Prisons : Darmanin invente le « un qui entre, un qui sort »
Le garde des Sceaux veut plafonner le nombre de détenus. Problème : la France emprisonne plus vite qu'elle ne construit.
Avec 87 126 détenus pour 63 353 places, la France bat ses records carcéraux. Gérald Darmanin promet un numerus clausus. Le Parlement tranchera.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Dignité vs capacité : 7 000 détenus au sol
Près de 7 000 prisonniers [^f43] dorment par terre, dont 5 234 [^f103] sur des matelas à même le sol des cellules au sens strict du ministère. Le projet promet zéro matelas au sol sous 18 mois. La CEDH a condamné la France en 2020 et 2023 pour conditions indignes.
Inflation pénale : +67 % de détenus pour +18 % de population
Entre 1990 et 2024, la population a augmenté de 18 % mais le nombre de détenus a bondi de 67 %. Le quantum moyen des peines est passé de 8 à 10,2 mois depuis 2014. Construire ne suffit plus.
Récidive : 62,9 % dans les cinq ans
62,9 % des sortants de prison de 2016 ont récidivé dans les cinq ans. Libérer sans accompagnement ne résout rien. La surveillance électronique coûte 10 euros par jour contre 105 euros pour l'incarcération.
Promesses non tenues : 4 500 places sur 15 000 prévues
Le plan de 2018 prévoyait 15 000 places. Seules 4 500 ont été créées. Darmanin promet 3 000 places modulaires en un an et demi. L'augmentation annuelle des détenus atteint près de 5 000.
Le risque politique : qui libérer, et qui décide ?
Trois scénarios de gouvernance se dessinent — JAP, procureur, commission ad hoc — mais aucun texte ne tranche. Les syndicats pénitentiaires, premiers concernés, sont absents du débat public. Le premier fait divers impliquant un détenu libéré par le numerus clausus pourrait tuer le dispositif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 87 126 détenus pour 63 353 places au 1er mars : taux de surpopulation de 137,5 %
- Darmanin vise un plafond à 150 % en 2030, puis 130 % en 2032
- Près de 7 000 prisonniers dorment par terre, zéro matelas au sol promis sous 18 mois
- Le plan de 2018 prévoyait 15 000 places, seules 4 500 ont été créées
- 62,9 % des sortants de prison récidivent dans les cinq ans
- Aucun texte ne précise qui décidera des libérations quand le plafond sera atteint
Au 1er mars [2], les prisons françaises comptent 87 126 détenus [3] pour 63 353 places [4]. Taux de surpopulation globale: 137,5 % [5]. Dans les maisons d’arrêt, c’est pire: 170 % [6]. Quatre détenus dans 9 m² [7]. Près de 7 000 prisonniers [1] dorment par terre - un chiffre qui recouvre toutes les formes de couchage au sol, matelas posés en cellule ou dans les couloirs; le ministère de la Justice, dans un décompte plus restrictif, recense 5 234 détenus [8] contraints de dormir sur des matelas à même le sol des cellules. La France, troisième pays le plus surpeuplé des 53 [9] membres du Conseil de l’Europe [10] au 1er janvier 2024 [11], devancée seulement par Chypre et la Slovénie [12].
Gérald Darmanin [13], ministre de la Justice [14], veut frapper un grand coup. Son plan tient en une formule: « des objectifs clairs de numerus clausus gradués, dans les maisons d’arrêt » [15]. Traduction: au-delà d’un certain seuil d’occupation, incarcérer un nouveau détenu pourrait nécessiter d’en libérer un autre.
La mécanique du plafond
Le projet fixe une trajectoire en deux temps: taux d’occupation maximum de 150 % [16] en 2030, puis 130 % [17] en 2032. Objectif immédiat: bannir les matelas au sol dans un délai de 18 mois [18] après promulgation de la loi. Le texte prévoit aussi l’ouverture de 3 000 places supplémentaires [19] dans des « prisons modulaires » d’ici un an et demi [20], et engage « une trajectoire immobilière de construction des établissements pénitentiaires » [21].
Le 14 avril 2026 [22], le député Renaissance de Gironde Florent Boudié [23], président de la commission des lois [24], a déposé la proposition de loi n° 2672 [25] à l’Assemblée nationale [26], renvoyée à la commission des lois [27]. Côté exécutif, le projet de Gérald Darmanin [28] - le projet de loi « SURE » - a été transmis au Conseil d’État.

