Reffuveille : condamné pour violences sur sa compagne et ses parents
Un homme de 49 ans jugé en comparution immédiate au tribunal de Coutances le 10 juin 2026 pour violences intrafamiliales répétées dans le sud-Manche.
Le tribunal correctionnel de Coutances a condamné le 10 juin 2026 un homme de 49 ans, lié à Reffuveille et Sartilly, pour des violences sur sa compagne et ses parents commises entre décembre 2025 et avril 2026. Il reste incarcéré.
L’essentiel
- Condamnation : 10 juin 2026, tribunal correctionnel de Coutances, comparution immédiate par visioconférence
- Peine : 18 mois de prison dont 12 avec sursis et révocation de 4 mois d’un sursis antérieur, selon La Manche Libre ; Ouest-France retient 10 mois ferme - maintien en détention dans les deux cas
- Faits : trois séquences de violences entre le 6 décembre 2025 et le 12 avril 2026, avec 5 jours d’ITT pour la compagne
- Taux d’alcoolémie : 2,34 g/l de sang au soir du 6 décembre 2025, selon Ouest-France
- Détention provisoire : placé sous écrou le 14 avril 2026 après le dernier incident à Sartilly
Ce qui s’est passé : trois séquences de violence en cinq mois
Le 6 décembre 2025, les gendarmes interviennent à Reffuveille. L’homme, 49 ans, veut prendre le volant en état d’ivresse - son taux d’alcoolémie atteint 2,34 g/l selon Ouest-France. Sa compagne lui retire les clés. Il la saisit par le cou et lui arrache les boucles d’oreilles.
Les violences reprennent les 1er et 6 janvier 2026. La victime présente cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT), selon La Manche Libre.
Le 12 avril 2026, c’est chez ses parents à Sartilly que le prévenu s’en prend de nouveau à ses proches. Il pousse sa mère contre un mur, puis jette une chaise en direction de son père. La chaise est esquivée. Les gendarmes interviennent à nouveau.
Un profil décrit comme alcoolique chronique et contrôlant
Devant le tribunal, le prévenu est décrit par La Manche Libre comme alcoolique chronique : whisky et rosé dès le matin, comportement jaloux et contrôlant. Il a reconnu son alcoolisme et son rôle dans les violences répétées.
Placé en détention provisoire le 14 avril 2026 au lendemain de l’incident de Sartilly, il devait comparaître le 16 avril. L’audience a été repoussée au 10 juin 2026 en raison d’une grève des avocats, selon Ouest-France. Il est resté incarcéré pendant ce délai.
Le verdict du 10 juin
Le tribunal correctionnel de Coutances a rendu son jugement le 10 juin 2026 en comparution immédiate, par visioconférence. La Manche Libre retient une peine de 18 mois de prison dont 12 avec sursis, assortie de la révocation de 4 mois d’un précédent sursis. Ouest-France évoque un total de 10 mois d’emprisonnement ferme. Dans les deux cas, le condamné est maintenu en détention. Les deux médias régionaux convergent sur les faits, les dates et l’incarcération. La divergence porte sur le détail du quantum de peine.
Des faits-divers judiciaires similaires sont régulièrement traités dans le département. La Manche a par ailleurs prononcé cette année 607 amendes pour stupéfiants et 7 interdictions de paraître depuis janvier 2026 dans le cadre de la lutte contre les infractions récurrentes.
Contexte dans la Manche
Reffuveille est une commune rurale de 537 habitants (INSEE 2022), dans le canton du sud-Manche, avec une densité de 23 habitants au km². Sartilly-Baie-Bocage, commune de rattachement du prévenu, compte 2 843 habitants pour 92,7 hab/km². Ces deux localités sont situées dans un secteur rural à faible densité, où les interventions de gendarmerie couvrent des territoires étendus.
Les violences intrafamiliales constituent un enjeu persistant dans les territoires ruraux normands, où l’isolement et l’éloignement des structures d’aide peuvent retarder les signalements. Ce dossier illustre une situation fréquente : plusieurs épisodes documentés avant une mise en détention. Des affaires comparables, comme la condamnation d’un aide-soignant dans les Bouches-du-Rhône pour violences, rappellent que les juridictions correctionnelles traitent ces dossiers en comparution immédiate sur l’ensemble du territoire.
Le condamné, dont l’identité n’est pas publiée conformément à la présomption d’innocence résiduellement applicable aux éléments non définitivement établis, reste détenu à ce stade.
