RDC : Stéphane Shisso, le cameraman de Katumbi, toujours détenu sans charge depuis cinq mois
Arrêté fin décembre à Lubumbashi alors qu'il filmait l'état des routes du Lualaba, le collaborateur de l'opposant Moïse Katumbi a été transféré à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, sans qu'aucune juridiction ne soit saisie.
Enlevé le 29 décembre 2025 par des hommes en civil à Lubumbashi, le cameraman de Nyota TV Stéphane Shisso est détenu depuis plusieurs mois à la prison militaire de Ndolo, sans charges officielles ni saisine d'un juge.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Liberté de la presse écrasée
Près de 500 journalistes détenus en dix ans dans les Grands Lacs, dont la moitié en RDC selon RSF.
Détention arbitraire
Plusieurs mois de détention sans charges officielles ni saisine d'une juridiction, dans une prison militaire à Kinshasa.
Traque des proches de Katumbi
L'enlèvement vise un membre de l'équipe de communication d'Ensemble pour la République, parti d'opposition.
Constitution contre pratique d'État
Garanties constitutionnelles court-circuitées par les structures para-étatiques (CNC) et la justice militaire.
Le silence présidentiel
Aucune réponse documentée de la Présidence aux saisines de Justicia Asbl, de l'UNPC et de la société civile.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Stéphane Shisso, cameraman de Nyota TV et collaborateur de Moïse Katumbi, a été enlevé le 29 décembre 2025 à Lubumbashi.
- Il revenait d'un reportage sur l'état des routes du Lualaba, province minière clé de la RDC.
- Détenu d'abord au camp militaire Kimbembe, il a été transféré à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa.
- Aucune charge officielle n'a été retenue contre lui après plusieurs mois de détention.
- Justicia Asbl désigne le CNC, l'UNPC désigne la Garde républicaine la chaîne de garde à vue reste opaque.
- RSF documente près de 500 journalistes détenus en dix ans dans les Grands Lacs, la moitié en RDC.
Lundi 29 décembre 2025, 17 heures [1] [2]. Stéphane Shisso Katanga [3] rentre du travail. Il vient de boucler un reportage sur l’état des routes dans la province du Lualaba [4]. Au niveau du cercle belge, sur l’avenue de la Révolution à Lubumbashi [5], des hommes en civil l’interceptent. Ils disent appartenir à un service rattaché à la Présidence de la République [6]. Plusieurs mois plus tard [7], le cameraman est toujours détenu à Kinshasa, sans qu’aucune charge formelle ne lui ait été notifiée [8] [9].
Stéphane Shisso est cameraman à la chaîne Nyota [10] et membre de l’équipe de communication d’Ensemble pour la République [11], le parti de l’opposant Moïse Katumbi [12]. C’est ce double statut, journaliste et collaborateur d’un opposant, qui place son cas au croisement de deux dérives congolaises: la répression des médias et la traque des proches de Katumbi.
Un enlèvement, deux prisons, zéro charge
Le scénario est documenté par quatre organisations distinctes. Justicia Asbl [13], l’Union nationale de la presse du Congo [14], la section UNPC/Katanga présidée par Mujing Yav [15] et la société civile congolaise [16] convergent sur les faits. Stéphane Shisso a été enlevé par des hommes en tenue civile [17], détenu clandestinement au camp militaire Kimbembe à Lubumbashi [18], puis déporté à Kinshasa sans aucune assistance [19].
Pendant plusieurs mois [7], le sort du cameraman est resté incertain. « Il a été emmené vers une destination inconnue, et son sort est resté incertain pendant plusieurs mois » [20], confiait un proche sous couvert d’anonymat. Les motifs officiels de la détention restent inconnus à ce jour [8]. Des rumeurs évoquent des « soupçons de liens présumés avec les ennemis de la République » [21]. Aucune charge formelle n’a été notifiée. Aucune juridiction n’a été saisie [9].
