PS Côte-d’Or : l’après-municipales en débat à Saulieu
La fédération socialiste de Côte-d'Or s'est réunie le 25 avril à Saulieu pour tirer les leçons des municipales et préparer la suite.
L'assemblée générale du Parti Socialiste de Côte-d'Or s'est tenue samedi 25 avril à Saulieu. Au menu : bilan des municipales du 15 et 22 mars 2026, stratégies d'alliances et identité partisane. Un rendez-vous sous tension, dans un contexte national difficile pour le parti.
Le choix de Saulieu pour tenir cette assemblée générale n’est pas anodin. La commune vient de connaître une alternance : aux municipales de mars 2026, la liste « Saulieu, c’est maintenant ! » de Cyril Brulé (divers gauche, sans étiquette PS explicite) a remporté le second tour avec 39,97 % des voix, devant la sortante Martine Mazilly (30,78 %) et Luc Paris (29,26 %), selon les résultats publiés par Le Monde. Une victoire de gauche, mais à distance du parti.
Un bilan national en demi-teinte
À l’échelle nationale, le PS avait présenté 2 000 têtes de liste pour ces municipales, affiché l’ambition d’être la première force de gauche et de créer une dynamique avant la présidentielle 2027, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace. Résultat contrasté : Paris et Marseille sont conservées, mais Toulouse, Brest et Clermont-Ferrand sont perdues.
Les alliances avec LFI, souvent nouées par nécessité arithmétique, sont pointées comme contre-productives dans plusieurs territoires. La question des coalitions a occupé une partie des débats de la journée saulieusienne.
Les mairies comme dernier bastion
La fédération de Côte-d’Or, affaiblie depuis le décrochage national de 2017, s’appuie sur les exécutifs locaux pour maintenir une présence. Mais l’exercice du pouvoir municipal n’est pas sans contrainte : le PS dénonce au niveau national une amputation de près de 8 milliards d’euros des budgets des collectivités dans le projet de loi de finances 2026, selon le parti socialiste lui-même. Une réalité que les élus locaux présents samedi connaissent de l’intérieur.
Le Bien Public relevait dès le 24 mars les interrogations sur l’identité partisane des élus PS dans le département : victoires souvent remportées sous étiquette divers gauche, ancrage personnel primant sur l’appartenance au parti.
Un précédent historique
La fédération côte-d’orienne a déjà traversé des turbulences. En 1977, le premier secrétaire Pierre Palau avait saisi la direction nationale après des différends internes, rappelle Le Monde dans ses archives. En 1981, le département avait basculé à gauche pour la première fois sous la Ve République, élisant quatre députés PS ou DVG, selon Le Bien Public. Des repères qui alimentent les discussions sur la capacité du parti à rebondir.
Prochaine étape : le PS doit se positionner sur la primaire de la gauche hors LFI, prévue le 11 octobre 2026. Selon L’Opinion, les divisions internes du parti ont déjà conduit à l’absence du PS à une réunion préparatoire clé. Comment la fédération de Côte-d’Or se positionnera dans ce processus reste à préciser.
Sources
- Le Bien Public : Après les municipales : quels enseignements pour le PS et LR dans le département
- Le Monde : Résultats des élections municipales 2026 à Saulieu
- Dernières Nouvelles d'Alsace : Municipales 2026 : le Parti socialiste va présenter 2 000 têtes de liste
- L'Opinion : Primaire de la gauche : le PS absent d'une réunion clé en raison de ses divisions internes