Quetigny : des parents d’élèves réclament plus de transports scolaires gratuits

La FCPE locale monte au créneau face à la hausse du carburant, qui pèse sur les familles périurbaines de Côte-d'Or.

Quetigny : des parents d'élèves réclament plus de transports scolaires gratuits
Illustration Simon Perrot / info.fr

À Quetigny, la FCPE pousse pour étendre la gratuité des transports scolaires. Avec l'essence dépassant 2 euros le litre en mars 2026, les inégalités d'accès à l'école se creusent dans les zones périurbaines de Côte-d'Or.

Le prix du carburant a dépassé les 2 euros le litre en mars 2026 en Côte-d’Or, selon Le Bien Public. Une hausse liée aux tensions au Moyen-Orient, qui complique le quotidien des familles de Quetigny dépendant de leur voiture pour conduire leurs enfants à l’école. C’est dans ce contexte que la FCPE locale intensifie sa mobilisation pour élargir la gratuité des transports scolaires.

Un dispositif régional qui ne couvre pas tout

La Région Bourgogne-Franche-Comté assure la gratuité des transports scolaires depuis la rentrée 2019 pour les élèves dits « ayants-droit » : ceux qui respectent les conditions de résidence, de scolarisation et de sectorisation. Depuis août 2024, cette gratuité a été étendue aux élèves du privé, comme l’avait confirmé la Région selon Le Bien Public.

Mais le dispositif a ses limites. Il ne s’applique pas dans les zones couvertes par une Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM), dont Dijon Métropole. Or Quetigny, commune périurbaine intégrée à Dijon Métropole, se trouve précisément dans cette zone grise. C’est le Conseil Régional qui finance les lignes hors AOM, avec possibilité de délégation aux communes ou aux associations de parents, selon les documents officiels de la Région.

La FCPE Quetigny, première fédération de parents d’élèves en France, défend l’accès à une école publique et gratuite, transports compris, rappelle la mairie dans ses publications locales. L’association pointe les familles les plus exposées : celles qui ne peuvent ni bénéficier des lignes régionales, ni absorber la hausse du coût de la voiture.

Des alternatives, mais pas encore suffisantes

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Le report vers d’autres modes de transport existe. Les recettes des lignes ferroviaires comme Paris-Dijon-Lyon ont progressé de 44 % entre 2023 et 2025, selon L’Est Républicain. La mairie de Quetigny, de son côté, promeut la mobilité douce via ses services. Mais ces solutions ne répondent pas aux besoins des élèves du primaire ou des collégiens dont les horaires et les itinéraires restent contraints.

Les compétences restent partagées : les transports scolaires relèvent principalement de la Région pour les zones périurbaines, et la commune de Quetigny n’a pas de levier direct sur ces lignes. La FCPE le sait. Sa stratégie passe par l’interpellation publique et le dialogue avec les institutions régionales.

Prochaine étape

Pour la rentrée 2026-2027, les inscriptions aux transports scolaires gratuits doivent être déposées avant fin juin 2026 auprès de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Pour les élèves de primaire, un avis du maire est requis, selon le site officiel de la Région. La FCPE entend utiliser cette fenêtre pour faire remonter les cas non couverts et appuyer sa demande d’élargissement du dispositif.

Sources

Simon Perrot

Simon Perrot

Basé à Dijon, traite la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements UNESCO, l'université et les restructurations hospitalières. Diplômé du CFJ, il a fait ses classes en agence avant de s'ancrer en Côte-d'Or. Conviction éditoriale : vérifier les chiffres des ventes aux enchères, interroger vignerons et négociants, ne jamais se contenter des communiqués des syndicats viticoles.

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