Rezé : l’ex-animateur périscolaire condamné pour agressions sexuelles demande sa libération

Frédéric Schwarz, six ans de prison ferme prononcés en janvier, a comparu devant la cour d'appel de Rennes le 21 avril.

Rezé : l'ex-animateur périscolaire condamné pour agressions sexuelles demande sa libération
Illustration Stéphane Joly / info.fr

Condamné le 22 janvier 2026 à six ans de prison ferme pour agressions sexuelles sur douze enfants de 3 à 6 ans, l'ancien animateur périscolaire de Rezé a demandé sa remise en liberté provisoire. La cour d'appel de Rennes a examiné sa requête le 21 avril, avec réquisition favorable du parquet général.

Frédéric Schwarz, 61 ans, ancien agent communal affecté aux écoles maternelles de Rezé, reste incarcéré à Nantes depuis sa condamnation par le tribunal correctionnel de Nantes le 22 janvier 2026. Il avait été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur douze enfants âgés de 3 à 6 ans, et relaxé pour un treizième. La peine prononcée - six ans d’emprisonnement ferme - dépasse d’un an les réquisitions du parquet, qui avait demandé cinq ans, selon Le Monde.

Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, avait alors précisé : « Il a été condamné ce jour à la peine de 6 ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt à effet différé, outre un suivi socio-judiciaire de 3 ans ». À ces peines s’ajoutent une interdiction définitive d’exercer en contact avec des mineurs et une inéligibilité de cinq ans, selon actu.fr.

Des faits commis dans deux écoles maternelles entre 2017 et 2019

Les faits reprochés à Schwarz se sont déroulés dans les écoles maternelles Ouche-Dinier et Chêne-Creux de Rezé, où il exerçait comme animateur périscolaire communal, selon Ouest-France et Franceinfo. Le procès s’est tenu les 15 et 16 décembre 2025. Les familles des victimes ont exprimé leur soulagement à l’annonce du verdict, malgré l’absence de preuves matérielles dans ce dossier, reposant notamment sur la parole des enfants. Des condamnations comme celles prononcées dans d’autres affaires graves ces derniers mois rappellent la capacité des tribunaux à trancher sur des faits difficiles à établir.

Il avait par ailleurs déjà été soupçonné en mars 2019 d’attouchements sur une collégienne de 15 ans, ce qui avait entraîné son transfert dans une autre école et une consigne interne pour ne pas le laisser seul avec des enfants, toujours selon Ouest-France.

Une demande de liberté provisoire examinée à Rennes

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Schwarz a fait appel de sa condamnation. Le 21 avril 2026, il a comparu en visioconférence devant la cour d’appel de Rennes pour demander une remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec résidence imposée à Bouaye. Le parquet général a émis une réquisition favorable, selon France 3 Pays de la Loire. La décision de la cour n’est pas encore connue.

Aucune date n’est encore fixée pour le procès en appel sur le fond.

Une affaire qui pèse sur les municipales de Rezé

Au-delà du volet judiciaire, l’affaire a des répercussions politiques locales. À Rezé, où des élections municipales se tiennent en 2026, la condamnation fragilise l’ancienne équipe municipale. Selon Maville.com, certains élus de gauche sont devenus « radioactifs » dans la campagne en cours. Comme dans d’autres dossiers judiciaires à fort retentissement local, la question du contrôle institutionnel et de la responsabilité des employeurs publics resurgit.

Les familles des douze victimes, elles, attendent la suite de la procédure d’appel. Pour l’heure, Frédéric Schwarz reste incarcéré.

Sources

Stéphane Joly

Stéphane Joly

Installé à Nantes, couvre la métropole, les tensions sur les transports, le port et les débats sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Formé au CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer en Loire-Atlantique. Conviction : ne jamais dépendre des communiqués de la mairie, interroger les associations, les syndicalistes, les riverains avant de publier.

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