Procès libyen : la cour entend les parties civiles, le banc des prévenus déserté
Au premier jour des plaidoiries des parties civiles, les familles du DC-10 d'UTA font face à une cour d'appel où Sarkozy n'est pas venu, Guéant ne vient plus et Takieddine est mort
Mardi 5 mai, les avocats des parties civiles plaident devant la cour d'appel de Paris. Les principaux prévenus sont absents. À mesure que les semaines avancent, ce procès en appel s'impose comme un précédent inédit…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une cour désertée par les prévenus principaux
Sarkozy absent le jour des plaidoiries des parties civiles, Guéant malade depuis le 16 mars, Takieddine mort en septembre 2025. Les principaux mis en cause échappent à la confrontation directe avec les familles.
Les familles du DC-10 face au système Senoussi
Les proches des 170 victimes de l'attentat de 1989 réclament justice contre un système où le commanditaire reconnu, condamné à perpétuité en 1999, est aussi la pièce maîtresse présumée du financement de 2007.
Une comptabilité qui ne se rencontre pas
L'accusation documente 6,5 millions d'euros de virements libyens via relevés bancaires. La défense présente des tableaux issus de 19 000 documents pour démontrer une rétrocommission au clan Senoussi.
La défense commune éclate en appel
Sarkozy met en cause la probité de Guéant, Guéant accuse Sarkozy d'avoir menti par attestations écrites. Les co-prévenus de première instance se chargent mutuellement.
Un précédent judiciaire historique
Après Jacques Chirac (2011), Sarkozy est le deuxième ancien président jugé, mais le premier incarcéré et le premier poursuivi pour financement étranger présumé. Le verdict d'appel est attendu après le 3 juin 2026.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Plaidoiries des parties civiles ouvertes le 5 mai 2026 devant la cour d'appel de Paris.
- Nicolas Sarkozy absent, Claude Guéant excusé pour raisons médicales, Ziad Takieddine décédé en septembre 2025.
- Familles des 170 victimes du DC-10 d'UTA (1989) parties civiles dans le procès.
- Sarkozy condamné en première instance à 5 ans de prison ferme et 100 000 euros d'amende le 25 septembre 2025 sur le fondement de l'association de malfaiteurs (art. 450-1 CP).
- Sarkozy et Guéant, condamnés ensemble en première instance, adoptent en appel des défenses antagonistes.
- Verdict d'appel attendu après la fin du procès le 3 juin 2026.
Le procès en appel des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy [1] en 2007 [2] entre dans sa phase finale. Ouvert le 16 mars 2026 [3], il doit s’achever le 3 juin [4] devant la cour d’appel de Paris [5]. Lundi 4 mai [6], les débats sur le fond se sont clos. Place aux plaidoiries des parties civiles [7]. L’article que vous lisez ne rapporte pas le contenu de ces plaidoiries - les sources publiques de la matinée du 5 mai n’en livrent ni les citations ni les montants demandés - mais le décor dans lequel elles s’inscrivent: une cour désertée par ceux que les familles du DC-10 viennent regarder dans les yeux.
Le banc des prévenus est clairsemé. Nicolas Sarkozy, libéré sous contrôle judiciaire après vingt jours [8] passés à la prison de la Santé [9] depuis son entrée le 21 octobre [10], n’est pas venu écouter les avocats des familles. Claude Guéant, 81 ans [11], n’a pas comparu une seule fois: son avocat Me Philippe Bouchez El Ghozi [12] a déclaré dès l’ouverture, le 16 mars: « Je ne formulerai pas de demande de renvoi, la situation de M. Guéant n’ayant pas vocation à s’améliorer » [13]. Le président Olivier Géron [14] a ordonné une expertise médicale [15]. Ziad Takieddine, l’intermédiaire franco-libanais [16], est mort en septembre 2025 [17] à 75 ans [18] au Liban. Le tribunal de première instance avait constaté l’extinction de l’action publique le concernant [19].
