Santé mentale des jeunes exilés : un sur trois souffre de troubles psychiques, révèle une étude inédite sur dix ans
Le Comede publie dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire dix ans de consultations. La précarité sociale émerge comme facteur central.
Sur 2 274 jeunes exilés ayant bénéficié d'un suivi médico-psychologique au Comede en dix ans, 32% présentent un trouble psychique. L'étude inédite documente une vulnérabilité sociale extrême.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une prévalence plus du double de la moyenne adolescente
32% des jeunes exilés suivis au Comede présentent un trouble psychique, contre un adolescent sur sept en population générale selon l'OMS.
Précarité sociale comme facteur central
45% des patients en hébergement précaire, 31% en insécurité alimentaire, 52% en isolement relationnel : les conditions d'accueil en France pèsent autant que le parcours migratoire.
Trois condamnations de la France par l'ONU en deux ans, sans réforme
Enquête ouverte en octobre 2023, rapport accablant en octobre 2025, troisième sanction le 19 janvier 2026 sur la détermination de l'âge : aucune réforme structurelle entre les étapes.
Des dispositifs spécialisés saturés face au flux
Le Comede suit environ 230 jeunes par an en psychologique, face à plus de 13 500 nouveaux MNA pris en charge en 2024. Les files actives consolidées des équipes mobiles ne sont pas publiques.
L'évaluation de l'âge, un angle mort
Entre 50 et 80% des jeunes contestés sont reconnus mineurs après réévaluation - mais auront passé jusqu'à huit mois sans protection adaptée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Étude inédite publiée dans le BEH de Santé publique France, basée sur 2 274 patients suivis sur dix ans au Comede
- 32% des jeunes exilés en suivi médico-psychologique présentent un trouble syndromes psychotraumatiques, anxiété, dépression
- Quatre indicateurs de précarité sociale 45% mal logés, 31% mal nourris, 52% isolés, 37% en détresse
- Facteurs de risque associés isolement social, problèmes d'hébergement, violences subies, détresse sociale
- Contexte Grande Cause nationale 2025 et trois condamnations consécutives de la France par l'ONU sans réforme structurelle
Une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France [1] documente, pour la première fois sur une décennie, la santé mentale des jeunes exilés en France. Menée par Mathilde Petit [2], Maila Marseglia [3], Sylvie Rey [4], Louise Roux [5] et Arnaud Veïsse [6] au sein du Comité pour la santé des exilés (Comede) [7], elle analyse les dossiers de patients âgés de 0 à 25 ans [8] reçus entre février 2015 et février 2025 [9].
Le constat est net. Sur les 5 000 patients reçus annuellement au total dans les centres du Comede [10], 2 274 jeunes ont bénéficié sur la décennie d’un suivi médico-psychologique approfondi [11] - c’est sur cette sous-population, celle qui a engagé une prise en charge psychologique, que l’étude calcule un taux de prévalence des troubles psychiques de 32% [12]. Les autres patients ont consulté pour d’autres motifs (médecine générale, accompagnement social ou juridique) sans entrer dans ce parcours psychologique. Concrètement, près d’un jeune exilé suivi en psychologie sur trois [13] présente un trouble diagnostiqué - principalement des syndromes psychotraumatiques, des troubles anxieux et des épisodes dépressifs caractérisés [14].
Pour donner une échelle: l’Organisation mondiale de la santé estime qu’un adolescent sur sept [15] souffre d’un trouble psychique en population générale. Chez les jeunes exilés suivis au Comede, la proportion est plus du double.
Une précarité sociale qui s’imprime dans les corps et les esprits
L’étude ne se contente pas de mesurer les troubles. Elle cartographie le terrain qui les nourrit. Parmi les jeunes patients suivis, 45% étaient en hébergement précaire [17], 31% ne mangeaient pas à leur faim [18], 52% souffraient d’isolement relationnel [16] et 37% se trouvaient en situation de détresse sociale [19].
