Pédocriminel récidiviste libéré : il s’installe à 4 km de sa victime
Roland Blaudy, condamné à 30 ans de réclusion en 2018, sort de prison après huit ans seulement et viendra vivre à Rennes, à quelques rues de Karine Jambu.
Condamné à 30 ans de réclusion pour des viols sur mineure, Roland Blaudy sort de prison le 12 mai 2026. Il viendra vivre à 4 km de sa victime.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Confusion de peines et opacité du calcul
Une peine de 30 ans prononcée en 2018 se traduit par 8 ans de prison effective au titre de cette affaire grâce au mécanisme de l'article 132-4 du Code pénal.
Proximité géographique imposée à la victime
Roland Blaudy va résider à 4 kilomètres de Karine Jambu, faute d'autre adresse en sortie de détention et faute d'interdiction de séjour prononcée en 2018.
Récidive et antécédents
Roland Blaudy a été condamné au moins trois fois depuis 1997 pour viols ou agressions sexuelles sur une quinzaine de mineures.
État condamné cinq fois pour défaillances, sans réforme
Depuis 2018, la famille Jambu a fait condamner l'État à cinq reprises pour déni de justice et faute lourde, sans qu'aucune réforme identifiable des pratiques n'en découle.
Suivi post-libération aux contours flous
Interdiction de contact pendant 15 ans et suivi « renforcé » annoncés, mais aucune précision publique sur l'injonction de soins, le bracelet électronique ou la fréquence des contrôles.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Roland Blaudy, 72 ans, sort de prison le 12 mai 2026 après 8 ans purgés sur les 30 prononcés en 2018.
- Il viendra vivre à Rennes, à 4 km de Karine Jambu, sa victime, faute d'autre adresse de sortie.
- La confusion des peines, prévue à l'article 132-4 du Code pénal, explique l'écart entre peine prononcée et peine effective.
- Aucune interdiction de résidence n'a été prononcée en 2018 la rétention de sûreté de la loi Dati de 2008 ne s'applique pas, faute de rétroactivité.
- L'État français a déjà été condamné cinq fois depuis 2018, sans qu'une réforme des pratiques de signalement n'en découle.
L’enveloppe arrive dans la boîte aux lettres un jeudi soir, juste après le travail. Karine Jambu [1] l’ouvre. En-tête du tribunal judiciaire de Caen [2]. Quatre pages. La signature d’une juge d’application des peines [3]. Un mot revient: « sortie ». Un autre: « Rennes ».
« Quand j’ai reçu le papier, je n’étais pas bien. J’ai replongé dans mes souvenirs, ça m’a ramenée à ce qu’il m’a fait » [4], raconte-t-elle. Le 12 mai 2026 [5], Roland Blaudy [6] sortira de la prison de Caen [7]. Il viendra vivre à Rennes, à 4 kilomètres de chez elle [8].
Trente ans prononcés, huit ans purgés
En 2018 [9], la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine [10] avait condamné Roland Blaudy à 30 ans de réclusion criminelle [11]. Karine avait 5 ans [12] quand les viols ont commencé, en 2002 [13]. Ils se sont arrêtés en 2005 [14], quand l’homme a été incarcéré pour une autre affaire [15]. Près de trois ans de viols répétés [14] au domicile des parents, à Chantepie [16], près de Rennes, où l’agresseur était hébergé [17].
Sur le papier, la peine encourue était plus lourde encore. L’article 222-24 du Code pénal aggrave la peine pour le viol sur mineur de quinze ans par une personne ayant autorité. La cour s’est arrêtée à trente ans, peine assortie d’une période de sûreté de 20 ans [18], c’est-à-dire la durée pendant laquelle aucun aménagement de peine ne peut être accordé.
Au procès, Blaudy avait reconnu les faits « en bloc » [19]. « Je ne pensais pas que c’était mal. Je pensais que la société avait tort. Pour moi, c’était aussi naturel pour un enfant que de manger ou de boire » [20], avait-il déclaré. Quinzième victime connue de cet homme [21], Karine n’était pas la première - quatorze victimes l’avaient précédée. La première condamnation de Blaudy remontait à 1997 [22]. En 2007 [23], il avait écopé de 18 ans de réclusion pour des viols sur sa propre fille [24].
