgence, loi martiale [45]), le décret venant ensuite sécuriser et industrialiser un dispositif déjà actif. Dans les deux cas, le démarrage du réseau et l’évolution législative russe se sont rejoints.
La raison est arithmétique. Le décret de mobilisation partielle de septembre 2022 [46] avait provoqué l’exode de plus de 261 000 Russes [47]. Fin mars 2025 [48], Moscou a annoncé une conscription de printemps de 160 000 hommes [49], la plus importante depuis 14 ans [50]. La Russie comble ses pertes par tous les moyens disponibles. Selon le ministère britannique de la Défense [51], elle a recruté plus de 1 500 ressortissants étrangers entre avril 2023 et mai 2024 [52][53]: 771 d’Asie du Sud et de l’Est [54], 523 d’anciennes républiques soviétiques [55], 72 d’Afrique [56]. Ces ventilations partielles n’épuisent pas le total, signe que d’autres origines (Amérique latine, Moyen-Orient) restent non documentées dans le décompte britannique.
Le Pérou n’est pas un cas isolé
Plus de 1 780 ressortissants de 36 pays africains [57][58] combattraient aux côtés des forces russes selon des estimations ukrainiennes de février [59]. La Russie a reconnu l’enrôlement de soldats nord-coréens [60], dans le cadre d’un pacte militaire avec Pyongyang [61], dont des milliers seraient morts ou blessés [62]. En septembre 2023, le gouvernement cubain a démantelé un réseau russe de trafic d’êtres humains visant ses ressortissants [24][25]. Au Népal, environ 200 hommes étaient mobilisés sur le front fin 2023 [63], 13 sont morts [64]. Au Sri Lanka, 445 plaintes ont été déposées [65].
L’angle mort: qui recrute au Pérou?
Ce que les communiqués officiels ne disent pas, c’est l’identité des recruteurs locaux. Le ministère public évoque « d’anciens militaires et policiers péruviens » [14] sans nommer personne. Aucun des intermédiaires n’a, à ce jour, été interpellé publiquement. Le réseau a opéré pendant près d’un an avant que le scandale n’éclate, alimenté par un reportage du programme Cuarto Poder [66] et les chaînes América Noticias et ATV [67]. Selon Percy Salinas [6], la mobilisation des familles a précédé la réaction des autorités. L’angle mort de cette affaire est administratif: aucune autorisation n’avait été délivrée par le ministère péruvien des Affaires étrangères pour les 600 ressortissants partis servir en Russie [31], alors que la Constitution l’exige [32]. À ce stade, ni le Congrès péruvien ni l’exécutif n’ont fait de prise de parole nominative documentée par les sources, et les familles, manifestant devant le ministère à Lima [68][69], occupent seules l’espace public.
Les chiffres parlent: 600 partis [4], 73 disparus [9], 13 morts [7], 10 réfugiés à l’ambassade [10]. Reste, par soustraction, environ 504 personnes dont le sort n’est pas documenté dans les sources publiques.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (69)
« Le parquet péruvien a annoncé, vendredi 1er mai, avoir ouvert une enquête »
franceinfo.fr ↗ ↩
« the public prosecutor’s office has said »
aljazeera.com ↗ ↩
« Les parquets spécialisés ont immédiatement ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire pour le délit présumé d'atteinte à la dignité humaine, sous la forme de traite d'êtres humains et de traite d'êtres humains aggravée. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« environ 600 ressortissants se sont rendus en Russie depuis octobre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« environ 600 ressortissants se sont rendus en Russie depuis octobre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Percy Salinas, a lawyer representing families of people who ended up on the front lines in Ukraine »
aljazeera.com ↗ ↩
« treize Péruviens avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit en Ukraine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« conflit armé déclenché par l'invasion de l'Ukraine par la Russie lancée en 2022. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Family reports and legal records indicate 73 people are missing »
upi.com ↗ ↩
« Peruvian authorities said 10 Peruvians have sought refuge at Peru's embassy in Moscow »
upi.com ↗ ↩
« where they are awaiting documents for repatriation. »
upi.com ↗ ↩
« reported the network had operated since mid-2025, offering fake jobs in cooking and private security at supposedly nonmilitary facilities. »
upi.com ↗ ↩