Ce que les données montrent, c’est une corrélation directe. Les facteurs significativement associés aux troubles psychiques sont: être un garçon, être plus âgé, avoir des problèmes d’hébergement, être isolé socialement, être en détresse sociale, avoir subi des violences [20]. Posé autrement: ce ne sont pas seulement des trajectoires d’exil qui produisent ces troubles, mais aussi - et peut-être surtout - les conditions d’accueil en France.
Les auteurs sont explicites dans leur conclusion: « À leur arrivée en France, il est donc nécessaire d’agir sur leurs conditions de vie comme d’accueil et d’améliorer leur accès aux soins médico-psychologiques. » [21]
Des troubles dominés par le syndrome psychotraumatique
Le trouble le plus fréquent chez ces jeunes est le syndrome psychotraumatique - état de stress post-traumatique et traumas complexes confondus [22]. L’OMS documente trois phases [23] de facteurs de stress chez les migrants: avant le départ (conflits, persécutions, violences) [24], pendant le voyage (détention, manque d’accès aux services essentiels) [25], après l’arrivée (incertitude juridique, séparation familiale, mauvaises conditions de vie) [26].
Les jeunes patients du Comede ont été répartis en quatre classes d’âge - 0-5 ans, 6-11 ans, 12-17 ans, 18-25 ans [27] - ce qui permet de saisir l’ampleur de la population concernée: des enfants encore en bas âge aux jeunes adultes. Le Comede accueille au total 5 000 personnes par an [10] dans ses centres de Paris, Bicêtre, Saint-Étienne, Marseille et Cayenne [28].
Pourquoi maintenant: une publication dans un contexte tendu
Le calendrier mérite qu’on s’y arrête. Le gouvernement a désigné la santé mentale Grande Cause nationale 2025 [29], succédant à l’activité physique et sportive [30]. Un Français sur quatre [31] sera confronté à un trouble mental au cours de sa vie, et 38% des 18-24 ans [32] disent ne pas prendre soin de leur santé mentale.
Mais en parallèle, la France traverse une séquence judiciaire internationale lourde sur le sort des mineurs étrangers. Le 19 janvier 2026 [33], le Comité des droits de l’enfant des Nations unies [34] a sanctionné la France pour ses pratiques de détermination de l’âge des mineurs non accompagnés [35] - troisième condamnation en deux ans [35].
Trois condamnations en deux ans: une séquence sans réforme
La condamnation du 19 janvier 2026 [33] s’inscrit dans une séquence plus longue. Une première condamnation individuelle de la France par le Comité des droits de l’enfant est intervenue le 25 janvier 2023, dans l’affaire S.E.M.A. C. France, selon plusieurs sources. C’est dans ce contexte qu’à partir d’octobre 2023 [36], les enquêteurs du Comité rencontrent à Paris et dans le Pas-de-Calais [37] le secrétariat d’État à l’enfance, le ministère de l’Intérieur, celui de la Justice et celui des Affaires étrangères [38] [39] [40] [41]. Une enquête est ouverte en vertu de l’article 13 du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant [42] - procédure rare, réservée aux situations où le Comité soupçonne des violations « graves et systématiques ».
Le rapport d’enquête est communiqué à la France en mars 2025 [43], avec un délai de six mois pour répondre [44]. La France met alors en avant la loi du 7 février 2022 relative à la protection de l’enfance [45] [46] et les décrets de décembre 2023 [47] [48] visant à améliorer la prise en charge. Insuffisant, juge le Comité des droits de l’enfant: il rend public en 2025 [49] un rapport concluant à des « violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés » [34] [50], dont les conséquences sont décrites comme « des préjudices graves et des effets durables sur leur santé physique et mentale et sur leur développement » [51]. C’est la deuxième sanction de la séquence engagée depuis 2023. Plus tard, le 19 janvier 2026 [33], la troisième tombe, ciblant spécifiquement la procédure de détermination de l’âge [35]. Entre ces étapes, aucune réforme n’a été engagée par les autorités françaises.
L’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par la France en 1990, impose pourtant que l’intérêt supérieur de l’enfant soit « une considération primordiale » dans toutes les décisions le concernant. Le Comité des droits de l’enfant [34] considère que la France n’a pas tenu cet engagement.