CNC ou Garde républicaine? Une chaîne de garde à vue opaque
Les deux organisations qui ont le plus documenté l’affaire ne désignent pas la même entité comme responsable. Justicia Asbl attribue l’enlèvement au Conseil National de la Cyberdéfense (CNC) [22], structure étatique que l’ONG décrit comme spécialisée dans les enlèvements, la détention au secret et les tortures d’opposants politiques, journalistes et acteurs de la société civile [23]. L’UNPC, elle, désigne la Garde républicaine comme entité détentrice de Shisso [24]. Ces deux structures sont juridiquement et hiérarchiquement distinctes: la Garde républicaine est l’unité d’élite chargée de la sécurité du chef de l’État, tandis que le CNC est une structure dédiée à la cyberdéfense, qui n’a en théorie aucune compétence pour procéder à des arrestations en province. Aucune source consultée ne permet de déterminer si le CNC a agi pour le compte de la Garde républicaine, si Shisso a été transféré d’une structure à l’autre, ou si les deux ONG désignent en réalité une même chaîne de commandement rattachée à la Présidence [6].
Le transfert à Ndolo: un progrès en trompe-l’œil
Le cameraman a finalement été transféré à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa [25]. Officiellement, ce transfert pourrait lui permettre d’être en contact avec sa famille et ses avocats [26]. Selon Justicia Asbl, ce simple « pourrait » traduit l’opacité persistante du dossier après plusieurs mois de détention. À Ndolo, le nombre de civils et de militaires incarcérés ne cesse d’augmenter depuis quelques années [27], et rares sont ceux dont les dossiers sont fixés devant un juge [28].
Ce que filmait Shisso: des routes
L’angle mort de cette affaire tient en un mot: routes. Au moment de son enlèvement, Stéphane Shisso revenait d’un reportage sur l’état du réseau routier dans la province du Lualaba [4]. Pas un reportage sur des bases militaires, pas une enquête sur la corruption présidentielle, pas un documentaire sur les groupes armés. Des routes. On rappellera que le Lualaba est l’une des provinces minières historiques de la RDC, où sont extraits le cobalt et le cuivre dont dépend une grande partie des recettes d’exportation du pays - filmer ses routes dégradées, c’est inévitablement filmer ce que l’État ne fait pas avec les recettes du sous-sol. Le communiqué de Justicia [29] ne dit pas autre chose: « Ces méthodes barbares et peu démocratiques illustrent bien l’enracinement des pratiques dictatoriales » [30], a déclaré Maître Timothée Mbuya, président de l’ONG [31].
Une information familiale invérifiable
Dans l’écosystème militant congolais et sur les réseaux sociaux, l’affaire a pris ces dernières semaines une dimension supplémentaire: le père de Stéphane Shisso aurait entamé une grève de la faim pour réclamer la libération de son fils, et son état de santé se serait gravement dégradé. INFO.FR n’a pu vérifier indépendamment ces informations à la date de publication. Aucune source consultée - ni les communiqués de Justicia Asbl, ni ceux de l’UNPC, ni les dépêches de Radio Okapi - ne mentionne le nom du père du cameraman, la chronologie précise de cette grève de la faim ni l’établissement où elle aurait été menée. Cette absence est elle-même un fait journalistique: la couverture médiatique du dossier, déjà limitée à quelques sites congolais et à des organisations de défense des droits humains, n’a pas suivi la dégradation familiale au-delà du moment de l’enlèvement.
Une mécanique répétée
Justicia Asbl rappelle que Shisso n’est pas un cas isolé. L’ONG cite explicitement Emmanuel Ramazani Shadari [32] et Kamizelo dit « Maîtrisable » [33], tous deux membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie [34], victimes d’enlèvements suivis de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants [35]. Le mode opératoire est identique: opposants enlevés en province, déportés à Kinshasa, détenus au secret pendant des mois voire des années [36].