Les familles du DC-10, parties civiles
Au premier rang des parties civiles, les familles de l’attentat contre le DC-10 d’UTA, le 19 septembre 1989 [20]. 170 victimes [21] dont 54 Français [22]. La Libye de Mouammar Kadhafi [23] est l’organisatrice reconnue de l’acte terroriste [24]. Abdallah Senoussi [25], ancien chef des services secrets libyens, beau-frère de Kadhafi [26], a été condamné par contumace à la perpétuité par la justice française en 1999 [27] [28], avec mandat d’arrêt international [29]. La Libye a versé des indemnités aux familles françaises en 2004 [30] [31].
Danièle Klein [32], dont le frère Jean-Pierre Klein [33] a péri dans l’attentat, avait 29 ans [34] le jour du drame. Elle est aujourd’hui partie civile dans le procès de Sarkozy. Le lien est direct: Brice Hortefeux puis Claude Guéant ont rencontré Abdallah Senoussi en 2005 [35] [36], soit le commanditaire reconnu de l’attentat ayant tué leurs proches.
Le cadre légal: ce que le tribunal a retenu
Pour comprendre l’enjeu juridique, il faut rappeler la qualification retenue contre Nicolas Sarkozy en première instance: l’association de malfaiteurs en vue de la préparation du délit de corruption, fondement de sa condamnation. Selon plusieurs sources, l’article 450-1 du Code pénal définit l’association de malfaiteurs comme tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes ou délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement. Quant au financement des campagnes électorales, il est encadré par le Code électoral, qui interdit notamment aux personnes morales (à l’exception des partis politiques) de participer au financement de la campagne d’un candidat. C’est sur ce socle que repose l’édifice judiciaire que la cour d’appel doit désormais examiner.
Une condamnation de première instance que la défense conteste
Le 25 septembre 2025 [37], le tribunal correctionnel de Paris a prononcé huit condamnations [38]. Nicolas Sarkozy: cinq ans de prison [39], 100 000 euros d’amende [40], interdiction des droits civiques pendant cinq ans [41], inéligibilité de cinq ans [42]. Le tribunal a évoqué des « faits d’une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens en ceux qui les représentent » [43]. La présidente Nathalie Gavarino [44] a estimé que la gravité des faits était « exceptionnelle » et « de nature à altérer la confiance des citoyens » [45]. Claude Guéant: six ans de prison [46] et 250 000 euros d’amende [47]. Brice Hortefeux: deux ans, peine aménageable sous bracelet électronique [48], interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans [49]. Éric Woerth, ancien ministre du travail et du budget, trésorier de la campagne 2007 [50], a été relaxé.
Sarkozy en appel: la « clé Tak »
La défense de Sarkozy s’est appuyée sur l’exploitation de 19 000 documents [51] contenus dans une clé USB de Ziad Takieddine, surnommée « clé Tak », fournie par sa veuve [52]. Cette dernière, en instance de divorce, y avait copié les fichiers de son mari pour ne pas être lésée après la séparation [53]. Mercredi 29 avril [54], puis lundi 4 mai [55], les avocats ont produit des tableaux de calculs censés démontrer que les fonds libyens reçus par Takieddine ont été dépensés ou reversés à Abdallah Senoussi, et non à la campagne 2007.
« On est certain que Ziad Takieddine a touché beaucoup d’argent libyen et qu’il en a reversé au clan Senoussi », a affirmé Sarkozy lundi devant la cour [56]. Il dit avoir fait la preuve « implacable » de son innocence [57]. « On trouve des virements pour tout le monde. Le grand absent, c’est ma campagne », répète-t-il [58].