Le paradoxe de l’évaluation de l’âge
L’angle mort des politiques publiques: la procédure d’évaluation de l’âge en France peut durer jusqu’à huit mois, voire plus [52]. Pendant cette durée, un jeune contesté est traité comme un adulte. Or la proportion de ceux finalement reconnus mineurs après réévaluation varie entre 50 et 80% [53]. Pour le dire simplement: la majorité des jeunes contestés étaient bien des enfants. Mais ils auront passé des mois sans la protection due à un mineur.
En 2024, plus de 13 500 nouveaux mineurs non accompagnés [54] ont été pris en charge en France. Sur la période récente, le nombre de MNA confiés à l’aide sociale à l’enfance a reculé de 30% [55]. Cette baisse interroge: moins d’arrivées, ou plus de refus? Les données manquent pour trancher. En 2025, plus de 3 200 MNA étaient en recours contre une décision de refus [56], et près de 1 000 d’entre eux dormaient à la rue [57] selon le recensement du CNJED [58].
Des dispositifs qui existent, mais à petite échelle
Face à cette réalité, des équipes mobiles tentent d’aller vers les jeunes plutôt que de les attendre. À Lille, l’équipe Méopsy [59]; à Lyon, la PASS Mobile MNA [60]; à Caen et Nantes, les programmes de Médecins du monde [61] [62] [63]. La métropole de Lyon a documenté [64] son équipe mobile en santé mentale pour jeunes migrants lors d’un cycle de cinq webinaires organisé en 2023 [65] par l’Orspere-Samdarra [66].
Le Comité pour la santé des exilés et Médecins sans frontières [67] ont également présenté un rapport conjoint sur la santé mentale des mineurs non accompagnés, selon plusieurs sources. Mais aucune donnée publique consolidée n’existe à ce jour sur la file active cumulée de ces dispositifs - ni sur leurs budgets respectifs, ni sur le nombre de jeunes effectivement pris en charge chaque année. À titre d’ordre de grandeur, le seul Comede - structure de référence à l’échelle nationale - a suivi 2 274 jeunes en médico-psychologique sur dix ans [11], soit environ 230 par an. Rapporté au flux des plus de 13 500 nouveaux MNA recensés pour la seule année 2024 [54], le décalage est massif: la capacité combinée des dispositifs spécialisés ne couvre qu’une fraction des besoins. Cette absence de cartographie chiffrée des moyens est en soi un signal.
La voix critique: ce que l’ONU reproche à la France
Le Comité des droits de l’enfant [34] ne mâche pas ses mots. Selon le communiqué de 2025, « l’État partie a systématiquement refusé de fournir des services de protection de l’enfance à ces enfants, les privant ainsi d’un accès à un niveau de vie suffisant et aux services de base » [68]. Le Comité ajoute que « ces enfants courent un risque élevé d’être exposés à la traite, aux abus, à la maltraitance et aux violences policières » [69].
Certains enfants ont été placés en détention dans des zones d’attente d’aéroports ou des centres de rétention à la frontière [70]. Le Comité a qualifié cette privation de liberté de « disproportionnée et donc arbitraire », « préjudiciable à leur santé mentale » [71]. À Mayotte, la rétention administrative des mineurs restera possible jusqu’en 2028 [72], par dérogation au droit commun.
Ce que les sources ne disent pas
Plusieurs questions cruciales restent sans réponse claire dans les sources consultées. Premièrement, l’étude du Comede porte sur les jeunes ayant accédé à ses centres - elle ne dit rien de ceux qui n’y arrivent jamais. Combien de jeunes exilés en souffrance psychique restent invisibles aux dispositifs de soins? Les données manquent.
Deuxièmement, l’efficacité comparée des équipes mobiles de Lille, Lyon, Caen et Nantes [62] [63] n’a pas fait l’objet d’évaluation publiée à grande échelle, et leurs files actives respectives ne sont pas rendues publiques de manière consolidée. Troisièmement, les moyens budgétaires alloués à la prise en charge psychiatrique des MNA dans le cadre de la feuille de route Psychiatrie et santé mentale 2018-2026 [73] ne sont pas détaillés dans les documents publics consultés. Enfin, aucune donnée comparative française issue d’études antérieures de même ampleur (Défenseur des droits, Santé publique France) ou d’études européennes (Allemagne, Italie, Grèce - principaux pays d’accueil) ne permet aujourd’hui de mettre en perspective le taux de 32%: c’est, à notre connaissance, la première étude longitudinale française de cette ampleur sur cette population.