Aveu sans culpabilité: le déni moral d’un récidiviste
Cette double posture - reconnaître matériellement les faits tout en niant leur portée morale - constitue l’un des points les plus inquiétants du dossier. Blaudy admet l’acte mais refuse la faute. À la barre, à 65 ans [25], il avait pourtant ajouté: « J’ai découvert que j’étais pédophile à presque 70 ans. J’ai honte. Jusqu’ici, je me croyais normal » [26]. Une prise de conscience tardive, contemporaine du verdict, et qui n’a jamais été suivie d’écrit ou de demande de pardon adressé à Karine, comme le souligne sa tante [27]. Aucune des sources publiques disponibles ne livre les conclusions des expertises psychiatriques sur la dangerosité résiduelle d’un homme dont la justice estime aujourd’hui qu’elle est « réduite par le travail effectué en détention » [28] - formule sans détail, ni méthode communiquée.
La confusion des peines, mécanique légale et incompréhensible
Comment passe-t-on de 30 ans [29] à 8 ans [30]? La réponse tient en deux mots: confusion de peines [31]. L’article 132-4 du Code pénal [32] prévoit que « lorsque, à l’occasion de procédures séparées, la personne poursuivie a été reconnue coupable de plusieurs infractions en concours, les peines prononcées s’exécutent cumulativement dans la limite du maximum légal le plus élevé » [33]. Concrètement, la peine la plus faible est absorbée par la plus forte [34].
Roland Blaudy était incarcéré depuis avril 2005 [35]. Au moment de son procès rennais en 2018, il avait déjà purgé treize années [36]. La cour d’assises d’Ille-et-Vilaine a prononcé la confusion entre les deux peines [37]. Toutes affaires confondues, il aura passé 21 ans en détention [38]. La période de sûreté de 20 ans [18], qui court depuis l’incarcération initiale d’avril 2005 et non depuis la condamnation de 2018, s’est achevée en avril 2025 [39]. À partir de là, il était « juridiquement en droit de déposer une demande d’aménagement de peine » [40], confirme Joël Garrigue, procureur de la République de Caen [41].
« Une situation inconfortable »
Dans son courrier, la juge écrit cette phrase: « L’intéressé n’ayant pas d’autre adresse en sortie […] cette situation inconfortable n’a pu être évitée » [42]. À 73 ans, Blaudy va vivre chez son frère [43]. Karine connaît l’adresse. Elle a déjà croisé ce frère sur un boulevard, près de chez elle [44].
La juge ajoute, dans une autre lettre: « Je mesure combien ces informations constituent pour vous un réel bouleversement […] Je suis également pleinement consciente qu’il résidera à Rennes, soit malheureusement à proximité de votre lieu de vie et de vos centres d’intérêt » [45]. La justice française reconnaît, par écrit, que la victime va vivre à proximité de son agresseur. Elle dit qu’elle le regrette. Et puis c’est tout.
Pourquoi la justice ne peut (presque) pas l’éloigner
L’évidence interroge: pourquoi ne pas lui interdire de résider à Rennes? Le droit français prévoit bien une « interdiction de paraître » dans certains lieux et une interdiction de séjour pour les peines criminelles. Mais ces mesures ne peuvent être prononcées qu’au moment du jugement, par la cour d’assises elle-même. En 2018 [9], la cour d’Ille-et-Vilaine ne les a pas inscrites au verdict. Sept ans plus tard, ni le juge d’application des peines ni le parquet ne disposent du pouvoir de créer une interdiction territoriale qui n’a pas été prononcée à l’origine.
Selon plusieurs sources, à la suite de l’affaire Francis Évrard, la loi du 25 février 2008 dite « loi Dati » a instauré la rétention de sûreté, dispositif explicitement conçu pour les profils comme celui de Blaudy: criminels sexuels récidivistes jugés dangereux à l’issue de leur peine. Mais le Conseil constitutionnel a écarté son application rétroactive aux faits commis avant 2008. Les viols sur Karine datent de 2002-2005 [14]. La rétention de sûreté ne pouvait donc pas être prononcée. Sollicité par d’autres rédactions, le parquet de Caen n’a pas indiqué si une interdiction de résidence à Rennes avait été envisagée puis écartée - ou simplement jamais soumise au débat.
