Pollution à l’ozone dans le Bas-Rhin : la vitesse réduite de 20 km/h suite à une alerte de niveau 2
Le préfet active la procédure d'alerte à l'ozone niveau 2 dans le Bas-Rhin, imposant une baisse de vitesse et des mesures pour les ICPE. Transports gratuits à Strasbourg.
Un épisode de pollution à l'ozone persiste dans le Bas-Rhin. Le préfet a déclenché mercredi 24 juin 2026 une alerte de niveau 2, qui abaisse la vitesse maximale de 20 km/h sur tout le réseau routier. L'Eurométropole de Strasbourg rend les transports CTS gratuits pour la journée.
L’essentiel
- Fait 1 : Alerte à l’ozone niveau 2 activée dans le Bas-Rhin depuis le mercredi 24 juin 2026 à 00h00.
- Fait 2 : La vitesse maximale autorisée est abaissée de 20 km/h sur tout le réseau routier départemental, sans descendre sous 70 km/h.
- Fait 3 : L’Eurométropole de Strasbourg rend le réseau CTS gratuit et propose un forfait Fluo Grand Est à 2,50 euros.
Un pic d’ozone persistant sous l’effet de la chaleur
Le préfet du Bas-Rhin a activé la procédure d’alerte à l’ozone de niveau 2 à compter du mercredi 24 juin 2026 à 00h00. Selon la préfecture, les conditions météorologiques estivales avec un fort ensoleillement et des températures élevées favorisent la production de pollution photochimique à l’ozone, un polluant secondaire qui se forme sous l’effet du rayonnement solaire à partir d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils.
Les mesures imposées : vitesse réduite et restrictions industrielles
La principale mesure concrète pour les automobilistes est l’abaissement de la vitesse maximale autorisée de 20 km/h sur l’ensemble du réseau routier du Bas-Rhin, sans descendre en dessous de 70 km/h, a précisé la préfecture. Par exemple, sur autoroute où la limite est de 130 km/h, elle passe à 110 km/h ; sur route à 90 km/h, elle est réduite à 70 km/h. Les véhicules d’urgence médicale, de secours et des forces de l’ordre sont exclus de cette obligation.
Par ailleurs, les exploitants d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) les plus émettrices doivent mettre en œuvre les mesures de réduction d’émissions polluantes prévues pour le niveau 2, selon la préfecture. Ces dispositions visent à limiter les rejets de précurseurs de l’ozone.
Transports gratuits à Strasbourg et alternatives
Pour encourager les habitants à délaisser leur véhicule, l’Eurométropole de Strasbourg a activé son plan pollution. Le réseau urbain de bus et de tramway de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) est en accès gratuit, annonce la collectivité. Un forfait de transport Fluo Grand Est aller-retour à 3 euros est également proposé. En outre, le tarif journalier de location pour un vélo mécanique en agence Vélhop est réduit à 3,50 euros.
Pour les personnes vulnérables, il est recommandé de limiter les déplacements et de suivre les conseils habituels en cas de pic de pollution, notamment en s’inscrivant sur les registres communaux des personnes fragiles, comme le rappelle un article dédié à ce dispositif dans les Yvelines.
Contexte dans le Bas-Rhin
Le Bas-Rhin, département le plus peuplé d’Alsace avec plus d’un million d’habitants, est régulièrement confronté à des épisodes de pollution à l’ozone en période estivale. L’agglomération strasbourgeoise, qui concentre une forte densité de population et de trafic, est particulièrement exposée. Selon ATMO Grand Est, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air, les épisodes de pollution photochimique surviennent généralement lors de vagues de chaleur, comme celle que connaît actuellement la région. Ce type d’alerte de niveau 2, le plus élevé avant le niveau 3 (alerte maximale), avait déjà été déclenché lors de l’été 2024 et 2025.
Dans d’autres départements, des conditions météorologiques similaires ont conduit à des adaptations d’événements : le Catalpa Festival à Auxerre a décalé ses horaires en soirée pour éviter la canicule.
Durée et prochaine étape
L’alerte de niveau 2 reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre, a précisé la préfecture. Le déclenchement est basé sur les prévisions d’ATMO Grand Est. L’évolution de la situation sera réévaluée quotidiennement en fonction des concentrations d’ozone et des conditions météorologiques. Les mesures de restriction seront levées dès que le seuil d’alerte ne sera plus dépassé.