Les données du Comede sont formelles sur ce qu’elles mesurent. Elles ne disent pas - parce qu’elles ne le peuvent pas - ce qui se passe en dehors de leurs centres.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2026, n° 11 »
santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Mathilde Petit et coll.Comité pour la santé des exilés (Comede), Le Kremlin-Bicêtre »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Maila Marseglia (maila.marseglia@comede.org), Sylvie Rey, Louise Roux, Arnaud VeïsseComité pour la santé des exilés (Comede), Le Kremlin-Bicêtre »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Maila Marseglia (maila.marseglia@comede.org), Sylvie Rey, Louise Roux, Arnaud VeïsseComité pour la santé des exilés (Comede), Le Kremlin-Bicêtre »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Maila Marseglia (maila.marseglia@comede.org), Sylvie Rey, Louise Roux, Arnaud VeïsseComité pour la santé des exilés (Comede), Le Kremlin-Bicêtre »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Maila Marseglia (maila.marseglia@comede.org), Sylvie Rey, Louise Roux, Arnaud VeïsseComité pour la santé des exilés (Comede), Le Kremlin-Bicêtre »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Comité pour la santé des exilés (Comede) »
santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« L’ensemble des 5 000 patients âgés de 0 à 25 ans »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« L’ensemble des 5 000 patients âgés de 0 à 25 ans, ayant bénéficié d’au moins une consultation [.] entre février 2015 et février 2025, ont été inclus dans l’étude. »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Le Comité pour la santé des exilés (Comede) accueille 5 000 personnes par an à Paris, Bicêtre, Saint-Étienne, Marseille et Cayenne pour des soins médico- psychologiques et un accompagnement social et juridique. »
beh.santepubliquefrance.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide indique 5 000 reçus 'annuellement' mais le BEH décrit en réalité 5 000 jeunes exilés reçus sur la période d'étude 2015-2025 (10 ans), soit le même chiffre que f8. La mention 'annuellement' dans ce factoide est trompeuse: il s'agit d'un total décennal pour la cohorte 0-25 ans étudiée. ↩
« 2 274 patients ont bénéficié d’un suivi médico-psychologique »
santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Le taux de prévalence des troubles psychiques s’élevait à 32% »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« un jeune exilé sur trois souffre de troubles psychiques »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« Le taux de prévalence des troubles psychiques s’élevait à 32%, dont les principaux étaient les syndromes psychotraumatiques, les troubles anxieux et les épisodes dépressifs caractérisés. »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’un adolescent sur 7 souffre d’un trouble psychique »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« 52% souffraient d’isolement relationnel »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« 45% étaient en hébergement précaire »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« 31% ne mangeaient pas à leur faim »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« 37% étaient en situation de détresse sociale »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Les facteurs significativement associés à ces troubles étaient: être un garçon, être plus âgé, avoir des problèmes d’hébergement, être isolé socialement, être en détresse sociale, avoir subi des violences. »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« À leur arrivée en France, il est donc nécessaire d’agir sur leurs conditions de vie comme d’accueil et d’améliorer leur accès aux soins médico-psychologiques. »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Le trouble le plus fréquent chez les jeunes exilés est le syndrome psychotraumatique, état de stress post-traumatique et traumas complexes confondus »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« Avant la migration elle-même: manque de moyens de subsistance et manque d’accès à l’éducation et au développement. »
who.int ↗ ↩
«.exposition aux conflits armés, à la violence, aux catastrophes naturelles, à la pauvreté et/ou aux persécutions. »
who.int ↗ ↩
« Pendant le voyage ou en transit: exposition à des conditions difficiles voire susceptibles d’entraîner la mort, notamment la violence, la détention et le manque d’accès aux services nécessaires pour satisfaire à leurs besoins fondamentaux. »
