Petit-Bourg : David Nébor annonce barrages, aspiration et Seaturtle face aux sargasses
Après la fermeture de sept écoles le 22 mai, le maire a réuni habitants et services techniques au port de la Vinaigrerie pour détailler trois mesures correctives.
Le maire de Petit-Bourg David Nébor a tenu une réunion publique dimanche 24 mai au port de la Vinaigrerie. Face à la colère des riverains, il a présenté trois mesures repositionnement des barrages, poche d'aspiration et système Seaturtle. La crise a culminé le 22 mai avec la fermeture de sept établissements scolaires.
Le maire de Petit-Bourg David Nébor a tenu une réunion publique dimanche 24 mai au port de la Vinaigrerie. Face à la colère des riverains, il a présenté trois mesures : repositionnement des barrages, poche d’aspiration et système Seaturtle. La crise a culminé le 22 mai avec la fermeture de sept établissements scolaires.
L’essentiel
- 22 mai 2026 : sept écoles du 1er degré fermées à Petit-Bourg (Albertine Mignard, EVA Gamyr Coquin, Fribert Fessin, Mayeko Massina, Maurice Chovino, Mariani Maximin et son annexe) pour émanations toxiques de sargasses ; collège et lycée ont adapté leurs horaires.
- 24 mai 2026 : réunion publique à 10h30 sur le parking du port de la Vinaigrerie, organisée par le maire David Nébor en présence des services techniques municipaux.
- Trois mesures annoncées : repositionnement des barrages entre Rougeole et la Vinaigrerie, installation d’une poche d’aspiration, mise en place du système de ramassage par hélice « Seaturtle ».
- Barrage inachevé : l’ouvrage à la Vinaigrerie n’est pas encore totalement opérationnel, en raison de difficultés techniques et d’un mauvais positionnement initial, selon RCI Guadeloupe.
- Dispositif existant : la commune dispose déjà de trois points de collecte (Vinaigrerie, Arnouville, Plage de Viard) et d’un plan de barrages déviants soutenu par l’État, la Région et le Département.
La réunion du 24 mai au port de la Vinaigrerie
Dimanche matin, David Nébor s’est rendu sur le parking du port de la Vinaigrerie avec les services techniques de la commune. La réunion, fixée à 10h30, visait à répondre publiquement aux habitants exaspérés par les odeurs et par la fermeture des écoles deux jours plus tôt. Selon RCI Guadeloupe, qui a rendu compte de la séance, le maire a reconnu les insuffisances du dispositif en place.
Sept écoles fermées le 22 mai : le déclencheur
Deux jours avant la réunion, la fermeture de sept écoles primaires à Petit-Bourg avait cristallisé la tension. Les établissements concernés étaient Albertine Mignard, EVA Gamyr Coquin, Fribert Fessin, Mayeko Massina, Maurice Chovino, Mariani Maximin et son annexe, selon France info / La 1ère. Le collège et le lycée avaient, eux, adapté leurs horaires. La cause : de fortes émanations de sulfure d’hydrogène liées à la décomposition des algues échouées.
La veille sanitaire activée en Guadeloupe face aux sargasses toxiques souligne que l’épisode de Petit-Bourg s’inscrit dans un contexte de surveillance renforcée à l’échelle de l’archipel.
Les trois mesures correctives détaillées
David Nébor a annoncé trois actions, selon RCI Guadeloupe :
Repositionnement des barrages. Les dispositifs flottants situés entre le secteur de Rougeole et la Vinaigrerie seront déplacés pour améliorer leur capacité à dévier les algues avant qu’elles n’atteignent le littoral habité. Le maire a reconnu un mauvais positionnement initial.
Installation d’une poche d’aspiration. Un équipement de collecte par aspiration doit être installé prochainement. Aucune date précise n’a été communiquée à ce stade.
Système de ramassage Seaturtle. Ce dispositif à hélice, conçu pour collecter les sargasses en mer, sera mis en place. Les modalités opérationnelles - calendrier, prestataire, financement - n’ont pas encore été détaillées publiquement.
Un barrage inachevé au cœur du problème
Le barrage de la Vinaigrerie n’est pas encore totalement achevé, rapporte RCI Guadeloupe. Des difficultés techniques et un positionnement initial inadapté ont limité son efficacité, contribuant directement aux échouements récents. C’est ce constat qui a motivé, selon la mairie, le repositionnement annoncé lors de la réunion du 24 mai.
Contexte dans la Guadeloupe
Petit-Bourg est l’une des communes de Basse-Terre les plus régulièrement touchées par les arrivées de sargasses sur son littoral atlantique et sa façade de la Riviera du Levant. La commune dispose d’un plan de lutte structuré, avec trois points de collecte opérationnels (Vinaigrerie, Arnouville, Plage de Viard) et un projet de barrages déviants pouvant atteindre 12 km, cofinancé par l’État, la Région Guadeloupe et le Département, selon le site officiel de la mairie. Ce plan existe depuis plusieurs années, mais la récurrence des échouements massifs continue de mettre sous pression les élus locaux et les services de santé scolaire. À l’échelle de l’archipel, une veille sanitaire est activée ce mois de mai 2026 face aux sargasses toxiques, selon les services de l’État en Guadeloupe.
Ce que la mairie ne précise pas encore
À l’issue de la réunion du 24 mai, plusieurs points restaient sans réponse publique : le calendrier précis d’installation de la poche d’aspiration, le coût des nouvelles mesures et leur répartition entre l’État, les collectivités et la commune. La part de financement municipal n’a pas été communiquée.
Le repositionnement des barrages constitue la mesure la plus immédiate. La mise en service du Seaturtle et de la poche d’aspiration conditionnera la capacité de Petit-Bourg à limiter les prochains échouements avant la haute saison.