« Selon le ministère public, d'anciens militaires et policiers ont ainsi été recrutés »
franceinfo.fr ↗ ↩
« recruiters, including former Peruvian military personnel, used social media to advertise civilian jobs »
upi.com ↗ ↩
« d'anciens militaires et policiers ont ainsi été recrutés sur les réseaux sociaux par le biais d'offres d'emploi trompeuses »
franceinfo.fr ↗ ↩
« promesses trompeuses de salaires allant de 2 000 à 3 000 dollars par mois »
franceinfo.fr ↗ ↩
« offering civilian jobs with salaries that exceed $50,000 a year. »
upi.com ↗ ↩
« recruits were forced to sign contracts written entirely in Russian before being transferred to training centers »
upi.com ↗ ↩
« Les victimes auraient été transférées en Russie et, une fois sur le territoire étranger, contraintes de participer à des actions de combat dans le cadre du conflit armé entre la Russie et l'Ukraine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« précisent les autorités péruviennes »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Videos reportedly sent from the trenches by a Peruvian identified as "Morgan" appeared to show recruits facing drone strikes and heavy artillery attacks »
upi.com ↗ ↩
« l'équivalent de 1700 francs par mois que la Russie offre aux étrangers pour leur aide militaire. »
blick.ch ↗ ↩
« Le revenu moyen au Népal est d'un peu plus de 600 francs. »
blick.ch ↗ ↩
« En septembre 2023, le gouvernement cubain a découvert un réseau russe de trafic d'êtres humains utilisé pour attirer des Cubains sur le front ukrainien. »
blick.ch ↗ ↩
« En septembre 2023, le gouvernement cubain a découvert un réseau russe de trafic d'êtres humains utilisé pour attirer des Cubains sur le front ukrainien. »
blick.ch ↗ ↩
« L'ambassade a reconnu jeudi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'ambassade de Russie au Pérou a reconnu jeudi dans un communiqué que certains Péruviens avaient signé des contrats pour servir dans les forces armées russes. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« L'ambassade a reconnu jeudi que certains ressortissants avaient signé des contrats pour servir dans les forces armées russes »
franceinfo.fr ↗ ↩
« affirmant qu'il s'agissait de décisions volontaires »
franceinfo.fr ↗ ↩
« But the embassy said the concerned individuals did so voluntarily and legally. »
arabnews.com ↗ ↩
« Peru's Constitution requires citizens to obtain prior authorization from the Foreign Ministry before serving in foreign armed forces. »
upi.com ↗ ↩
« The ministry also said Peru's Constitution requires citizens to obtain prior authorization from the Foreign Ministry before serving in foreign armed forces. »
upi.com ↗ ↩
« Óscar Schiappa Pietra, executive secretary of the Peruvian Society of International Law, told local broadcaster RPP Noticias that using mercenaries constitutes an international crime »
upi.com ↗ ↩
« Óscar Schiappa Pietra. Said that using mercenaries constitutes an international crime and also may violate several provisions of Peru's criminal code. »
upi.com ↗ ↩
« He said the former military personnel involved should be repatriated because they are "compatriots in an extremely vulnerable situation." »
upi.com ↗ ↩
« those involved could face prosecution by Ukraine or by countries that are parties to the International Convention against the Recruitment, Use, Financing and Training of Mercenaries. »
upi.com ↗ ↩
« le ministère péruvien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avoir demandé mardi de manière formelle au chargé d'affaires de l'ambassade russe à Lima de fournir des informations urgentes. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Peru's Foreign Ministry said it summoned the chargé d'affaires of the Russian Embassy in Lima and delivered an official list of registered Peruvians while demanding information about their whereabouts. »
upi.com ↗ ↩
« "The government of Peru will not tolerate the illegal recruitment of its citizens under schemes that violate their fundamental rights," the ministry said. »
upi.com ↗ ↩
« Officials also announced the creation of a special task force involving the National Police and prosecutors to dismantle local recruitment networks. »
upi.com ↗ ↩
« Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret autorisant des ressortissants étrangers à servir dans l'armée russe. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret autorisant des ressortissants étrangers à servir dans l'armée russe non seulement pendant l'état d'urgence ou la loi martiale, mais aussi pendant la période de mobilisation. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Jusqu'à lundi, les étrangers n'étaient autorisés à servir dans l'armée russe qu'en cas d'état d'urgence ou de loi martiale. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le décret de mobilisation partielle de Vladimir Poutine de septembre 2022. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le décret de mobilisation partielle de Vladimir Poutine de septembre 2022, qui a déclenché l'exode de plus de 261 000 Russes, reste en vigueur. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Fin mars, le Kremlin a annoncé sa traditionnelle conscription de printemps de 160 000 hommes. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Fin mars, le Kremlin a annoncé sa traditionnelle conscription de printemps de 160 000 hommes, la plus importante depuis 14 ans. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la plus importante depuis 14 ans. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« En avril, le ministère britannique de la Défense a indiqué que la Russie avait recruté plus de 1 500 ressortissants étrangers. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« En avril, le ministère britannique de la Défense a indiqué que la Russie avait recruté plus de 1 500 ressortissants étrangers pour combattre l'Ukraine entre avril 2023 et mai 2024. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la Russie avait recruté plus de 1 500 ressortissants étrangers pour combattre l'Ukraine entre avril 2023 et mai 2024. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la majorité des recrues étrangères provenaient d'Asie du Sud et de l'Est, soit 771 individus. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Viennent ensuite les citoyens des anciennes républiques soviétiques (523). »
fr.euronews.com ↗ ↩
« et les pays africains (72). »
fr.euronews.com ↗ ↩
« More than 1,780 citizens from 36 African countries are believed to be fighting alongside Russian forces »
aljazeera.com ↗ ↩
« More than 1,780 citizens from 36 African countries are believed to be fighting alongside Russian forces »
aljazeera.com ↗ ↩
« according to Ukrainian estimates from February »
aljazeera.com ↗ ↩
« Russia has also previously acknowledged enlisting soldiers from North Korea »
aljazeera.com ↗ ↩
« as part of a military pact agreed between Moscow and Pyongyang »
aljazeera.com ↗ ↩
« thousands of whom are estimated to have been killed or wounded in battle »
aljazeera.com ↗ ↩
« Le gouvernement népalais [.] explique que quelque 200 ressortissants étaient mobilisés sur le front ukrainien à la fin de l'année 2023. »
blick.ch ↗ ↩
« Au moins 13 Népalais auraient été tués dans la zone de guerre. »
blick.ch ↗ ↩
« Le ministre d'Etat Tharaka Balasuriya fait état de 445 plaintes déposées auprès du gouvernement. »
blick.ch ↗ ↩
« The Peruvian television program Cuarto Poder aired a report Sunday that included accounts from relatives. »
upi.com ↗ ↩
« Other outlets, including América Noticias and ATV, reported the network had operated since mid-2025. »
upi.com ↗ ↩
« The families of some of the victims who claimed they were recruited under false pretences to fight in Ukraine protested outside the ministry in Lima on Thursday »
aljazeera.com ↗ ↩
« Jeudi, des familles de victimes affirmant que leurs proches avaient été recrutés sous de faux prétextes pour combattre en Ukraine ont manifesté devant le ministère à Lima pour réclamer leur rapatriement. »
senego.com ↗ ↩
Sources
- Peru probes trafficking of citizens to fight for Russia in Ukraine
- Peru seeks answers from Russia over citizens in Ukraine war
- Peru probes alleged trafficking of citizens to fight for Russia
- Le Pérou ouvre une enquête sur le possible recrutement de ses ressortissants par la Russie, pour les enrôler de force sur le front ukrainien
- Le Pérou soupçonne la Russie d’avoir enrôlé de force des Péruviens sur le front ukrainien, après les avoir attirés par la ruse
- La Russie élargit son recrutement en autorisant des étrangers à servir dans l'armée
- Ces pays dans lesquels Poutine recrute sa «chair à canon»
- Pérou : le salaire promis aux recrues envoyées vers la guerre en Ukraine