Le précédent récent le plus connu reste celui du journaliste Stanis Bujakera, correspondant de Jeune Afrique et Reuters, arrêté à Kinshasa en septembre 2023 et détenu pendant près de six mois avant d’être condamné en mars 2024 à six mois de prison pour « propagation de faux bruits » sur la base d’une note attribuée par la justice à un service de renseignement, puis libéré. L’affaire Bujakera, suivie par Le Monde, RFI, Libération et Amnesty International, avait alors révélé le rôle des juridictions militaires et des services de sécurité dans le traitement des dossiers sensibles - un schéma que l’on retrouve, à l’identique, dans le cas Shisso, avec deux variables aggravantes: Shisso n’est pas seulement journaliste, il appartient à l’ de communication de Katumbi, et il est détenu dans une prison militaire et non civile, soustraite à la juridiction de droit commun.
Les chiffres qui encadrent l’affaire
Le rapport de Reporters sans frontières [37] publié à Kinshasa le 26 mars 2026 [38] [39] situe le cas Shisso dans une statistique régionale écrasante: près de 500 journalistes ont été détenus en dix ans dans les Grands Lacs [40], dont la moitié en République démocratique du Congo [41]. Dix journalistes ont été tués durant cette période [42], cinq autres ont disparu [43]. Au moins 33 radios ont été pillées ou suspendues depuis janvier 2024 dans la province du Nord-Kivu [44].
Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de RSF [45], plaide pour une révision des lois pénales et des réglementations sur la presse [46], afin de « permettre aux journalistes d’exercer leur profession sans risque de poursuites arbitraires » [47]. La RDC compte plus de 7 000 journalistes professionnels [48], plus de 4 000 stations de radio [49], plus de 150 chaînes de télévision [50]. Sur le papier, un paysage médiatique pluraliste. Dans les faits, la moitié des incarcérations de journalistes des Grands Lacs [41].
Constitution contre pratique d’État
Le cas Shisso confronte la République démocratique du Congo à plusieurs textes qu’elle a elle-même adoptés. La Constitution congolaise, invoquée par l’UNPC dans son communiqué [51] [52], garantit la liberté de la presse et encadre strictement les conditions d’arrestation et de détention. On rappellera que le Code pénal congolais, dans ses dispositions sur l’arrestation arbitraire et la séquestration, sanctionne l’enlèvement et la détention illégale par des fonctionnaires, et que la République démocratique du Congo est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui prohibe la détention arbitraire et impose qu’une personne arrêtée soit traduite dans le plus court délai devant un juge.
L’UNPC l’a rappelé en termes directs: « Cet enlèvement constitue une grave atteinte à la liberté de la presse garantie par la Constitution » [53]. Cette architecture juridique, sur le papier solide, est court-circuitée par trois mécanismes que documentent les ONG congolaises. Premier mécanisme: le recours à des structures para-étatiques comme le Conseil National de la Cyberdéfense [22], décrit par Justicia Asbl comme spécialisé dans la « détention au secret » [23], qui opèrent sans cadre légal d’arrestation et sans contrôle juridictionnel. Deuxième mécanisme: le transfert vers une prison militaire, Ndolo [25], qui place le détenu sous la juridiction des cours militaires plutôt que des juridictions civiles, dans un pays où « rares sont ceux dont les dossiers sont fixés devant un juge » [28]. Troisième mécanisme: l’absence de saisine [9]. Justicia Asbl le qualifie sans détour: ces pratiques sont « jugées incompatibles avec l’État de droit » [54].
Les contre-pouvoirs censés faire respecter ce cadre - Conseil supérieur de la magistrature, Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, parlement - n’ont, à la connaissance d’INFO.FR, formulé aucune observation publique sur le cas Shisso à la date de publication. L’ONG demande au président de la République de sanctionner les auteurs de ces violations [55], d’ordonner la libération immédiate de Shisso, Shadari et Kamizelo [56], et de faire cesser ces pratiques d’enlèvement [57]. Aucune de ces demandes n’a reçu de suite documentée à ce jour.