Le paradoxe Darmanin
« La fermeté n’est pas incompatible avec la dignité » [32], a répliqué le garde des Sceaux. Sauf que. Le même Gérald Darmanin [33] « n’a de cesse de déclarer qu’il ne sera pas le ministre de la régulation carcérale, car les Français ne le comprendraient pas » [34], rapporte Le Monde. Il promet un plafond. Il refuse le mot « régulation ». C’est le même dispositif, habillé autrement.
La contradiction est plus profonde. Depuis 2018, le quantum moyen des peines de prison ferme prononcées a augmenté d’environ deux mois et demi, selon les chiffres avancés par le garde des Sceaux. La répression des infractions conjugales représentait 5 % des années d’emprisonnement ferme en 2017 et 12 % en 2023 [35]. Cette hausse explique, à elle seule, deux tiers [36] de l’accroissement total des années d’emprisonnement ferme. On enferme plus, plus longtemps, pour des faits plus variés. Puis on s’étonne que les murs débordent.
Construire ne suffit plus
En 2018, un programme prévoyait 15 000 places [37] supplémentaires. Bilan: seules 4 500 [38] ont été créées. L’augmentation annuelle des détenus atteint près de 5 000 [39] (+ 6,1 % [40]), quand les places ne progressent que d’un millier environ [41] (+ 1,5 % [42]). L’écart se creuse chaque année. En cinq ans, depuis la fin du premier confinement, 25 000 détenus [43] de plus. Le seuil des 80 000 a été franchi au 1er novembre 2024 [44] avec 80 130 [45] personnes incarcérées.
La prison de Fleury-Mérogis [46], plus grand établissement pénitentiaire d’Europe, illustre l’impasse: 4 507 détenus [47] pour 3 254 places [48], soit un taux d’occupation proche de 140 % [49]. L’outre-mer atteint 144 % [50] de densité carcérale, contre 128 % [51] en moyenne dans l’hexagone.
La récidive, angle mort du débat
Le Sénat pose le chiffre qui dérange: 62,9 % [52] des sortants de prison de 2016 ont commis une nouvelle infraction dans les cinq ans. Dans l’année de libération, le taux atteint déjà 34,6 % [53]. Plus de la moitié - 55,4 % [54] - récidive dans les trois ans. La prison fabrique de la récidive. Libérer plus tôt sans accompagnement ne changera rien à cette mécanique.
Or le coût parle de lui-même. Une journée d’incarcération: 105 euros [55] par détenu. La semi-liberté: 50 euros [56]. La surveillance électronique: selon plusieurs sources, environ 10 à 15 euros par jour. Déjà 80 000 personnes [57] sont suivies en milieu ouvert. Le bracelet électronique concerne 18 435 personnes [58]. L’alternative existe. Elle est nettement moins chère. Elle n’est pas utilisée à la hauteur du problème.
Cadre juridique: 150 ans de promesses non tenues
Le principe de l’encellulement individuel est inscrit dans la loi depuis le 5 juin 1875 [59]. Cent cinquante ans. Jamais appliqué. L’article 729 du Code de procédure pénale [60] encadre la libération conditionnelle. L’article 707 du Code de procédure pénale [61] stipule que la sanction pénale doit œuvrer pour la réinsertion du détenu. En 2020 et en 2023 [62], la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme [63] pour conditions de détention indignes - elle l’a été de nouveau en janvier 2026. Le 12 juin [64] dernier, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe [65] appelait l’État français « à examiner sérieusement et rapidement l’idée d’introduire un mécanisme national contraignant de régulation carcérale » [66].
On se souvient qu’en 2013, la CEDH avait condamné l’Italie dans l’arrêt Torreggiani pour surpopulation carcérale systémique, contraignant Rome à mettre en place un mécanisme de libération anticipée quasi automatique. Les résultats furent mitigés: la population carcérale italienne a temporairement baissé, avant de remonter, et les effets sur la récidive restent débattus. La France, condamnée sept ans plus tard, n’a toujours pas adopté de dispositif comparable.
L’ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet [67] avait déjà proposé un projet similaire. Enterré. Didier Migaud [68], précédent ministre de la Justice, avait lancé une mission d’urgence en novembre 2024 [69], dont les conclusions ont été rendues en mars 2025 [70]. Classées. Darmanin est le troisième à promettre. Le Parlement jugera s’il est le premier à tenir.
Qui tient le stylo?
Le numerus clausus pose une question que ni le projet de loi SURE ni la proposition Boudié ne tranchent publiquement: lorsque le plafond d’occupation sera atteint dans une maison d’arrêt, qui décidera quel détenu sort?
