Plage de Comberge fermée après la découverte d’hydrocarbures dans le sol
Des boulettes noirâtres trouvées lors de travaux à Saint-Michel-Chef-Chef ont entraîné la fermeture préventive du site par arrêté municipal.
La plage de Comberge, à Saint-Michel-Chef-Chef, est fermée au public depuis début mai 2026. Des résidus d'hydrocarbures ont été mis au jour lors de sondages préparatoires à un chantier anti-érosion. Les analyses sont en cours pour déterminer l'origine de la pollution.
La plage de Comberge, à Saint-Michel-Chef-Chef (Loire-Atlantique), est fermée au public depuis début mai 2026. Des boulettes noirâtres suspectes ont été découvertes à environ un mètre de profondeur lors d’études préalables à des travaux de réhabilitation du perré. Par arrêté du maire, baignade et pêche à pied sont interdites jusqu’à nouvel ordre.
L’essentiel
- Fermeture par arrêté : la plage de Comberge est interdite au public - baignade et pêche à pied prohibées jusqu’aux résultats des analyses.
- Découverte fortuite : des boulettes noirâtres d’hydrocarbures ont été extraites à environ un mètre de profondeur lors de sondages pour un chantier de confortement du perré contre l’érosion côtière.
- Pas de risque sanitaire immédiat : aucune pollution visible en surface, aucun risque pour la population signalé à ce stade, selon Ouest-France et actu.fr.
- Autorités impliquées : la mairie de Saint-Michel-Chef-Chef et Pornic Agglo Pays de Retz gèrent l’incident, avec intervention des services techniques municipaux.
- Précédent local : en février 2020, des galettes de fioul lourd avaient déjà touché plusieurs plages de Loire-Atlantique, dont Saint-Michel-Chef-Chef.
Des boulettes découvertes pendant les sondages de chantier
Tout a commencé lors des études préalables à un chantier de réhabilitation du perré de la plage de Comberge. Ce muret de protection, fragilisé par les assauts de la mer, doit être consolidé pour lutter contre l’érosion côtière. Pendant les premières opérations de perçage du sol, des boulettes noirâtres ont remonté à la surface.
Olivier Broussolle, responsable environnement à la mairie de Saint-Michel-Chef-Chef, a déclaré à actu.fr : « Lors de l’étude du sol et des premières opérations de perçage, des boulettes ont été extraites. Elles sont en cours d’analyse et, en fonction des résultats, nous pourrons déterminer les suites à donner. »
Des prélèvements ont été effectués par des scientifiques. Leur nature exacte - type d’hydrocarbures, ancienneté, source - n’est pas encore établie. La mairie n’a pas communiqué de délai pour la restitution des résultats.
Fermeture préventive, aucune pollution en surface
Par précaution, le maire a pris un arrêté interdisant l’accès à la plage, la baignade et la pêche à pied. Les services de police et les équipes techniques municipales ont été mobilisés. Pornic Agglo Pays de Retz, intercommunalité de rattachement, est également partie prenante dans la gestion de l’incident.
Les autorités précisent qu’aucune pollution visible n’est observable en surface et qu’aucun risque sanitaire immédiat n’a été identifié pour la population, selon Ouest-France et actu.fr. La contamination semble confinée en sous-sol, à un mètre de profondeur.
La réouverture de la plage dépendra directement des conclusions des expertises en cours. Aucune date n’a été avancée.
Le naufrage de L’Albatros en 2024, une piste évoquée
Selon actu.fr, le perré de la plage de Comberge avait été fragilisé par le naufrage du voilier L’Albatros en février 2024. Cet échouage avait causé des dégâts importants sur le littoral et nécessité une réflexion sur le réaménagement du front de mer. Ce chantier de confortement du perré s’inscrit directement dans cette suite de travaux. Le lien éventuel entre ce naufrage et la pollution aux hydrocarbures n’a pas été confirmé à ce stade.
Contexte dans le département
Saint-Michel-Chef-Chef compte 5 691 habitants selon le recensement INSEE de 2021. La commune, située sur la côte de Jade entre Pornic et Saint-Nazaire, tire une part importante de son activité du tourisme balnéaire. La plage de Comberge, au nord du port du même nom, est l’un des sites fréquentés de la commune en saison estivale. Sa fermeture en amont de l’été a donc un impact direct sur l’activité locale.
La Loire-Atlantique a un historique de pollutions aux hydrocarbures sur son littoral. En février 2020, des galettes de fioul lourd avaient été signalées sur plusieurs plages du département : Assérac, Piriac-sur-Mer, La Turballe, Pornichet et déjà Saint-Michel-Chef-Chef, selon actu.fr. En février 2014, des boulettes provenant probablement d’une épave non répertoriée avaient pollué les plages de Loire-Atlantique, du Morbihan et de Vendée, mobilisant le plan Orsec Polmar, rappelle Ouest-France dans sa chronologie des marées noires du département. La gestion du littoral reste un enjeu constant pour les communes côtières atlantiques.
Ces précédents montrent que les résidus enfouis dans les sables et fonds côtiers constituent un risque récurrent, souvent révélé lors de travaux ou de tempêtes. Les tensions autour de la protection des milieux naturels illustrent, dans d’autres territoires, la sensibilité croissante aux enjeux environnementaux locaux.
La suite conditionnée aux analyses
La mairie de Saint-Michel-Chef-Chef attend les résultats des prélèvements pour décider des suites à donner : dépollution, périmètre de sécurité élargi, ou levée de l’arrêté. Tant que les analyses ne sont pas rendues, la plage de Comberge reste fermée.
Sources
- Ouest-France : Une plage de Loire-Atlantique polluée aux hydrocarbures
- actu.fr : Des boulettes noirâtres suspectes découvertes : une plage de Loire-Atlantique fermée pour risque de pollution
- Ouest-France : D'Erika à Donges, chronologie des grandes marées noires qui ont frappé la Loire-Atlantique
- actu.fr : Pollution : des galettes d'hydrocarbures sur plusieurs plages