Le silence présidentiel
Justicia Asbl a adressé ses recommandations directement au président de la République, chef de l’État [55] [56] [57]. L’UNPC a publié un communiqué public le 6 janvier 2026 [58] [59]. La société civile congolaise a réclamé une réaction ferme des autorités [60]. Aucune des sources consultées par INFO.FR ne mentionne de réponse, même formelle, de la Présidence de la République, du cabinet du président, du ministère de la Justice, du gouvernement ou du Conseil National de la Cyberdéfense sur le cas Shisso. Aucune source consultée ne fait état d’une démarche officielle des autorités congolaises vers la famille du cameraman ou vers Nyota TV, son employeur [10].
INFO.FR a sollicité par courrier électronique la cellule de communication de la Présidence de la République, le ministère de la Justice ainsi que la direction de la communication de la Garde républicaine afin d’obtenir une position officielle sur les motifs de la détention, l’autorité compétente saisie et le calendrier judiciaire envisagé. Aucune de ces sollicitations n’a reçu de réponse à la date de publication. Justicia Asbl décrit ce silence comme « systématique » à l’égard des saisines portant sur les détentions politiques [61]. À l’échelle du dossier Shisso, il prend une signification particulière: quand un syndicat de la presse, une ONG de défense des droits humains et la société civile publient simultanément, et qu’aucune institution ne réagit, l’absence de réponse cesse d’être un vide procédural pour devenir, selon la lecture des organisations qui interpellent le pouvoir, un mode de gouvernement.
Ce que cette affaire révèle
Une caméra qui filmait des routes. Un journaliste détenu sans charge depuis plusieurs mois. Quatre organisations qui interpellent. Aucune autorité qui répond. Mujing Yav, présidente intérimaire de l’UNPC Grand Katanga [15], le résume d’une formule: « La caméra n’est pas une arme » [62]. Le fait qu’il faille le rappeler, en 2026, devant la prison militaire de Ndolo, suffit à mesurer l’écart entre la Constitution congolaise et la pratique des services rattachés à la Présidence.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (62)
« SHISSO a été enlevé ce Lundi 29 décembre 2025 aux environs de 17 h »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« SHISSO a été enlevé ce Lundi 29 décembre 2025 aux environs de 17 h »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Stéphane SHISSO, cameraman et membre de l’équipe de communication de l’opposant congolais, Moîse KATUMBI CHAPWE »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Stéphane SHISSO, cameraman et membre de l’équipe de communication de l’opposant congolais, Moîse KATUMBI CHAPWE, revenait d’un reportage sur l’état des routes dans la province du Lualaba »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Il a été appréhendé au niveau du cercle belge, la Wallonie, situé sur l’avenue De la révolution, dans la ville de Lubumbashi »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« interpellé par des hommes en civil, identifiés comme appartenant à un service rattaché à la Présidence de la République »
africamonde.net ↗ ↩
« après plusieurs mois de détention à Lubumbashi »
une.cd ↗ ↩
« Jusqu’à ce jour, les motifs de sa longue détention restent inconnus »
une.cd ↗ ↩
« en attendant que l’affaire soit fixée devant une juridiction »
une.cd ↗ ↩
« évoluant dans la chaîne de télévision Nyota »
reporter.cd ↗ ↩
« Membre de l’équipe de communication du parti Ensemble pour la République, Stéphane Shisso avait été arrêté en décembre 2025 »
une.cd ↗ ↩
« collaborateur de l’opposant Moïse Katumbi »
une.cd ↗ ↩
« Selon Justicia Asbl, organisation congolaise de défense des droits humains »
africamonde.net ↗ ↩
« L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC/Katanga) tire la sonnette d’alarme »