Un suivi « renforcé » dont les contours restent flous
Les garde-fous existent. Interdiction d’entrer en relation avec Karine Jambu, « de quelque manière que ce soit », pendant quinze années [46]. Suivi « particulièrement renforcé » [47] par le juge d’application des peines de Rennes [48], qui pourra ordonner sa réincarcération immédiate en cas de manquement [49]. Les services pénitentiaires ont pour « objectif prioritaire » de travailler à ce qu’il ne demeure pas à Rennes [50]. Travailler. Pas obliger.
Que recouvre, concrètement, ce suivi « renforcé »? Ni le courrier de la juge ni les communiqués officiels ne précisent la fréquence des convocations devant le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, ni si une injonction de soins a été ordonnée. Aucune mention non plus d’un placement sous bracelet électronique mobile. Les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) suivent, selon plusieurs sources, de nombreux dossiers par conseiller: la « surveillance renforcée » se traduit, en pratique, par quelques rendez-vous mensuels. C’est tout l’écart entre la promesse et le dispositif réel que Karine va apprendre à mesurer.
« Il a bousillé une partie de ma vie et on le libère »
Karine a aujourd’hui 29 ans [51]. Elle vit à Rennes [52]. « Ça me dégoûte. Je ne comprends pas comment c’est possible. Comment on peut laisser une personne comme ça sortir de prison? Et s’installer dans la même ville que moi en plus! » [53]. Et puis: « Il a bousillé une partie de ma vie et on le libère. Je fais quoi moi? J’arrête de sortir? Comment je vais réagir si je dois le croiser? J’aurais aimé qu’il meure en prison, qu’il disparaisse pour toujours » [54].
Sa tante, Laurence Brunet-Jambu [55], qui l’a adoptée [56] et préside l’association Alexis Danan de Bretagne [57], ne décolère pas. « C’est elle qu’on condamne à nouveau. C’est comme si on remettait la victime en prison. Cet homme est un violeur multirécidiviste qui a déjà fait plusieurs victimes. Quand il a violé Karine, il était censé être en soins! Il n’a jamais écrit, jamais demandé pardon. C’est dégueulasse » [27].
Une voix manque dans ce récit: celle de la propre fille de Blaudy, victime de la condamnation de 2007 [24] [23]. Aucune des sources consultées ne mentionne sa réaction à la libération de son père, ni si elle en a été informée. Ses avocats successifs ne se sont jamais exprimés publiquement. Cette absence n’est pas neutre: la première victime connue de Blaudy reste, sept ans après le procès rennais, hors champ médiatique et - peut-être - hors champ judiciaire de la procédure d’aménagement de peine.
L’État déjà condamné cinq fois, sans correction
Ce n’est pas le premier coup. Depuis 2018, la famille Jambu a fait condamner l’État français à cinq reprises [58] pour des dysfonctionnements dans le suivi du dossier. La dernière condamnation date de février 2026, toujours pour « déni de justice » [59]. Avant Blaudy, il y avait eu une dizaine de signalements adressés au parquet de Rennes par des médecins, l’école, les services sociaux [60]. Ils sont restés lettre morte. L’enfant n’a été placée chez son oncle et sa tante qu’en 2010 [61]. Pendant ce temps, ses parents - un couple aux antécédents lourds, la mère ayant été condamnée à huit ans de prison en 1988 pour avoir tué son nouveau-né de 180 coups de couteau [62] - la couvraient.
Ces condamnations relèvent du tribunal judiciaire, sur le fondement de l’article L141-1 du Code de l’organisation judiciaire, qui engage la responsabilité de l’État pour « faute lourde » ou « déni de justice » dans le fonctionnement du service public de la justice. Une première décision avait sanctionné l’État pour faute lourde caractérisée par l’absence de réponse aux signalements de 2003; les suivantes ont visé d’autres défaillances, dont le défaut d’information de la victime à des étapes cruciales. Mais aucun des cinq jugements n’a entraîné de réforme identifiable des pratiques de signalement à Rennes ni d’audit interne du parquet: la justice paie, la justice continue.