Trois scénarios sont envisageables. Le premier confie la décision au juge de l’application des peines (JAP), seul magistrat compétent en droit positif pour aménager une peine en cours d’exécution. L’article 729 du Code de procédure pénale [60] encadre déjà la libération conditionnelle: le JAP évalue la situation individuelle du condamné - comportement en détention, projet de réinsertion, risque de récidive. Mais les JAP sont déjà submergés. Leur confier un flux supplémentaire de décisions urgentes, sous pression du compteur d’occupation, reviendrait à transformer un examen individualisé en tri de masse.
Deuxième scénario: le procureur de la République, qui gère le flux des écrous, pourrait se voir attribuer un pouvoir de « régulation à l’entrée » - différer l’incarcération d’un condamné dont la peine n’est pas immédiatement exécutoire. C’est le modèle le plus discret politiquement, mais il revient à confier au parquet un pouvoir de fait sur l’exécution des peines, brouillant la frontière entre poursuite et application.
Troisième hypothèse, évoquée dans certains rapports: une commission ad hoc, associant magistrats du siège, parquet et administration pénitentiaire, qui statuerait en urgence selon des critères prédéfinis - quantum de peine restant, nature de l’infraction, dangerosité évaluée. On se souvient que l’Italie, après l’arrêt Torreggiani, avait opté pour un mécanisme largement automatique fondé sur le reliquat de peine, ce qui avait suscité une vive controverse lorsque des condamnés pour des faits graves en avaient bénéficié.
Aucune source consultée ne mentionne la position des syndicats pénitentiaires - UFAP-UNSa, CGT-Pénitentiaire, FO-Pénitentiaire - sur le mécanisme de numerus clausus, alors même que Darmanin invoque « le bien-être au travail des agents pénitentiaires » [71] comme l’une des justifications de son projet. Gérald Darmanin a pourtant adressé une lettre à tous les syndicats de magistrats et pénitentiaires [72], mais leurs réponses n’ont pas filtré. L’absence de ces voix dans le débat public est d’autant plus frappante que ce sont les surveillants qui, au quotidien, gèrent la surpopulation et ses violences.
Ce que personne ne dit
Le vrai moteur de la surpopulation n’est pas l’insuffisance de places. C’est l’inflation pénale. Entre 1990 et 2024, la population française a augmenté de 18 % [73]. Le nombre de détenus, lui, a bondi de 67 % [74]. L’écart est de un à quatre. Depuis 2008 [75], la France, sur décision du président d’alors Nicolas Sarkozy [76], n’applique plus les grâces présidentielles - soupape historique qui permettait de réguler les flux. Le nombre d’agressions physiques en détention a été multiplié par 2,5 [77] sur 10 ans [78]. Les agressions sexuelles et tentatives d’homicide ont triplé [79] sur la même période. La surpopulation ne crée pas seulement de l’indignité. Elle crée de la violence.
Et surtout: que se passera-t-il quand un détenu libéré par le numerus clausus récidivera? Le premier fait divers tuera le dispositif. Darmanin le sait. C’est pour ça qu’il refuse le mot « régulation ».
Verdict. Darmanin promet de résoudre en 18 mois [18] un problème vieux de 150 ans. Avec 3 000 places [19] pour combler un déficit de près de 24 000. L’arithmétique est cruelle. Le politique aussi.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (79)
« Près de 7 000 prisonniers dorment actuellement par terre »
lepoint.fr ↗ ↩
« au 1er mars, les prisons françaises comptent 87 126 détenus pour 63 353 places »
lemonde.fr ↗ ↩
« au 1er mars, les prisons françaises comptent 87 126 détenus pour 63 353 places »
lemonde.fr ↗ ↩
« au 1er mars, les prisons françaises comptent 87 126 détenus pour 63 353 places »
lemonde.fr ↗ ↩
« soit un taux de surpopulation de 137, 5 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« totalement saturées (170 % de taux d'occupation) »
lepoint.fr ↗ ↩
« ces cellules de 9 m2, où s'entassent parfois jusqu'à quatre détenus »
lepoint.fr ↗ ↩
« ce sont, selon la direction de l'administration pénitentiaire (DAP), 5 234 détenus qui dorment sur des matelas placés à même le sol »
senat.fr ↗ ↩
« au troisième rang des 53 pays du Conseil de l'Europe »
senat.fr ↗ ↩
« Fin janvier, le Conseil de l'Europe avait, une fois de plus, dénoncé l'état des prisons françaises »
lemonde.fr ↗ ↩
« la France se plaçait au 1er janvier 2024 au troisième rang des 53 pays du Conseil de l'Europe en termes de densité carcérale »
senat.fr ↗ ↩
« n'était devancée sur ce terrain que par Chypre et par la Slovénie »
senat.fr ↗ ↩