Les chiffres avancés par la défense divergent fortement de ceux de l’accusation, et les périmètres ne se recouvrent pas. Selon l’accusation, le système est documenté par les relevés bancaires: 3 millions versés par Saïf al-Islam en janvier 2006 sur un compte au Liban de Takieddine [59], 2 millions de Senoussi sur le même compte en novembre 2006 [60], et un troisième virement de 1,5 million d’euros en novembre 2006 [61], pour un total documenté de 6,5 millions d’euros [62] [63]. Mediapart évoque 5 millions d’euros versés en espèces par Ziad Takieddine à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy entre novembre 2006 et janvier 2007 [64] [65]. Ces périmètres (relevés bancaires de l’accusation vs versements en espèces selon Mediapart) reposent sur des méthodologies distinctes: mouvements bancaires pour l’accusation, sources documentaires libyennes et témoignages pour Mediapart.
Le président Olivier Géron, qui additionne et refait les calculs en séance, a démonté en quelques mots un raisonnement de la défense: « En fait, il n’y a pas besoin des comptes Rossfield pour financer les dépenses de Mohamed Senoussi » [66]. Rossfield est la société de Takieddine [67] par laquelle aurait transité l’argent. Le tribunal de première instance avait écrit: « Aucune pièce de la procédure ne permet d’affirmer, comme le soutient la défense de Nicolas Sarkozy, qu’il y aurait eu des rétrocommissions » [68].
Sarkozy contre Guéant: la guerre des co-prévenus
L’un des phénomènes les plus frappants de ce procès en appel est l’éclatement de la défense commune. Sarkozy et Guéant, condamnés ensemble en première instance comme membres d’une même « association de malfaiteurs » avec Hortefeux et Takieddine, adoptent désormais des stratégies antagonistes. Devant la cour, Nicolas Sarkozy a remis en question la « probité » de Claude Guéant [69], suggérant que son ancien bras droit aurait pu agir à son insu. Guéant, absent physiquement mais présent par écrit, a riposté avec deux attestations dans lesquelles il accuse Sarkozy d’avoir menti [70]. « J’ai été surpris, interloqué, parfois j’ai eu l’impression de ne pas avoir affaire à la même personne », a alors lâché Sarkozy à l’audience à propos de son ancien collaborateur [71]. Cette rupture publique fragilise la thèse d’une innocence collective: si chacun cherche à reporter la faute sur l’autre, c’est qu’aucune version commune ne tient face aux pièces. Pour les parties civiles, l’argument est précieux - les premiers juges l’avaient déjà relevé en jugeant que la défense ne tenait pas.
Les absences qui pèsent
Au-delà de Sarkozy le 5 mai, les absences structurelles installent une asymétrie. Guéant, malade, ne sera pas confronté physiquement aux familles. Takieddine est mort. Le tribunal de première instance avait prononcé une extinction des poursuites concernant Thierry Gaubert [72]. Éric Woerth a été relaxé [50]. Brice Hortefeux est prévenu en appel [73]. Pour les avocats des parties civiles, qui plaident devant des places vides, le rituel judiciaire de la confrontation directe - le regard, la réplique, la pression du face-à-face - s’est en partie dissous.
Un précédent judiciaire pour la Ve République
L’enjeu dépasse le seul cas Sarkozy. Avant lui, selon plusieurs sources, la Ve République n’avait connu qu’un seul ancien président jugé et condamné: Jacques Chirac, déclaré coupable en décembre 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, à deux ans de prison avec sursis. Sarkozy devient le second ancien chef de l’État jugé pénalement, mais le premier condamné à une peine de prison ferme - cinq ans - et le premier à avoir effectivement été incarcéré. Surtout, l’incrimination est d’une autre nature: il ne s’agit pas d’un détournement domestique de moyens municipaux, mais d’un soupçon de financement par un État étranger, à l’époque dirigé par un dictateur dont le régime sera renversé avec l’aide militaire de la France. Si la cour d’appel confirme la condamnation, elle écrira un précédent: un président élu peut être jugé pour avoir, en tant que candidat, accepté la préparation d’un pacte avec une puissance étrangère hostile. La portée constitutionnelle - protection de la souveraineté du suffrage, sanction effective de l’interdiction du financement étranger des campagnes, jurisprudence sur la frontière entre acte politique et infraction pénale - dépasse de loin le destin individuel des prévenus.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise l’identité ni le nombre exact d’avocats des familles du DC-10 ayant plaidé le 5 mai, ni les montants des dommages-intérêts demandés. La couverture médiatique du jour des plaidoiries des parties civiles reste limitée comparée à celle des journées Sarkozy. Me Vincent Brengarth [74], avocat de l’association anticorruption Sherpa [75] - également partie civile - avait résumé en amont: « Aucun élément de nature à contrebalancer la motivation des premiers juges n’a été apporté aux débats » [76].
