Rodéos sauvages : 65 opérations en six mois dans les Bouches-du-Rhône

La préfecture de police intensifie les contrôles en ville et dans les massifs forestiers, avec une soixantaine d'agents mobilisés le 13 juin dans le Massif de l'Étoile.

Rodéos sauvages : 65 opérations en six mois dans les Bouches-du-Rhône
Illustration Alexandre Santini / info.fr

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a réaffirmé le 15 juin 2026 sa mobilisation contre les rodéos sauvages, en ville comme dans les massifs. Depuis janvier, 65 opérations ont été menées, avec près de 900 contrôles et 300 infractions relevées.

L’essentiel

  • 65 opérations anti-rodéos conduites dans les Bouches-du-Rhône depuis le début 2026, selon France 3 Régions.
  • 60 agents (policiers, gendarmes, ONF) déployés le 13 juin dans le Massif de l’Étoile, selon La Provence.
  • 117 contrôles, 10 interpellations lors de l’opération du 3 juin sur le littoral sud de Marseille (Pointe-Rouge, Escale Borély).
  • 300 infractions relevées depuis janvier 2026, dont 37 délictuelles, sur près de 900 personnes contrôlées.
  • Projet de loi RIPOST adopté au Sénat le 26 mai 2026 : sanctions portées à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende.

Le Massif de l’Étoile quadrillé le 13 juin

Une soixantaine de policiers, gendarmes et agents de l’Office national des forêts ont investi le Massif de l’Étoile vendredi 13 juin. Objectif : intercepter les motocross et quads qui empruntent illégalement les pistes DFCI, au mépris des randonneurs et des règles de sécurité incendie. Selon La Provence, l’opération visait aussi à contrôler l’ensemble des voies d’accès au massif.

Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, était présent. Il a déclaré : « Cette opération vise à la fois à entraîner les équipes et envoyer un message. Les rodéos sont un fléau en ville mais aussi dans les massifs. Sur les chemins, ils peuvent rapidement devenir très dangereux. Le mélange entre motos et randonneurs ne fait pas bon ménage et le risque d’accidents est très élevé en raison du relief. » Il a réaffirmé une politique de « tolérance zéro et fermeté ».

Le lendemain, le 15 juin, la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône a relayé l’opération via le compte officiel @prefpolice13 :

Un dispositif estival renforcé en ville

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Les opérations ne se limitent pas aux massifs. Depuis le 29 mai, un dispositif spécifique couvre le littoral marseillais jusqu’au 30 août 2026, avec drones, radars mobiles et présence terrain renforcée, selon info.fr. Le 3 juin, une opération sur le littoral sud - secteurs Pointe-Rouge et Escale Borély - a donné lieu à 117 contrôles, 10 interpellations et 40 verbalisations.

Depuis janvier 2026, ce sont 65 opérations qui ont été conduites dans le département, aboutissant à près de 900 contrôles et 300 infractions, dont 37 classées délictuelles, toujours selon France 3 Régions. Dans les quartiers nord de Marseille comme sur le littoral, les riverains expriment une forte exaspération face aux nuisances sonores et au danger que représentent ces engins sur la voie publique.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Le département est particulièrement exposé au phénomène des rodéos motorisés. Marseille, deuxième ville de France avec plus de 870 000 habitants, concentre une partie importante des faits : quartiers denses, axes périphériques, mais aussi massifs forestiers périurbains comme l’Étoile, les Calanques ou le Garlaban. Ces espaces naturels, accessibles depuis la ville, sont régulièrement empruntés par des engins non homologués, au risque d’accidents et d’incendies. Les incendies de végétation dans la région sont une préoccupation constante en été, et les passages de motocross sur des pistes sèches aggravent ce risque.

Les opérations anti-rodéos dans les massifs sont récurrentes depuis plusieurs années dans les Bouches-du-Rhône. Des saisies de véhicules ont déjà eu lieu lors d’opérations similaires à la Pentecôte 2026, selon le compte @prefpolice13. D’autres préfectures mobilisent également de nouveaux outils juridiques contre les troubles à l’ordre public, dans un contexte de renforcement national des pouvoirs préfectoraux.

Des sanctions bientôt durcies

Le cadre législatif évolue. Depuis la loi de 2018, les rodéos motorisés sont punis d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, une peine alourdie en cas d’alcool ou de stupéfiants. Le projet de loi RIPOST, adopté au Sénat le 26 mai 2026, prévoit de porter ces seuils à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Il simplifierait également les critères constitutifs de l’infraction et élargirait les sanctions annexes, dont la suspension de permis, selon Public Sénat et Vie-publique.fr. Le texte doit encore poursuivre son parcours législatif.

Les violences aux forces de l’ordre lors de refus d’obtempérer constituent un autre volet des préoccupations sécuritaires dans les grandes agglomérations françaises.

Les opérations estivales se poursuivent

Le dispositif dans les Bouches-du-Rhône doit se maintenir jusqu’à fin août sur le littoral marseillais, et des opérations ponctuelles dans les massifs restent programmées selon les signalements. La préfecture n’a pas précisé le calendrier des prochaines interventions dans le Massif de l’Étoile.

Alexandre
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Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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