Sainte-Rose : le maire interdit deux cérémonies privées, le RN 974 dénonce

Michel Vergoz invoque des nuisances sonores et des sacrifices d'animaux. Jean-Jacques Morel du RN 974 parle de diktat. La famille organisatrice saisira le tribunal administratif.

Sainte-Rose : le maire interdit deux cérémonies privées, le RN 974 dénonce
Illustration Viviane Payet / info.fr
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Le maire de Sainte-Rose a signé deux arrêtés interdisant des cérémonies tamoule et malgache prévues mi-juillet. La municipalité justifie par des plaintes de voisins depuis trois ans. Le conseiller régional Jean-Jacques Morel dénonce une atteinte aux traditions réunionnaises.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Le maire de Sainte-Rose a signé deux arrêtés interdisant des cérémonies tamoule et malgache prévues du 16 au 19 juillet 2026.
  • La municipalité invoque des plaintes de voisins pour nuisances sonores et sacrifices d'animaux depuis trois ans.
  • Jean-Jacques Morel, conseiller régional RN 974, dénonce un diktat portant atteinte à la liberté de culte.
  • La famille organisatrice conteste les accusations et annonce un recours devant le tribunal administratif.
4 faits vérifiés 3 sources mis à jour le 17 juillet à 16:08

Michel Vergoz, maire de Sainte-Rose, a pris deux arrêtés municipaux interdisant des cérémonies religieuses privées prévues du 16 au 19 juillet. La première concerne un rite tamoul dans une chapelle privée du lotissement Adrien Payet à Piton Sainte-Rose. La seconde vise une cérémonie malgache le 18 juillet au lotissement Les Poivriers à Petit Brûlé.

Selon Linfo.re, la municipalité justifie ces interdictions par des plaintes récurrentes de voisins dénonçant des nuisances sonores et des sacrifices d’animaux depuis trois ans. Le maire invoque son pouvoir de police administrative pour préserver la tranquillité publique.

La réaction du RN 974

Jean-Jacques Morel, conseiller régional et délégué départemental du RN 974, a publié un communiqué dénonçant ces arrêtés. Il qualifie la décision de diktat injuste portant atteinte à la liberté de culte et au vivre-ensemble réunionnais.

Selon Linfo.re, Morel demande au maire de respecter les traditions locales et de privilégier le dialogue plutôt que l’interdiction. Cette prise de position intervient dans un contexte national où le RN cherche à s’implanter dans les territoires ultramarins, à l’image du soutien d’Elon Musk à Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle.

Contestation juridique annoncée

La famille organisatrice de la cérémonie tamoule rejette les accusations de nuisances. Elle annonce vouloir saisir le tribunal administratif pour faire annuler l’arrêté, rapporte Linfo.re. De son côté, l’association Tamij Sangam qualifie la mesure d’arbitraire et de disproportionnée face à la liberté de culte, selon Info.fr.

La question de l’équilibre entre tranquillité publique et liberté religieuse se pose. Les arrêtés municipaux peuvent être contestés devant le juge administratif s’ils apparaissent disproportionnés ou entachés d’illégalité. La jurisprudence administrative française impose aux maires de respecter un cadre juridique strict dans l’exercice de leur pouvoir de police.

Contexte dans La Réunion

Sainte-Rose, commune de l’est de La Réunion, compte environ 6 500 habitants. Le territoire réunionnais se caractérise par une diversité religieuse marquée, avec une cohabitation entre catholiques, hindous, musulmans et pratiquants de rites malgaches.

Les cérémonies tamoules et malgaches font partie du patrimoine culturel de l’île. Elles se déroulent traditionnellement dans des chapelles privées ou des cours familiales. Les tensions autour de leur organisation révèlent les difficultés de coexistence entre pratiques religieuses et attentes du voisinage dans les zones résidentielles.

Selon Imaz Press Réunion, la municipalité affirme avoir tenté le dialogue avant de recourir aux arrêtés. La famille organisatrice conteste cette version et dénonce une décision brutale.

Prochaine étape

Le tribunal administratif de Saint-Denis devra se prononcer sur la légalité des arrêtés si la famille dépose effectivement un recours. La décision pourrait créer une jurisprudence locale sur l’encadrement des cérémonies religieuses privées à La Réunion.

Viviane
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Sources

Viviane Payet

Viviane Payet

Viviane est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de La Réunion (974), avec Saint-Denis pour chef-lieu. Spécialité du département : cirques UNESCO et volcan actif. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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