Au procès de 2018, l’avocat général avait reconnu « d’une voix émue » que « la justice a manqué de clairvoyance au moment du signalement en 2003 » [63]. « Nous avons des questions à nous poser au niveau de notre responsabilité professionnelle » [64], avait-il ajouté. Sept ans plus tard, la même justice notifie à Karine que son violeur va vivre à 4 km [8].
L’angle mort
Ce que personne ne dit clairement: la confusion de peines n’est pas une faveur arbitraire, c’est un mécanisme inscrit dans la loi [65], que les juges peuvent prononcer si la limite du maximum légal n’est pas atteinte [66]. Roland Blaudy [6] n’a pas obtenu de remise de peine pour bonne conduite - il a simplement bénéficié de la règle française du non-cumul, telle qu’appliquée par la cour d’assises [37]. Tout le débat public sur les peines « exemplaires » prononcées en assises se heurte à ce plafond mathématique. Une cour peut prononcer trente ans [29] à grand bruit. La machine, elle, recompte.
Karine demande maintenant à se cacher. À ne plus sortir certains soirs. À changer ses trajets. « Mon violeur, il retrouve la liberté et moi je vais devoir me cacher chez moi. C’est cela le message de la justice » [44]. Le 12 mai [67], Roland Blaudy passera la porte de la prison de Caen. Il prendra un train. Il arrivera à Rennes. Et la ville de Karine deviendra la sienne.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (67)
« les atrocités subies par Karine »
letelegramme.fr ↗ ↩
« un mail d'un juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Caen »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« L’avis à victime, envoyé par la juge d’application des peines »
letelegramme.fr ↗ ↩
« « Quand j’ai reçu le papier, je n’étais pas bien. J’ai replongé dans mes souvenirs, ça m’a ramenée à ce qu’il m’a fait. » »
20minutes.fr ↗ ↩
« Roland Blaudy sortira de détention dans quelques jours: le 12 mai précisément »
letelegramme.fr ↗ ↩
« Roland Blaudy pour des années de viols sous les yeux de ses parents et des services sociaux »
letelegramme.fr ↗ ↩
« son bourreau sortirait de la prison de Caen (Calvados) le 12 mai. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Roland Blaudy va résider à Rennes, à 4 kilomètres de son lieu de vie »
letelegramme.fr ↗ ↩
« En 2018, Karine Jambu a alors 20 ans, quand son violeur est enfin condamné dans cette affaire à trente ans de réclusion criminelle »
20minutes.fr ↗ ↩
« La cour d’assises d’Ille-et-Vilaine l’avait condamné à trente ans, mais avait prononcé la confusion de sa première peine. »
20minutes.fr ↗ ↩
« En 2018, Karine Jambu a alors 20 ans, quand son violeur est enfin condamné dans cette affaire à trente ans de réclusion criminelle, la peine maximale. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Karine Jambu avait 5 ans quand elle a été violée pour la première fois. »
20minutes.fr ↗ ↩
« La victime avait 5 ans quand le calvaire a commencé, en 2002 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« pour des faits de viols sur Karine, perpétrés de 2002 à 2005 »
20minutes.fr ↗ ↩
« Le pédocriminel avait été incarcéré dans le cadre d’une autre affaire dès avril 2005, mettant un terme au calvaire de Karine. »
20minutes.fr ↗ ↩
« à leur domicile de Chantepie, près de Rennes »
20minutes.fr ↗ ↩
« cet homme, que ses parents hébergeaient à leur domicile de Chantepie, près de Rennes »
20minutes.fr ↗ ↩
« Une peine de sûreté de vingt ans ayant été prononcée, Karine ne s’attendait pas à ce que cet homme alors âgé de 65 ans puisse sortir un jour de prison. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Dès l’ouverture de l’audience mardi, l’accusé avait reconnu « en bloc » tous les faits reprochés par la jeune femme »
20minutes.fr ↗ ↩
« « Je ne pensais pas que c’était mal. Je pensais que la société avait tort. Pour moi, c’était aussi naturel pour un enfant que de manger ou de boire » »
20minutes.fr ↗ ↩
« La jeune fille qui l’accuse est la quinzième victime de cet homme de 65 ans »
20minutes.fr ↗ ↩
