Pyrénées-Orientales : un vigneron propose des ceintures agricoles pare-feu
Fabrice Rieu, président du Syndicat des Vins du Roussillon, a présenté le projet CeinturAgripar le 16 juillet pour prévenir les incendies de forêt
Fabrice Rieu, vigneron à Argelès-sur-Mer et président du Syndicat des Vins du Roussillon, a dévoilé le 16 juillet 2026 le projet CeinturAgripar. Ce dispositif vise à implanter des cultures agricoles en ceinture pour bloquer la propagation des feux de forêt dans les Pyrénées-Orientales, quelques jours après l'incendie de Trévillach qui a détruit près de 5 000 hectares.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Fabrice Rieu, président du Syndicat des Vins du Roussillon, a présenté le projet CeinturAgripar le 16 juillet 2026.
- L'incendie de Trévillach a ravagé près de 5 000 hectares dans le département entre le 4 et le 11 juillet 2026.
- Le dispositif prévoit d'implanter des cultures tampons (vignes, vergers, céréales) dans les couloirs de feu identifiés par les pompiers.
- Les exploitants agricoles participants seraient rémunérés pour l'entretien des cultures pare-feux.
- Le préfet Pierre Regnault de la Mothe et le chef des pompiers Eric Belgioïno ont exprimé leur soutien à l'initiative.
Le vigneron et négociant Fabrice Rieu, basé à Argelès-sur-Mer et président du Syndicat des Vins du Roussillon, a présenté le 16 juillet 2026 le projet CeinturAgripar. Cette initiative propose de créer une ceinture agricole pare-feu à l’échelle du département des Pyrénées-Orientales, selon Ouillade.eu et INFO.FR.
Une réponse à l’incendie de Trévillach
Le projet fait directement suite à l’incendie de Trévillach, qui a ravagé près de 5 000 hectares entre le 4 et le 11 juillet 2026. Les flammes ont touché les vignobles de Fabrice Rieu, renforçant sa détermination à trouver une solution durable.
Le département des Pyrénées-Orientales est reconnu comme un territoire à fort risque d’incendie de forêt. La sécheresse, les vents forts et la présence humaine créent des conditions défavorables, rappelle la préfecture des Pyrénées-Orientales.
Le dispositif technique de CeinturAgripar
Le projet repose sur une collaboration avec les sapeurs-pompiers pour identifier les «couloirs de feu» sur le territoire départemental. Dans ces zones stratégiques, des cultures comme les vignes, les vergers et les céréales seraient implantées pour servir de barrières naturelles contre la propagation des flammes.
Les exploitants agricoles participant à ce dispositif seraient rémunérés financièrement pour l’entretien de ces cultures pare-feux. Cette compensation garantit la viabilité économique du projet et assure la pérennité de l’entretien des zones tampons.
Le projet s’appuie sur la diversité agricole du département et la structure géologique des massifs des Corbières, des Aspres et des Albères pour la disposition stratégique des pare-feux, selon Ouillade.eu.
Le soutien des autorités locales
Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, a affirmé que «l’agriculture est une solution pour éviter les futures catastrophes», selon Pleinchamp. Des représentants de la Région et du Département ont promis un soutien à venir.
Le chef des pompiers, Eric Belgioïno, a souligné la nécessité d’une organisation pour prévenir la répétition d’incendies majeurs. Il a rappelé celui des Aspres en 1976, qui avait détruit 6 600 hectares.
Un précédent encourageant en 2008
Une initiative antérieure en 2008 avait déjà démontré l’efficacité des vignes comme pare-feu dans les Pyrénées-Orientales, avec le soutien du Conseil général et de l’État, rappelle Environnement Magazine. Cette expérience passée constitue un socle pour le projet CeinturAgripar.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Le département fait face à des incendies de forêt récurrents. L’été 2026 a particulièrement touché le sud de la France, avec des feux menaçant les vignobles d’Occitanie début juillet, selon Vinetur. Les Pyrénées-Orientales comptent de nombreuses zones forestières et agricoles imbriquées, rendant la prévention cruciale.
La vulnérabilité du territoire impose de repenser les stratégies de défense contre les incendies. Le modèle proposé par Fabrice Rieu combine protection environnementale et maintien de l’activité agricole.
Les collectivités locales doivent maintenant préciser leur soutien financier et logistique. Le projet CeinturAgripar attend une validation technique et budgétaire pour passer de la proposition à la mise en œuvre concrète.
Sources
- Ouillade.eu : CeinturAgripar : une ceinture agricole pare-feux imaginée par Fabrice Rieu
- INFO.FR : Pyrénées-Orientales : un vigneron propose une ceinture agricole coupe-feu
- Pleinchamp : Pyrénées-Orientales : un vigneron propose une ceinture agricole pare-feu
- Vinetur : Wildfires in southern France threaten Occitanie vineyards