« Gérald Darmanin, qui peaufine sa grande révolution des peines, annonce «des objectifs clairs de numerus clausus gradués, dans les maisons d'arrêt» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui propose comme ses prédécesseurs de construire de nouvelles prisons »
lexpress.fr ↗ ↩
« annonce «des objectifs clairs de numerus clausus gradués, dans les maisons d'arrêt» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« il fixe un taux d'occupation maximum de 150 % en 2030 dans les maisons d'arrêt »
lepoint.fr ↗ ↩
« puis de 130 % en 2032 »
lepoint.fr ↗ ↩
« qui promet de supprimer, dans les dix-huit mois, les « matelas au sol » »
lepoint.fr ↗ ↩
« l'ouverture d'ici un an et demi de 3 000 places supplémentaires dans des « prisons modulaires » »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« l'ouverture d'ici un an et demi de 3 000 places supplémentaires »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« engager «une trajectoire immobilière de construction des établissements pénitentiaires» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« déposée le mardi 14 avril 2026 »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« le président de la commission des lois, Florent Boudié, avait annoncé son intention de déposer une proposition de loi »
lemonde.fr ↗ ↩
« le président de la commission des Lois, le député Renaissance Florent Boudié, a pris l'engagement devant les membres du groupe de travail de déposer une proposition de loi avant la fin de l'année »
nouvelobs.com ↗ ↩
« n° 2672 »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« assemblee-nationale.fr »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Renvoyé(e) à la commission des lois. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« un article de l'ancien projet de loi « SURE », un temps imaginé par le garde des sceaux, Gérald Darmanin »
lemonde.fr ↗ ↩
« mercredi 7 janvier »
lepoint.fr ↗ ↩
« Fin janvier, le Conseil de l'Europe avait, une fois de plus, dénoncé l'état des prisons françaises »
lemonde.fr ↗ ↩
« il va bien déposer, mercredi 8 avril, une proposition de loi au bureau de l'Assemblée nationale »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La fermeté n'est pas incompatible avec la dignité », a répliqué le garde des Sceaux »
lepoint.fr ↗ ↩
« Le ministre la justice, Gérald Darmanin, s'est déjà clairement positionné sur cette problématique »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Gérald Darmanin, n'a de cesse de déclarer qu'il ne sera pas le ministre de la régulation carcérale, car les Français, aime-t-il à répéter, ne « le comprendraient pas » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la répression des infractions conjugales représentait 5 % des années d'emprisonnement ferme en 2017 et 12 % en 2023 »
senat.fr ↗ ↩
« cette hausse « expliqu[ant], à [elle] seul[e], deux tiers de l'accroissement total constaté » »
senat.fr ↗ ↩
« un plan lancé en 2018 qui prévoyait 15 000 places additionnelles »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« le ministère admettait que seules 4 500 places avaient été crées depuis »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« une augmentation annuelle de près de 5 000 détenus (+ 6,1 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« une augmentation annuelle de près de 5 000 détenus (+ 6,1 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« une hausse du nombre de places disponibles dans les centres pénitentiaires d'un millier environ (+ 1,5 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« une hausse du nombre de places disponibles dans les centres pénitentiaires d'un millier environ (+ 1,5 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« et près de 25 000 de plus en cinq ans, depuis la fin du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19 »
lexpress.fr ↗ ↩
« Le seuil des 80 000 détenus a été franchi pour la première fois au 1er novembre 2024 (80 130). »
lexpress.fr ↗ ↩
« Le seuil des 80 000 détenus a été franchi pour la première fois au 1er novembre 2024 (80 130). »
lexpress.fr ↗ ↩
« à l'image de la prison de Fleury-Mérogis, plus grand établissement pénitentiaire d'Europe »
senat.fr ↗ ↩
« dans lequel on dénombre 4 507 détenus pour 3 254 places »
senat.fr ↗ ↩
« on dénombre 4 507 détenus pour 3 254 places »
senat.fr ↗ ↩
« soit un taux d'occupation proche de 140 % »
senat.fr ↗ ↩
« L'outre-mer connaît une situation particulièrement catastrophique, avec une densité carcérale de 144 % »
senat.fr ↗ ↩
« avec une densité carcérale de 144 % (contre 128 % en moyenne dans l'hexagone) »
senat.fr ↗ ↩
« Dans les cinq ans, le taux de récidive atteint le taux vertigineux de 62,9 % »
senat.fr ↗ ↩
« 34,6 % des sortants de prison de l'année 2016 ont à nouveau été condamnés pour une infraction commise dans l'année de leur libération »