L’angle mort: la quinzième année
L’affaire libyenne fait rage depuis 2011 [77], année où Mediapart l’a révélée [78]. Quinzième année du dossier [79]. Entre-temps, Takieddine est mort, Guéant est devenu trop malade pour comparaître, Kadhafi a été tué, son fils Saïf al-Islam est resté en Libye. Les témoins-clés disparaissent les uns après les autres. Pour les familles du DC-10, qui attendent depuis 1989, soit trente-sept ans, le procès en appel est l’une des dernières fenêtres judiciaires où le système Senoussi sera examiné contradictoirement par une juridiction française. Les plaidoiries de la défense sont attendues jusqu’à fin mai [80]. Le réquisitoire du parquet général est prévu la semaine suivant les parties civiles [81]. Verdict: à l’issue, après le 3 juin [4].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (81)
« Nicolas Sarkozy affronte l'une des échéances les plus décisives de sa vie »
lesechos.fr ↗ ↩
« pour sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 »
lesechos.fr ↗ ↩
« l'ouverture le 16 mars 2026 du procès en appel de l'affaire du financement libyen »
lesechos.fr ↗ ↩
« prévue jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la Cour d'appel de Paris »
lesechos.fr ↗ ↩
« la cour d’appel de Paris aux débats sur le fond du procès libyen »
mediapart.fr ↗ ↩
« lundi 4 mai, pour la dernière journée d’audience consacrée par la cour d’appel de Paris aux débats sur le fond du procès libyen »
mediapart.fr ↗ ↩
« avant les plaidoiries des parties civiles aujourd’hui et demain »
mediapart.fr ↗ ↩
« l'ex-chef de l'État avait été détenu 20 jours à l'automne. »
france24.com ↗ ↩
« Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier »
lesechos.fr ↗ ↩
« Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier »
lesechos.fr ↗ ↩
« Claude Guéant, 81 ans, n’est pas physiquement en capacité de comparaître. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Je ne formulerai pas de demande de renvoi, la situation de M. Guéant n’ayant pas vocation à s’améliorer», précise d’un ton grave son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Je ne formulerai pas de demande de renvoi, la situation de M. Guéant n’ayant pas vocation à s’améliorer» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le président, Olivier Géron, a ordonné une expertise du prévenu »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le président, Olivier Géron, a ordonné une expertise du prévenu, condamné en première instance à 6 ans de prison. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« L'homme d'affaires franco-libanais, mort en septembre 2025, est suspecté d'avoir joué un rôle central dans l'affaire des soupçons de financement libyen »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'homme d'affaires franco-libanais, mort en septembre 2025, est suspecté d'avoir joué un rôle central »
franceinfo.fr ↗ ↩
« mort mardi à l’âge de 75 ans au Liban »
lemonde.fr ↗ ↩
« le tribunal a constaté l’extinction de l’action publique concernant l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’attentat contre le DC-10 d’UTA, le 19 septembre 1989 »
leparisien.fr ↗ ↩
« l’attentat contre le DC-10 d’UTA, le 19 septembre 1989 (170 victimes dont 54 Français) »
leparisien.fr ↗ ↩
« 170 victimes dont 54 Français »
leparisien.fr ↗ ↩
« la Libye de Mouammar Kadhafi, organisatrice de cet acte terroriste »
leparisien.fr ↗ ↩
« la Libye de Mouammar Kadhafi, organisatrice de cet acte terroriste »
leparisien.fr ↗ ↩
« Abdallah Senoussi, l’ancien chef des services secrets libyens »
leparisien.fr ↗ ↩
« Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi et commanditaire de l’attentat du DC-10 en 1989 »
humanite.fr ↗ ↩
« le procès de 1999, qui avait abouti à la condamnation par contumace, de ce dernier à la perpétuité »
leparisien.fr ↗ ↩
