Double au tennis : la réforme qui divise
Le Français dénonce la réforme qui pourrait diviser par deux les revenus des joueurs de double d'ici 2028
L'ATP projette de réduire de moitié les tableaux et le prize money du double d'ici 2028. Une décision qui inquiète les spécialistes de la discipline.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Viabilité économique du double
Avec une baisse de 50 % des prize money et des tableaux réduits de moitié, des dizaines de joueurs professionnels de double pourraient perdre leur gagne-pain dès 2028.
Fracture entre simple et double
La réforme creuse le fossé entre les deux disciplines. Certains joueurs estiment que le double mérite plus de reconnaissance, d'autres qu'il ne rapporte pas assez pour être subventionné.
Silence de l'ATP
L'instance n'a pas répondu publiquement aux critiques des joueurs. Le projet avance sans dialogue apparent avec les principaux concernés.
Précédents dans d'autres sports
D'autres disciplines ont vu des formats réduits pour des raisons économiques. L'histoire montre que ces décisions sont rarement réversibles.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2008
Début de carrière
Sadio Doumbia commence sa carrière professionnelle en tennis
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2025
Quarts US Open
Doumbia et Reboul atteignent les quarts de finale de l'US Open en double
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4 mai 2026
Meilleur classement
Sadio Doumbia atteint son meilleur classement ATP en double : 21e mondial
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2026
Quarts Open d'Australie et Wimbledon
Le duo français atteint les quarts de finale des deux tournois du Grand Chelem
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2 juil. 2026
Sortie publique
Doumbia dénonce publiquement le projet de réforme de l'ATP dans une interview
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2028
Application de la réforme
Date prévue pour l'entrée en vigueur de la réduction des tableaux et des prize money
La conférence de presse après le match, c’est pas là qu’on lâche d’habitude. Mais Sadio Doumbia, à peine sorti des vestiaires, a posé les mots. Pas une saillie. Un constat.
Le projet circule depuis des semaines dans les couloirs de l’ATP. Les tableaux de double des Masters 1000 passeraient de 32 à 16 équipes. Ceux des ATP 250 et 500? De 16 à 8. La part du prize money réservée au double tomberait de 20 à 10 %. Application prévue en 2028.
Doumbia, 21e joueur mondial en double au 4 mai 2026, six titres ATP. Des résultats qui paient. Jusqu’à quand?
Le calcul qui tue
Aujourd’hui, la règle dit: 80 % des revenus au simple, 20 % au double. Demain, si le projet passe: 90 % au simple, 10 % au double. Ça fait une baisse de moitié de la part réservée au double. Dit comme ça, ça paraît déjà brutal. Et avec des tableaux réduits de moitié, la moitié des joueurs disparaît du circuit. Moins de joueurs, moins d’argent à se partager, même pourcentage réduit.
Un précédent qui inquiète
Ce genre de réforme n’est jamais isolé. Dans d’autres sports, des décisions comparables ont été prises au nom de la lisibilité télévisuelle ou de la réduction des coûts. C’est précisément ce que craignent les joueurs de double aujourd’hui: une réforme présentée comme technique, mais irréversible une fois en place.
La colère monte
Doumbia n’est pas seul. Des voix se sont élevées pour contester la réforme.
La voix qui dérange
Une position radicale existe aussi: l’ATP ne devrait pas subventionner une discipline qui ne rapporte pas. Cette fracture n’est pas qu’une opposition de points de vue, c’est une opposition d’intérêts. Les spécialistes du simple qui jouent aussi le double n’ont pas besoin de la discipline pour vivre: ils la voient comme un à-côté, éventuellement sacrifiable. Les spécialistes exclusifs du double, comme Doumbia, en tirent l’essentiel de leurs revenus et de leur légitimité sur le circuit. Pour les premiers, réduire le double libère de l’argent et du temps de jeu pour le simple. Pour les seconds, c’est la fin d’un métier. L’ATP, en arbitrant entre ces deux mondes, ne peut satisfaire les deux à la fois.
Le silence qui interroge
L’ATP n’a pas commenté publiquement. Le dialogue attendu n’a pas eu lieu publiquement à ce stade.
Ce que les chiffres ne disent pas
Si la réforme passe, des joueurs comme lui devront choisir: continuer avec des revenus divisés par deux, ou arrêter. C’est pas une image. C’est une projection.
2028, c’est dans deux ans. Les joueurs de double attendent une réponse. Ils n’en ont pas.
Doumbia range sa raquette après l’entretien. Il ne sait pas encore s’il jouera encore en 2028. Mais il sait qu’il a parlé.