Sablé-sur-Sarthe : la passerelle Renée-Roy inaugurée ce 26 avril
La structure de 106 mètres enjambant la Sarthe a mobilisé 5,4 millions d'euros et trois ans d'attente.
Ce samedi 26 avril, Sablé-sur-Sarthe inaugure sa passerelle piétonne Renée-Roy, reliant les quartiers du Pré et de Montreux. Un projet à 5,4 millions d'euros, cofinancé par l'Union européenne et la Région, qui s'est frayé un chemin entre reports et enjeux électoraux.
Cent six mètres au-dessus de la Sarthe. Ce samedi, la passerelle piétonne Renée-Roy est officiellement inaugurée à Sablé-sur-Sarthe. L’ouvrage relie les quartiers du Pré et de Montreux, deux rives jusqu’ici séparées pour les piétons et cyclistes. Conçue par le groupement Artelia / AEI, la structure a été financée à hauteur de 5,4 millions d’euros TTC, selon la mairie - dont 1,7 million à la charge de la commune, le reste étant couvert par l’Union européenne et la Région Pays de la Loire.
Un chantier retardé par le niveau de la rivière
Le lancement officiel du chantier avait eu lieu le 8 juillet 2025, en présence du maire Nicolas Leudière, d’élus et de représentants de l’État et de la Région, selon la ville de Sablé-sur-Sarthe. Le déploiement de la structure sur la rivière, lui, n’a pu intervenir que le 2 février 2026, après un report lié au débit fluvial, comme le rapportait Ouest-France. La livraison officielle du chantier reste prévue en mai 2026, d’après la mairie.
L’inauguration du 26 avril précède donc techniquement la livraison finale. Les raisons de ce calendrier anticipé n’ont pas été précisées par la municipalité à ce stade.
Une passerelle au cœur des municipales 2026
Le projet n’échappe pas aux turbulences politiques. France Bleu Maine a relevé que la passerelle Renée-Roy s’est retrouvée « au cœur de la bataille électorale » des municipales 2026. Attendue depuis trois ans par les habitants des deux quartiers, la structure cristallise les débats entre les différentes listes candidates, chacune cherchant à s’approprier - ou à critiquer - ce chantier structurant pour la mobilité douce en centre-ville.
Le coût total du projet, à 5,4 millions d’euros, représente l’un des investissements les plus importants portés par la commune ces dernières années. La part communale de 1,7 million a notamment alimenté les discussions sur la gestion budgétaire municipale, selon France Bleu.