senat.fr ↗ ↩
« plus de la moitié (55,4 %) de la même cohorte a commis une nouvelle infraction dans les 3 ans »
senat.fr ↗ ↩
« une journée d'incarcération coûte 105 euros par détenu »
senat.fr ↗ ↩
« la semi-liberté est deux fois moins onéreuse (50 euros) »
senat.fr ↗ ↩
« 80 000 personnes sont déjà suivies actuellement en milieu ouvert »
nouvelobs.com ↗ ↩
« on compte 18 435 personnes non détenues faisant l'objet d'un placement sous bracelet électronique ou d'un placement à l'extérieur »
lexpress.fr ↗ ↩
« le principe de l'encellulement individuel (un détenu par cellule) est inscrit dans la loi depuis le 5 juin… 1875 »
lepoint.fr ↗ ↩
« comme le prévoit l'article 729 du Code de procédure pénale, la libération conditionnelle »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
« comme le stipule l'article 707 du Code de procédure pénale, la sanction pénale doit certes œuvrer pour une réinsertion ultérieure du détenu »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
« En 2020 et en 2023, la France était condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« la France était condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« Le 12 juin dernier, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, chargé du suivi de l'exécution de l'arrêt de 2020, appelait »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, chargé du suivi de l'exécution de l'arrêt de 2020 »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« appelait une nouvelle fois l'État français « à examiner sérieusement et rapidement l'idée d'introduire un mécanisme national contraignant de régulation carcérale » »
lecourrierdelatlas.com ↗ ↩
« l'ancienne ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait déjà eu un projet similaire »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
« une mission, mise en place par le précédent ministre de la Justice Didier Migaud »
lexpress.fr ↗ ↩
« instituée par le ministre de la justice en novembre 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« dont les conclusions ont été rendues publiques en mars 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« «la lutte contre la surpopulation carcérale est à la fois un objectif d'humanité, d'ordre, de lutte contre la récidive et de bien-être au travail des agents pénitentiaires» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Dans une lettre adressée ce jeudi à tous les syndicats de magistrats et pénitentiaires, Gérald Darmanin »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la population augmentait de 18 % entre 1990 et 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« le nombre de personnes détenues connaissait, quant à lui, une croissance de 67 % »
senat.fr ↗ ↩
« L'urgence de décharger la pression pénitentiaire est particulièrement aiguë depuis 2008, année depuis laquelle la France, sur décision du président d'alors Nicolas Sarkozy, n'applique plus les traditionnelles grâces présidentielles »
nouvelobs.com ↗ ↩
« année depuis laquelle la France, sur décision du président d'alors Nicolas Sarkozy, n'applique plus les traditionnelles grâces présidentielles »
nouvelobs.com ↗ ↩
« le nombre d'agressions physiques qui a été multiplié par 2,5 sur les 10 dernières années »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
« le nombre d'agressions physiques qui a été multiplié par 2,5 sur les 10 dernières années »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
« celui des agressions sexuelles ou encore celui des tentatives d'homicide qui ont tous les deux triplé sur la même période »
doc-du-juriste.com ↗ ↩
Sources
- Réforme de la pénitentiaire : le plan de Gérald Darmanin pour endiguer la surpopulation carcérale
- Prisons : le nombre de détenus en France bat tous les records
- Gérald Darmanin annonce un numerus clausus dans les maisons d’arrêt
- La stratégie alignée du ministre Gérald Darmanin et du député Florent Boudié pour freiner la surpopulation en prison
- Darmanin envisage un projet de loi pour en finir avec la surpopulation carcérale
- L'exécution à la peine - 20 propositions pour mieux exécuter et donner du sens aux sanctions pénales
- Résoudre la surpopulation carcérale : une question éminemment politique
- La piste d’une proposition de loi pour faire baisser de façon « immédiate » le nombre de détenus dans les prisons
- Proposition de loi, n° 2672
- Florent Boudié : vers une libération conditionnelle massive ?
- Instaurer un mécanisme de coordination entre l’administration pénitentiaire et l’autorité judiciaire visant à résoudre les situations de suroccupation des maisons d’arrêt