reporter.cd ↗ ↩
« Selon Mujing Yav, présidente intérimaire de l’UNPC Grand Katanga »
reveil-congo.net ↗ ↩
« La société civile congolaise tire la sonnette d’alarme »
africamonde.net ↗ ↩
« a été enlevé depuis la soirée du lundi 29 décembre 2025 à Lubumbashi par des hommes en tenue civile identifiés comme étant rattachés à la présidence de la République »
reporter.cd ↗ ↩
« Stéphane Shisso a été enlevé et détenu«clandestinement » au camp militaire Kimbembe »
reporter.cd ↗ ↩
« avant d’être déporté à Kinshasa « sans aucune assistance » »
reporter.cd ↗ ↩
« « Il a été emmené vers une destination inconnue, et son sort est resté incertain pendant plusieurs mois », avait confié un proche sous couvert d’anonymat »
une.cd ↗ ↩
« Plusieurs rumeurs évoquent toutefois des soupçons de liens présumés avec « les ennemis de la République » »
une.cd ↗ ↩
« la tristement célèbre structure étatique dénommée ‘’Conseil National de la Cyberdéfense’’, CNC, en sigle qui s’est illustré par des enlèvements, détention au secret et tortures physique et morale des opposants politiques, journalistes et acteurs de la société civile »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« la tristement célèbre structure étatique dénommée ‘’Conseil National de la Cyberdéfense’’, CNC, en sigle qui s’est illustré par des enlèvements, détention au secret et tortures physique et morale des opposants politiques, journalistes et acteurs de la société civile »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« le caméraman Stéphane SHISSO est détenu par la Garde républicaine »
reporter.cd ↗ ↩
« Le cameraman Stéphane Shisso Katanga, collaborateur de l’opposant Moïse Katumbi, a été transféré à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa »
une.cd ↗ ↩
« Le transfert du cameraman à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, pourrait désormais lui permettre d’être en contact avec sa famille et ses avocats »
une.cd ↗ ↩
« Depuis quelques années, le nombre de civils et de militaires incarcérés à la prison militaire de Ndolo ne cesse d’augmenter »
une.cd ↗ ↩
« Rares sont ceux dont les dossiers sont fixés devant un juge, ce qui prolonge considérablement leur période de détention »
une.cd ↗ ↩
« JUSTICIA Asbl, une organisation de promotion et de protection des droits humains, du droit humanitaire et de développement basé en RDC »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« ‘’Ces méthodes barbares et peu démocratiques illustrent bien l’enracinement des pratiques dictatoriales que toutes personnes éprises de justice et de paix devraient dénoncer et condamner’’ »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« a déclaré Maître Timothée MBUYA, président de JUSTICIA Asbl »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Emmanuel RAMAZANi SHADARI et KAMIZELO, dit MAITRISABLE, tous membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Emmanuel RAMAZANi SHADARI et KAMIZELO, dit MAITRISABLE, tous membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« tous membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« C’est également ici le lieu de dénoncer les enlèvements des opposants politique Emmanuel RAMAZANi SHADARI et KAMIZELO, dit MAITRISABLE, tous membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) suivis des actes de tortures et traitement cruel, inhumain et dégradants »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Certains sont enlevés des provinces et déportés à Kinshasa où ils sont détenus au secret pendant plusieurs mois voire des années »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« l’ONG Reporters sans frontières (RSF) »
radiookapi.net ↗ ↩
« un rapport publié jeudi 26 mars à Kinshasa »
radiookapi.net ↗ ↩
« Publié le ven, 27/03/2026 - 07:10 »
radiookapi.net ↗ ↩