« le procès de 1999 »
leparisien.fr ↗ ↩
« la délivrance d’un mandat d’arrêt international à son encontre »
leparisien.fr ↗ ↩
« le versement d’indemnités aux familles françaises par la Libye en 2004 »
leparisien.fr ↗ ↩
« le versement d’indemnités aux familles françaises par la Libye en 2004 »
leparisien.fr ↗ ↩
« Danièle Klein avait 29 ans quand son frère Jean-Pierre Klein a péri dans l’attentat contre le DC-10 d’UTA, le 19 septembre 1989 »
leparisien.fr ↗ ↩
« son frère Jean-Pierre Klein a péri dans l’attentat contre le DC-10 d’UTA »
leparisien.fr ↗ ↩
« Danièle Klein avait 29 ans quand son frère Jean-Pierre Klein a péri dans l’attentat »
leparisien.fr ↗ ↩
« C’est lui que Brice Hortefeux puis Claude Guéant rencontrent en 2005 »
humanite.fr ↗ ↩
« rencontrent en 2005 »
humanite.fr ↗ ↩
« Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, jeudi 25 septembre, ses condamnations dans le procès Sarkozy-Kadhafi. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En tout, huit personnes ont été condamnées. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’ancien chef de l’Etat a été condamné à cinq ans de prison. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le tribunal a également condamné Nicolas Sarkozy à 100 000 euros d’amende »
lemonde.fr ↗ ↩
« et prononcé une interdiction des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« ainsi qu’une inéligibilité de cinq ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
« après avoir évoqué des « faits d’une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens en ceux qui les représentent » »
lemonde.fr ↗ ↩
« La présidente du tribunal Nathalie Gavarino a souligné que les faits reprochés étaient d'« une gravité exceptionnelle » »
lesechos.fr ↗ ↩
« les faits reprochés étaient d'« une gravité exceptionnelle », « de nature à altérer la confiance des citoyens » »
lesechos.fr ↗ ↩
« L’ancien secrétaire général de l’Elysée a été condamné à six ans de prison »
lemonde.fr ↗ ↩
« et 250 000 euros d’amende. »
lemonde.fr ↗ ↩
« une peine qui pourra être aménagée sous bracelet électronique »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le tribunal a aussi prononcé une interdiction d’exercer une fonction publique et des droits civiques, civils et de famille pour cinq ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Eric Woerth, ancien ministre du travail et du budget sous Nicolas Sarkozy, et qui fut le trésorier de sa campagne présidentielle de 2007 »
lemonde.fr ↗ ↩
« les calculs opérés par sa défense à la suite de l'exploitation de 19 000 documents contenus dans une clé USB de l'intermédiaire Ziad Takieddine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les tableaux proviennent de l’analyse d’une clé USB, la « clé Tak », fournie par la veuve de Ziad Takieddine. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En instance de divorce, cette dernière y avait copié ce qu’elle avait trouvé chez son richissime mari, pour ne pas être lésée après la séparation. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Devant la cour d’appel de Paris, ses avocats avaient produit, mercredi 29 avril, une série de tableaux obscurs »
lemonde.fr ↗ ↩
« mais Nicolas Sarkozy a récidivé, lundi 4 mai, avec de nouveaux tableaux, tout aussi impénétrables. »
lemonde.fr ↗ ↩
« "On est certain que Ziad Takieddine a touché beaucoup d'argent libyen et qu'il en a reversé au clan Senoussi", a affirmé lundi Nicolas Sarkozy, avec aplomb »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy, cette fois, en est certain: il a fait la preuve « implacable » de son innocence. »
lemonde.fr ↗ ↩
« "On trouve des virements pour tout le monde. Le grand absent, c'est ma campagne", répète en boucle l'ancien président de la République »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les 3 millions de Saïf al-Islam ont été versés en janvier 2006 sur un compte au Liban de Ziad Takieddine »