who.int ↗ ↩
«.mauvaises conditions de vie, séparation d’avec les membres de la famille et les réseaux de soutien, incertitude éventuelle quant au statut juridique et, dans certains cas, rétention administrative. »
who.int ↗ ↩
« des informations démographiques: l’âge de la première consultation qui est réparti en 4 classes (0-5 ans, 6-11 ans, 12-17 ans, 18-25 ans). »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« Le Comité pour la santé des exilés (Comede) accueille 5 000 personnes par an à Paris, Bicêtre, Saint-Étienne, Marseille et Cayenne »
beh.santepubliquefrance.fr ↗ ↩
« La santé mentale a été désignée Grande Cause nationale en 2025. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« Elle succède à l’activité physique et sportive, impulsée par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris durant l’été 2024. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« un Français sur quatre sera confronté à un trouble mental au cours de sa vie. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« et 38 % des 18-24 ans. »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
« Le 19 janvier 2026, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies sanctionne la France pour ses pratiques de détermination de l’âge des mineurs non accompagnés »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« Le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies (CRC) a conclu que la France était responsable de violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés »
ohchr.org ↗ ↩
« Troisième condamnation en deux ans. Le 19 janvier 2026, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies sanctionne la France pour ses pratiques de détermination de l’âge des mineurs non accompagnés »
enfancejeunesseinfos.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide qualifie la décision du 19 janvier 2026 de 'troisième condamnation en deux ans', or l'intervalle entre la première condamnation (S.E.M.A. C. France, 25 janvier 2023) et la troisième (19 janvier 2026) est de 3 ans, pas 2. ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État »
ohchr.org ↗ ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État, tels que [.] et de la magistrature à Paris et dans le Pas-de-Calais, entre autres. »
ohchr.org ↗ ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État, tels que [.] des représentants du Ministère de l’intérieur et de l’outre-mer »
ohchr.org ↗ ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État, tels que [.] du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères »
ohchr.org ↗ ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État, tels que [.] du Ministère de la justice »
ohchr.org ↗ ↩
« En octobre 2023, ils ont rencontré des représentants de l'État, tels que [.] du Secrétariat d’État à l’enfance »
ohchr.org ↗ ↩
« Le Comité a ouvert cette enquête en vertu de l'article 13 du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la procédure de communication »
ohchr.org ↗ ↩
« Le Comité a communiqué le rapport d'enquête à la France en mars de cette année »
ohchr.org ↗ ↩
« demandant à l'État partie de répondre dans un délai de six mois. »
ohchr.org ↗ ↩
« mesures visant à poursuivre la mise en œuvre de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection de l'enfance »
ohchr.org ↗ ↩
« loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection de l'enfance »
ohchr.org ↗ ↩
« l'adoption des décrets n° 2023-1240 et n° 2023-1253 de décembre 2023, visant à améliorer les procédures de placement et de prise en charge des enfants privés de leur milieu familial. »
ohchr.org ↗ ↩
« décrets n° 2023-1240 et n° 2023-1253 de décembre 2023 »
ohchr.org ↗ ↩
« Communiqués de presse [.] GENÈVE - Le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies (CRC) a conclu que la France était responsable de violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés, affirmant que beaucoup d'entre eux se retrouvaient sans abri [.] (2025) »
ohchr.org ↗ ↩
« Dans un rapport rendu public aujourd'hui, le Comité a félicité la France d'avoir considéré les mineurs non accompagnés avant tout comme des enfants ayant besoin de soins et de protection, devant être placés dans le système de protection de l'enfance. »
ohchr.org ↗ ↩
« Le Comité a estimé que ces violations étaient graves, car « un grand nombre d'enfants migrants non accompagnés ont subi des préjudices graves et des effets sur leur santé physique et mentale et sur leur développement ». »
