Seine-Saint-Denis : élus LFI et syndicats mobilisés pour un plan d’urgence éducation

Grève départementale le 21 mai à Bobigny, avec des élus LFI aux côtés de l'intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT contre 275 fermetures de classes.

Seine-Saint-Denis : élus LFI et syndicats mobilisés pour un plan d'urgence éducation
Illustration Fatima Benali / info.fr

Plusieurs élus LFI de Seine-Saint-Denis ont publiquement rejoint l'intersyndicale éducation du 93 le 19 mai 2026. Ils dénoncent un écart de financement de 30 % par élève par rapport à la moyenne nationale. Une grève et une mobilisation sont prévues le 21 mai devant la DSDEN à Bobigny.

Plusieurs élus LFI de Seine-Saint-Denis ont publiquement rejoint l’intersyndicale éducation du 93 le 19 mai 2026. Ils dénoncent un écart de financement de 30 % par élève par rapport à la moyenne nationale. Une grève et une mobilisation sont prévues le 21 mai devant la DSDEN à Bobigny.

L’essentiel

  • Mobilisation le 21 mai 2026 : grève départementale organisée par l’intersyndicale éducation 93 (FSU, CGT, SUD, CNT) devant la DSDEN à Bobigny.
  • 275 fermetures de classes et 3 256 suppressions de postes dénoncées pour la rentrée 2026 en Seine-Saint-Denis, selon SUD éducation 93 et la CGT Éduc’action 93.
  • 6 200 € par élève investis en Seine-Saint-Denis contre 8 840 € au niveau national, soit 30 % de moins, selon le Café pédagogique (mars 2026).
  • Six élus LFI signataires : Nadège Abomangoli, Thomas Portes, Bastien Lachaud, Aurélie Trouvé, Clémentine Autain, Anaïs Warda Kaci.
  • Audience au ministère prévue le 3 juin 2026, selon le SNES Créteil.

Six élus LFI signent un engagement public

Le 19 mai 2026, six élus de La France insoumise représentant la Seine-Saint-Denis ont publié des posts sur X pour rejoindre formellement l’intersyndicale éducation du 93. Nadège Abomangoli, Thomas Portes, Bastien Lachaud, Aurélie Trouvé, Clémentine Autain et Anaïs Warda Kaci ont tous appelé à un plan d’urgence pour le département.

Aurélie Trouvé a précisé avoir rencontré des représentants de parents d’élèves et de syndicats de l’éducation du 93 en amont de cette prise de position.

275 fermetures de classes dans le viseur

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L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT chiffre à 275 le nombre de fermetures de classes et à 3 256 le nombre de suppressions de postes prévus pour la rentrée 2026 en Seine-Saint-Denis. Ces données, publiées par SUD éducation 93 et confirmées par la CGT Éduc’action 93, sont au cœur des revendications depuis plusieurs mois.

Des actions locales sont également prévues le 21 mai. Selon solidaires93.org, une chaîne humaine est organisée à Sevran contre la fermeture de classes dans la commune.

Un écart de financement documenté

Le Café pédagogique a publié en mars 2026 les chiffres avancés par l’intersyndicale : 6 200 € investis par élève et par an en Seine-Saint-Denis, contre 8 840 € au niveau national. L’écart atteint donc environ 30 %. Ces données sont également reprises par le SNES Créteil dans ses communications sur la mobilisation du 21 mai.

L’intersyndicale indique avoir été reçue à cinq reprises au ministère de l’Éducation nationale, dont le 12 mars 2026, sans qu’une réponse satisfaisante sur le plan d’urgence ait été apportée, selon le Café pédagogique et SUD éducation 93.

Une mobilisation qui s’inscrit dans la durée

Le 21 mai n’est pas la première échéance. Des journées d’action ont déjà eu lieu les 17 février, 31 mars et 7 avril 2026, selon SUD éducation 93 et la CGT Éduc’action 93. La mobilisation du 21 mai est présentée comme un palier avant une audience prévue au ministère de l’Éducation nationale le 3 juin 2026, confirmée par le SNES Créteil et le SNUipp 93.

Pour un autre exemple de conventionnement territorial lié à l’éducation, voir la convention signée à Bréval pour 3 840 élèves. La situation à Bobigny s’inscrit par ailleurs dans un département sous tension sur plusieurs fronts, comme en témoigne la maraude nocturne récente du préfet délégué avec la Croix-Rouge.

Contexte dans la Seine-Saint-Denis

La Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune de France métropolitaine en termes de structure démographique. Selon l’INSEE, il compte 925 écoles, 173 collèges et 87 lycées d’enseignement général et technologique (données 2024). C’est aussi l’un des territoires les plus densément peuplés et parmi les plus pauvres du pays, avec des indicateurs de réussite scolaire inférieurs à la moyenne nationale.

Le sous-financement de l’éducation dans le 93 est un sujet récurrent depuis plusieurs années. L’intersyndicale rappelle que malgré des engagements successifs de l’État, les écarts structurels persistent. La préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas réagi publiquement à ces chiffres à ce stade. Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas non plus communiqué de réponse publique aux revendications de l’intersyndicale avant la date de publication de cet article.

La grève du 21 mai constitue un test de mobilisation avant l’audience ministérielle du 3 juin 2026, qui sera déterminante pour la suite du dialogue social sur le plan d’urgence éducation dans le 93.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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