« Sa première condamnation remonte à 1997. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Roland Blaudy avait déjà été condamné en 2007 à dix-huit ans de réclusion pour des viols sur sa fille. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Roland Blaudy avait déjà été condamné en 2007 à dix-huit ans de réclusion pour des viols sur sa fille. »
20minutes.fr ↗ ↩
« La jeune fille qui l’accuse est la quinzième victime de cet homme de 65 ans »
20minutes.fr ↗ ↩
« « J’ai découvert que j’étais pédophile à presque 70 ans. J’ai honte. Jusqu’ici, je me croyais normal. Mais ce procès me fait comprendre des choses. J’ai fait le con » »
20minutes.fr ↗ ↩
« « C’est elle qu’on condamne à nouveau. C’est comme si on remettait la victime en prison. Cet homme est un violeur multirécidiviste qui a déjà fait plusieurs victimes. Quand il a violé Karine, il était censé être en soins! Il n’a jamais écrit, jamais demandé pardon. C’est dégueulasse » »
20minutes.fr ↗ ↩
« Bien que la dangerosité de l’individu ait été jugée « réduite par le travail effectué en détention » »
letelegramme.fr ↗ ↩
« Condamné à 30 ans de prison en 2018 »
letelegramme.fr ↗ ↩
« après seulement 8 ans de prison »
letelegramme.fr ↗ ↩
« La réponse réside dans la « confusion de peines » ordonnée par la Cour d’assises »
letelegramme.fr ↗ ↩
« L'article 132-4 du Code pénal français[3] dispose que, « Lorsque, à l'occasion de procédures séparées, la personne poursuivie a été reconnue coupable de plusieurs infractions en concours, les peines prononcées s'exécutent cumulativement dans la limite du maximum légal le plus élevé ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« L'article 132-4 du Code pénal français[3] dispose que, « Lorsque, à l'occasion de procédures séparées, la personne poursuivie a été reconnue coupable de plusieurs infractions en concours, les peines prononcées s'exécutent cumulativement dans la limite du maximum légal le plus élevé ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« La confusion de peines permet d'absorber la peine la plus faible par la peine la plus forte, tout en respectant les limites légales du Code pénal[1]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le pédocriminel avait été incarcéré dans le cadre d’une autre affaire dès avril 2005, mettant un terme au calvaire de Karine. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Lors de son procès à Rennes en 2018, le pédocriminel avait déjà effectué treize années d’incarcération. »
20minutes.fr ↗ ↩
« La cour d’assises d’Ille-et-Vilaine l’avait condamné à trente ans, mais avait prononcé la confusion de sa première peine. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Toutes affaires confondues, il aura donc effectué 21 ans de prison »
letelegramme.fr ↗ ↩
« En avril 2025, le mis en cause avait donc purgé les vingt ans de sa peine de sûreté, ouvrant la voie à une demande de remise en liberté. »
20minutes.fr ↗ ↩
« « La période de sûreté étant achevée, M. Blaudy est juridiquement en droit de déposer une demande d’aménagement de peine » »
20minutes.fr ↗ ↩
« « La période de sûreté étant achevée, M. Blaudy est juridiquement en droit de déposer une demande d’aménagement de peine », confirme Joël Garrigue, procureur de la République de Caen (Calvados), où le pédocriminel est incarcéré. »
20minutes.fr ↗ ↩
« « L’intéressé n’ayant pas d’autre adresse en sortie […] cette situation inconfortable n’a pu être évitée » »
letelegramme.fr ↗ ↩
« en plus, il va habiter chez son frère »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« en plus, il va habiter chez son frère. Une personne que j'ai déjà croisée sur un boulevard près d'où j'habite. Mon violeur, il retrouve la liberté et moi je vais devoir me cacher chez moi. C'est cela le message de la justice. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« « Je mesure combien ces informations constituent pour vous un réel bouleversement […] Je suis également pleinement consciente qu’il résidera à Rennes, soit malheureusement à proximité de votre lieu de vie et de vos centres d’intérêt » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« pendant une durée de quinze années »