mediapart.fr ↗ ↩
« et les 2 millions de Senoussi ont été perçus sur le même compte de Takieddine en novembre 2006. »
mediapart.fr ↗ ↩
« les 1,5 million d’euros de Saleh ont atterri en novembre 2006 sur le compte à Singapour de l’intermédiaire Alexandre Djouhri »
mediapart.fr ↗ ↩
« Soit 6,5 millions d’euros. Tout cela est documenté par des relevés bancaires. »
mediapart.fr ↗ ↩
« trois virements de 6,5 millions d'euros versés par la Libye sur les comptes de Ziad Takieddine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ziad Takieddine s’est par enfin auto-accusé d’avoir versé, entre novembre 2006 et janvier 2007, 5 millions d’euros en espèces à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. »
mediapart.fr ↗ ↩
« entre novembre 2006 et janvier 2007, 5 millions d’euros en espèces à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. »
mediapart.fr ↗ ↩
« "En fait, il n'y a pas besoin des comptes Rossfield pour financer les dépenses de Mohamed Senoussi", lâche Olivier Géron »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il possédait une myriade de sociétés, dont Rossfield, par laquelle aurait transité l'argent pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Aucune pièce de la procédure ne permet d'affirmer, comme le soutient la défense de Nicolas Sarkozy, qu'il y aurait eu des rétrocommissions" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l’ex-chef de l’État a remis en question la « probité » de son ancien bras droit »
humanite.fr ↗ ↩
« celui-ci a répliqué par deux lettres, des « attestations » dans lesquelles il accuse Nicolas Sarkozy d’avoir menti »
humanite.fr ↗ ↩
« "J'ai été surpris, interloqué, parfois j'ai eu l'impression de ne pas avoir affaire à la même personne." »
france24.com ↗ ↩
« le tribunal a prononcé une « extinction des poursuites » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Brice Hortefeux et Eric Woerth »
lesechos.fr ↗ ↩
« Avocat de l’association Sherpa, partie civile dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Me Vincent Brengarth revient sur les sept premières semaines de ce procès en appel »
humanite.fr ↗ ↩
« l’association anticorruption Sherpa »
humanite.fr ↗ ↩
« « aucun élément de nature à contrebalancer la motivation des premiers juges n’a été apporté aux débats » »
humanite.fr ↗ ↩
« qui fait rage depuis 2011 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Quand Mediapart a révélé l’affaire libyenne en 2011 »
mediapart.fr ↗ ↩
« On entre en ce printemps dans la quinzième année de ce grandiose et noir roman français »
lesjours.fr ↗ ↩
« les plaidoiries de la défense jusqu’à fin mai »
mediapart.fr ↗ ↩
« le réquisitoire du parquet général la semaine prochaine »
mediapart.fr ↗ ↩
Sources
- Procès en appel des financements libyens : Sarkozy se noie dans sa propre démonstration
- Procès de l’affaire libyenne : au dernier jour des débats, la contre-offensive de Nicolas Sarkozy laisse la cour dubitative
- Procès des financements libyen : « Sarkozy, Guéant et Hortefeux se sont enfermés dans leurs mensonges », analyse un avocat de la partie civile
- A son procès en appel, l'ultime tentative de Nicolas Sarkozy pour tenter de démonter les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007
- L'essentiel du procès libyen en appel de Nicolas Sarkozy : "C'est à M. Guéant de s'expliquer"
- Sarkozy et sa théorique fantaisie
- Procès du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy : « Les victimes du terrorisme n’oublient rien »
- Affaire Sarkozy-Kadhafi : le procès du financement libyen
- Sarkozy
- Procès Sarkozy-Kadhafi : le détail des huit condamnations
- Ouverture de l’appel du «financement libyen» avec Nicolas Sarkozy mais sans Claude Guéant
