Saintes : SUPFERRO, première école publique d’ingénieurs ferroviaire, officiellement lancée

Jean Castex, Alain Rousset et le préfet Blondel ont officialisé le projet le 28 mai sur le site Ferrocampus, ex-technicentre SNCF.

Saintes : SUPFERRO, première école publique d'ingénieurs ferroviaire, officiellement lancée
Illustration Vincent Bonneau / info.fr

C'est sur un ancien site SNCF en reconversion que SUPFERRO a été officiellement lancée jeudi 28 mai 2026 à Saintes. Première école d'ingénieurs publique française dédiée au ferroviaire, elle ambitionne de former 900 apprentis par an d'ici 2030 sur un campus de 15 000 m².

L’essentiel

  • Lancement : cérémonie officielle le 28 mai 2026 à Saintes (Ferrocampus, ancien technicentre SNCF), en présence de Jean Castex, Alain Rousset et du préfet Brice Blondel.
  • Campus : 15 000 m² configurés en usine-école, avec ateliers connectés aux voies ferrées.
  • Objectif : 900 apprentis/étudiants formés par an d’ici 2030 ; ouverture prévue en septembre 2028 avec une première promotion d’environ 20 étudiants.
  • Porteurs : Université de La Rochelle et Région Nouvelle-Aquitaine, avec 40 à 50 partenaires industriels dont Alstom ; budget dédié de 6,9 M€ sur 10 ans.
  • Accréditation : dossier déposé à la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) ; décision attendue à l’automne 2026.

Un lancement avec les plus hautes autorités

Jean Castex, président du Groupe SNCF, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime, étaient réunis jeudi à Saintes pour officialiser le projet. La cérémonie s’est tenue sur le site Ferrocampus, pôle en construction sur l’emprise de l’ancien technicentre SNCF.

Jean Castex a déclaré, selon ICI/France Bleu : « Nous sommes très heureux de lancer officiellement aujourd’hui la formation Supferro sur notre Ferrocampus. » Gérard Blanchard, président de l’Université de La Rochelle, a de son côté qualifié le projet de « rare cas de création d’école d’ingénieurs publique », selon les mêmes sources.

Un campus de 15 000 m² en usine-école

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Le bâtiment SUPFERRO couvrira 15 000 m². Sa particularité : des ateliers directement raccordés aux voies ferrées, selon le préfet de la Charente-Maritime. Le principe d’usine-école place les apprentis au contact de matériels réels dès leur formation.

La formation sera de niveau bac+5, sur trois ans dont deux en apprentissage. La première promotion, prévue pour septembre 2028, comptera une vingtaine d’étudiants, avec une montée en charge jusqu’à 60 par promotion, selon Sud Ouest et ICI. L’objectif à horizon 2030 est fixé à 900 apprentis et étudiants formés chaque année, tous niveaux confondus au sein du Ferrocampus.

40 à 50 partenaires industriels, 6,9 M€ sur dix ans

Le projet est porté conjointement par l’Université de La Rochelle et la Région Nouvelle-Aquitaine. Entre 40 et 50 partenaires industriels sont associés, dont Alstom, selon Sud Ouest et ICI. Le projet SUPFERRO intègre le CMQ Ferrocampus (Campus des Métiers et des Qualifications) et bénéficie d’un budget dédié de 6,9 M€ sur dix ans, financé notamment par la Région Nouvelle-Aquitaine et la Banque des Territoires via le programme France 2030, d’après les sites de l’Université de La Rochelle et de Ferrocampus.

Sud Ouest fait état de 47 lettres de soutien émanant d’acteurs de la filière ferroviaire, attestant d’un consensus sectoriel autour du projet.

Contexte en Charente-Maritime

Le site Ferrocampus est l’héritier direct d’un technicentre SNCF dont la restructuration avait été annoncée en 2017, entraînant des suppressions de postes à Saintes. La reconversion industrielle a mis plusieurs années à se concrétiser. La première pierre du Ferrocampus a été posée le 23 mai 2025, selon Sud Ouest et la Région Nouvelle-Aquitaine. SUPFERRO s’y intègre comme le volet « ingénieur » d’un continuum de formation qui couvre du CAP au bac+5.

Saintes, ville d’environ 25 000 habitants, constitue l’un des pôles économiques et historiques de la Charente-Maritime. Ce type d’implantation d’école d’ingénieurs - publique et sectorielle - est rare en dehors des grandes métropoles. D’autres structures intercommunales du département suivent également des dynamiques de gouvernance renouvelée en ce printemps 2026. À Saintes même, d’autres dossiers liés à l’emploi et aux services publics animent la vie locale en parallèle.

Accréditation et prochaines étapes

Un dossier a été déposé auprès de la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI). La décision est attendue à l’automne 2026, selon Sud Ouest et La Tribune. Sans ce visa, SUPFERRO ne pourrait pas délivrer un diplôme d’ingénieur reconnu par l’État.

Le site Ferrocampus doit être livré dans sa totalité fin 2028. L’agglomération de Saintes travaille par ailleurs sur un volet logements et équipements étudiants pour accueillir les futurs apprenants, d’après Sud Ouest. La décision CTI cet automne constituera le prochain jalon déterminant pour le calendrier de la première promotion.

Sources

Vincent Bonneau

Vincent Bonneau

Vincent est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Charente-Maritime (17), avec La Rochelle pour chef-lieu. Spécialité du département : ile de Re/Oleron et capitale ostreicole. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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