letelegramme.fr ↗ ↩
« la justice a instauré un suivi « particulièrement renforcé » »
letelegramme.fr ↗ ↩
« Il sera placé sous l’autorité du juge de l’application des peines de Rennes »
letelegramme.fr ↗ ↩
« qui pourra ordonner sa réincarcération immédiate en cas de manquement »
letelegramme.fr ↗ ↩
« L’un des objectifs prioritaires des services pénitentiaires sera de travailler à ce qu’il ne demeure pas à Rennes »
letelegramme.fr ↗ ↩
« Karine a aujourd’hui 29 ans. »
20minutes.fr ↗ ↩
« son violeur va s’installer à Rennes, là où elle habite. »
20minutes.fr ↗ ↩
« « Ça me dégoûte. Je ne comprends pas comment c’est possible. Comment on peut laisser une personne comme ça sortir de prison? Et s’installer dans la même ville que moi en plus! » »
20minutes.fr ↗ ↩
« « Il a bousillé une partie de ma vie et on le libère. Je fais quoi moi? J’arrête de sortir? Comment je vais réagir si je dois le croiser? J’aurais aimé qu’il meure en prison, qu’il disparaisse pour toujours » »
20minutes.fr ↗ ↩
« la tante de Karine Jambu, Laurence Brunet-Jambu, ne décolère pas. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Laurence Brunet-Jambu, qui a adopté sa nièce Karine, victime d’un pédocriminel récidiviste »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Entretien avec Laurence Brunet-Jambu, tante de Karine (1) et présidente de l’association Alexis Danan de Bretagne. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« la famille Jambu et ses avocats ont fait condamner l'Etat français à cinq reprises depuis 2018 »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« La dernière condamnation de l'Etat date de février 2026, toujours pour 'déni de justice'. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« la dizaine de signalements effectués au parquet de Rennes par les médecins, l'école ou les services sociaux sont restés lettre morte. »
marianne.net ↗ ↩
« Placée chez son oncle et sa tante en 2010 après une dizaine de signalements »
bfmtv.com ↗ ↩
« La mère a déjà été condamnée à huit ans de prison pour avoir tué son nouveau-né de 180 coups de couteau en 1988 »
20minutes.fr ↗ ↩
« l'avocat général [.] a reconnu d'une voix émue que "la justice a manqué de clairvoyance au moment du signalement en 2003" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il a ajouté: "Nous avons des questions à nous poser au niveau de notre responsabilité professionnelle" »
bfmtv.com ↗ ↩
« En droit pénal français, la confusion de peines est un mécanisme juridique permettant de cumuler des peines prononcées dans deux procédures distinctes, tout en respectant le maximum légal prévu par la loi[1]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les juges peuvent ordonner la confusion de peines si la limite du maximum légal n'est pas atteinte[4]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Karine Jambu a appris que son bourreau sortirait de la prison de Caen (Calvados) le 12 mai. »
20minutes.fr ↗ ↩
Sources
- Condamné à 30 ans de prison, son violeur sort au bout de 8 ans et s’installe près de chez elle en Bretagne
- Rennes: un homme de 65 ans condamné à 30 ans de réclusion pour des viols d'une fillette
- Condamné à 30 ans de prison, le violeur de Karine va sortir au bout de 8 ans
- «Je ne pensais pas que c’était mal». Le récit glaçant d’un violeur présumé
- Condamné à 30 ans de prison, le violeur de Karine déjà remis en liberté ?
- Confusion de peines
- Des années de lutte pour sauver sa nièce, violée : le combat de cette Bretonne raconté dans un film
- Viol sur mineur : quelles suites après la condamnation de l'Etat pour faute lourde ?
- "Mon violeur sort de prison et moi, je vais devoir me cacher." L'agresseur de Karine Jambu libéré, et autorisé à habiter près de chez sa victime
- Condamné à 30 ans de prison pour viols, il sera libre au bout de 8 ans et vivra dans la même ville que sa victime