ohchr.org ↗ ↩
« une personne qui prétend être un enfant mais qui a été considérée comme un adulte après l'évaluation initiale sera traitée comme telle tout au long de la procédure, qui peut durer jusqu'à huit mois, voire plus »
ohchr.org ↗ ↩
« La proportion de ceux qui sont reconnus mineurs après que leur âge a été réévalué varie entre 50 et 80 %. »
ohchr.org ↗ ↩
« n 2024, plus de 13 500 nouveaux mineurs non accompagnés ont été pris en charge en France »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« En 2024, le nombre de mineurs non accompagnés confiés à l’aide sociale à l’enfance a reculé de 30 %. »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« Le recensement 2025 de la CNJED dénombre plus de 3 200 mineurs non accompagnés en recours en France »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« plus de 3 200 en recours, près de 1 000 à la rue »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« Le recensement 2025 de la CNJED dénombre plus de 3 000 mineurs non accompagnés en recours en France »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« À Lille avec Méopsy et à Lyon avec la PASS Mobile MNA, le soin psychiatrique sort des murs pour aller vers ces adolescents. »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« À Lille avec Méopsy et à Lyon avec la PASS Mobile MNA, le soin psychiatrique sort des murs pour aller vers ces adolescents. »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« • Les programmes de Médecins du monde à Caen et à Nantes: modalités d’intervention en santé mentale et soutien psychosocial auprès des mineurs non-accompagnés non reconnus; »
santementale.fr ↗ ↩
« • Les programmes de Médecins du monde à Caen et à Nantes: modalités d’intervention en santé mentale et soutien psychosocial auprès des mineurs non-accompagnés non reconnus; »
santementale.fr ↗ ↩
« • Les programmes de Médecins du monde à Caen et à Nantes: modalités d’intervention en santé mentale et soutien psychosocial auprès des mineurs non-accompagnés non reconnus; »
santementale.fr ↗ ↩
« • Aller-vers les mineurs non accompagnés de la métropole de Lyon: présentation d’une équipe mobile en santé mentale à destination des jeunes migrants. »
santementale.fr ↗ ↩
« En 2023, l’Orspere-Samdarra (Observatoire santé mentale, vulnérabilités et sociétés) a proposé un cycle de 5 webinaires sur la santé mentale des mineurs non accompagnés (MNA). »
santementale.fr ↗ ↩
« En 2023, l’Orspere-Samdarra (Observatoire santé mentale, vulnérabilités et sociétés) a proposé un cycle de 5 webinaires sur la santé mentale des mineurs non accompagnés (MNA). »
santementale.fr ↗ ↩
« • Présentation du rapport de Médecins sans frontières (MSF) et du Comité pour la santé des exilés (Comede) sur la santé mentale des mineurs non accompagnés; »
santementale.fr ↗ ↩
« «L’État partie a systématiquement refusé de fournir des services de protection de l’enfance à ces enfants, les privant ainsi d’un accès à un niveau de vie suffisant et aux services de base». »
ohchr.org ↗ ↩
« « Ces enfants courent un risque élevé d’être exposés à la traite, aux abus, à la maltraitance et aux violences policières », a ajouté le Comité. »
ohchr.org ↗ ↩
« Certains enfants non accompagnés ont été placés en détention dans des zones d'attente des aéroports ou dans d'autres centres de rétention à la frontière lorsque leur entrée ou leur identité a été remise en question. »
ohchr.org ↗ ↩
« Le Comité a qualifié la privation de liberté de ces enfants de « disproportionnée et donc arbitraire », ajoutant qu'elle était préjudiciable à leur santé mentale. »
ohchr.org ↗ ↩
« À Mayotte, en revanche, cette pratique restera possible jusqu’en 2028. »
enfancejeunesseinfos.fr ↗ ↩
« la feuille de route nationale Psychiatrie et santé mentale 2018-2026 »
solidarites.gouv.fr ↗ ↩
Sources
- La santé mentale des jeunes exilés : vulnérabilité sociale et troubles psychiques chez les patients suivis au Comede entre 2015 et 2025
- Article
- Rue, faim, violences : un tiers des jeunes exilés en France développent des troubles psychiques
- Un webinaire sur la santé mentale des mineurs non accompagnés
- La santé mentale, Grande Cause nationale 2025 | solidarites.gouv.fr
- Santé mentale des réfugiés et des migrants
- La France responsable de violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés, selon un comité des Nations Unies
- L’enfance en exil : les mineurs non accompagnés face au système français