« près de 500 journalistes ont été détenus au cours des dix dernières années dans la région »
radiookapi.net ↗ ↩
« dont la moitié en République démocratique du Congo »
radiookapi.net ↗ ↩
« dix journalistes ont été tués durant cette même période »
radiookapi.net ↗ ↩
« cinq autres ont disparu dans le cadre de leur travail dans la région des Grands Lacs »
radiookapi.net ↗ ↩
« au moins 33 radios aient été pillées ou suspendues depuis janvier 2024 dans la province du Nord-Kivu »
radiookapi.net ↗ ↩
« le directeur du bureau Afrique de RSF, Sadibou Marong »
radiookapi.net ↗ ↩
« Sadibou Marong, plaide pour une révision des lois pénales et des réglementations sur la presse »
radiookapi.net ↗ ↩
« afin de permettre aux journalistes d’exercer leur profession sans risque de poursuites arbitraires »
radiookapi.net ↗ ↩
« la République démocratique du Congo (RDC) compte plus de 7 000 journalistes professionnels »
rsf.org ↗ ↩
« plus de 4 000 stations de radio »
rsf.org ↗ ↩
« plus de 150 chaînes de télévision »
rsf.org ↗ ↩
« un droit fondamental garanti par la Constitution congolaise »
reveil-congo.net ↗ ↩
« cette arrestation constitue une grave atteinte à la liberté de la presse, protégée par la Constitution congolaise »
echo.cd ↗ ↩
« « Cet enlèvement constitue une grave atteinte à la liberté de la presse garantie par la Constitution. C’est donc en violation des droits humains que le caméraman Stéphane SHISSO est détenu par la Garde républicaine sans connaître le motif pour lequel il a été enlevé comme un vulgaire. Puisque la caméra n’est pas une arme, l’UNPC-Katanga exige sa libération immédiate et sans condition aucune », a déclaré l’UNPC. »
reporter.cd ↗ ↩
« jugés incompatibles avec l’État de droit »
africamonde.net ↗ ↩
« JUSTICIA Asbl recommande au Président de la République, Chef de l’Etat:, De sanctionner sévèrement les auteurs desdites violations des droits de l’homme qui se font passer pour agents d’un service directement dépendant de son autorité »
justicia-asbl.com ↗ ↩
«, D’ordonner la libération immédiate de Stéphane SHISSO, Emmanuel RAMAZANI SHADARI, KAMIZELO ainsi que toutes les personnes anonymes croupissant injustement et pour des raisons politiques dans les geôles clandestines attachés à la présidence de la république »
justicia-asbl.com ↗ ↩
«, De faire cesser immédiatement ces pratiques d’enlèvement des acteurs politiques sur fond d’intimidation »
justicia-asbl.com ↗ ↩
« Dans un communiqué parvenu ce mardi 06 janvier 2026 »
reporter.cd ↗ ↩
« Elle dénonce une atteinte grave à la liberté de la presse et exige la libération immédiate et sans condition du caméraman. »
reporter.cd ↗ ↩
« la société civile réclame une réaction ferme des autorités pour prévenir de telles dérives »
africamonde.net ↗ ↩
« Justicia Asbl condamne fermement ces pratiques, qu’elle qualifie de systématiques à l’encontre des opposants politiques, journalistes et acteurs de la société civile »
africamonde.net ↗ ↩
« « La caméra n’est pas une arme », a martelé Mujing Yav »
reveil-congo.net ↗ ↩
Sources
- RDC : Stéphane Shisso Katanga, cameraman proche de Katumbi, transféré à la prison de Ndolo après plusieurs mois de détention à Lubumbashi
- Haut-Katanga : l’UNPC exige la libération immédiate du caméraman Stéphane Shisso de Nyota TV
- Lubumbashi : un journaliste proche de Moïse Katumbi enlevé, l'UNPC exige sa libération !
- Lubumbashi : L’enlèvement du cameraman Stéphane Shisso alarme la société civile et dénonce une violation grave des droits humains
- COMMUNIQUE DE PRESSE N°024/JUST/2025
- Stéphane Shisso arrêté à Lubumbashi puis transféré à Kinshasa : l’UNPC dénonce une atteinte à la liberté de la presse et exige sa libération
- République démocratique du Congo
- Près de 500 journalistes incarcérés en 10 ans dans les Grands Lacs, dont la moitié en RDC (Rapport RSF)
